03.12.2009
DE L’IDENTITE NATIONALE

Peut être, quand on s’appelle Farida schera Bakhouche, qu’il est plus facile que pour d’autres de parler de l’identité nationale, tout simplement parce que l’on a eu besoin de définir sa place très tôt dans la communauté Nationale et donc de réfléchir à qui l’on est par rapport au pays dans lequel on vit. La France est une Idée. Il n’était pas écrit de toute éternité que les hommes vivant à l’intérieur de ses frontières naturelles formeraient une seule nation. Jules César le notait déjà, les peuples qui habitaient la Gaule étaient des peuples divers, qui différaient par la langue, les coutumes et les lois et dont seule une partie était celte et les autres étaient d’origine germanique ou ibérique. C’est pour cette raison que je me reconnais dans cette idée, admirable dans son absurdité même, selon laquelle il y a 2000 ans mon pays s’appelait la Gaule et mes ancêtres s’appelaient les gaulois. L’Identité française ce n’est pas un sentiment d’appartenance à un groupe ethnique, une religion, une idéologie, encore moins à une race. L’identité française c’est se sentir une communauté de destin avec d’autres hommes vivant sur le territoire national définit par ses frontières naturelles. Au moment où nous célébrons l’Amitié franco-allemande il faut avoir en tête que nous avons entre nos deux peuples une différence fondamentale : pour un allemand, là où est l’homme allemand, là est la terre allemande, pour un français, là où est la terre de France, là est l’homme français. Droit du sang, Droit du sol. L’Identité Nationale est donc basée sur l’adhésion individuelle de chaque Français à des Valeurs communes, quelle que soit son origine ou celle de ses parents. Rien n’est plus étranger à notre Identité Nationale que la notion de « communauté », de quelque nature qu’elle soit, qui enferme chacun dans un groupe en le prédéterminant collectivement sans lui laisser la Liberté de choix en tant que personne. Il ne s’agit pas de nier et donc de se priver de l’apport que constituent nos différences, (elles enrichissent bien au contraire notre Identité Nationale), mais elles ne doivent pas devenir à ce point discriminant qu’elles permettent à un groupe de s’autoriser à se croire autonome vis-à-vis du destin collectif. Alors, bien entendu et c’est ce qui fait l’actualité de ce débat, l’Identité Nationale française n’est pas une chose figée, elle évolue, non pas dans ses composantes mais dans leur importance relative. En 2009, en Europe, et d’ailleurs dans le monde, la France n’a pas l’exclusivité d’être un état de Droit, une Démocratie, un pays pacifique, prospère, ou les citoyens bénéficient de la protection sociale, de l’enseignement gratuit, de la Liberté de penser, de pratiquer ou non la religion de leur choix, d’en changer s’ils le veulent, de s’associer, d’entreprendre, un pays de l’égalité des droits entre hommes et femmes. Ceci ne veut pas dire que tout soit toujours, tout le temps, et totalement parfait. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas en permanence être vigilant en ces matières. Être citoyen français ne signifie pas non plus que nous soyons les seuls à être les héritiers d’une grande Histoire, d’une grande Culture, d’autres Nations peuvent aussi s’en prévaloir. Mais dans le contexte de la mondialisation quelques heures d’avion suffisent pour se rendre compte de notre chance d’être les Citoyens d’un tel pays. Parler d’Identité nationale, c’est par nature parler de ce que sont nos spécificités par rapport aux autres nations et pour ma part j’en retiendrai trois. Tout d’abord la passion française de l’Intelligence qui se matérialise par le culte du diplôme et par le goût des débats d’idées à tout propos qui fascine les autres peuples où le pragmatisme à l’anglo-saxon est la règle plutôt que l’exception. Certes, c’est souvent un handicap en termes d’efficacité, mais je voudrais rappeler que le grand père d’un Prix Nobel de physique français prit la décision de quitter son ghetto de Lituanie à la fin du 19ème siècle car il pensait qu’un pays capable de s’enflammer et de s’entre-déchirer pour préserver l’Honneur d’un petit capitaine juif inconnu serait le seul pays où il pourrait vivre dignement. La deuxième caractéristique identitaire française me semble être la passion de l’Égalité avec son corollaire qui est le refus du privilège qu’il soit social ou de naissance car seuls les avantages obtenus par le talent le travail et l’esprit d’entreprise sont tolérés en France dans ce qu’on appelle le Mérite Républicain. La troisième caractéristique identitaire française tellement spécifique qu’elle n’a d’équivalence dans aucun pays ni même de traduction dans aucune langue étrangère est le principe de Laïcité. La Laïcité est à mes yeux la pierre angulaire du pacte Républicain non seulement parce qu’elle affirme la neutralité de l’État en matière religieuse mais surtout parce qu’en confinant à l’espace privé et au libre examen individuel le domaine de la foi, elle préserve la sérénité des rapports citoyens. La Laïcité c’est bien sûr le principe du Citoyen libre dans une société libre, mais c’est aussi le principe de respect que chacun se doit de porter aux croyances ou à l’absence de croyance en une transcendance chez les autres. La Laïcité c’est l’idée que la vie des Citoyens français, les règles du vivre-ensemble qu’ils se donnent librement et d’une façon générale la Politique de la Nation ressortent du débat démocratique à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre sauf si des Représentants légitimes du pays ont conclu des traités qui nous font obligation, ratifiés par le libre examen des citoyens comme c’est le cas dans la construction Européenne à laquelle notre pays prend la place qui lui revient c’est-à-dire très souvent en avant-garde. Bien sûr, comme toute médaille a son revers, ces caractéristiques identitaires ont aussi leurs limites, leurs travers, leurs ridicules parfois, mais ce sont les nôtres, celles de la Nation, celles qui font que nous sommes heureux et fiers d’être français.
Farida Schera Bakhouche
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17:30 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
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19.11.2009
Identité nationale : le citoyen , le soldat et le guerrier

Le sentiment collectif est aussi vieux que le monde, qu'il ait abouti aux nations répond à un besoin essentiel : l'homme, animal social crée des instances politiques qui sanctionnent l'appartenance en assurant sa permanence et sa représentation.
La nation peut se considérer comme une société regroupant de façon hasardeuse et transitoire des millions d'atomes, auquel cas la France n'est rien d'autre que la somme des français du moment, titulaires de la carte nationale d'identité. Ou bien au contraire, il convient de regarder la nation comme un ensemble excédant largement la somme de ses composants du moment, incluant aussi les morts et ceux qui sont à naître, c'est-à-dire une Histoire au fil de laquelle s'est forgée une commune identité et dans laquelle un destin s'élabore. La France ne serait donc pas seulement un lien d'assistance avec comme modèle indépassable la Sécurité sociale...
LIRE LA SUITE : http://www.armees.com/Identite-nationale-le-citoyen-le.html
http://www.theatrum-belli.com/
http://www.identitenationale.net/forum/viewtopic.php?f=3&...
19:29 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.09.2009
Pour la naissance d’une OAS européenne et occidentale
S’APPROCHE LE 50ème anniversaire du 24 janvier 1960. Journée qui fut à l’origine de la semaine des Barricades d’Alger.
Cet événement FUT SANS AUCUN DOUTE, LA MEILLEURE OCCASION DE SAUVER L’ALGERIE FRANCAISE.
Cette étude n° 19, constitue donc LE PREMIER CHAPITRE D’UNE SERIE D’ETUDES CONSACREES A CET EVENEMENT.
Nous y étudions l’événement DECLENCHANT, c’est-à-dire :
LE DISCOURS DU 16 SEPTEMBRE 1959
PRONONCE PAR LE GENERAL DE GAULLE
Le discours du 16 septembre 1959, prononcé par le chef de l’Etat Charles De Gaulle, je l’interprète aujourd’hui encore comme une expression de dégoût.
Un dégoût suscité, suggéré, et projeté vers l’auditoire de ce discours.
Il prétend, à tout prix, générer dans l’esprit de nos concitoyens métropolitains, un refus de l’Algérie. Et plus que tout, un rejet de tous les Français d’Algérie quelles que fussent leurs religions respectives.
Après avoir évoqué les avantages de SA nouvelle république, la Vème, il précise d’emblée :
« pourtant, devant la France, un problème difficile et sanglant reste posé : celui de l’Algérie ».
