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guerre

  • Sociétés nébuleuses et linguistique

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    Interpréter des informations, c’est d’abord et avant tout savoir lire, porter son regard sur un texte puis sur des mots et s’en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s’y fondre.

    Il est indispensable avant même de saisir le fonctionnement de s’attacher au sens des définitions lexicales concernant les Sociétés Privées de Logistique, les Sociétés Privées de Gardiennage, les Sociétés Militaires Privées et les Sociétés de Sécurité Privée.

    Les Sociétés Privées de Logistique assurent des missions « périphériques » avec une importance vitale pour l’efficacité des forces armées. Une fois la guerre commencée, elles poursuivent leurs missions à l’arrière du front, après avoir signé, comme récompense, des contrats dans le cadre des projets de reconstruction. Ainsi, par exemple, avant le début des opérations américaines en Irak en avril 2003, plusieurs entreprises privées sont déjà présentes au Qatar afin de préparer l’arrivée des premières troupes. Elles ont transporté du matériel militaire, des fournitures diverses et, sur place, installé les camps provisoires mis à disposition de l’armée américaine par les autorités qataries.

    Les Sociétés Privées de Gardiennage quant à elles, ne fournissent pas de services militaires. La plus importante est la danoise G4S Falck-Securicor  . Elles assurent des missions à finalités civiles, comme le transfert de fonds, le contrôle de visiteurs dans les bâtiments officiels, ou la télésurveillance ainsi que la sécurisation des lieux de résidence des employés de différents sites.

    Avant 2001, il est aisé de différencier les Sociétés de sécurité privées des Sociétés militaire privées.

    Les Sociétés de sécurité privées sont spécialisées dans l’analyse des risques, l’établissement de plans de réformes des armées, de plans de lutte contre le terrorisme, de doctrines militaire.

    Les Sociétés militaire privées fournissent des services plus « opérationnels » comme la protection physique de personnalités ou de convois, la sécurisation de sites civils ou militaires, ou l’entraînement de policiers et de militaires au combat de situations extrêmes. Blackwater (Elle a adopté le nom de Xe le 13 février 2009) a été sans conteste la meilleure société dans ce domaine, utilisant son propre matériel de pointe, de la flotte d’hélicoptères au matériel d’armement.

    Cependant, au début des années 2000 et encore plus à la suite du 11 septembre 2001, les Sociétés de sécurité privées s’attaquent au marché des Sociétés militaire privées et vice-versa. Il est alors difficile de distinguer les deux catégories d’un point de vue uniquement fonctionnel. Plus encore, le terme de Société militaire privée s’étend au domaine de la logistique et du gardiennage, si bien qu’il devient le terme unique le plus couramment employé. Les leaders mondiaux du secteur militaro-industriel ont procédé au rachat de sociétés militaires privées dans une vague de fusions-acquisitions, ou ont, au moins, pris part à l’actionnariat de celles-ci . Ces entreprises maîtrisent ainsi la quasi-totalité de la chaîne de services aux armées, de la conception à la mise en pratique sur le terrain. Nombre d’entre elles sont cotées en bourse.

    Les Sociétés Militaires Privées ont des stratégies marketing proches des grandes firmes multinationales. Dès lors, leurs méthodes de recrutement sont comparables à toute société. Elles effectuent un appel d’offres au sein de relations soigneusement établies, voire parfois au sein d’associations d’anciens militaires. Les annonces de recrutement sont diffusées dans des revues spécialisées consacrées aux chroniques d’opérations militaires, aux descriptions d’unités spéciales ou aux méthodes de combats modernes, ou via des bourses d’emploi créées sur Internet. En général cependant, l’embauche fait intervenir des réseaux de relations. Les procédures de recrutement peuvent donc être très légères, car informelles. Il est courant que les parties se mettent d’accord par téléphone ou par e-mail.

