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géorgie

  • Saakashvili comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of Georgia Saakashvili eats (Нэ выдэшь? я кушаю!.. и выпывайу нимножка)

  • Géorgie : le point de non retour ... Une déstabilisation programmée

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    Une fois de plus un grand merci Jean pour ton analyse et cette marque de confiance...
    La crise géorgienne est au cœur d’une lutte d’influence entre les puissances russe et américaine, les deux anciens ennemis de la guerre froide. Désormais, chaque acteur cherche à se repositionner sur le grand échiquier eurasien en vue de contrôler le cœur politico-économique du nouveau monde et d’y stabiliser une forme nouvelle de domination. La ‘’guerre tiède’’, que nous avions annoncée, il y a peu, est là…

    Mais cette crise est surtout un retour de bâton, s’appuyant sur le précédent du Kosovo. Le processus douteux de l’indépendance du Kosovo - en violation des principes onusiens - peut en effet, à lui seul, justifier l’indépendance autoproclamée des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. Avec une certaine légitimité - et dans le cadre des règles internationales - la Russie a profité de l’agression géorgienne pour renforcer ses positions, montrer sa capacité à défendre ses "nationaux" (ossètes et abkhazes) et surtout, empêcher un génocide programmé. V. Poutine a ainsi confirmé, le 8/09/2008, que la Russie s’est conduite au cours de cette crise ‘’de façon tout à fait morale, dans le cadre du droit international’’. En d’autres temps et d’autres lieux - en ex-Yougoslavie, lors de l’intervention meurtrière de l’Otan en 1999 - on aurait appelé cela le ‘’devoir d’ingérence humanitaire’’. Il s’agit donc d’éviter une lecture du droit international à géométrie variable, présentant la Russie comme un agresseur et digne héritier de l’axe (communiste) du mal.

    Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparaît comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques. Cette stratégie offensive a été théorisée par Zbigniew Brzezinski : ‘’L’extension de l’orbite euro-atlantique rend impérative l’inclusion des nouveaux États indépendants ex-soviétiques (…)’’. Longtemps marginalisée et blessée, l’orgueilleuse Russie est à la recherche d’une identité perdue et surtout, désireuse de revanche. La crise géorgienne, suite à l’attaque délibérée du 8 août 2008, en a été le catalyseur.

    Aujourd’hui, cet État post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde. Cela explique l’instrumentalisation politique de l’Otan comme vecteur d’influence, dans l’axe de la ligne Brzezinski focalisée contre les intérêts russes en Eurasie : ‘’le champ d’action stratégique de l’Alliance atlantique est appelé à s’élargir à l’ensemble eurasien’’. Sur ce point, Z. Brzezinski précise, en particulier, que ‘’la responsabilité de la stabilisation du Caucase’’ devrait échoir ‘’pour une part déterminante, à l’Otan’’ ( !). Le célèbre stratège n’hésite pas à prôner un ‘’pacte de stabilité pour le Caucase’’ - verrouillé par l’Otan - sur le ‘’modèle du pacte de stabilité dans les Balkans’’ ( !). Or l’histoire récente montre que de tels ‘’pactes’’ servent de levier à l’influence politique américaine. Dans ce schéma, on peut comprendre l’ingérence américaine en Géorgie, place stratégique du Caucase.

    La Géorgie apparaît véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du ‘’rôle back’’ (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski. En d’autres termes, elle est une pièce clé de l’échiquier eurasien. L’objectif implicite de Washington est de détacher la zone post-soviétique (CEI) de la domination russe, en vue d’y instaurer un ‘’pluralisme’’ politiquement orienté. Or cet objectif a été partiellement réalisé par la main mise de Washington sur le Caucase sud (principalement l’Azerbaïdjan et la Géorgie) et l’Ukraine, par le biais d’une triple ingérence politique, économique et militaire. De suspectes ‘’révolutions de couleur’’ (libérales) ont précipité ce basculement dans le camp occidental. En fait, ces révolutions politiques ont été ‘’encouragées’’ (et planifiées) par le vertueux État américain, porteur du ‘’flambeau de la liberté’’, au nom d’une mission libérale confiée par l’histoire et destinée à étendre la ‘’paix démocratique’’.

    Désormais, ces stratégies politiquement insidieuses, à visée manipulatrice, sont perçues par le discours stratégique russe comme des ‘’menaces principales’’. Cela est attesté par le général d’armée Makhmout Gareev, président de l’Académie des sciences militaires de Moscou, lors de sa présentation des grandes lignes de la nouvelle doctrine militaire russe, le 20 janvier 2007 : ‘’L’expérience de la désagrégation de l’URSS, de la Yougoslavie, des ’’révolutions colorées’’ en Géorgie, en Ukraine, en Kirghizie et dans d’autres régions du monde est là pour nous convaincre que les principales menaces sont mises à exécution moins par des moyens militaires que par des moyens détournés’’. Or, à terme, ces stratégies d’ingérence géopolitique ont fini par exacerber l’instabilité nationaliste des zones caucasienne et centre-asiatique. En quelque sorte, une déstabilisation programmée.

    Aujourd’hui, les crises nationalistes en zone post-soviétique tendent à être instrumentalisées par les deux super-puissances dans leur stratégie d’influence. L’État américain les a notamment utilisé pour déstabiliser l’autorité russe dans la région et se substituer à cette dernière. De son coté, en réaction, la Russie n’hésite pas à surfer sur ces instabilités pour accélérer son retour. Mais il s’agit là d’une réponse légitime à une politique américaine agressive menaçant ses intérêts nationaux et ses prérogatives historiques, dans l’optique finale d’éroder sa puissance. Ainsi Igor Chouvalov, vice-premier ministre de la Russie, a reconnu que ‘’certains tentent actuellement de freiner notre puissance’’. Il y a, pour Moscou, des lignes rouges à ne pas franchir. Car la Géorgie se trouve au cœur du glacis sécuritaire - l’actuelle CEI - que la Russie s’est efforcée de construire, tout au long des siècles, pour faire face aux menaces extérieures latentes.