Dès l’abord du sujet, il veut provoquer un réflexe de refus chez nos compatriotes, à l’égard :
« de ceux-ci ou bien ceux-là, qu’obnubilent en sens opposé, leurs intérêts, leurs passions et leurs chimères ».
Malgré l’excellente précision stylistique illustrée dans ces mots « de ceux-ci ou bien de ceux-là », on perçoit facilement que lorsqu’il parle « d’intérêts, de passions et de chimères », il fait allusion tout préférentiellement à ce qui motive d’après lui les partisans de l’Algérie française.
Quant il ajoute, un peu plus loin dans ce discours,
« là, végètent des populations ».
il ne prend pas de gant, il ne prétend qu’à une seule chose : provoquer en France, parmi ceux qui ne connaissent pas l’Algérie, une réaction d’hostilité. Il veut faire naître une réaction de mépris à l’égard de l’œuvre française en Algérie. Il insulte la France en utilisant le verbe « végéter » avec une délectation pleine de dédain pour ces populations dont il avait dit seize mois plus tôt, qu’elles étaient constituées « de Français à part entière ».
Il précise dans le même paragraphe, qu’il s’agit, avant tout, d’une population
« doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte ».
Il induit, dans ce détail prévisionnel, une réaction de méfiance et surtout de crainte à l’égard des populations d’Algérie qui
« sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature ».
Il prétend ainsi donner de l’Algérie, une identité d’inaccessibilité au rayonnement et plus banalement aux compétences de la France. « leur nature (celle des Algériens), c’est la misère. Que voulez-vous que l’on en fasse chez nous ? ».
Voilà le réflexe de rejet raciste qu’il veut induire chez nos compatriotes.
Alors, que va-t-on faire « de ce peuple dont la nature est d’être miséreux ? »
On va lui demander,
« au nom de la France et de la République, en vertu des pouvoirs octroyés par la Constitution, »
de se déterminer. Car dans la constitution de 1958, tout est prévu pour décider de l’avenir français ou non de tel ou tel fragment de la Nation.
L’auto-détermination devient ainsi le seul moyen par lequel va s’exprimer le choix des Algériens.
Quand ?
« Au plus tard quatre années après le retour effectif à la paix ».
Oui, mais c’est quoi la paix ?
« C’est une situation telle, qu’embuscades et attentats n’auront pas coûté la vie à 200 personnes en un an. »
Donc, jusqu’à 200 cadavres par an, c’est la paix.
A partir de 201 cadavres par an, c’est la guerre.
C’est une formulation mathématique dont la puérilité fut soulignée en public. Par qui ? Par moi-même au Procès des Barricades devant le Haut Tribunal Militaire qui nous jugeait.
Quelles sont les options ouvertes par l’auto-détermination ?
« 3 solutions concevables feront l’objet de la consultation. »
PREMIERE OPTION : LA SÉCESSION
« Je suis, pour ma part, convaincu qu’un tel aboutissement serait invraisemblable et désastreux. »
« La sécession entraînerait une misère épouvantable, un chaos politique, un égorgement généralisé, »
et stupidité parmi les stupidités dans le propos du chef de l’Etat, c’est
« la dictature belliqueuse des communistes »
qui s’imposerait. Ce qui revient à donner naissance, toujours d’après Charles De Gaulle,
« à un extraordinaire malheur. »
Quand on est informé, comme je crois l’avoir rappelé dans « L’islamisme dans la guerre d’Algérie », du rôle accessoire pour ne pas dire négligeable du PC dans la guerre d’Algérie, on est surpris du manque de savoir apparent affichépar le général De Gaulle, quant à l’identité réelle de la guerre d’Algérie.
Pas un seul instant il n’évoque la motivation arabo-islamiste de la guerre d’Algérie. Mais le sait-il vraiment ?
DEUXIEME OPTION : LA FRANCISATION
Il la présente, cette option, comme s’il voulait développer d’emblée une crainte chez les Français de la métropole. Une attitude de refus, voire même une réaction de panique. Examinons comment il présente cette francisation :
« … les Algériens pouvant accéder à toutes les fonctions publiques… résidant ou travaillant où bon leur semble …. devenant partie intégrante du peuple français qui s’étendrait dès lors EFFECTIVEMENT DE DUNKERQUE A TAMANRASSET. »
C’est tout juste s’il ne précise pas : « voilà ce que vous subirez en cas de francisation de l’Algérie. »
TROISIEME OPTION : UNE ALGERIE EN UNION ETROITE AVEC LA France
Une Algérie dont le régime intérieur serait, d’après De Gaulle, de type fédéral, de manière à protéger chaque communauté religieuse à l’égard de l’autre.
Il semble se souvenir, tout à coup, qu’en Algérie trois grands courants religieux cohabitent.
La religion musulmane
La religion chrétienne
La religion juive
Par ordre d’importance démographique.
Par ordre d’ancienneté historique, il aurait pu être plus précis,
La religion juive
La religion chrétienne
La religion musulmane
Mais était-il vraiment informé de la signification religieuse universelle de la guerre d’Algérie ? De la volonté arabo-islamiste de soumettre à sa loi toutes les autres expressions de la foi en Dieu en Algérie … et ailleurs ?
Il a trouvé ! La solution c’était facile. Il fallait y penser !
UNE SOLUTION FEDERALE.
C’est-à-dire quoi ?
- que la collectivité juive serait gérée par un organisme gouvernemental juif,
- que la collectivité chrétienne serait gérée par un organisme gouvernemental chrétien,
- que la collectivité musulmane serait gérée par un organisme gouvernemental musulman, lui-même morcelé en fractions, compte tenu des différentes formulations du culte musulman en Algérie.
Ces trois « organismes gouvernementaux » fonctionneraient sous l’autorité d’un gouvernement national, un gouvernement fédéral qui harmoniserait la vie à l’intérieur de cette Algérie nouvelle.
Ce n’est même pas de l’utopie. C’est un propos qui est frappé du sceau de l’analphabétisme politique le plus total. Un propos adressé à un peuple français que lui-même traite implicitement, dans ce discours, comme un peuple analphabète à ce moment-là. Car ce peuple est totalement désinformé de la réalité algérienne.
ET LES REBELLES ?
Il s’adresse à eux. En réalité, ce qu’il leur dit revient à déclarer ceci :
« L’insurrection ne se justifie plus, puisque je vous livre l’Algérie sur un plateau. »
Les rebelles donc ?
« leur libre retour » est envisagé.
Il est offert par l’Etat français.
Charles De Gaulle évoque néanmoins l’hypothèse suivante :
Si ceux qui veulent l’indépendance sont
« résolus à établir par la force et par la terreur leur dictature totalitaire… »
Qu’ils sachent
« qu’il n’y a aucune chance que la France se prête à un pareil arbitraire ».
OUI …. MAIS ….
QUE S’EST-IL DONC PASSE A EVIAN EN MARS 1962 ?
Avons-nous été l’objet d’un délire hallucinatoire ?
Non ! De Gaulle s’est bien soumis aux exigences de l’ennemi. Il a obligé la France à plier genoux devant l’arbitraire du FLN. Nous précisons, devant l’arbitraire du FLN de l’Extérieur. Il y a même applaudi.
Comme il s’était engagé à le faire devant Ferhat Abbas en 1956 par l’intermédiaire de l’agent de liaison gaullo-FLN de l’extérieur, « le pèlerin de Montreux », Abderrahmane Farès.
QUELLES FURENT LES REACTIONS PROVOQUEES PAR CE DISCOURS A ALGER TOUT PARTICULIEREMENT ?
Je me souviens d’avoir écouté ce discours chez mon camarade de jeunesse, condisciple du Lycée Bugeaud depuis la 5ème, et frère d’armes de notre combat, Georges Beauvais, place Wuillermoz à Bab el Oued.
Nous en avons ressenti les effets comme ceux d’un coup de poignard. Et j’avoue aujourd’hui encore, mon ingénuité de l’époque.
En effet, j’étais persuadé, le 16 septembre 1959 au soir, que tous les Français d’Algérie, les musulmans partisans de l’Algérie française, le monde « Algérie Française » de métropole, l’armée française allaient réagir par une opposition violente et clairement exprimée contre cette trahison. Contre ce discours capitulard.
