10.05.2008

تطور الوضع في لبنان من قبل ساعة وساعة

 (Samedi, 10 mai 2008 - 16h00)

616474910.jpgCinq personnes ont été tuées samedi lors de violents combats armés entre des partisans de la majorité et de l’opposition dans une ville du nord du Liban, a déclaré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Les affrontements avaient lieu dans la localité de Halba, chef-lieu de la région du Akkar, entre des militants du Parti social nationaliste syrien (opposition) et des partisans du Courant du Futur (majorité).

Le bilan des combats qui ont débuté mercredi au Liban s’élève à au moins 23 morts.

Le responsable des services de sécurité a indiqué qu’il y a avait des civils parmi les personnes tuées à Halba.

La crise politique qui dure au Liban depuis novembre 2006 a dégénéré cette semaine en de sanglants affrontements qui ont notamment vu les combattants du Hezbollah chasser les partisans du bloc au pouvoir des quartiers de l’ouest de Beyrouth.

Des combattants du Hezbollah étaient d’ailleurs toujours présents samedi dans l’ouest de Beyrouth, au lendemain de la prise de contrôle du secteur, dénoncée par la majorité parlementaire comme un coup d’Etat.

Samedi cependant, la vie a repris timidement après des combats de rue qui ont fait 11 morts jeudi entre des combattants du Hezbollah, seul mouvement à ne pas avoir désarmé, et des partisans de Saad Hariri, un pilier de la majorité parlementaire appuyée par l’Occident. Au total 18 personnes ont péri dans les affrontements à travers le Liban.

Ces combats, les pires depuis la guerre civile (1975-1990), ont fait craindre un nouveau conflit armé alors qu’une crise paralyse les institutions politiques depuis fin 2006, l’opposition et la majorité divergeant sur un partage du pouvoir.

Des combattants du Hezbollah et d’un autre mouvement chiite, Amal, en nombre limité, étaient toujours visibles dans le secteur d’où ils avaient chassé la veille les partisans de Saad Hariri, dont le groupe médiatique —télévisions, journal et radio— ont dû fermer après des menaces du Hezbollah.

“La présence des éléments armés a diminué de manière significative et il n’y a plus de danger pour les civils”, selon un porte-parole de l’armée.

L’armée libanaise, traditionnellement chargée au Liban du maintien de l’ordre, était aussi fortement présente sur les principaux axes de la capitale, y installant des barrages. Mais les soldats avaient reçu l’ordre de ne pas intervenir dans les combats, de crainte d’une scission au sein de la seule institution encore solide et unie au Liban.

Les militaires se sont contentés notamment de protéger les institutions officielles, comme la Banque centrale ou le siège du gouvernement.

“C’est la première fois que je quitte ma maison depuis la nuit de jeudi”, dit Samia, en se dirigeant vers une banque à Hamra. “Mais je crois que c’est un calme temporaire”.

La route menant à l’aéroport international de Beyrouth, où aucun vol n’était prévu, est toujours bloquée par des pneus et des monticules de terre placées par le Hezbollah.

Quelques hommes armés se trouvaient sur cette route, selon un journaliste de l’AFP.

Les étrangers, entretemps, continuaient de quitter le pays par la route via la Syrie, alors que la Turquie et le Koweït poursuivaient l’évacuation de leurs ressortissants.

Face à l’escalade, une réunion ministérielle d’urgence des pays arabes, à l’appel de l’Egypte et de l’Arabie saoudite, se tiendra dimanche au Caire.

Le lendemain, le groupe informel des “Amis du Liban”, qui compte une quinzaine de pays et organisations internationales, a prévu une conférence téléphonique pour évaluer la situation, selon un responsable du département d’Etat américain. “Après cela, nous étudions la possibilité de consultations à New York, dans le cadre du Conseil de sécurité”, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont de nouveau apporté leur soutien au gouvernement de Fouad Siniora et dit leur volonté de voir le Hezbollah “rendre des comptes”, mais sans dire comment.