    Les Sociétés Militaires Privées recrutent d’anciens militaires, bien formés et bien entraînés, particulièrement des membres des forces spéciales, John Geddes en est un exemple : ancien des forces spéciales britanniques, il était parmi les premiers Occidentaux à se rendre en Irak pour travailler comme contractor. Pour mieux comprendre les profils type de Sociétés Militaires Privées , l’étude d’une société américaine, MPRI et d’une société française Secopex est éclairante. Fondée en 1988 par huit généraux, la société Military Professionnal Rand Inc. est située à Alexandria, en Virginie. Elle se présente comme « la plus grande entreprise d’expertise militaire du monde ». En novembre 2000, elle crée l’Alexandria Group, chargé du secteur « formation-entraînement », dirigé par Joseph Wolfinger, l’ancien directeur de la formation du FBI. La société a à sa tête le général Carl E. Vuono, ancien chef d’état major de l’armée américaine, qui a joué un rôle important dans la planification de la guerre du Golfe. Son premier client est le Département de défense américain qui lui demande d’élaborer des cours pour ses colonels. En juin 2000, MPRI est rachetée par L3 Communication qui fusionne elle-même avec Titan Inc. La société new-yorkaise est spécialisée dans l’électronique et les communications militaires. La Military Professionnal Rand Inc. est l’illustration parfaite du phénomène de fusions-acquisitions, rachats et rapprochements qui s’opèrent dans la nébuleuse des Sociétés Militaires Privées. L3-Titan dispose alors d’une branche armée, allant de l’assistance au soutien aux forces armées, en passant par des opérations humanitaires. Secopex est l’unique société française qui se définit elle-même comme une société militaire privée « de type anglo-saxon ». Rappelant que ce ne sont pas des activités mercenaires, Pierre Marziali, président directeur général de la société, tué à Benghazi dans la nuit du 12 au 13 mai 2011 expliquait qu’ils « assurent des missions de formation et de conseil militaire, ainsi que des opérations en milieu hostile à l’étranger ». Les clients sont des États souverains ou des entreprises pétrolières ou gazières, entre autres, pour des contrats de droit français. La société comptabilise environ 1 500 à 2 000 employés, anciens militaires pour la plupart, exerçant des métiers de pilote d’hélicoptère à nageur de combat . Active depuis 2003, elle revendique immédiatement le statut de Société d’appui stratégique et opérationnel. Comme tout autre entreprise, elle propose des stages de formation, nécessitant quelques pré-requis, qu’il est possible de financer par les aides du Pôle Emploi ou de l’ANPE. Le stage proposant la formation de contractor est accessible aux personnes issues du Ministère de Défense ou de l’Intérieur, qui ont exercé le métier d’Agent de Protection Rapprochée (formation aussi proposée), ont suivi une formation initiale dans la protection et sont titulaires d’une licence de tir de plus d’un an.

    Comme toute société compétitive, les Sociétés Militaires Privées évoquent leur « transparence », et tentent d’offrir un visage apte à séduire leurs actionnaires et à rassurer leurs clients. Elles disposent de leurs propres services de marketing et de relations publiques, participent à des conférences, et se regroupent parfois en associations professionnelles.