J’ai téléphoné à Joseph Ortiz pour convoquer dès le lendemain matin, une réunion du Bureau du FNF.
Il s’agit du Front National Français, mouvement créé par Joseph Ortiz, au printemps 1959 : c’était un mouvement d’inspiration nationale exclusive qui se proposait de défendre la France, l’Europe et l’Occident, par la conservation de l’Algérie à l’intérieur de l’entité nationale française. J’exerçai très rapidement des fonctions très importantes au sein de ce mouvement en m’occupant tout particulièrement de son organisation intérieure et de ses commandos de choc.
Cette réunion se tint chez Jacques Laquière, au Boulevard Carnot : y étaient présents, parmi d’autres, Susini et Sanne.
Je me souviens de notre surprise plus qu’amère devant le commentaire aberrant et surtout inattendu de mon vieil ami Jean Brune, dans le journal de Schiaffino « La Dépêche quotidienne ».
Pour Jean Brune, ce discours du 16 septembre 1959, c’était un bon discours puisque De Gaulle nous laissait le temps de vaincre la rébellion…. Et pour choisir, bien évidemment, la bonne option une fois la victoire acquise.
Jean-Marie Sanne, qui faisait partie du cabinet militaire de Massu, s’est éclipsé de notre réunion pendant quelques minutes pour aller à la rencontre de son patron, Massu donc, commandant du Corps d’Armée d’Alger, et lui demander son avis sur ce discours qui nous avait fortement ébranlés.
La réponse de Massu, en substance :
« c’est un très bon discours, il ne nous reste plus qu’à vaincre le FLN ».
Ce fut la stupeur lorsqu’il revint nous informer de la soumission de Massu au discours gaulliste.
Ortiz prend alors la décision de demander audience au Général Challe, commandant en chef en Algérie. Stupeur !
« C’est un excellent discours… le Général nous laisse le temps de vaincre le FLN. »
Pauvre Challe....
Ayant regroupé ses plus belles unités sur l’ordre de son ministre Guillaumat, dans une formation militaire d’élite, « les Unités de Réserve Générale », Challe obtint de belles victoires, des victoires spectaculaires, sur les bandes rebelles.
Il était convaincu qu’il était en train de gagner la guerre d’Algérie grâce à ces nouvelles opérations pleines de prestige qui ont fait naître un véritable état d’euphorie chez nos militaires. Le général en chef ne savait pas, et surtout ne se doutait pas, que ce rôle lui avait été imposé par De Gaulle, en accord avec Ferhat Abbas.
Si De Gaulle voulait obtenir le cessez-le-feu en Algérie, il lui fallait, dans un premier temps, libérer le GPRA créé en septembre 1958, de la menace que représentaient les maquis de l’intérieur.
Ceux-ci reprochaient avec haine à ceux de l’extérieur, d’être des « révolutionnaires de palace ».
Ils s’apprêtaient à leur réserver, dès leur retour en Algérie, une célébration plus que « rougeoyante ».
Cette complicité opérationnelle et tactique entre De Gaulle et le GPRA sera à l’origine de l’affaire SI SALAH, qui aura pour objectif réel de débarrasser Ferhat Abbas et le GPRA de la menace de mort que représentait la puissante Wilaya IV.
Une Wilaya presque totalement détruite en 1960, certes. Mais politiquement et militairement en potentiel de renaissance vigoureuse, le jour où l’armée française interromprait ses opérations sur son territoire.
J’ai cru devoir insister, avec force, dans mes deux derniers ouvrages [1] sur cette vérité indéniable : lors des opérations prestigieuses mises en œuvre « sur les crêtes », de « Jumelles » à « Pierres Précieuses et Ariège » on a fait tuer des soldats français, en réalité, pour le compte ou plutôt pour le service du GPRA et de l’ALN de l’Extérieur.
C’était ça, le drapeau blanc que devait brandir De Gaulle, sur l’exigence formulée publiquement et clairement par Ferhat Abbas, si le chef de l’Etat français voulait obtenir par dessus tout, quel qu’en fût le prix :
le cessez-le-feu en Algérie
Et il l’obtint.
C’est d’ailleurs dans la rancune haineuse vouée désormais contre les extérieurs par les maquisards de l’intérieur qu’il faut situer l’origine réelle du drame d’Oran, du 5 juillet 1962 dont nos frères et sœurs d’Oran furent les scandaleuses victimes.
Et tout cela, De Gaulle l’a-t-il obtenu en violation de la Constitution ? En violation de ce sacro-saint principe qui précise que « la République est une et indivisible ? »
QUE NON !
Tout était prévu dans la Constitution, en particulier par l’article 53 pour que l’abandon fût possible, sous la condition, précisée dans le texte, d’être approuvée par une consultation du peuple français. Par un référendum.
Il a fallu être singulièrement aveugle, inepte et je fais un énorme effort pour rester poli dans mon propos, pour avoir osé faire campagne en Algérie, pour le OUI à ce référendum maudit du 28 septembre 1958. Faire campagne pour le OUI au nom de l’Algérie française. OUI à De Gaulle, « c’était » osait-on nous dire, « OUI à l’Algérie française ».
Aujourd’hui l’Algérie française c’est une terre perdue. Un territoire abandonné. Déserté par une armée qui accepta la défaite, qui accepta que l’héroïsme de nos soldats tués en Algérie fût un héroïsme galvaudé, offert en quelque sorte dans une corbeille de mariage entre le gaullisme capitulard et le FLN.
L’Algérie d’aujourd’hui c’est une terre qui n’est plus la mienne. Une terre qui est devenue le fondement moral, psychologique, ésotérique, métaphysique d’une nouvelle conquête de la France espérée par nos ennemis.
Une conquête de la France par ceux qui séjournent en vainqueurs « où bon leur semble » sur le territoire de la République et qui prétendent être à l’origine dans des délais moyens, d’une modification radicale de l’identité de la France, puis de l’Europe puis de l’Occident.
Cette valeur ésotérique ou métaphysique de la nouvelle conquête qui nous menace, c’est l’indépendance offerte par De Gaulle qui l’a symbolisée pour l’avenir et pour l’éternité. La victoire d’une insurrection arabo-islamiste sur une grande nation d’Occident. Une victoire obtenue hier non pas grâce à la force d’une puissante armée ennemie, une menace actuelle représentée non pas par une force politico-militaire cohérente et organisée, non pas par une force arabo-islamiste parfaitement hiérarchisée mais par une perversion des comportements politiques qui, pour des raisons économiques, tentent de soumettre la France à la Charria.
C’est en tout cela que s’exprime aujourd’hui le résultat appréciable de la politique involutive gaulliste.
« Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque » avait déclaré Ben M’Hidi en 1957.
Il nous faut en conséquence redouter quelque chose de dramatique pour demain : c’est la naissance dans les décennies à venir, d’une OAS européenne et occidentale qui oserait lever l’étendard de la révolte contre la perte d’espérance et pour la survie de l’Occident.
L’Occident que nous avons essayé de défendre en Algérie française. L’Occident, c’est-à-dire, l’espace géopolitique à l’intérieur duquel les chrétiens peuvent vivre et s’exprimer sans crainte du malheur… mais avec l’espérance de Gloire.
Nice, le 15 septembre 2009
Jean-Claude PEREZ
19:24 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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07.09.2009
Algérie française ou Révolution islamiste ?
- Jean-Claude PEREZ, vous soutenez avec insistance, que le début réel de la guerre d’Algérie ne se situe pas au 1er novembre 1954, lors de « La Toussaint Rouge », mais bien avant. Pourquoi ?
- Vous déclarez être responsable d’un enseignement sur la guerre d’Algérie. Comment justifiez-vous une telle prétention ?
- Avez-vous le sentiment d’être un vaincu ?
- Le 8 mai 1945, représente, d’après vous, la date du début militaire de la guerre d’Algérie. Pouvez-vous être plus précis ?
- Pour vous, l’abandon de l’Algérie française se situe à l’origine de la REVOLUTION MONDIALE ISLAMISTE ACTUELLE. Celle-ci s’attaque non seulement à l’Europe mais aussi à la totalité de l’Occident. En deux mots, pourriez-vous enrichir ce point de vue ?
