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identité

  • Afrique du Sud : de la légende aux tripotages ?

     

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    (Paris) - Nous en avions tous tant rêvé de cette Afrique du Sud, symbole d’une nation arc-en-ciel. Nous avions été si joyeusement émus ce 11 février 1990 lorsque nous vîmes Madiba, surnom donné à Nelson Mandela eu égard à sa tribu d’origine, le poing levé en compagnie de son épouse Winnie dont il était séparé depuis vingt-sept ans ! Nous n’étions pas nés ce 21 mars 1960 lorsque soixante-neuf personnes périrent, fauchées par les balles de la police blanche de l’apartheid à Sharpeville. Nous avions tellement espéré quand Madiba devint le premier président noir de la république d’Afrique du Sud et prêta serment le 10 mai 1994 à Pretoria… 

    Après cinq années de présidence, lui qui évita au pays de sombrer dans le sang, Nelson Mandela annonce en janvier 2005 que son fils aîné Makegatho vient de mourir du sida. Dans un pays qui comptait cinq millions de séropositifs, où les malades étaient traités en pestiférés, où cette infection était considérée comme le pire des châtiments inavouables, Madiba avait osé. Le dire et critiquer ouvertement son successeur Thabo Mbeki, qui niait publiquement le lien entre VIH et sida…

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    Jeudi 25 septembre, Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela à la tête du pays, quittera ses fonctions de président de la république, renvoyé par son propre parti, le Congrès national africain (ANC), sous l’accusation d’avoir influencé la justice contre son rival Jacob Zuma. Kgalema Motlanthe devrait assurer l’intérim jusqu’aux élections générales du deuxième trimestre 2009.

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    La renaissance africaine, ce grand dessein que Thabo Mbeki désirait pour l’Afrique, s’est arrêtée aux portes de son propre parti. Lui, qui se voyait en meneur et guide, fédérant derrière l’Afrique du Sud les pays frères de tout le continent, a oublié les townships. Contrairement à ses compagnons de lutte, enfermés dans les geôles de l’apartheid, Thabo Mbeki vivait en exil, loin des cailloux du pénitencier de Robben Island. C’est peut-être durant ces années de séparation de la terre natale que s’immisça le poison de l’altération des dures réalités sud-africaines.

    Et demain ? Mandela, Mbeki et probablement Zuma. Ancien membre actif de la branche armée de l’ANC, Umkhonto We Sizwe, le fer de lance de la nation, Jacob Zuma, autodidacte qui a appris à lire et écrire à Robben Island, est inculpé de corruption, de fraude, de blanchiment d’argent… dans l’enquête impliquant le groupe d’armement Thales, ex-Thomson CSF. Le procès devrait s’ouvrir en décembre 2008, à quelques mois de l’élection présidentielle…

    http://africamix.blog.lemonde.fr/2008/09/23/afrique-du-sud-de-la-legende-aux-tripotages/

  • Slavicis!

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    SLAVICIS jest stroną poświęconą Słowiańszczyznie i Panslawizmowi. Naszym celem jest propagowanie ideii kulturowej i językowej jedności Słowian.

    SLAVICIS это сайт, который просвещён славянизму и панславянизму. Наша цель заключается в распространении идеи культурного и лингвистического единства славян.

    SLAVICIS je blog věnovaná Slovanům a Panslavismu. Naší snahou je prosazovat myšlenku kulturní a jazykové jednoty všech Slovanů.

    SLAVICIS је интернет презентација посвећена славизму и панславизму. Циљ нам је да развијамо идеју културног и лингвистичког јединства свих Славена.

    SLAVICIS е блог посветен на Славянството и Панславизма. Нашата цел е да съдействаме за pазпространяването на културно-езиковото единство на всички славяни

    SLAVICIS Наша ідея полягає у тому, щоб просувати ідею культурного і лінгвістичного об'єднання слов'ян

    SLAVICIS is the blog devoted to Slavdom and Panslavism. Our aim is to promote the idea of cultural and linguistic unity of all the Slavs.

    SLAVICIS est dedié à la slavitude et au panslavisme. Notre mission est de propager l'unité culturelle et linguistique des slaves.

    HTTP://SLAVICIS.PL

  • Sur les traces de notre plus longue mémoire, à la poursuite du Soleil invaincu...

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    Dans un monde où beaucoup de femmes et d’hommes de nos peuples Européens cherchent une lumière dans la nuit, la quête des origines donne un fil conducteur… Toute culture n'existe que dans le combat et ne se développe que par le combat, le combat pour l'existence, le combat pour la vie !

    L'importance de ce combat culturel se traduit par la fondation de cercles destinés à aborder les aspects les plus variés ; archéologie, chant, ornithologie, mythologie, sculpture ...