    La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan - bras armé de l’Amérique - aux portes de la Russie. Cela est dénoncé, sans ambages, par l’ancien Premier ministre russe, E. Primakov : ‘’L’extension de l’Otan s’accompagne d’une rhétorique anti-russe ainsi que d’une politique offensive des Etats-Unis dans les ex-républiques soviétiques’’. Il s’agit donc d’une véritable provocation, au cœur même d’un espace post-communiste défini par Moscou comme partie intégrante de ses ‘’intérêts vitaux’’. Cela explique la ferme réaction du ministre russe des affaires étrangères, S. Lavrov : ‘’Nous ferons tout pour empêcher l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan et prévenir ainsi une inévitable dégradation de nos relations avec l’Alliance, ses principaux membres et nos voisins’’. Par ailleurs, cette intégration permettrait à la fois l’extension des bases militaires américaines et celle (éventuelle) du bouclier anti-missile ABM. Autrement dit, cela concrétiserait l’encerclement stratégique de la puissance russe, la conduisant à se sentir comme une cible potentielle. Un véritable cauchemar pour cette dernière, d’autant plus que la Géorgie est au centre des couloirs énergétiques contrôles par l’Amérique en vue de contourner et isoler Moscou.

    En soutenant l’indépendance (reconnue le 28 août) des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie, Moscou cherche à garder une présence politico-militaire dissuasive en Géorgie et à freiner l’expansion provocante de l’Otan à son Etranger proche (la CEI), perçue comme un réflexe de la guerre froide – et comme une violation des promesses occidentales. D’autant plus que l’Etranger proche, défini comme sa zone d’influence politique, reste la première priorité de sa politique extérieure et le vecteur de sa stratégie de puissance. Ce faisant, la Russie veut montrer à l’Occident ‘’qu’elle n’est pas la Serbie’’ et qu’elle est prête à défendre ses intérêts nationaux, jusqu’au bout. Ce durcissement de la politique russe est considéré par Washington comme une résurgence de l’impérialisme soviétique. ‘’Le but de la Russie est de retrouver l’influence du temps de l’URSS’’ a ainsi récemment affirmé le vice président américain, Dick Cheney. Avec une troublante certitude, Z. Brzezinski a confirmé que la Russie n’a pas ‘’entièrement rompu avec ses ambitions impériales’’. Se sentant trahie par l’Occident et estimant qu’elle a trop reculé depuis l’implosion de l’URSS, la Russie a retrouvé ses forces (économique et militaire) et sa fierté nationale. Et elle veut faire de la Géorgie une preuve éclatante de son retour sur la scène internationale. L’enjeu, sous-jacent, est de retrouver une certaine crédibilité géopolitique.

    En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère ‘’plus juste’’ et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

    Jean Géronimo , Docteur en Économie. ( Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr )

    mardi 16 septembre 2008

  • Sarkozy : tribune au « Figaro»

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    Le moment viendra où l'enchaînement des faits et des responsabilités pourra être établi de façon incontestable et impartiale : les semaines de provocations et d'escarmouches le long de la ligne qui sépare l'Ossétie du Sud du reste de la Géorgie ; l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle dans la nuit du 7 au 8 août ; la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes refoulant la petite armée géorgienne d'Ossétie du Sud, la délogeant d'Abkhazie  l'autre province séparatiste où elle avait repris pied en 2006  , avant d'investir une partie du reste du territoire géorgien.

  • De la Géorgie à l’Iran, le plan d’une guerre globale

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    Scénario catastrophe. Nombre de commentateurs et d’experts militaires, usant de la liberté de la blogosphère, qualifient la guerre en Géorgie de “diversion stratégique”, en vue d’un conflit imminent contre l’Iran. Affabulation ou analyse perspicace ? Retour sur les éléments troublants du drame en train de se jouer.

    Sourires affichés, complicité évidente : George Bush et Vladimir Poutine ont l’air étrangement ravi, en ce vendredi 8 août 2008, alors que se déroulent les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques, quelques heures après le début de l’offensive russe en Géorgie. La diplomatie d’apparat relativise ce jour-là à Pékin la gravité de la situation : l’allié inconditionnel des Etats-Unis et l’ex-République soviétique, la Géorgie, subit le retour de bâton de la part de la Russie, à la suite de ses incursions répressives en Ossétie du Sud, province pro-russe.

    Lire la suite : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/15/de-la-georgie-a-l%e2%80%99iran/

  • Le monde d’aujourd’hui… ( point de vue israélien sur la guerre Russo-géorgienne )

    La Géorgie vient de faire les frais du monde d’aujourd’hui. Il paraitrait que les russkov viennent de déclarer la fin des hostilités : « Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l’action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. Le gouvernement géorgien a pour sa part affirmé quelques heures plus tard que les bombardements des avions russes continuaient. » 

    Les russes ont donc « puni » la GéorgieIls ne les ont surement pas puni de vouloir régler les problèmes dans leurs provinces indépendantistes, sinon la Russie ne punirait pas ses propres provinces indépendantistes, logique. Les auraient-ils punis de s’être « attaqué » à cette soit disant « force de maintient de la paix russe » présente en Ossétie, sur le sol géorgien donc, comme une armée d’occupation ? Probablement pas non plus. Non, et c’est évident, les russes ont punis les géorgiens pour leur rapprochement avec l’occident, le monde libre, en opposition à la dictature russe. 

    Le pire dans tout ca n’est pas la Russie, semblable à elle-même, sauf pour les grands naïfs de la gauche bien pensante. Le pire, ce sont les Etats-Unis qui, bien qu’accusé par les medias russes d’avoir supporté la Géorgie dans son « agression », n’ont pas fait grand-chose pour montrer comment ils supportaient un allié.

    LIRE LA SUITE :  http://www.houmous.net/2008/08/12/le-monde-d%e2%80%99aujourd%e2%80%99hui%e2%80%a6/

  • Les leçons de la Guerre Russo-géorgienne

    Si on en juge par le déroulement des événements en Géorgie et le rôle considérable joué par les blindés et d’une manière plus générale par les schémas classiques où la notion de BLITZKRIEG reste valable, Nicolas Sarkozy et ses épigones devraient revoir le livre blanc et la réduction programmée du nombre de chars Leclerc. A l’Ouest, la notion de BLITZKRIEG est devenue synonyme de mauvaise stratégie. Les russes en revanche, ont depuis longtemps pris conscience et hautement estimé les possibilités du BLITZKRIEG, lorsque cette stratégie est mise en œuvre de façon correcte. Une guerre importante en Europe peut être gagnée rapidement et en n’utilisant que des armes conventionnelles.

    Il s’agit donc de

    - porter des coups inattendus à partir d’attaques aériennes et terrestres, par l’emploi de l’artillerie, des chars et d’une puissance de feu inattendue.