    Jean-Marc DESANTI

  • Blitzkrieg ou Game Over

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    La France se trouve engagée, au moins dans trois guerres ou « opérations militaires d’envergure », Afghanistan, Libye et Côte d’Ivoire.
    Il est bien « humaniste » que la position première soit de se prononcer contre ces guerres, et évidemment « contre toutes les guerres ». Soit.
    Je suis contre ces guerres, contre la faim dans le monde, contre le SIDA, contre la neige en été, contre le racisme et les calvities précoces. On me dit « Indignez-vous ! », alors je m’indigne et tempête. C’est fait.
    Maintenant, tentons d’installer une position moins « humaniste » mais plus tristement humaine.
    La politique, c’est moche et violent. Et, comme le rappelle Carl von Clausewitz : « La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens, On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, « une certaine forme » de paix ».
    C’est ainsi, encore plus moche et plus violent.
    Mais, hormis le fait de jouer les Robinson en une île paradisiaque, si nous refusons de nous préoccuper de la politique, la politique,elle, s’occupe de nous jusqu’à la mise en guerre.
    On nous abreuve d’images de soldats, professionnels ou rebelles, de colonnes de blindés, en mouvement ou en cendres, de morts civils ou militaires, d’incendies, de bombardements. C’est du « déjà-vu ». Un quotidien de cruauté dans les relations internationales avec de très courts répits qu’exprimait parfaitement Valéry « et l’on nomme paix cet effort de tous contre tous ! »
    Nous en prenons acte et laissons aux pasteurs de nos âmes le sublime courage de réconcilier « des hommes et des dieux ».
    La question centrale et déterminante pour l’avenir des citoyens de notre pays n’est pas d’ordre métaphysique mais politique, mais pas de cette politique des évidences consternantes : « les talibans sont des égorgeurs, Kadhafi est cruel, Gbagbo n’était pas un vrai démocrate ».
    Allons plutôt au fond des choses dérangeantes : «  Pourquoi bombarder tel camp et pas tel autre ? Pourquoi tuer ces enfants, ces femmes et ces vieillards et pas ceux d’en face ? Comment se fait-il que l’ami d’hier devienne l’ennemi d’aujourd’hui ? ».
    La réponse est immédiate :« la communauté internationale unanime ……. condamne ». Traduisez, nous faisons la politique de notre allié, plus exactement nous sommes une force supplétive de notre puissant allié.
    Et pourquoi pas ? Ami des USA ce n’est pas « en soi » choquant. Il est préférable de choisir la force contre la faiblesse, de préférer la victoire à la défaite. Encore faut-il ne pas se tromper de monture et de destination. C’est précisément là le cœur de l’erreur. Les États-Unis d’Amérique sont une puissance en déclin.
    Devant la Chine, l’Inde et le Brésil, elle se disperse et comme tous les empires déclinants, pris de panique, jette ses forces dernières dans des guerres de rapines. Les brigands courent au pillage et raclent les fonds de tiroir avant la banqueroute.
    Ça à l’air, disent les médias sondeurs, de recueillir l’assentiment des européens.
    Vraiment ? Ces enfantillages de cours de récréation ? Ces conflits de pendard ? Ces turpitudes de malandrins gagne-petit ?
    Voulons-nous vraiment sauver l’Occident ? L’Hémisphère Nord ? L’Europe ? Sommes-nous vraiment lassés de ce bordel innommable ?
    Oui ? Alors d’accord, accrochons-nous au mât , ça va tanguer.
    1. Union militaire d’urgence entre l’UE et ce qui reste des USA et de la Russie.
    2. Écrasement total de la caste dirigeante Chinoise par tous les moyens.
    3. Destruction totale des organisations fondamentalistes sunnites ( pas des sunnites ! ) , ces gauchistes verts internationalistes, fauteurs de terreur, y compris « les monarchies pétrolières arabes »
    4. Alliance politique et militaire avec l’Iran, les chiites et leur clergé nationaliste ( Charbonnier est maitre chez soi ).
    5. Rétablissement de la pax romana Christiana au Moyen-Orient par la remise au pouvoir des chrétiens, au Liban, et la destruction de toutes les milices et de leurs pourvoyeurs.
    6. Annexion définitive de Gaza et de la Cisjordanie par Israël en contrepartie d’un statut juridique de Jérusalem, comparable au Vatican et de la création d’une CEM ( communauté économique méditerranéenne ) reposant sur un partenariat Israélo-Libano-Egyptien, s’inspirant du couple franco-allemand de la CEE.
    7. Autonomie politique totale de l’Amérique du Sud, en échange au Nord d’un repeuplement démographique d’Européens « de souche », de l’Atlantique à l’Oural.
    8. Indépendance absolue de l’Afrique subsaharienne, en échange de l’établissement d’une entité, lointaine cousine Indo-européenne, par la refondation du royaume berbère d’Afrique du Nord.
    9. Exfiltration des tribus blanches d’Afrique noire contre le retour en Afrique des tribus noires de l’Europe blanche.
    10. Élaboration d’un projet de survie écologique mondial, d’inspiration « solidariste »
    Alors Français, européens et peuples de la planète, voulez-vous un nouveau type de guerre ou la continuation de la chienlit ? Voulez-vous ensemble et pour une fois, d’une manière originale et radicale remettre de l’ordre face à la violence ou accompagner la décadence et la mort de notre Histoire commune ?
    On vous a imposé la barbarie contre le socialisme « à visage humain », il ne vous reste comme choix que La blitzkrieg ou le Game Over.
    Par Jean-Marc DESANTI – JSSNews
  • Désormais, les Etats-Unis ne sont plus une république

    Press TV : Nous entendons dire que Michael Mukasey est le dernier en date des Procureurs Généraux du Président (Bush) à être mis en examen… Cette fois-ci, il est question de ses conversations avec Bush et Cheney. Cela démontre-t-il que le Congrès parle sérieusement, lorsqu'il envisage de demander des comptes à l'exécutif ?