Mon commentaire : encore une déferlante d’interrogations ! Et par dessus le marché, on me demande de répondre en deux mots !
PREMIERE QUESTION : Le début réel de la guerre d’Algérie.
La Toussaint Rouge ne s’identifie évidemment pas au début historique de la guerre d’Algérie.
Depuis 1920, la IIIème République ne s’est jamais opposée, en effet, à la mise en place du dispositif opérationnel qui sera expérimenté plus tard, comme moyen de guerre contre la France.
I – Tout remonte au 4 février 1919. 11 semaines à peine après l’armistice du 11 novembre 1918, le Journal Officiel publie les décrets d’application d’une loi. Cette dernière se propose de réactiver le Senatus-Consulte de Napoléon III, promulgué le 14 juillet 1865.
Ce Senatus-Consulte établissait la possibilité d’une accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, sous la condition de renoncer à leur statut personnel. C’est-à-dire de se soumettre au Code Napoléon, comme tous les autres citoyens français. C’était bien sûr ce qu’il fallait obtenir : la citoyenneté accompagnée de la sécularisation des musulmans d’Algérie dans le vécu quotidien de leur foi.
Mais on a choisi intentionnellement, pour l’entrée en vigueur de cette loi du 4 février 1919, un moment dramatiquement inopportun.
En effet, 11 semaines à peine après l’armistice, dès la fin de la première grande boucherie européenne, qui pouvait être préoccupé en France et en Algérie, du statut des musulmans ?
La manœuvre, en réalité, était secrètement motivée par la volonté de provoquer la naissance d’un dispositif de riposte.
Celui-ci allait s’identifier à l’appareil de guerre capable d’exercer sa pugnacité contre la France en Algérie…., le moment venu.
LIRE LA SUITE : n° 17 article.doc
18:59 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.07.2009
DE SARAJEVO A LA MORT DE L’ALGERIE FRANCAISE
Je ne connais pas l’Algérie d’aujourd’hui. Je ne veux pas la connaître. Ce qui nourrit trop souvent mes rêveries, c’est « l’autre Algérie ». La morte. Celle que l’on a tuée. L’Algérie française. Cette merveilleuse et longue parenthèse dans l’histoire de notre patrie. Ce siècle de « l’Algérie heureuse » durant lequel la France tenait encore avec orgueil et avec fierté cette tête de pont géopolitique, qui permettait à ce que l’on appelle l’Occident de conserver un contact étroit, charnel même avec l’Afrique. Un contact, dont nous avions la prescience qu’il était nécessaire et vital à la santé du monde.
Je me laisse donc embarquer dans cette rêverie, ou plutôt vers ce retour en arrière, quand soudain, un coup de cravache m’arrache avec une brutalité inouïe à ce laisser-aller qui m’aspirait une fois de plus vers les profondeurs d’un passé encore tout chaud de sa vitalité historique. Tout chaud de sa vitalité émotionnelle. Un coup de cravache qui prétend sanctionner, avec cruauté, l’incongruité de ce comportement nostalgique, voire pleurnichard.
Un hurlement de colère vient d’ailleurs aggraver, en l’augmentant, l’impact sensoriel de ce coup de cravache. Qui l’a poussé ? Mon agresseur ? Moi-même ? Peu importe, car dans mon subconscient d’halluciné, je crois détecter dans ce cri quelques syllabes, un mot, un nom. Tout à coup, je n’en crois pas mes oreilles ! Mais oui, c’est bien ça ! Ce que j’ai entendu, ce que j’entends, c’est « Sarajevo » !
Sarajevo ? Horreur ! Que vient faire dans ma rêverie ce symbole de l’imbécillité européenne ou atlantique, ou occidentale ? Sarajevo, cette illustration de la volonté névrotique d’islamiser par tous les moyens, une province située en plain cœur de notre vieux contient ! Sarajevo, révélation de la mise en marche d’un rouleau compresseur pervers dans le but évident de réduire encore ce qui reste de l’assise chrétienne en Europe. En utilisant, pour ce faire, un intervenant tactique de choix, l’arabo-islamisme fondamentaliste, un nouvel envahisseur élaboré, fabriqué par un metteur en scène de génie. Un metteur en scène occulte, clandestin, certes, mais capable d’insuffler la vie à un corps congelé, à un « laissé-pour-mort », tel un colonel Chabert moderne. Capable de le mettre debout et de le faire marcher. Comme un Frankenstein géopolitique. Je parle de la Bosnie qui, de partiellement musulmane, deviendra islamiste et intégriste. La Bosnie que l’on propulse ainsi, dans sa totalité, à l’intérieur du dar al Islam[1]
Soudain, au milieu de ces hallucinations, j’enregistre un violent rappel à l’ordre. Sévère, méchant même. Mais surtout moqueur, narquois méprisant, tel qu’aurait pu le proférer un Méphistophélès contemporain s’adressant à un docteur Faust du XXe siècle :
- Tais-toi idiot !
Voilà ce que commande mon agresseur virtuel qui prétend m’arracher par cette injonction, à la bouffée délirante qui commence à m’envahir. Et il poursuit d’une voix nasillarde :
- Sarajevo ? Mais, pauvre ignare, quel rapport avec la guerre d’Algérie ? Quel rapport avec la honteuse sécession des départements français d’Algérie et du Sahara ? Quel rapport avec la mort irrévocable de l’Algérie française ?
Cette interrogation, formulée par l’ange noir qui prétend ainsi exercer son pouvoir sur ma personne, se révèle efficace. Car elle me plonge brutalement dans une perplexité vigilante. Mais elle est surtout salutaire. Elle suffit, en effet, à m’arracher à cette logorrhée onirique qui nourrissait un dialogue que j’avais engagé, finalement, avec un autre moi-même.
Je m’impose alors un silence de quelques secondes. Puis très rapidement, je m’incorpore une fois de plus à cet entretien virtuel, noué avec je ne sais qui, avec l’irréel. Et c’est en toute logique que je réponds d’un ton calme qui se veut sentencieux :
- Aucun rapport !
Puis très rapidement, comme pour interdire à mon interlocuteur imaginaire un répit dont il saurait tirer profit, comme pour me moquer de lui et le narguer à mon tour tout en lui clouant définitivement le bec, j’ajoute :
- Sarajevo quand même !
* *
*
Nous sommes les 28 et 29 juin 1914. L’archiduc d’Autriche, François-Ferdinand et son épouse morganatique, la duchesse de Hohenberg, sont en visite officielle dans la capital bosniaque pour le compte de l’empereur d’Autriche, roi de Bohême et de Hongrie. Les Balkans sont en ébullition. La Serbie indépendante n’accepte pas le protectorat des Hasbourgs sur sa petite sœur, la Bosnie-Herzégovine, où vit une importante population musulmane. Musulmane de religion. Mais de race serbe, de race européenne. Peuplée d’anciens dhimmis chrétiens, éleveurs de cochons, qui, pour échapper à la dhimmitude et aux persécutions, se sont convertis à la religion musulmane, lors de l’occupation ottomane.
Et le drame éclate !
Quelques coups de flingue bien ajustés par un Serbe, Gavrilo Princip, et voilà mon archiduc ainsi que son épouse qui sont mis au tapis. Pour le compte. Morts et bien morts.
Cet assassinat, on le sait bien évidemment, va mettre en route une gigantesque tragédie. On l’appellera à juste titre la Grande Guerre, car la particularité historique de ce conflit sera de mettre en route le génocide des peuples européens, de l’Atlantique à l’Oural. Le génocide de la race européenne. Ne craignons pas la vérité de mots.
A partir de ce meurtre en effet, les ultimatums vont se succéder et dégringoler comme autant de couperets sur la nuque des gouvernants. L’angoisse s’empare des ministères. Pendant ce même temps, les officiers d’état-major ne ratent pas l’occasion de gonfler leurs pectoraux. Ils ressortent de leurs archives de vieux plans de batailles, tout poussiéreux. Clausewitz et les maîtres à penser de la guerre deviennent à nouveau leurs seuls génies de référence. Ils préparent avec avidité leurs opérations militaires. Oui, c’est bien d’une fébrilité avide qu’ils sont atteints, car ils sont pressés d’en découdre. La paix, en effet, apparaît lénifiante à ces dieux de la guerre.