    - manœuvrer avec rapidité et décision et devancer l’ennemi dans ses propres mouvements pour gêner sa riposte.

    - tromper l’ennemi sur ses propres intentions en le laissant croire qu’il a la maîtrise de l’attaque.

    - choisir avec soin les axes de déplacements, d’acheminement , de ravitaillement et les dates probables choisies par l’adversaire ( en l’occurrence le jour de l’ouverture des J.O ) pour le contrer par une contre attaque imprévisible.

    Bref, les russes ont croqué le petit pain d’épices géorgien en intégrant toute une série de paramètres qui devaient inévitablement conduire au développement de diverses manœuvres sur plusieurs axes , puis à la fusion simultanée en une seule offensive stratégique provoquant la déroute complète de l’adversaire.

    C’est la théorie du «  volcan éteint » : le danger ne bouge pas, au bout d’un moment la méfiance du plus prudent est endormie car la source du danger devient un élément du paysage, une chose connue, normale, donc sans risques.

    Entre outre, il n’est pas nécessaire d’attaquer le premier pour profiter de l’effet de surprise. Celui-ci est toujours parfaitement efficace si chez l’adversaire les responsables, au plus haut niveau, sont dupes des manœuvres de l’ennemi potentiel.

    En période de guerre, ces responsables sont les chefs d’État-major mais en période de paix , ce sont les hommes politiques.

    Le problème n’est pas de savoir vers quel pays notre sympathie personnelle nous pousse aujourd’hui mais de réaliser combien les autorités politiques de notre pays ou de ce qu’il en reste doivent reconsidérer au plus vite le principe unique de la « guerre asymétrique » avec comme couverture politico-militaire l’OTAN ou l’ONU c’est-à-dire les USA. Pour paraphraser Brecht : « Celui qui ne sait pas est un imbécile mais celui qui sait et ne fait rien est un criminel ».

    Sauf à considérer que le Président, le gouvernement ou notre État-major sont des imbéciles et des criminel, nous devrions , peut-être voir les choses évoluer. Sans quoi, au-delà de la perte de l’indépendance nationale, c’est la sécurité même des citoyens qui se trouverait mortellement menacée.

    Jean-Marc DESANTI

  • Le conflit Russie-Géorgie heure par heure

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    Un conflit militaire multimodal doublé d'une redoutable bataille médiatique. Lepoint.fr vous propose de prendre connaissance des principales informations du jour entre Géorgiens, Russes et la communauté internationale : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/le-conflit-russie-georgie-heure-par-heure/924/0/266269

     

  • Les chars russes doivent rouler dans les rues de Tbilissi !

    douguine.jpgLes huit années de règne de Poutine se sont terminées le 7 août dernier, au moment de l’attaque géorgienne contre Tskhinval. Poutine a rendu sa souveraineté à la Russie, souveraineté à laquelle elle avait renoncé durant la période Gorbachev-Eltsine, mais il a évité tout conflit armé avec les USA et leurs marionnettes dans ce qui avait été l’URSS. Le président Medvedev a accédé au poste suprême comme un compromis afin de ne pas provoquer Washington avec un troisième mandat.

    Jusqu’à récemment (juillet 2008) les USA jouaient au chat et à la souris avec Moscou. Furtivement, et de manière pragmatique, ils menaient divers projets clandestins et de basse intensité. Le 7 août, a été un point de rupture. Poutine et Medvedev doivent donner un réponse claire : qu’est-ce qui est le plus important à leurs yeux ? Est-ce la souveraineté de la Russie ou la sauvegarde de bonnes relations avec les USA ?

    Les Américains nous ont posé un ultimatum en ordonnant aux Georgiens d’attaquer Tskhinval. Le temps des décisions difficiles et déplaisantes est venu. C’est la guerre. La troisième guerre mondiale vient peut-être de débuter.

    A midi, le 8 août, Moscou n’a pas encore pris de décisions. Nos autorités n’arrivent pas à se décider, elles ne croient pas encore que ce qui se passe est la réalité et non pas un rêve. Mais il est impossible d’éviter plus longtemps de faire un choix, sinon quelqu’un d’autre le fera à notre place.

    Alors, quels sont les choix et quelles sont les positions possibles entre lesquels Poutine (et Medvedev) doivent choisir.

    Le choix de la trahison

    Si la Russie décide de ne pas entrer dans le conflit (c’est la position que défendent les agents américains dans les hautes sphères du pouvoir) et se contente de se plaindre et de protester contre l’attitude contraire aux normes des Georgiens et la catastrophe – ce sera un choix, un choix fatal. Il signifiera que la Russie a renoncée à sa souveraineté.

    En fait, le choix cette position reviendrait à admettre que les huit années de Poutine n’ont été que du bluff et du temps perdu. La Russie retournerait aux années 1990 en un instant. La Russie et les observateurs extérieurs réaliseraient qu’elle ne serait plus d’aucune aide et qu’il ne servirait à rien de la prendre en considération. Le résultat serait aisé à prévoir : une nouvelle étape dans la désintégration de la Russie, commençant par le Caucase. Nos partenaires au sein de la CEI se détourneraient alors de nous en réalisant qui est le maître. Et Washington serait ce maître.

    La Russie perdrait non seulement son statut de grande puissance mais aussi celui de puissance régionale. Ce choix serait l’équivalent d’un coup d’État ou d’une révolution orange, cette fois-ci en Russie. La démission de Poutine de son poste de Premier ministre et la désintégration de l’appareil d’État serait l’étape suivante sur cette voie.

    Le choix de l’honneur

    Qu’elle est l’alternative ? La voici : la déclaration d’indépendance de l’Ossétie du Sud (et de l’Abkhazie), et le pas suivant, son rattachement à la Russie. Dans le même temps l’entrée de la 58ème armée en Ossétie du Sud et la guerre contre la Georgie jusqu’à ce que nos troupes entrent dans Tbilissi et dictent à son gouvernement notre paix.

    Si cela se produit, la Russie s’affrontera violemment avec les USA et l’Europe occidentale. Ce sera le début d’un long processus de blocus et d’isolement de la Russie de la part du gouvernement des USA. Mais la Russie prouvera ainsi que son statut n’est pas uniquement celui d’une puissance régionale mais aussi d’une grande puissance. La Russie prouvera qu’elle est capable de lancer un défit aux USA et au Nouvel ordre mondial. Cela signifiera que la Russie est revenue dans l’arène mondiale, qu’elle est de retour dans l’Histoire.