Les violences au Liban avaient éclaté mercredi quand une grève sur des revendications sociales avait été transformée par le Hezbollah en un mouvement de désobéissance civile qui a dégénéré en heurts.

Ces heurts se sont intensifiés après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah qui a qualifié jeudi de “déclaration de guerre” des décisions du gouvernement liées au réseau de télécommunications du mouvement et sommé le cabinet de revenir sur ces décisions et d’accepter un dialogue national.

“Siniora reviendra-t-il sur ces décisions ou démissionnera-t-il et résoudra la crise” ? a demandé le quotidien libanais de l’opposition Ad-Diyar.

“Impasse politique et insécurité : la victoire à la Pyrrhus du Hezbollah”, écrit le quotidien francophone proche du gouvernement L’Orient Le Jour.

Cependant le ministre des Sports et de la Jeunesse Ahmed Fatfat a exclu que le gouvernement revienne sur sa décision. “Il serait plus facile pour le gouvernement de démissionner que de révoquer sa décision”, a-t-il dit.

09.05.2008

Liban : il faut stopper l’Iran !

473039656.gifLa guerre – en la matière, il n’y a pas d’autre terme à utiliser – qui embrase à nouveau le Liban n’a rien de surprenant. Sur Rebelles.info, David Bescond revient sur les prémices de ce nouveau conflit au Pays du Cèdre. Par ailleurs, les autres informations que je reçois ce vendredi 9 mai, en début de matinée, permettent de redouter, à moins d’un cessez-le-feu, une réaction en chaîne qui ne concerne pas seulement le Liban.

 

Vendredi 9 mai, au matin (1), sur rebelles.info, David Besond rappelle qu’il écrivait, dès le 31 mars (2), puis, à nouveau, le 14 avril (3) :

 

« le Hezbollah avait reçu le feu vert de Damas et de Téhéran pour renverser le gouvernement de Fouad Siniora afin de s'assurer les coudées franches pour un conflit d'envergure avec Israël, qui impliquerait également le Hamas. Cependant le Hezbollah n'avait pas prévu de prendre l'initiative aussi rapidement. C'est une ordonnance du gouvernement libanais qui a mis le feu aux poudres.

 

Mardi le gouvernement de Fouad Siniora a, en effet, annoncé qu'il lançait une enquête sur le réseau de télécommunications, parallèle et illégal, installé à Beyrouth et dans le sud du Liban par le parti chiite Hezbollah, avec "l’aide de l'Iran", ce qui constitue une "violation de la souveraineté de l'Etat". Le gouvernement a affirmé qu'il allait remettre des documents démontrant "l’implication d'organismes iraniens" dans la construction de ce réseau. Mais surtout, le même jour, le gouvernement a également décidé de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, Wafiq Choukair, proche du Hezbollah. Pourquoi ?.

 

- Les autorités venaient de découvrir qu'un système sophistiqué de caméras de surveillance permettait de surveiller les mouvements de personnalités anti-syriennes et de responsables étrangers en visite à Beyrouth. De fait, toutes les personnes proches du gouvernement, les hommes d'affaires ou les émissaires des pays soutenant le gouvernement libanais et qui transitaient par l’aéroport étaient systématiquement espionnés par les agents du Hezbollah et donc par la Syrie et l'Iran. Ce qui pouvait poser de sérieux problèmes pour la sécurité de ces personnalités.

 

Mais, plus important encore, le contrôle de l'aéroport par le Hezbollah lui permettait d’organiser la contrebande d’armes et de munitions en provenance de Damas et de Téhéran. On comprend dès lors pourquoi la décision du gouvernement de démettre l'homme-lige de la milice chiite à l'aéroport fut, pour le Hezbollah, un casus belli. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ne s'y est pas trompé qui a affirmé que la décision du gouvernement libanais était une "déclaration de guerre" et a promis que la crise ne serait pas résolue si le gouvernement ne revenait pas sur ses décisions, l’accusant de vouloir désarmer le Hezbollah.