En Russie, le Tsar Nicolas II, historiquement mort déjà, mais il ne veut pas le croire, voit dans un conflit avec l’Autriche-Hongrie, l’occasion offerte par Dieu de sauver la Sainte Russie. De sauver ainsi du même coup la dynastie des Romanov menacée d’anéantissement par le raz de marée révolutionnaire qui s’annonce. Qui s’est déjà mis en mouvement.
Un délire aigu et collectif s’empare des nations européennes. Il se traduit par une fuite en avant, vers la mort, au pas de charge.
- A Paris ! braillent les uns.
- A Berlin ! vocifèrent les autres.
C’est tout juste si des danses rituelles de la mort ne viennent pas cadencer cette paranoïa martiale. Comme des Balubas ! Comme des Tutsi ! Comme des Hutus ! Seuls manquent les masques de guerre et les machettes. La vie ne compte plus. C’est une pulsion de mort qui déferle ainsi comme un ouragan sur les nations d’Occident.
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Les promoteurs du sacrifice de la jeunesse européenne, dans ce qu’elle signifie de merveilleux pour le présent et de richesse pour l’avenir, semblent avoir perdu la notion de l’importance, comme facteur de stabilité, donc de bonheur, des républiques, royaumes et empires que le destin et la fatalité historique ont placé entre leurs mains de vieillards angoissés. Monarques et présidents courbent l’échine à leur tour.
Comme les prêtres aztèques, ils vont donner leur agrément au jeu de massacre.
Ils vont ouvrir le bal en s’incorporant à la nouvelle danse macabre qui fait entendre ses premières mesures.
Ils vont provoquer ainsi l’éclatement de ces républiques, royaumes et empires qui auraient pu assurer pour longtemps encore l’équilibre des nations d’Europe et par là même la joie de vivre des peuples qui ont généré le rayonnement de ces nations. Car une nation ne peut survivre que grâce à la vitalité, à la pugnacité et à l’enthousiasme des peuples qui l’ont élaborée au fil des siècles.
Après ce conflit, Lénine, Staline, Bela Kun, Béria, Hitler, Mao Tse Tung, Pol Pot, Amin Dada et tant d’autres se chargeront de porter un coup de grâce à un univers européen qui va s’effondrer dans une mutation perverse. Morcellement des empires et des nations. Epuisement biologique des peuples, consécutif à cette tuerie qui fera des nations européennes, les unes vaincues, les autres victorieuses, mais collectivement défaites, des nations vieillies, fripées, stérilisées. Prêtes à plier genoux sous la pression d’un infra-monde qui pourra ainsi déployer une vigueur inattendue.
La guerre est donc là et bien là. Fraîche et joyeuse !
A Berlin, le 5 août 1914, l’ancien chancelier du Reich, le prince Bülow, court à la Chancellerie. Il tient à rencontrer son successeur Bethmann-Hollweg. Tout essoufflé, il est reçu sur le champ. Il réajuste son monocle. Puis, figé dans un garde-à-vous impeccable, au milieu de ses halètements de vieillard oppressé, mais dans un merveilleux élan de lucidité géopolitique, il réussit à formuler cette interrogation, ô combien pleine de génie, au chef de l’Etat prussien :
- Dites-moi ! Comment cela est-il arrivé ?
Et son interlocuteur, grand responsable de la politique du Reich allemand de lui répondre dans un trait de clairvoyance historique qui atteint des sommets :
- Ah ! Si on savait !
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*
Et bien ! Voilà le genre de question idiote, inepte, dégradante, que je me suis posée des milliers de fois à propos de la mort irrévocable de l’Algérie française. Comment cela est-il arrivé ?
Jusqu'au jour où, après avoir enterré mes complexes, j’ai pris une décision : celle de ne pas mourir idiot, ou du moins totalement ignorant à propos de ce suicide partiel, de cette euthanasie fragmentaire de notre patrie : l’assassinat de la province française d’Algérie, la sécession des départements français d’Algérie et du Sahara. Stimulé, dopé même par cette crainte de mourir idiot, je me suis consacré ou plutôt, je me suis astreint à une réflexion permanente. A une étude. Plus encore, à une recherche, au diable la modestie et la timidité !
Une recherche pour comprendre le Pourquoi et le Comment réels des événements extrêmement graves que nous avons connus et au sein desquels l’Histoire nous a propulsés. Le Pourquoi et le Comment du drame que nous avons vécu.
Mais à l’instant même je me rends compte que je viens d’écrire, à plusieurs reprises, « nous ». De qui s’agit-il ? Il s’agit bien évidemment de cet ensemble, aujourd’hui on dit plus volontiers ce collectif, des Français d’outre-mer. De ces Français d’outre-mer dont on a écrit à maintes reprises qu’à l’égard de la France ils se sont toujours comportés comme les compagnons des mauvais jours. Il s’agit là d’une vérité que l’on ne peut pas nier. Il convient néanmoins de la rappeler.
Nous, Français d’outre-mer, n’avons jamais renié, jamais abandonné, jamais trahi la France, quand notre patrie souffrait, pleurait ou saignait. Nous sommes toujours restés agrippés, rivés charnellement à la France et il faudra une intervention satanique pour arracher l’Algérie française à la France. Car bien évidemment, parmi ces Français d’outre-mer, je fais une place à part aux Français d’Algérie. A ce million de Français qui vivaient là-bas et que j’ai appelés la « fraction vivante de la nation française ».
Mais, que l’on me permette de faire une place privilégiée à la « fraction lucide » du peuple français. Fraction lucide du peuple français de métropole, d’Algérie et d’ailleurs qui n’a pas accepté sans réagir cette euthanasie, insistons sur ce terme, cette euthanasie partielle, inutile, donc criminelle de la France. Fraction lucide qui acceptera le combat à mort que les ennemis de l’Algérie française vont lui imposer. J’évoque ici, bien sûr, les combattants de l’O.A.S. dont je m’enorgueillis d’avoir fait partie à un échelon redoutable et redouté de responsabilité.
- Responsabilité que j’ai assumée comme beaucoup d’autres par le passé, sur le plan pénal, puisque la Ve République m’a gratifié d’une condamnation à mort par contumace.
- Responsabilité que j’assume encore aujourd’hui, comme beaucoup moins d’autres cette fois, sur le plan humain. Certes, ce qui est fait reste fait. Mais l’on se doit toujours, même convaincu de son bon droit, et c’est mon cas, d’être en mesure d’expliquer, sinon de justifier ce que l’on a fait. En particulier, les actes de violence que l’on a soi-même commis. Mais surtout, car c’est beaucoup plus grave, les actes de violence que l’on a fait commettre par d’autres.
Avoir accepté, parce que je ne pouvais pas m’y dérober, la responsabilité opérationnelle de six cents morts dans le grand Alger lors d’une émission télévisée, au mois de janvier 1991, n’est pas suffisant. Je n’ai pas l’âme particulièrement malapartienne et je n’éprouve aucune vocation de « Christ interdit ». J’ai accepté cette responsabilité en public parce que mes fonctions dans la hiérarchie de notre combat m’ont situé à l’échelon le plus élevé de commandement dans le cadre des opérations et du renseignement. Je ne dépendais en réalité que du général Salan. J’ai toujours insisté sur le rôle purement figuratif que tenaient certains militaires, colonels et généraux de l’O.A.S. dont je n’ai jamais reçu ni d’ordres, ni de directives, ni de moyens d’actions. J’ai assumé ce commandement tant que l’O.A.S. se battait. Tant que l’O.A.S. restait violente. Tant qu’elle prétendait être encore un appareil de guerre. Et lorsque certains ont pris la décision, en catimini et à la demande de nos ennemis, d’imposer le cessez-le-feu au mois de mai 1962, j’ai pris progressivement et par écrit la décision de me désolidariser de ceux qui voulaient s’engager sur un chemin extrêmement dangereux, que j’ai stigmatisé à maintes reprises : celui par lequel on se proposait de faire rester les Pieds-Noirs en Algérie après l’indépendance. Ce qui était d’une imprudence criminelle. En tout cas irresponsable.