    Gore Vidal : Non, le Congrès n'a jamais été aussi pleutre, ni aussi corrompu qu'à l'heure actuelle. Tout ce que Bush a à faire, c'est de s'assurer que certaines sommes d'argent vont bien dans les poches de certains membres importants du Congrès, et que cela mettra un terme définitif à toute enquête sérieuse. Certes, il y a bien un Congressistes extrêmement courageux (l'exception confirmant la règle), Denis Kucinich, qui a déposé un projet de loi d' « impeachment » [une procédure permettant de déclarer le président des Etats-Unis inepte (oups : inapte) à poursuivre l'exercice de ses fonctions, ndt] devant la Chambre des Représentants. Mais ladite Chambre devrait en premier lieu exprimer sa défiance envers le président, et ce n'est qu'en second lieu que la procédure serait le cas échéant transmise au Sénat, en vue d'un procès. Toutefois, rien de tout cela n'adviendra, parce qu'il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé, mis à part M. Kucinich, qui a le courage de s'attaquer à un président en exercice qui n'est rien d'autre qu'un mafioso.

    Lire la suite : http://www.alterinfo.net:80/-Desormais,-les-Etats-Unis-ne-sont-plus-une-republique-,-affirme-Gore-Vidal_a21295.html?preaction=nl&id=8017594&idnl=36659

  • ZEITGEIST

  • Chomsky: US public irrelevant

    2008623205158839371_5.jpgNoam Chomsky, the renowned US academic, author and political activist, speaks to Avi Lewis on Al Jazeera's Inside USA. They discuss whether the US election this year will bring real change, the ongoing conflict in Iraq and why Americans should look to their Southern American counterparts for political inspiration.

    Avi Lewis: I'd like to start by talking about the US presidential campaign. In writing about the last election in 2004, you called America's system a "fake democracy" in which the public is hardly more than an irrelevant onlooker, and you've been arguing in your work in the last year or so that the candidates this time around are considerably to the right of public opinion on all major issues. So, the question is, do Americans have any legitimate hope of change this time around? And what is the difference in dynamic between America's presidential "cup" in 2008 compared to 2004 and 2000?

    Noam Chomsky: There's some differences, and the differences are quite enlightening. I should say, however, that I'm expressing a very conventional thought – 80 per cent of the population thinks, if you read the words of the polls, that the government is run by a few big interests looking out for themselves not for the population [and] 95 per cent of the public thinks that the government ought to pay attention to public opinion but it doesn't.

    As far as the elections are concerned, I forget the exact figure but by about three to one people wish that the elections were about issues, not about marginal character qualities and so on. So I'm right in the mainstream.

    There's some interesting differences between 2004 and 2008 and they're very revealing, it's kind of striking that the commentators don't pick that up because it's so transparent.

    The main domestic issue for years … is the health system - which is understandable as it's a total disaster.

    The last election debate in 2004 was on domestic issues ... and the New York Times the next day had an accurate description of it. It said that [former Democratic presidential candidate John] Kerry did not bring up any hint of government involvement in healthcare because it has so little political support, just [the support of] the large majority of the population.

    Lire la suite : http://english.aljazeera.net/news/americas/2008/06/2008624202053652281.html

  • LES ENFANTS D’ ISRAEL

    Un petit cadeau pour tous les antisémites qui pensent encore que tous les juifs, les sionistes ou les israéliens sont mondialistes et pro-américain… Qu’ils écoutent attentivement les paroles ! Pour les autres un moment de joie pure.

    Que ceux qui ont des oreilles entendent .