    A la veille de la guerre (la Russie est en danger)

    Il est possible de comparer la situation actuelle avec celle du 22 juin 1941. Nous avons été attaqué sans qu’il y ait de déclaration de guerre, nous avons été attaqué alors qu’on nous faisait une « déclaration de paix ». Il est possible d’éviter la guerre, mais seulement en capitulant devant l’ennemi. L’Ossétie du Sud est une partie de la Russie par sa civilisation et par son choix politique. Si nous abandonnons l’Ossétie du Sud, n’importe qui pourra s’emparer ne n’importe lequel de nos territoires.

    Nous sommes dans la même situation qu’en 1991-1993. A ce moment aussi la Russie était face à un choix radical.

    En août 1991, le sort de l’URSS s’est décidé. Le Comité d’État des situations extraordinaires n’a pas résisté, l’URSS a éclaté en morceau, les « marionnettes » américaines ont accédé au pouvoir.

    En 1993, le gouvernement a tenté de redonner à la Russie une politique de souveraineté nationale. Il était évident qu’Eltsine et les réformateurs vendaient notre pays aux Américains. Eltsine a renversé le gouvernement et notre État a atteint le niveau suivant dans la désintégration : celui du séparatisme dans le Caucase du Nord (Tchétchénie, Daghestan, etc.)

    En 1999, Poutine a gagné, mais il n’a pas emporté la décision finale.

    Les Russes ont fait leur choix, l’élite ne l’a pas encore fait.

    Actuellement, la situation est la suivante : soit la Russie existe et devient plus forte, soit elle se résout à n’être qu’un mirage.

    Ce n’est pas un choix acceptable par un Russe responsable. « Nos chars doivent rouler dans les rues de Tbilissi ! », voici la réponse de notre Histoire.

    Malheureusement, notre élite est encore irresponsable. Le réseau des agents de l’Occident s’étend dans tout l’appareil d’État de la Russie. Poutine n’a pas fait de purges sérieuses. Cela peut nuire à notre nation. Ainsi est-ce dans un moment comme maintenant que nous pouvons déterminer qui est des nôtres et qui ne l’est pas !

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EkEluVVZZywJmbFwEf.shtml

  • « Les Russes veulent un État faible à leur porte »

    N1GE03C_20080811_apx_470__w_ouestfrance_.jpgSalomé Zourabichvili.Franco-géorgienne, elle a été ambassadrice de France à Tbilissi. Puis ministre des Affaires étrangères de Géorgie, de 2004 à 2005. Elle dirige à présent un parti d'opposition et publie Les cicatrices des nations (Bourin éditeur).

    Avez-vous été surprise par le déclenchement de ce conflit ?

    Surprise, non. Les bruits de bottes se faisaient entendre depuis plusieurs semaines, mais c'était davantage lié à la situation en Abkhazie. Ce qui est une surprise, c'est l'extrême violence de cette guerre. La Russie, pour la première fois depuis la fin de l'Union soviétique, attaque un État indépendant. Elle viole son espace aérien, bombarde les environs de la capitale, occupe son espace maritime. C'est une véritable agression.

    Toutefois, en attaquant l'Ossétie, le président géorgien a pris une lourde responsabilité ?

    Tant qu'on est en état de guerre, je ne commenterai pas la politique des autorités géorgiennes. Je ne donnerai sûrement pas des arguments qui pourraient être repris par la partie russe.

    Les Russes demandent le départ de M. Saakachvili.

    Ce n'est pas à la Russie de le décider. C'est à la population géorgienne, qui aura sûrement des comptes à demander à ses autorités sur ce qui s'est passé, mais c'est une affaire intérieure géorgienne. En outre, je ne suis pas sûre qu'un Saakachvili affaibli et discrédité ne soit pas finalement, pour la Russie, tout aussi confortable qu'un nouveau dirigeant. Les Russes veulent surtout un État faible à leur porte, voire un État fantoche.

    Craignez-vous une contagion à toute la région ?

    Chacun sait, depuis les généraux de l'Empire russe, que celui qui contrôle Tbilissi contrôle le Caucase ou a la main sur ce qui s'y passe. Donc, c'est non seulement l'indépendance et la stabilité de toute cette région qui est en cause, mais c'est, à l'avenir, son utilité pour l'Europe comme zone de transit fiable, stable et pacifique, qui est en jeu.

    Qu'attendez-vous de l'Europe ?

    Ce qu'elle est en train de faire aujourd'hui. Négocier très rapidement avec la Russie, d'abord un cessez-le-feu. Puis entamer une négociation politique. Les Européens doivent faire comprendre à Moscou que l'Union ne peut pas accepter que l'indépendance d'un État souverain soit remise en cause. Si l'Europe avait mené une politique de voisinage plus affirmée dans cette région, avec des exigences démocratiques plus claires, on n'en serait peut-être pas là. C'est elle qui bénéficie en premier de l'approvisionnement énergétique venant d'Asie centrale. Malheureusement, elle en prend acte une fois la crise déclenchée.

    Recueilli par Laurent MARCHAND. ( Ouest-france )

  • « Saakachvili a voulu tester Moscou »

    L'académicienne Hélène Carrère d'Encausse, spécialiste de l'ex-URSS, dont le père était Premier ministre géorgien en 1921, donne son point de vue géopolitique avec un temps de recul. Cousine germaine de Salomé Zourabichvili qui conduit l'opposition géorgienne, elle considère que tout le Caucase est aujourd'hui instable, d'où une situation à la fois compliquée et grave à la charnière de l'Europe et de l'Asie.

     

    - Pensez-vous que le président géorgien a joué avec le feu ?

    « À mon avis, oui. Pour lui, c'était l'occasion de tester les Russes. Et il est servi. Il a effectivement joué avec le feu. Quand les pays baltes s'étaient émancipés, j'avais dit au président lituanien que les Russes n'allaient pas bouger. Si Saakachvili m'avait posé la même question la semaine dernière, il n'aurait pas eu la même réponse. »

     - L'Ossétie et l'Abkhazie sont-elles des territoires géorgiens ?

    « Oui, cela ne fait aucun doute au point vue géographique et historique. En fait, c'est le principe des républiques autonomes décrété par l'URSS qui pose problème aujourd'hui. On le voit bien avec la Tchétchénie. »

    - En faisant cela, Staline avait-il joué à court terme ?