Mes fonctions étaient terribles certes. Mais je précise que mes responsabilités n’ont pas été partagées par ceux qui s’exhibent parfois aujourd’hui, comme des notables historiques de notre combat. En particulier, lorsqu’ils affirment avoir exercé un commandement, alors qu’il n’y avait plus rien à commander, si ce n’est quelques règlements de compte personnels. Il est classique et vérifié de dire qu’un chef de service de renseignement et d’action doit être présent partout, même s’il lui est prescrit de n’apparaître nulle part. Au contraire de l’homme de propagande qui doit apparaître partout, mais qui, en fait, n’est présent nulle part.
Il n’en reste pas moins vrai que mon propre vécu de notre drame a confirmé une opinion sur la guerre en général. Malgré tous les discours des littérateurs avertis, je tiens à exprimer qu’une guerre ne comporte rien de beau, rien d’élégant, rien qui puisse prétendre à l’élévation de l’esprit. Evoquer mes responsabilités, c’est évoquer un moment très dur de ma vie. Je n’éprouve aucune joie, aucune satisfaction, aucune fierté même à le faire. Car une guerre traduit toujours, d’une manière aiguë une pathologie d’urgence, une pathologie collective. Elle illustre avec éclat une fatalité historique qu’il faut affronter avec tous ses drames. Ses morts, ses trahisons, ses lâchetés, ses mensonges, ses tromperies, ses escroqueries. Avec ses viols collectifs de milliers et milliers de femmes et d’enfants sans défense. Ses massacres de populations civiles. Ses assassinats massifs d’hommes désarmés, lynchés au fusil mitrailleur dans des camps de prisonniers. Des hommes affamés, insultés, battus dans des camps de déportation. Fatalité historique avec aussi ses fanfaronnades, ses flagorneries, ses tartarinades. Rarement, avec ses espérances et ses enthousiasmes. Mais bien évidemment, les drames imputables à l’O.A.S., en comparaison de ces horreurs apocalyptiques vécues en d’autres lieux et en d’autres temps, restent dans des proportions de l’infiniment petit. Il convient de le préciser.
- Responsabilité enfin, compte tenu de mes propres convictions, que j’assumerai ad vitam aeternam sur le plan spirituel. Je garde au fond de moi, en effet, malgré un scepticisme croissant qui m’a éloigné parfois de l’Eglise, un capital inaltérable de l’engagement chrétien auquel j’ai souscrit durant mon enfance, à Alger, dans mon quartier de Bab-El-Oued.
J’y ai fait ma communion privée en 1938, en pleine guerre d’Espagne. Au milieu des manifestations de soutien aux Rouges espagnols, durant lesquelles nous ne pouvions pas ne pas entendre l’Internationale et les chants révolutionnaires communistes interprétés dans les rues de notre faubourg. 1939 est l’année de ma communion solennelle. Après la messe, j’ai effectué avec enthousiasme la procession rituelle qui nous conduisait de notre paroisse à la basilique de Notre-Dame d’Afrique où, avec la foi et la pureté de l’enfance, nous allions renouveler aux pieds de la Sainte Vierge, Reine de France et Patronne de l’Afrique, notre serment de combattre à outrance les œuvres de Satan et de ses sbires.
Mais Satan veillait au grain ! Il saura nous arracher l’Algérie. Il nous la volera. Il mobilisera une armée de démons qui attendaient avec avidité l’heure de la curée. Démons déguisés en responsables politiques de talent. Parfois, en notables religieux. Mais tous revêtus de tenues camouflées faites de social, d’humanitaire, et parfois aussi de spirituel.
Qui étaient ces démons ? Qui parfois « au nom de Dieu » et du « Sacré-Cœur de Jésus », mais toujours au nom du progrès, de la justice, de la grandeur de la France, des nouvelles exigences de l’Histoire et des Droits de l’Homme, ont convaincu le peuple français que cette amputation territoriale était nécessaire ? Qui ont convaincu la nation française de rejeter cette province du nord de l’Afrique et du sud de la Méditerranée, dont nous prétendions faire la plus belle des Californies, dans laquelle enfin l’homme d’Occident et l’homme d’Orient allaient pouvoir dialoguer ? C’est-à-dire se parler comme des hommes libres, des hommes heureux de se rencontrer enfin, des hommes orgueilleux de la vie qui leur était offerte. Responsables du destin qu’il fallait assumer ensemble.
Des hommes qui allaient refuser un comportement de sauvages.
Comme hier à Sarajevo.
Comme au Rwanda, au Burundi, au Soudan, au Nigéria, en Angola, au Libéria, au Congo, en Indonésie et ailleurs.
Comme hier et peut-être aujourd’hui en Algérie, nation souveraine, indépendante, libre, responsable du nouveau destin de son peuple. Nation accouchée de la France, ne l’oublions pas.
Car l’Algérie n’existait pas en 1830. Ce qui existait, c’était un territoire, la Régence turque d’Alger. Province vassale de la Sublime Porte, abandonnée à son destin sans perspectives, par son suzerain, le sultan de Constantinople. C’était un bien vacant auquel la France a donné la vie.
Qu’à-t-on osé en faire de cette vie ?
* *
*
Fort heureusement, au cours des années que je viens de vivre, riches en émotions, en péripéties de toutes sortes, en inquiétudes et en deuils familiaux, mais riches aussi d’un brillant succès socio-professionnel, installé dans une retraite que je ne veux pas douillette, j’ai réussi à m’affranchir de cette agression émotionnelle liée au passé de militant engagé que je fus.
Et je me mets au service de ceux qui ont pris part au combat.
Jean-Claude PEREZ
Nice,
Le 14 juillet 2009
19:45 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.05.2009
Période terroriste du combat de l’OAS

Un inconnu, « dinozor », nous a gratifiés, lors d’une communication récente, d’une interprétation perverse d’un moment infernal de notre lutte. Il s’agit de la période terroriste du combat de l’OAS.
Cet épisode opérationnel nous fut imposé pour notre survie, à partir de février 1962. Je ne l’ai jamais nié. J’ai assumé maintes et maintes fois mes responsabilités dans cette conduite opérationnelle.
I - Première précision pour dinozor : cet épisode opérationnel obéissait à une nouvelle exigence : séparer temporairement les deux communautés qui vivaient en Algérie.
C’était « ça » ou le départ.
C’était « ça » ou le refus de quelque chose. C’est-à-dire le refus d’un événement qui était en préparation, qui était attendu. Ce fut un moment dramatique, que j’ai ressenti et que je ressens comme tel aujourd’hui encore, jusqu’au plus profond de mes tripes.
Cette nouvelle orientation tactique fut décidée de concert avec l’état-major de l’ORO. En particulier avec mon commandant en second. Avec De GUELDRE, le chef de la B.A.O.. Le chef du BCR. Enfin le chef de la sous-branche « appui » de l’ORO.
Je rappelle que l’ORO c’était l’Organisation du Renseignement et des Opérations.
Le B.A.O c’était le Bureau d’Actions Opérationnelles.
Le BCR c’était le Bureau Central de Renseignement.
Les chefs de zones et de secteurs ont tous compris et enregistré la nécessité de ces opérations.
Ce fut difficile. Ce fut atroce. Ce fut odieux. J’accepte tous les qualificatifs.
Mais avant tout, je le souligne encore, ce fut d’une nécessité absolue.
Il fallait priver le FLN de son principal atout. Celui-ci était représenté par la masse musulmane qui vivait et travaillait dans nos grandes villes. Nous savions que cette masse était contrôlée par le commandement FLN de la ZAA (Zone Autonome d’Alger). Elle fonctionnait comme un appareil de renseignement en surface : les informations, les rumeurs, les suspicions étaient collectées, transmises au commandement FLN.
Qui, à son tour, les transmettait à la Sécurité Militaire française.
Celle-ci alertait la gendarmerie mobile et tout se déroulait ensuite selon un plan bien codifié.
Un détachement de gendarmes arrivait sur le lieu dénoncé comme suspect. Des half-tracks, des GMC et d’autres véhicules …., tous munis de mitrailleuses 12-7, étaient utilisés pour le transport des pelotons de gendarmerie.
Des mitrailleuses 12-7 ? Braquées sur quoi ? Sur qui ?
Sur le site opérationnel à l’intérieur duquel se planquait peut-être un dangereux membre de l’OAS ?
Pas du tout.