    Bon Solstice à tous et à toutes… Une longue marche qui continue.
    Par ailleurs, faites le savoir, Terre et Peuple a refait son site Internet : http://www.terreetpeuple.com/

    Il est encore en phase d’ « enrichissement ».  Toute contribution digne d’intérêt pourra y être intégrée… sans exclusive aucune, et toujours au service de notre plus longue Mémoire. Faites nous connaitre vos articles ou citations préférées, vos blogs, et sites ; là encore s’ils sont de notre famille, nous les ajouterons à notre rubrique «  La Résistance Identitaire  ».

  • L'Europe est-elle chrétienne, par Pierre Vial (partie 1)

     

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    On parle beaucoup de l'Europe ces temps-ci, et c'est bien - même si le prétexte en est électoral et même si trop souvent, pour ne pas dire toujours, l'Europe dont il est question est celle de Bruxelles, c'est à dire une caricature technocratique, économiste, politiquement correcte, qui n'est pas et ne peut être notre Europe.

    Mais parler de l'Europe contribue à lui donner une possibilité d'existence et peut permettre, qui sait, un jour, le surgissement de cette Europe identitaire que nous voulons, celle des terres et des peuples riches tout à la fois de leur diversité et d'une unité fondamentale.

    Unité ? Utiliser ce mot en le faisant suivre d'un point d'interrogation c'est poser, en fait, la question de l'identité européenne.

    Lire la suite : http://www.terreetpeuple.com/histoire/l-europe-est-elle-chretienne-par-pierre-vial-partie-1.html

  • Ne pas craindre, ne pas subir, ne pas abandonner

     

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    Cette nuit, nous savons que nous serons seuls. Chacun a choisi le lieu de sa retraite et de sa méditation. Moi, je pars sur une île. Je vais voir sombrer dans une mer sans couleur le dernier soleil de l'année.

    Quand le bateau repart pour le continent, nous restons à nous attarder sur la cale. Très vite, le bruit du moteur est rongé par la brume. Des oiseaux crient, invisibles. Dans mon île, il n'y a pas d'hivernants. Les touristes ne rôdent pas dans l'Ouest à la mauvaise saison. Les chemins sont déserts sous les arbres dépouillés.

    Nous restons entre nous, entre gens simples. Il y a les gardiens du phare, la patronne de l'hôtel qui se plaint toujours de ses mauvaises jambes et de la morte saison, les pêcheurs aux tignasses emmêlées, le fermier au péril de la mer, le curé avec sa grande barbe grise et ses pantalons ra­piécés de matelot. Nous sommes au bout du monde. Les enfants imaginent les villes illuminées, là-bas, à plus d'une heure de bateau. Les vieux s'attardent dans le jour qui fuit. Pour eux, le prochain voyage vers la grande terre se fera les yeux fermés dans le roulis éternel.

    La fin de l'année, c'est encore l'automne, l'arrière saison. Il ne fait pas froid. Une pluie fine grignote les battements d'une cloche. Ce soir, le vent est tombé et les fumées mon­tent toutes droites au-dessus des maisons écrasées par le ciel gris, immense, presque noir maintenant.

    L'île que je voyais encore tout à l'heure du haut du fort avec ses plages désertes où pourrissent les bateaux, avec ses marécages et ses landes, l'île s'est endormie dans l'odeur du varech humide, du lait frais et de l'ajonc brûlé.

    Les gens d'ici maintenant doivent dormir sous les gros édredons de satin rouge. Les meubles craquent dans la nuit comme les membrures d'un navire. Immobile, une goélette poursuit son voyage dans une bouteille, en plein cœur de l'église.


    Le bruit de la mer est comme une respiration régulière.

    Qui suis-je en train de tromper ? Ces gens simples qui ne font pas de « politique» - on a déjà bien assez de mal pour gagner sa vie. Ces amis ardents qui veulent bâtir un royau­me ? Ceux qui attendent sur le bord du chemin ? Ceux qui travaillent en silence ? Ceux qui sont comme du pain très blanc et très fin sous l'écorce crevassée telle une paume de paysan ? Me voici étranger et désarmé. Comment dire aux gens intelligents que nous nous battons pour des choses simples ? Comment dire aux gens simples que nous nous battons pour des choses intelligentes ? Il faudrait si souvent se taire. Laisser les horloges moudre les heures, retrouver tout doucement cette union sans phrases avec un peuple sans détours.

    Mon île est au bout du monde. Elle est si basse sur la mer, il y a tant de brume certains jours d'hiver, que le continent ne voit plus ces rochers qui viennent respirer à la surface de l’eau. On croit parfois qu'ils vont plonger, disparaître. Mais mon île est un monde bien réel avec sa longue centaine d’hommes, de femmes, d'enfants.
    Les gens de mon île savent que l'eau est glacée au petit matin, que le poisson se vend mal sur la côte voisine, que ceux qui ont péri en mer n'auront jamais une place au ci­metière. Ils savent qu'on ne ruse pas avec le vent, que le courant fait la loi et que la marée mesure le temps.