    « Effectivement. Il maîtrisait son pouvoir en morcelant l'immensité du territoire. C'était autant de bombes à retardement qui explosent une à une aujourd'hui avec ces revendications autonomistes. »

    - Une avenue George-W.-Bush relie l'aéroport au centre de Tbilissi où, devant le Parlement, flotte le drapeau européen. C'est ambigu...

    « C'est peu de le dire. Cette avenue Bush est une idiotie. Le président Bush est en fin de mandat. Nous n'avons aucune visibilité à propos de qui sera le futur président américain et ce qu'il fera dans cette région. Les Américains ont vite fait de laisser tomber un pays. Ils l'ont fait avec le chah d'Iran, qui est un grand pays. Aussi, avec la petite Géorgie, cela ne leur poserait pas un gros cas de conscience. »

    - C'est peut-être l'occasion et le moment pour l'Union européenne de se positionner ?

    « Oui. Mieux vaut pour la Géorgie l'Union européenne que l'OTAN. Pour autant, je ne vois pas Nicolas Sarkozy faire fléchir Medvedev à Moscou. Les Russes ont réagi brutalement et ils ne feront pas marche arrière facilement. L'Union européenne doit se positionner rapidement et s'affirmer. La présidence de Saakachvili est une catastrophe. »

    - Quel rôle peut jouer votre cousine aujourd'hui ?

    « Salomé Zourabichvili est géorgienne à cent pour cent. Elle a une légitimité. Aujourd'hui, elle déclare qu'elle demandera des comptes après les événements. Elle joue la carte de la solidarité dans un réflexe nationaliste que je comprends face à une telle machine de guerre. »

    - La situation dans le Caucase est-elle préoccupante ?

    « C'est comme dans les Balkans à une certaine époque. Il est très dangereux de jouer de la sorte dans le Caucase. Vous additionnez Tchétchénie, Daguestan, Abkhazie, Ossétie, Géorgie, puis les pays limitrophes, et cela don- ne une zone extraordinairement instable dans le contexte actuel. »

    PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI DUDZINSKI ( La Voix du Nord )

  • Géorgie: repli pour défendre la capitale Tbilissi

    Les forces russes ont pénétré en territoire géorgien et se sont emparées de Gori, la plus grande ville géorgienne près de l'Ossétie du Sud. Les soldats géorgiens se replient quant à eux près de Mtskheta, situé à 24 km de Tbilissi.

    "Les forces armées géorgiennes ont reçu l'ordre de quitter Gori et de fortifier les positions près de Mtskheta pour défendre la capitale" géorgienne, a précisé le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien. L'agglomération de Gori, ville natale de Joseph Staline, est considérée comme un noeud stratégique en Géorgie, pays montagneux du Caucase.

    Près de 80% de ses habitants ont fui par peur des bombardements russes dans la zone, a annoncé un porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Habituellement, plus de 50'000 personnes y résident.

    Peu avant, le président russe Dmitri Medvedev avait annoncé que les opérations militaires en Ossétie du Sud étaient "en grande partie terminées". Il avait assuré que la capitale de cette région séparatiste géorgienne, Tskhinvali, était "sous le contrôle du contingent renforcé des forces russes de maintien de la paix".

    Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu côté géorgien, les tirs à l'arme lourde et automatique ont été nourris à Tskhinvali. Six hélicoptères de combat géorgiens ont bombardé des cibles aux abords de la ville. L'armée russe a signalé des bombardements de l'aviation et de l'artillerie géorgiennes.

  • Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu

    TBILISSI — Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu dans le conflit en Ossétie du Sud. Les chefs des diplomaties française et néerlandaise comptaient gagner lundi Moscou, après Tbilissi où le président Saakachvili a signé l'accord dans la matinée. Mais pour l'heure l'armée russe continue de bombarder le territoire géorgien et exige que les forces géorgiennes désarment en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, et son homologue finlandais Alexander Stubb, qui préside l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), ont fait signer le document à Mikhaïl Saakachvili.

    Selon le président géorgien, les médiateurs européens comptaient se rendre à Moscou dans la journée pour tenter de convaincre les autorités russes d'accepter l'accord. Alors que l'Elysée a annoncé dimanche soir que Nicolas Sarkozy se rendrait à Moscou "dans les prochains jours", l'ambassadeur de Géorgie en France, Mamouka Koudava, a par ailleurs affirmé lundi sur France Info que le président Nicolas Sarkozy se rendrait mardi à Tbilissi avant d'aller à Moscou.

    Alors les troupes géorgiennes se sont retirées dimanche d'Ossétie du Sud, cédant face à la puissance de feu russe, Moscou a accusé Tbilissi de ne pas respecter ses promesses de cessez-le-feu. Et la Russie exige désormais également que la Géorgie désarme ses forces en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Toutefois, le président russe Dimitri Medvedev a estimé que la Russie a achevé "une large partie des efforts pour contraindre les autorités géorgiennes à la paix en Ossétie du Sud", ce qui laisserait entendre que Moscou pourrait accepter l'accord de cessez-le-feu.

    En attendant, le chef de la diplomatie française s'est rendu à Gori, où un raid russe a fait plusieurs morts samedi. Bernard Kouchner a pu voir les bâtiments détruits par les bombardements, avant d'être rejoint par le président géorgien.

    L'aviation russe n'a pas relâché ses bombardements sur la Géorgie. D'après les autorités géorgiennes, ses appareils ont frappé lundi un radar à la périphérie de la capitale Tbilissi, pilonné un terrain d'aviation et visé également le port de Poti, sur la mer Noire, sans faire de victimes. D'après le président géorgien, un bombardement a visé la région de l'aéroport juste une demi-heure avant l'arrivée des émissaires européens.

    Selon le chef du Conseil de sécurité géorgien Alexandre Lomaïa, jusqu'à 50 avions russes ont été recensés en même temps dans le ciel géorgien.

    Les autorités russes assurent que les frappes aériennes visent des lignes de ravitaillement et des installations militaires et ne prennent pas directement pour cible les civils, même si un raid russe sur la ville de Gori a fait plus de 20 morts et de nombreux blessés samedi.

    Le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur Chota Outiachvili a expliqué que les chars russes tentaient de progresser en direction de Gori, en dehors de l'Ossétie du Sud, mais avaient été repoussés par les forces géorgiennes. La ville de Gori, qui compte 50.000 habitants, se trouve sur le principal axe est-ouest du pays.