Les 12-7 étaient braquées sur les façades, fenêtres et ouvertures des immeubles voisins, habités par des hommes, des femmes, des enfants pacifiques. Si le pourchassé de l’OAS manifestait une volonté de résister, c’est une population innocente qui serait massacrée.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : Communication n° 13 bis.doc
18:41 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.05.2009
LA MISE EN DANGER PERMANENTE DE LA CROIX … EN ALGERIE FRANCAISE.

Il me faut redouter une accusation : celle de chercher refuge dans une bondieuserie opportuniste et de mauvais goût. Celle de jouer le rôle d’un catéchiste alors que depuis bientôt deux ans j’ai gaillardement entamé ma neuvième décennie.
Evidemment, je tourne le dos à cette accusation de bondieuserie. Priver l’enrichissement mémoriel du phénomène historique Algérie-Française de son contenu religieux, parfois dogmatique, relèverait en effet de l’absurdité la plus totale.
Ceux qui l’ont fait, et qui continuent de le faire, exhibent un comportement d’auteur ou de commentateur significatif d’un entêtement obsessionnel et stérile. Car ils nient une évidence : le rôle primordial joué par la religion dans le drame de l’Algérie-Française.
Cet entêtement les conduit parfois à formuler des convictions que je me permets de qualifier d’imprudentes.
J’ai entendu proférer, en effet, quelques énormités comme celle-ci :
« Par notre volonté d’installer des églises partout en Algérie, avec leurs clochers surmontés de leurs croix, nous avons provoqué les musulmans et nous les avons incités à se réfugier dans l’islamisme. »
Il est indiscutable qu’il s’agit-là d’un commentaire irréfléchi. Formulé, sans aucun doute, par quelqu’un qui, lui-même, n’éprouve pas de conviction chrétienne réelle.
Attention : je ne m’attribue pas le rôle d’un père « fouettard » et je ne prétends pas corriger l’attitude de ceux qui ne croient pas en Dieu ainsi que l’attitude de ceux qui, publiquement, font semblant d’y croire. Je ne les juge pas, je n’en ai pas le droit. C’est leur commentaire que je me permets de juger d’un point de vue opérationnel. Même si j’ai conscience d’être ce que l’on appelle un pauvre pécheur, je ne renie pas ma foi, mes convictions, mes certitudes. Je ne prétends pas les imposer aux autres. Néanmoins je formule un vœu : avoir la lucidité et le courage de les défendre si, un jour, il m’était imposé de le faire par l’évolution de l’histoire. Et, en attendant, je revendique le droit et j’assume le devoir de les exprimer en toute liberté.
Je dois soutenir devant ces camarades qui exhibent parfois un scepticisme opportuniste, que la foi en Dieu, telle qu’elle fût exprimée par les Musulmans en Algérie, a servi de support idéologique dominant et constant à la guerre qui fut conduite contre la France. Ainsi qu’à la guerre qui est conduite de nos jours contre la France, l’Europe et l’Occident.
Docteur Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : N° 13 article 20.05.09.doc
11:33 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.04.2009
LA FRANCE SUD-MEDITERRANEENE

Je fais partie de ceux qui attachent un grand prix à la transmission mémorielle de la page historique Algérie-Française, du phénomène historique que fut l’Algérie française.
Je suis de ceux qui considèrent que les sites matériels de cette transmission mémorielle, doivent être non seulement respectés, mais surtout protégés.
Plus que tout, je fais partie de ceux qui recommandent qu’il ne faut pas se tromper sur le contenu historique, moral, symbolique et philosophique de cette transmission mémorielle.
C’est à cette précaution, qu’à titre personnel, je vais essayer de me soumettre. Je dois le faire en raison des responsabilités extrêmes que j’ai assumées dans le combat clandestin pour l’Algérie Française.
Le terme de transmission mémorielle est riche d’un contenu orienté vers l’arrière, c’est-à-dire vers le passé, d’une part.
Il est riche aussi d’un autre contenu, prioritaire peut-être, qui est orienté vers l’avant, c’est-à-dire vers le futur, d’autre part.
C’est la raison pour laquelle j’affirme que le combat pour l’Algérie Française ne fut pas un combat de trop. Ne fut pas un combat inutile. La phase cruciale de ce combat, c’est-à-dire le combat de l’OAS, prend l’identité en réalité et en dernière analyse sérieuse, d’un premier combat avertisseur de la tragédie qui est en train de se mettre en place à l’intérieur du monde occidental. L’Occident qui, je me permets de le rappeler, ne peut connaître d’autre signification, d’autre définition géopolitique que celle à laquelle nous avons souscrit : l’Occident chrétien.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : N° 12 article 20.04.09.doc
10:01 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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06.04.2009
L’assassinat de la France expliqué à ma petite-fille

Conçu comme une conversation entre une grand-mère et sa petite-fille, «l’Assassinat de la France expliqué à ma petite-fille» évoque avec simplicité la destruction de notre nation, opérée ces 40 dernières années.
«Simpliste», «raciste», «xénophobe», «islamophobe» ou «incomplet» diront certains, mais nous n’en avons cure car, en dépit de ses imperfections, nous savons que ça n’est pas le cas. Ce livre n’a pas la prétention d’être une étude historique ou sociologique, mais simplement de vous faire lire une conversation argumentée, comme on pourrait en avoir avec un enfant ou un adolescent pour qui la France que nous avons connue ressemble à un paradis perdu et qui voudrait qu’on lui raconte le «comment» et le «pourquoi».
C’est une charge contre le politiquement correct et ce multiculturalisme criminel, véritables trous noirs engloutissant nos identités. Si vous préférez le «vivrensemble», la «France d’après» et le «métissage obligatoire» ou que pour vous l’islam est une religion «d’Amour, de Tolérance et de Paix», passez votre chemin, ce texte n’est pas fait pour vous.
Ce livre a été élaboré par Antigone sur le forum du site LibertyVox entre le 6 décembre 2008 et le 6 avril 2009.
L’auteur portait en elle ce projet depuis longtemps et a eu l’idée originale de faire partager les étapes de sa conception sur un forum public de façon interactive.
Il a fait l’objet de nombreux échanges entre l’auteur et les internautes à mesure qu’il s’écrivait. Antigone débattait avec ses lecteurs, tenait compte des remarques, et faisait évoluer son texte.
Pour le télécharger, cliquez sur ce lien : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=382
La Rédaction LibertyVox
20:42 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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13.11.2008
Carla Bruni l’alliée des assassins de l’identité française ?

La perversion du sens
Selon la tradition biblique, la construction de la Tour de Babel qui devait permettre aux humains de se hisser au niveau de Dieu pour en devenir les égaux et même le détrôner, échoua au moment où ils cessèrent de se comprendre, rendant la poursuite de leur tâche commune impossible. Ce n’est pas qu’ils se missent à parler diverses langues, plus vraisemblablement ils parlaient toujours la même langue, employaient le même vocabulaire et respectaient la même syntaxe mais chacun donnait un sens différent au même mot. C’est ce qu’a observé, dans un tout autre contexte, celui du Troisième Reich, le philologue Victor Klemperer dans son LTI. Dommage seulement qu’une fois recouvrée sa chaire à l’université de Dresde en R.D.A, il ait oublié sa propre leçon face à la perversion lexicale de la République Démocratique Allemande dont il devint un laudateur. De son côté, Orwell, dans son roman «1984», met en vedette la perversion du sens dans le discours de «Big Brother» et de ses «cireurs de pompes», alors qu’avant lui, Camus rappelait que «mal nommer les choses ajoute au malheur du monde». On a ainsi inventé, naguère, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques avec ses Mouvements de la Paix et ses Démocraties Populaires dont chaque terme était un mensonge, au point qu’il y avait davantage de socialisme dans l’imposture National Socialiste qu’en URSS. C’est une des raisons pour lesquelles je dénonce l’imposture de l’UPM, de la «discrimination positive», du multiculturalisme, de la «laïcité ouverte» ou «positive», de l’Obamaphrénie ou de la prétendue discrimination que les manipulateurs des «indigènes de la république» nous jettent à la figure.
L’Union «Pour» la Méditerranée.