 

Il a ainsi exigé du gouvernement qu'il annule sa décision de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth. Presque un aveu ! Voilà pourquoi le Hezbollah est dans l'obligation de mener son offensive contre le gouvernement légitime du Liban plus tôt qu'il ne l'avait envisagé. Le gouvernement, sauf à perdre toute crédibilité, ne peut pas céder. »

 

Et Bescond (Rebelles.info), de conclure

 

« Reste à savoir si Damas et Téhéran verront d'un bon oeil cette offensive prématurée. La réponse à cette interrogation déterminera la suite des événements. »

 

Le même vendredi 9 mai à 8H.56 Clément Dossin, de Reuters, écrit :

 

« des scènes de guérilla urbaine (ndlr : le terme est idiot) se sont déroulées depuis jeudi après-midi dans la capitale libanaise, dont le Hezbollah a largement pris le contrôle (...) Le Hezbollah a pris le contrôle d'une grande partie de Beyrouth, dont des organes de presse progouvernementaux, au troisième jour d'une campagne de désobéissance, qui a fait au moins 10 morts et 20 blessés.

 

Le bruit sourd des grenades et le crépitement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit, rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990. Vendredi matin, des hommes fidèles au Hezbollah ont pris le contrôle de la chaîne de télévision progouvernementale Future News (...) les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié, Amal, autre milice chiite, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du groupe Future (...) Des hommes armés ont également investi les locaux du journal Al Moustakbal (...).

 

Et Clément Dossin de conclure :

 

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante »,

 


On peut encore lire, ce vendredi 9 mai, sur Guysen International News :

 

« des milices chiites apparentées au Hezbollah ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Beyrouth. Les violents affrontements entre le Hezbollah et l'armée se poursuivent dans la capitale pour le 3e jour consécutif. La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a annoncé que les hommes de son mouvement ont incendié les locaux du journal appartenant au chef de la majorité anti-syrienne Saad Hariri ».

 

Toujours vendredi 9 ; Lefigaro.fr, avec l’Agence France Presse et Associated Press, informe écrit :

 

« Pour le troisième jour consécutif, les combats ont repris vendredi matin à Beyrouth, entre sympathisants de la majorité anti-syrienne et ceux de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran. De quoi faire craindre une nouvelle guerre civile au Liban, comme en témoigne cette Une du quotidien francophone, «L'Orient Le Jour» : "Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues". »

 

L'éditorialiste Issa Goraieb écrit :

 

« Pour la République tout entière, c'est tout autant, désormais, une question de vie ou de mort. Au lendemain du discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une "déclaration de guerre" du gouvernement libanais, des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers sunnites de l'ouest de Beyrouth ».

 

Nadim Moulla, PDG de la chaîne propriété de la famille Hariri, Future News déclare :

 

« Par ailleurs, de violents affrontements ont lieu dans le district mixte, sunnite, chiite et chrétien de Hamra. Des hommes armés du Hezbollah ont également mis la main sur la chaîne de télévision progouvernementale. Des hommes armés ont encerclé l'immeuble de Future TV, dans le district de Sanayeh, à l'ouest de Beyrouth, et ont demandé, via le commandement de l'armée, la fermeture de la chaîne (...) Toute la nuit et jusqu'à vendredi matin, des tirs d'armes automatiques et de roquettes de type RPG étaient entendus, notamment dans l'ouest de la capitale, où se concentrent les combats entre membres du Hezbollah qui dirige l'opposition et ceux du Courant du Futur, parti d'un pilier de la majorité Saad Hariri (...) Le trafic aérien est toujours paralysé. Le port de Beyrouth a également cessé toute activité ».