    Le chef d'état-major adjoint de l'armée russe, le général Anatoli Nogovitsine, a affirmé lundi que la Russie n'avait pas l'intention de s'avancer plus loin en territoire géorgien. Mais dans le même temps, a-t-il expliqué, elle exige que la Géorgie désarme la police de Zugdidi, près de l'Abkhazie, autre région séparatiste protégée par Moscou.

    Le gouvernement géorgien interprétait cette exigence comme la menace d'une offensive russe dans cette région et d'une nouvelle escalade dans le conflit.

    Dimanche, le gouvernement séparatiste d'Abkhazie avait mobilisé l'armée et rappelé les réservistes promettant de repousser les forces russes de la partie nord des gorges de Kodori, la seule région d'Abkhazie encore sous contrôle géorgien.

    Là encore, la Russie envoie des renforts: selon les médias russes, le général Sergueï Chaban a précisé que 9.000 soldats supplémentaires et 350 véhicules blindés étaient arrivés en Abkhazie pour soutenir les forces russes de maintien de la paix. Il a ajouté que les forces russes étaient également prêtes à aider au désarmement des forces géorgiennes dans les gorges.

  • Свободу Караджичу! Танки на Тбилиси! : Political meeting in Moscow

    10 августа в Москве в Новопушкинском сквере прошёл митинг, поводом к которому послужили сразу два трагических события: арест и передача в Гаагский трибунал сербского героя Радована Караджича и начало войны между Россией и Грузией. В мероприятии в общей сложности приняло участие около тысячи молодых людей - из молодёжных патриотических организаций Евразийский Союз Молодёжи, Россия Молодая и "Русский Образ" - аналога сербской радикальной организации "Образ". С трибуны к присутствующим обратились с речами лидер Международного «Евразийского Движения» Александр Дугин, лидер "Русского Образа" политолог Дмитрий Тараторин, депутат Госдумы России, лидер "России Молодой" Максим Мищенко, лидер ЕСМ Валерий Коровин, деятели науки, культуры, представители казачества. 

    Все они говорили о глубокой неслучайности совпадения двух тем мероприятия, поскольку на обоих направлениях - балканском и кавказском сегодня происходит столкновение русской цивилизации с врагом в лице атлантизма и США. Именно изощрённые стратегии последних по глубокому убеждению выступавших являются причинами трагедий сербского и осетинского народов. Для того, чтобы противостоять этому напору, народам, входящим в круг евразийской цивилизации необходимо мужество, историческая память и, главное, решимость политического руководства, которой так часто не достаёт России. "Свободу Караджичу!", "Танки на Тбилиси!", "Слава России! Слава Империи!", "Один за всех и все за одного!" - скандировали собравшиеся.

    Freedom to Karadjich! Tanks to Tbilisi! - the meeting in Moscow

    Today, at the 10th of August, there has been a political meeting in Moscow on the occasion of two tragic events - serbian hero Radovan Karadjich had been put under arrest and delivered to military tribunal in Hague and the war broking out between Georgia and Russia. There have been about 300 young men from Eurasian Youth Union, Young Russia and "Russian Way" taking part in this meeting. The Leader of The Internetional Eurasian Movement Alexander Dugin, the leader of "Russin Way" Dmitrij Taratorin, the delegate of State Dume Maxim Mishenko, the leader of ESM Valery Korovin, cultural workers, representatives from the Cossacks have spoken at a meeting.

     

    All sreakers have indicated the perfect coincidence between two causes of the meeting - in the direction of Balkan both of the Caucasus there is collision between russian civilization and enemy in the person of USA and Atlanticism. They also said, that operations of USA are the causes of Serbian and Ossetian people tragedy. People of Eurasia must have courage, historical memory and determination of political power to resist the the enemy pressure. Here are the slogans of meeting: "Freedom to Karadjich!", "Tanks to Tbilisi!", "For the glory of Russia! For the glory of Empire!", "All for one and one for all!"

  • Ossétie du Sud: les Etats-Unis déplacent des troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie

     

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    WASHINGTON, 11 août - RIA Novosti. Les Etats-Unis ont procédé dimanche à un déplacement partiel de troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie par avions militaires de transport, a annoncé lundi la chaîne américaine NBC se référant au commandement de l'armée américaine.

    Selon des médias américains, environ 2.000 militaires géorgiens se trouvent actuellement en Irak. Compte tenu la détérioration de la situation en Ossétie du Sud, le gouvernement géorgien a pris la décision de rappeler une partie de ses soldats d'Irak pour les transférer vers la Géorgie.

    Les Etats-Unis sont en contact étroit avec des militaires russes pour éviter toute confrontation aérienne au cours de cette opération militaire de transport, soulignent des sources officielles américaines.

    Les autorités géorgiennes se sont adressées aux Etats-Unis et au commandement de la coalition militaire internationale en Irak pour effectuer ce transfert de troupes, a noté la chaîne NBC.

  • Caucase : la crainte d'un conflit Est-Ouest

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    Le déclenchement des hostilités en Ossétie du Sud éveille des craintes d'un affrontement Est-Ouest dans la poudrière du Caucase même si ni la Russie ni les Occidentaux ne semblent avoir d'appétit pour une guerre en Géorgie, soulignent samedi les analystes.

    Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a demandé samedi aux parties en conflit en Géorgie de retirer leurs troupes.

    «Ce n'est rien moins qu'une guerre qui menace (...) Nous nous trouvons devant le danger d'un incendie dangereux» risquant de s'étendre dans la région, a-t-il prévenu dans une interview au journal populaire Bild am Sonntag à paraître dimanche.

     

    Le président George W. Bush, qui se trouvait à Pékin, s'est inquiété de la «dangereuse escalade» dans le conflit et a demandé la cessation immédiate des combats. Il a appelé la Russie à oeuvrer en vue de la fin de la crise. «Je suis profondément inquiet face à la situation en Géorgie. Les Etats-Unis prennent cette affaire très au sérieux», a-t-il déclaré.

    Plusieurs milliers de victimes selon les Russes

    Le président américain a eu une conversation téléphonique avec son homologue russe, Dmitri Medvedev,  qui a dénoncé les «actions barbares» de la Géorgie qui ont fait des «milliers de victimes», a rapporté le Kremlin. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili annonçant de son côté s'être également entretenu au téléphone avec M. Bush, qui a, selon lui, «réitéré son soutien à la Géorgie».