    L’herbe gorgée d'eau salée est douce sous le pied, mais les épines et les ronces déchirent les mains. Un fagot de bois arrache une vieille épaule. Le granit pèse aussi lourd que le monde.

    Dans mon île, je n'ai pas appris de grandes choses ; je n'ai pas découvert les lois qu'il faut donner à l'État, ni comment faire pour que les impôts soient utiles et les armées efficaces. Mon île, qui n'est même pas une commune, ignore l’expansion économique et le fédéralisme politique. Ici, les gens se soucient peu de la Normandie, de la France et de l’Europe. Ils trouvent seulement que les touristes allemands ressemblent aux plaisanciers britanniques et qu'on ferait mieux de s'entendre une bonne fois plutôt que de mobiliser les inscrits maritimes pour les faire tuer aux Dardanelles, à Dunkerque, à Dakar, à Haïphong ou à Nemours.

    Ce n'est pas dans mon île, minuscule royaume de sables, de dunes et de galets, que j'ai appris les lois de la bataille politique où nous nous sommes lancés pour prendre à bras-le-corps tout un continent. Mais c'est pourtant là-bas que je m’en vais quand je veux retrouver le sens profond de toutes choses en ce monde. Pourquoi tant de misères acceptées et tant de joies inattendues? Pourquoi ces jeunes marins qui ne reviendront plus et ces vieillards qui n'arrivent pas à mourir ? Pourquoi des actes absurdes, pourquoi des amis inoubliables, pourquoi des fleurs fanées?

    Dans mon île, j'ai appris ce qui était autrefois et ce qui demeure aujourd'hui le plus nécessaire: ne pas craindre, ne pas subir, ne pas abandonner.

    Notre action est exactement semblable à celle du pêcheur qui repart en mer après une tempête, les filets déchirés, le matériel perdu, le porte-monnaie vide. L'océan attend le labour de son bateau comme l'Europe attend 1e labour de notre charrue. Le mauvais temps ne nous rend pas amers, ni tristes. Nous sommes juste un peu fatigués. Les yeux se fer­ment certaines heures à la barre. On imagine le soleil, une plage, la joie...

    Dans mon île, on ne se pose pas de questions. On trouve d'instinct ce qui est nécessaire et ce qui est inutile. On ne lit guère le journal, mais on consulte souvent le baromètre. On croit plus volontiers ce que votre père vous a appris que ce qu'on entend à la radio. On aime mieux ceux qui sont proches que ceux qui sont étrangers. On ne cherche pas tellement à comprendre pourquoi il faut travailler, mais comment.

    Ce qui compte, ce sont des choses réelles, solides sous la main. Un casier à réparer, un état à remplir, une vie à sauver.

    Je ne pense pas que je puisse apprendre quelque chose aux gens de mon île. Mais ce matin, quand le soleil de l'an nouveau se lève, je sais qu'il va éclairer, avant mon île, tout un continent, là-bas vers l'est, qui émerge du sommeil et de la si longue nuit.

    Immense et rouge, le soleil illumine une année nouvelle. Les rochers sont comme des aiguilles sombres. Des paillettes jaune pâle scintillent sur la mer. Mon île, mon pays, mon peuple, mes amis saluent le soleil.

    Et lentement, tu surgis du sommeil. J'ai veillé sur toi pendant toute cette nuit, ô mon Europe aux longs cheveux d'or dénoués sur mon épaule. Ouvre les yeux, vois, nous allons partir ensemble, pour une île immense, hérissée de cathédrales et de stades. Nous naviguerons du Cap Nord au détroit de Gibraltar, de la mer d'Irlande au golfe de Corinthe. Nous découvrirons les Shetlands et les Cy­clades, les Baléares et les Lofoten, îles innombrables de ta couronne, merveilleux royaume de ta beauté et de ta puis­sance, sous le grand tournant du soleil.

    Viens, c'est une année nouvelle.

    Jean MABIRE

    Paru en 1965 dans l’Esprit Public
    Repris dans le recueil Contes d’Europe III, 1992 éditions du Flambeau.

  • Les hérétiques

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    Il y a « les jeunes », ceux qui volent, violent, trafiquent,tabassent à dix contre un, écoutent du rap, ont l’accent des banlieues, roulent en BMW,se vautrent dans leur éternel survêtement et au moindre bobo, vont pleurer dans le giron ranci de SOS racisme ou du MRAP. Ce sont les voyous d’une société mondialisée déliquescente .

    Et il y a les jeunes européens qui préfèrent l’effort aux combines, la marche éprouvante aux vapeurs de l’alcool et l’ascension vers les sommets aux volutes des dérivés du cannabis.

    Ils se préparent aux combats futurs contre les barbares et sont les dignes héritiers de Jean de Brem , de Jean Moulin et de Robert Dun.