 

Je note, pour conclure, que les casques bleus de la Finul n’ont pas empêché l’expansion foudroyante au Liban de la légion mercenaire étrangère du Hezbollah, téléguidée et financée par l’Iran nucléaire génocidaire. Une fois de plus les médias et les organisations internationales ont fait la sourde oreille aux mises en garde d’Israël, qui n’a pourtant cessé de fournir les preuves de l’expansionnisme iranien au Liban. Une fois de plus, la complaisance des médias et l’inefficacité de l’ONU mettent le Liban à feu et à sang. Même si, par hypothèse, le Hezbollah agit depuis quelques jours sans le feu vert iranien – ce dont je doute – cela ne change rien au fond du problème, à savoir : quand donc le monde comprendra-t-il que la présence du Hezbollah au Liban s’inscrit dans la volonté iranienne de détruire Israël et de s’étendre au Proche- et au Moyen-Orient ?

 

© Miguel Garroté

 


(1) http://www.rebelles.info/article-19406510.html
(2) http://www.rebelles.info/article-18161427.html
(3) http://www.rebelles.info/article-18570273.html

 

 

Mis en ligne le 09 mai 2008, par M. Macina , sur le site upjf.org

 

08.05.2008

Tensions entre le Hezbollah et le gouvernement libanais

104027130.jpgLa violence armée semble gagner du terrain au Liban entre les autorités officielles et le Hezbollah. L'organisation terroriste vient de prendre une initiative qui risque d'envenimer ses relations avec le régime en place en paralysant les activités du seul aéroport international du pays, à Beyrouth. Pour cela, elle a bloqué les voies d'accès au terminal et des artères de la capitale libanaise.

Réagissant à ces mesures, la compagnie aérienne nationale du Liban, Middle East Airlines, a annoncé qu'elle interrompait tous ses vols pendant 12 heures, "en attendant des développements positifs" comme elle l'a précisé dans le communiqué officiel qu'elle a publié.

Le Hezbollah a effectué cette démarche hostile pour protester contre l'attitude du gouvernement en place, soutenu par les Etats-Unis et par d'autres pays occidentaux. Les leaders de l'organisation terroriste ont indiqué qu'ils envisageaient d'autres actions du même genre en guise de protestation contre la politique des autorités. De son côté, le gouvernement libanais a décidé de sanctionner le Hezbollah en refusant par exemple de permettre le fonctionnement de son réseau d'informations  à travers le Liban.

Autre motif de conflit entre le Liban et le Hezbollah: l'organisation terroriste a été accusée par les autorités d'avoir photographié en secret différents vols en partance de l'aéroport de Beyrouth. Le gouvernement libanais craint que ces clichés soient utilisés par la suite pour la préparation d'un attentat. Le porte-parole du Hezbollah a bien entendu réfuté ces allégations, prétendant qu'il s'agissait de "médisances trahissant les frayeurs du pouvoir".

Claire Dana Picard ( arouts 7)