    «La partie géorgienne a commis une agression contre des habitants pacifiques et des soldats russes chargés du maintien de la paix», a dit Dmitri Medvedev à son homologue américain, selon un communiqué du Kremlin. «Ces actions barbares planifiées et accomplies par la direction géorgienne ont fait de nombreuses victimes - il est question de milliers -, des dizaines de milliers de réfugiés, des destructions massives et ont bafoué le droit à la vie d'un peuple entier», a ajouté M. Medvedev.

    Dans cette conversation, le président russe a une nouvelle fois jugé qu'il fallait avant toute chose que Tbilissi procède au «retrait de ses formations armées de la zone de conflit». Le président géorgien Saakachvili a qualifié de «mensonges flagrants» des informations faisant état de 1.500 morts - un bilan évoqué notamment par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov -, affirmant qu'il n'y avait «pratiquement pas de civils tués».

    La maîtrise du pétrole de la mer Caspienne

    Le conflit alarme les Etats-Unis et l'Europe, notamment parce que la Géorgie est un débouché clef pour le pétrole de la Caspienne. Selon le Premier ministre géorgien, Lado Gourgenidze, l'aviation russe aurait effectué samedi un bombardement à proximité de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) qui n'a pas été endommagé. Long de 1 774 km, le BTC achemine le pétrole des champs pétrolifères azerbaïdjanais de la mer Caspienne vers le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée avec une capacité de 1,2 million de barils/jour.

    «Les Occidentaux sont à la fois divisés et préoccupés par autre chose. Les Américains seront furieux s'il se confirme que des avions russes ont bombardé une base où le Pentagone avait des conseillers militaires», observe Edward Lucas, auteur de «La Nouvelle Guerre froide». Mais George W. Bush, «un président en fin de règne ne va pas risquer la Troisième guerre mondiale pour la Géorgie», alors qu'il doit déjà faire face aux conflits irakiens et afghans, écrit-il dans une tribune pour le Times samedi.

    La réponse massive des forces russes à une tentative géorgienne de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud vendredi, avec des bombardements bien au delà de la région séparatiste, a poussé le président géorgien Mikhaïl Saakachvili à déclarer «l'état de guerre». Ces affrontements dans un pays pro-occidental, candidat à l'Otan et l'Union européenne, qui a largement bénéficié de l'aide militaire américaine, menacent directement les intérêts occidentaux. Et Tbilissi montre de son côté des signes favorables à une internationalisation du conflit. Mais le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov conteste l'état de guerre et affirme que la Russie cherche à rétablir le statu quo dans la région disputée.

    «Personne n'a intérêt à une escalade militaire»

    Michael Denison
    , professeur associé au centre de recherche en relations internationales Chatham House, juge aussi qu'il est encore trop tôt pour parler de guerre ouverte. «Les Russes ont pénétré sur le territoire géorgien et cela est très réel, mais je ne pense pas que l'objectif des Russes soit de détruire complètement les capacités militaires de la Géorgie. C'est une démonstration côté russe visant à affaiblir les capacité des Géorgiens», estime M. Denison.

    «L'escalade militaire est possible, mais je ne suis pas sûre qu'elle soit inévitable, parce que personne n'y a vraiment intérêt. La Russie n'a pas intérêt à une escalade tout simplement parce qu'il y a un Caucase du Sud, mais il y a aussi un Caucase du Nord, avec un risque de contagion, d'engrenage», souligne de son côté Laure Delcour, directrice de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris.  «Ni l'Union européenne ni les Etats-Unis n'ont envie d'envoyer des forces dans la région», renchérit Michael Denison.

    Pourtant, souligne Christopher Langton, analyste de L'Institut stratégique pour les recherches internationales (IISS), ce conflit est autant «une affaire entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud, qu'entre les Etats-Unis et la Russie». «La Russie est violemment opposée à ce que la Géorgie devienne membre de l'Otan et les Etat-Unis sont allés à la confrontation avec la Russie sur ce sujet», souligne-t-il. Et «si la Géorgie tombe (sous l'influence russe), alors les espoirs européens d'une indépendance énergétique de la Russie s'écrouleront», ajoute Edward Lucas, soulignant que la Géorgie, par où passe l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), est l'unique voie pour acheminer le pétrole de la Caspienne échappant au monopole des routes d'exportations russes.

    Laure Delcour souligne aussi le risque d'un embrasement du Caucase, qui compte d'autres conflits gelés comme l'Abkhazie, autre région séparatiste de Géorgie, ou le Nagorny Karabakh, région disputée entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

    Leparisien.fr avec AFP

  • Les relations entre la Russie, la Géorgie et l'Ossétie du Sud en quelques dates

    Rappel chronologique des relations entre la Russie, la Géorgie et l'Ossétie du Sud:

    LIRE  : http://www.latribune.fr/info/Les-relations-entre-la-Russie--la-Georgie-et-l-Ossetie-du-Sud-en-quelques-dates-310-~-AP-GEORGIE-OSSETIE-RUSSIE-CHRONOLOGIE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Monde

  • Танки на Тбилиси ! Les Tanks à Tbilissi !

    Конец путинской восьмилетки

    Путинская восьмилетка кончилась 7 августа 2008 года в момент массированной атаки грузин на Цхинвал. Эта восьмилетка была основана на компромиссе: Путин возрождал сувернитете России, почти утраченный в эпоху Горбачева-Ельцина, но уклонялся от лобового столкновения с США и их марионетками на постсоветском пространстве. Даже Медведева избрали в рамках этого компромисса – чтобы не раздражать Вашингтон третьим сроком.

    До последнего (июль 2008) США играли в кошки мышки с Москвой, подсовывая в качестве дымовой завесы разные проекты снятия напряженности и прагматического поиска общих целей. 7 августа наступил момент истины. Путин и Медведев должны дать ясный ответ: они за суверенную Россию или за сохранение отношений с США?

    Этот ультиматум, этот шах сделали американцы, дав отмашку грузинским щенкам атаковать Цхинвал. Время оттяжки самого неприятного и трудного решения для Путина и его курса истекло. Стрелки часов показывают войну. ВОзможно третью мировую.