UPM, voilà un machin enfanté par Sarkozy dont les termes sont dès à présent pervertis par la réalité. Au départ, il s’agissait d’une Union des Etats bordant la Méditerranée, mer «intérieure» aux contours précis à laquelle on peut inclure les Etats riverains de la Mer Noire, celle-ci n’ayant d’autre débouché que la Méditerranée.
Mais ses objectifs et ses motivations sont assez floues pour autoriser toutes sortes de dérives perverses. Certes une seule chose paraissait évidente et claire : il s’agissait d’Etats et uniquement d’Etats bordant cet espace marin et y ayant des intérêts communs.
La première perversion se révèle avec l’adjonction de la Mauritanie à cette Union alors que ce pays n’est pas plus méditerranéen que la Norvège. Les incorrigibles islamophobes, dont je m’honore de faire partie, susurreraient qu’il s’agit d’accroître le nombre, donc le poids et le pouvoir des pays dont l’Islam est religion d’Etat. Or, comme pour nous donner raison, voilà que pour acheter le consentement des Etats musulmans à l’adhésion d’Israël, qui va pourtant de soi en tant qu’indiscutable pays méditerranéen, les Etats Européens commencent par capituler en accordant à un machin, dénommé Ligue Arabe, un statut de membre à part entière de l’UPM. Il y a donc là une «discrimination positive» supplémentaire et un privilège en faveur d’un organisme exprimant l’impérialisme panarabe qui sait, lorsqu’il en est besoin, se faire le porte parole de tout l’islam. Et comme je doute que le Congrès Juif Mondial ou le Vatican, dans lequel une majorité d’Européens se reconnaît, puissent bénéficier de la même faveur et au même titre que la Ligue Arabe, il est facile d’imaginer l’avenir de ce qui n’est ni une «Union» ni «pour» ni «méditerranéenne».
Nous avons déjà été et sommes encore témoins de la perversion du sens d’organismes onusiens tels que la Commission des droits de l’Homme dominée par des Etats musulmans et présidée par un terroriste et preneur d’otages libyen, ou de la foire «antiraciste» de Durban où une alliance dans la nature des choses entre islamistes et altermondialistes a pu cracher tout le venin antisémite récupéré dans l’arsenal nazi.
Alors comme les Etats européens ont déjà assez de mal pour faire de l’Europe une véritable puissance politique, économique et militaire, à quoi bon nous embarrasser d’une Union pour la Méditerranée transformée en «mare nostrum» de l’impérialisme arabe et une large brèche dans l’ultime ligne de défense de l’Europe contre la barbarie islamiste.
Pour une France métissée et multiculturelle.
«Une lycéenne de 18 ans d’origine algérienne a été victime de violences aggravées de la part de sa famille, la semaine dernière à Toulon, parce qu’elle refusait d’être mariée en Algérie à un homme de 30 ans. Enlevée et séquestrée quelques heures, elle a eu le visage et l’abdomen lacérés par un couteau». Ce que cette brève information parue dans les journaux du 11 novembre ne dit pas, c’est que des proches en service, et sévices commandés l’ont copieusement violée durant sa sequestration. Sommé de croire, sous peine de me voir taxé de facho colonialiste, que toutes les cultures son respectables et se valent, je me garderai bien de porter un jugement de valeur sur ce fait divers culturel et cultuel. Je trouve seulement que cette jeune fille méritait bien une correction : n’a-t-elle pas, par son refus d’épouser un barbon en Algérie, empêché celui-ci de grossir les rangs des «français de plein droit» ? Et, circonstance aggravante, n’a-t-elle pas préféré partager sa vie avec son petit ami «souschien» plutôt qu’avec un musulman maghrébin ? Pourquoi cela déplait-il aux farouches défenseurs d’une France métissée ? Mais, parbleu, parce que le «promis» algérien se trouve ainsi victime d’une discrimination en faveur d’un français «gaulois». Attendons nous donc à une plainte du MRAP et de la LDH contre cette raciste discriminatrice et islamophobe.
De Königsberg à Kaliningrad
Le président russe, marche pied de Poutine, annonce le déploiement de missiles dans «l’enclave russe de Kaliningrad». Sans aborder les conséquences stratégiques de ce chantage sur l’Europe, rappelons qu’au sortir de la 2ème guerre mondiale, les Alliés occidentaux ont laissé sans broncher les Soviétiques expulser la population de cette ville historique allemande, patrie de Kant, qui s’appelait Königsberg, pour y installer à leur place des colons russes. On m’objectera que les Allemands ne l’on pas volé. Certes mais pourquoi justement Königsberg alors que la majorité des hauts «dignitaires» nazis, à commencer par Adolf Hitler, étaient autrichiens ? Comme quoi, la Justice était le cadet des soucis de Staline. Quoi qu’il en soit, si nous ne pouvons guère nous étonner de cette falsification pratiquée par l’impérialisme russe, nous ne sommes pas moins témoins de la perversité et de la couardise de nos médias et de nos responsables politiques qui se rendent complices de cette mystification russe. «Kaliningrad» n’est pas une «enclave russe» au cœur de l’Union Européenne mais un territoire occupé, vidé de sa population première et annexé non pas à l’URSS mais à la Russie. Le nombre de réfugiés chassés par les Russes dépasse largement celui des réfugiés qui ont fui la guerre déclenchée contre Israël par les pays qui allaient constituer la Ligue Arabe. Si on parle toujours des «réfugiés» palestiniens et des sommes colossales extorquées en leur nom à la communauté internationale, qui se souvient encore des réfugiés de la Prusse Orientale ? Et si les israéliens qui s’installent sur des terres de leur patrie historique sont appelés «colons» par nos médias et si leurs implantations sont traduites par «colonies» dans la LTI du politiquement correct, pourquoi les Russes installés à «Kaliningrad», qui n’a aucun lien historique avec la Russie, ne sont-il pas désignés de la même façon ? Sans doute à cause de la Tour de Babel.
Les Obamaphrènes
L’Amérique a voté, elle a choisi son président, point barre. Ne partageant pas le crétinisme américanophobe de nos Gestapistes de la pensée qui contrôlent les citoyens français, je souhaite bonne chance à l’Amérique sous le règne d’Obama pour lequel je n’aurais certainement pas voté, comme je l’aurais également souhaité à une Amérique présidée par McCain. Ne serait-ce que parce qu’en tant que citoyen français, je m’interdis de m’immiscer dans le choix des citoyens américains, comme j’interdis aux ressortissants américains, arabes, russes, maliens ou autres de s’immiscer dans le choix des Français. A en juger par les conséquences catastrophiques d’une politique française qui s’aligne sur nos donneurs de leçons, on comprend que l’Amérique n’aie que faire de nos mouches du coche.
Par contre je suis abasourdi, non pas par l’allégresse des «jeunes des banlieues» et autres indigènes de la République dont l’inculture crasse entretenue pas leurs mentors idéologiques et religieux explique, sans les excuser, tous ses fantasmes d’un racisme «antisouchien», antioccidental et antijuif, mais de la manifeste débilité mentale de nos zélées «zélites» intellectuelles, des médias et des professionnels de la politique que l’on rencontre jusqu’à l’Elysée. Mon confrère John Connor a déjà, dans Liberty Vox du 10/11/2008, réglé leur comte à ces cireurs de pompes : http://www.libertyvox.com/article.php?id=354
Et voilà que le lobby immigrationniste sort son artillerie lourde, allant jusqu’à appeler à la rescousse notre Première Dame, drapée pour la circonstance dans le rôle de Notre Dame des Racailles (Note pour le MRAP ou la LDH : Je ne fais qu’emprunter ce qualificatif à son présidentiel époux) pour déclarer que seule sa fonction élyséenne l’empêche de signer le «manifeste pour l’égalité réelle». Ce n’est pas moins une déclaration politique qu’elle prétend pourtant s’interdire. Pour une non politicienne, elle s’y prend plutôt bien et serait une dangereuse rivale de Ségolène lors d’une prochaine présidentielle, sauf si d’ici là, il faudrait une peau obligatoirement noire pour avoir quelque chance de se faire élire. Il paraît qu’en bonne professionnelle de la politique, Ségolène prend déjà des séances de bronzage et s’est choisie un coiffeur africain ...
LIRE LA SUITE : http://www.libertyvox.com/article.php?id=356
19:02 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : carla bruni, sarkozy, identité française |
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