01.04.2008

Kriegspiel

Je sais que l’émotion est mauvaise conseillère mais il se trouve que j’ai porté le béret rouge assez longtemps pour que certaines victimes du Drakkar évoquent chez moi plus que des noms : des visages connus ,des rires , l’indicible union des paras . J’en fais donc une affaire personnelle . J’essayerais, cependant, d’aller au-delà …
Au-delà donc, de la condamnation légitime du Hezbollah, il convient de se demander pourquoi « les diplomates » tiennent tellement compte du poids du Hezbollah ?
Le Hezbollah a évolué d'une posture de milice communautaire islamiste (chiite) dans les années 1980-90 vers un nationalisme pan libanais depuis 10 ans environ . En effet, la majorité actuelle issue de la mort de R. Hariri (Mouvement du 25 mars) et rassemblant les sunnites, certains druzes et les chrétiens des Forces Libanaises et ex-Phalanges est très conflictuelle dans ses relations avec l'Arabie Saoudite et le djihadisme sunnite tendance Al-Qaeda...
555478351.jpgIl n'est pas certain que la présence résiduelle d'un groupe de palestiniens proches « d'Al Qaeda en Irak » dans le nord du Liban soit un phénomène indépendant de la politique intérieure libanaise. Depuis 2001-2002 (chute des Talibans), 2003 (chute de S.Hussein) et l'été 2006 (guerre Liban-Israël), l'Iran et le chiisme a le vent en poupe...
En effet, l'Iran débarrassée de la puissance ses ennemis voisins et les pertes infligées à Israël (civiles et militaires) ont fait de H. Nasrallah la nouvelle icône de la rue "arabe" loin devant Ben Laden... En même temps, l'alliance nouée entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre (CPL) du général Aoun est un signe fort de la nouvelle place du Hezbollah et de son évolution vers la "Libanité", conçue au-delà des rivalités communautaires dont le Pays du Cèdre a souffert depuis 1975. Cet accord, voulu par le général Aoun a pour but de réduire les tensions entre Chrétiens et Chiites libanais et de dépasser les clivages communautaires pour mettre en place un vrai Etat-nation sur le modèle européen . Le Hezbollah n'a pas trahi l'accord, puisque l'agression qu'il a commise contre Israël fut légitimée par le CPL (plus de 50% des Chrétiens libanais se reconnaissaient en lui) .
Personne au Liban n'a oublié l'opposition d'Aoun à Israël entre 1982 et 1989 et la Guerre de Libération qu' il mena - il était alors Premier Ministre intérimaire - contre l'armée Syrienne entre 1989 et 1991. Si aujourd'hui il a fait la paix et noué un accord politique avec un parti jugé "prosyrien" alors que la Syrie fut son grand ennemi c'est parce qu'il pense qu'il faut cesser les querelles vieilles de vingt ans. Quant aux liens avec l'Iran que l'on attribue au Hezbollah, ils sont réels, mais de moins en moins politiques et surtout d'ordre religieux. Les fonds du Hezbollah viennent en grande partie de la riche diaspora libanaise chiite (Amérique latine et Afrique de l'ouest) et de moins en moins de l'Iran. Son évolution vers un nationalisme pan libanais pourrait être le garant d'une limitation de l'influence syrienne et iranienne à terme. De plus, le Hezbollah est le meilleur contrepoids au djihadisme sunnite (wahhabite ou Frères musulmans) tendance Al Qaeda.
En Irak, l'Armée du Mahdi de Moqtada al Sader (résistance chiite) évolue comme le Hezbollah vers le nationalisme irakien non communautaire (opposition à AL Qaeda, et aux influences saoudiennes et même... iranienne). Il a tendu la main avec succès aux résistants sunnites (ex-baasistes et tribus locales). 1026224231.jpg
Aujourd'hui , le chiisme est moins menaçant que le djihadisme sunnite, qui lui est internationaliste, cherche un conflit de civilisations et nie les réalités culturelles et nationales des pays où il agit (Égypte, Maghreb Soudan... ).
Le chiisme est converti au nationalisme de par son histoire, le sunnisme radical dans sa version Al Qaeda est une organisation terroriste à l'échelle planétaire .
Les monarchies sunnites conservatrices (Arabie Saoudite surtout) sont de facto alliés contre l'émergence iranienne et chiite au Moyen Orient, il est évident que la présence d'islamistes sunnites au nord Liban permettrait de contrebalancer l'influence du Hezbollah. De même qu'en Irak, les terroristes d'Al Qaeda tuant bien plus de civils chiites que de soldats US servent indirectement la cause des États de la région hostile à l'Iran...
Le Hamas et le DJihad islamique palestiniens, les résistants sunnites irakiens et l'Alliance du Nord afghane ainsi que les Talibans depuis peu sont devenus des adversaires à la politique d'Al Qaeda, tout comme le Hezbollah et Al Sader en Irak. L'Iran et le chiisme rassemble au-delà du camp chiite, en accueillant des sunnites et des chrétiens, ainsi que des nationalistes arabes laïcs.

Projet national contre projet internationaliste…A suivre. Mais pour Israël, pas question de baisser la garde… Les fronts se multiplient.

Jean-Marc DESANTI