    На 8 августа полдень никакого решения Москвой до сих пор не принято. Тянут до последнего, видимо еще не веря, что это не сон. Но дальшое уклоняться от выбора невозможно, иначе его сделают за нас.

    Что это за выбор и каковы позиции, между которыми Путин (и Медведев) должен выбирать?

    Выбор предательства

    Если Россия решит не втягиваться в конфликт (как советует пятая колонна проамериканских агентов влияния на верхних этажах власти), и ограничится всхлипами и протестами по поводу безобразий, чинимых грузинами и гуманитарной катастрофы, это будет выбор. Фатальный. Он будет означать, что Россия отказывается от суверенитета.

    Фактически, это все равно, что признать путинскую восьмилетку блефом и пустым пиаром. Россия мгновенно скатится в 90-е и конец 80-х. Все наблюдатели и внутри России и вне ее тут же поймут, что о Москву можно вытирать ноги, что это пыжащийся импотент. В результате нетрудно предсказать следующий виток распада России, начиная с Северного Кавказа и дальше по графику. Про Севастополь можно забыть, а кроме того наши партнеры по СНГ окончательно от нас отвернутся, так как поймут, кто в доме хозяин. И этим хозяином будет Вашингтон.

    Россия лишается не только статуса мировой, но даже региональной державы. Такой выбор равнозначен государственному перевороту или «оранжевой» революции – на сей раз в России. Одним из следущих шагов будет отставка Путина с поста премьера и распад государственности. По сути, это бует конец России.

    Выбор верности

    Какова альтернатива? Признание независимости Южной Осетии (и Абхазии) с последующим включением их в состав России, введение 58 армии, приказ о поражении всех воздушных целей над Южной Осетией со стороны наших систем ПРО, развернутых в Абхазии, ведение войны с Грузией вплоть до взятия Тбилиси, с тем, чтобы потом можно было бы торговаться, на каких условиях его отдать назад.

    В результате этого выбора, Россия жестко ссорится с Вашингтоном и Западной Европой. Начинается международная блокада и изоляция со стороны США. Вместе с тем, Россия доказывает свой статус не только региональной, но мировой державы, способной бросить вызов США и однополярному миру. Это означает возврат России в историю.

     

    Накануне большой войны (Россия под угрозой)

    Можно сравнить сегодняшнюю ситуацию с 22 июня 1945. На нас напали. Без объявления войны. Даже с «объявлением мира». Избежать войны можно. Если сдаться врагам. Южная Осетия – часть России по цивилизационному и политическому выбору. Если мы отдаем ее, у нас каждый может взять, что что угодно.

    Повторяется ситуация с 1991 и 1993 годами. Тогда Россия тоже становилась перед радикальным выбором.

    В августе 1991 решилась судьба СССР. ГКЧП не удержал удара и отступил. В результате распался Советски Союз. К власти в Москве пришли америкакнаские марионетки.

    В 1993 Парламент пытался вернуть Россию к суверенной политике, видя, что Ельцин и реформаторы сдают страну американцам. Ельцин расстрелял Парламент, и страна перешла к очередному циклу распада – воплощенному в северо-кавказском сеператизме (Чечня, Дагестан и т.д.)

    Путин в 1999 отыграл назад. Но окончательного решения не принял.

    Русские сделали выбор, элиты еще нет

    Сейчас снова или-или. Или Россия есть и усиливается, либо она оказывается миражом.

    Для каждого вменяемого россиянина – такого выбора нет. Танки на Тбилиси! – это голос нашей национальной истории.

    Но, увы, наша политическая элита сплошь и рядом по прежнему невменяема. Сети агетов влияния Запада пронизывают российскую власть включая самые болевые центры. Никаких серьезных чисток Путин проводить не стал. Это может сейчас сказаться самым фатальным образом. Сейчас мы увидим, кто чего стоит.

    Кремль.Орг Александр Дугин Aleksandr Dugin Union de la Jeunesse Eurasiatique HTTP://ROSSIA3.RU

  • Ossétie : la Russie envoie des renforts, Tskhinvali tombé selon Tbilissi

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    La Russie a envoyé aujourd'hui des renforts en Ossétie du Sud, la Géorgie affirmant de son côté avoir pris le contrôle de la capitale de la province séparatiste, Tskhinvali, et avoir abattu deux avions de combat russes.

    Une colonne militaire russe est entrée à partir de la Russie dans la région indépendantiste d'Ossétie du Sud en Géorgie, ont annoncé les agences russes citant des témoins.

    Une journaliste de l'AFP a vu une cinquantaine de chars lourds ainsi que des camions de transport de troupes et de matériel se dirigeant de Vladikavkaz, capitale de la république russe d'Ossétie du Nord, vers l'Ossétie du Sud.

    La Russie a confirmé peu après avoir envoyé des "renforts pour venir en aide aux soldats de la force de maintien de la paix dans la région et contribuer à un arrêt des hostilités", dans un communiqué du ministère russe de la Défense cité par les agences.

    Plus de dix soldats russes des forces de maintien de la paix ont été tués à Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, dans l'offensive géorgienne, a annoncé vendredi le ministère russe de la Défense, selon les agences russes.

    La Géorgie et la Russie seront "en état de guerre" s'il se confirme que des troupes et des armements russes sont entrés en Ossétie du Sud, a mis en garde le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa, à l'AFP.

    Lire la suite : http://www.lepoint.fr/actualites/ossetie-la-russie-envoie-des-renforts-tskhinvali-tombe-selon/914/0/265833

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  • La CIA peut pavoiser : guerre Géorgie-Russie !

    TSKHINVALI, 7 août - RIA Novosti. La Géorgie a lancé une vaste agression contre l'Ossétie du Sud, a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité de la république non reconnue, Anatoli Barankevitch.

    "De nombreuses unités d'armée géorgiennes se dirigent vers la frontière (de l'Ossétie du Sud)", a-t-il annoncé.

    La situation dans la zone du conflit osséto-géorgien s'est notablement aggravée ces deux derniers jours. Tskhinvali accuse les forces géorgiennes de tirer contre des localités sud-ossètes.

    "Le pilonnage du village de Khetagourovo avec des canons de 152 mm dure depuis deux heures. Le village est en flammes. 27 batteries Grad sont concentrées à Gori, du côté géorgien. Le long de la frontière, l'armée géorgienne entre en mouvement; ce sont autant de témoignages du lancement, par la Géorgie, d'une vaste agression contre notre république", a déclaré M. Barankevitch.