09.03.2009

Le consortium des femmes aux mœurs légères qui fréquentent les bars - Facebook

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Ce groupe Facebook au nom ironique et provocateur est sans doute le plus populaire d'Inde depuis sa création il y a une semaine. Lancé en réaction à l'initiative du Sri Rama Sene (SRS), une organisation extrémiste hindoue du Karnataka qui prévoit de faire la chasse aux couples, le jour de la Saint Valentin, il compte déjà plus de 26 000 membres.

L'objectif principal du groupe : encourager les Indiennes à envoyer une culotte de couleur rose à Pramod Muthalik. Le chef du SRS est à la Une des médias depuis l'agression de jeunes filles par ses hommes le 24 janvier, dans un bar de Mangalore, une ville côtière du Karnataka. Les agresseurs reprochaient notamment aux jeunes filles d'être habillées de manière "indécente", de consommer de l'alcool et d'être accompagnées de non hindous. La violence de l'incident avait choqué l'Inde et a relancé le débat sur la "police morale" rampante dans le pays.

Nisha Susan, une porte-parole du "consortium des femmes aux mœurs légères" affirme que le groupe a déjà reçu 500 culottes roses des quatre coins de l'Inde, selon la BBC. Les sous-vêtements doivent être envoyés au bureau de Pramod Muthalik, à Hubli au Karnataka. Ce dernier a rétorqué qu'il répondrait à ces cadeaux provocateurs par le renvoi de saris roses.

Le chef du Sri Rama Sene, qui se considère comme un "gardien de la culture indienne", a déclaré que son organisation tenterait de s'opposer coûte que coûte à la célébration de la Saint Valentin. Le SRS a notamment annoncé que les couples prix en flagrant délit amoureux seraient mariés de force.

Moruni Turlot

04.12.2008

Le centre juif Habad de Bombay

reutersmosheholtzberg.jpgLe centre juif Habad de Bombay était l’une des 10 cibles des terroristes dont la barbarie a coûté la vie à 195 personnes. Neuf y ont été assassinées. Parmi elles, 6 Israéliens dont les corps ont été identifiés par des membres de Zaka et ramenés en Israël à bord d’un avion israélien de l’armée de l’air. Les victimes israéliennes sont :

- Rabbi Gavriel Holtzberg, 29 ans, et sa femme Rivka, 28 ans
- Rabbi Aryeh Leibish Teitelbaum, 37 ans
- Bentzion Chroman, 28 ans
- Yocheved Orpaz, 60 ans
- Norma Shvarzblat Rabinovich, 50 ans

Lors de la cérémonie tenue à Bombay en hommage aux victimes, avant leur départ, Mark Sofer, l’ambassadeur d’Israël en Inde, a déclaré que « l’Etat d’Israël ne pourra pas rester sans réagir aussi longtemps que des Israéliens et des Juifs seront massacrés à travers le monde au seul motif d’être juif. »

Le petit Moshe, 2 ans, fils de Gavriel et Rivka Holtzberg, est rentré en Israël avec ses grands-parents et sa nourrice et sauveteuse indienne Sandra (qui a réussi à s’échapper avec le petit).

L’enterrement a eu lieu en Israël le 2 décembre, en présence d’une grande foule, du Président Pérès, de ministres et députés, ainsi que de représentants indiens. Les parents de Moshe ont été enterrés à Jérusalem au Mont des Oliviers.

Rabbi Moshe Kotlarsky, vice-président pour l’éducation du mouvement Habad (Loubavitch) : « C’est le moment d’être fort. (…) La réponse au terrorisme ne se trouve pas dans les tanks et les grenades. Une telle cruauté ne peut être combattue qu’en répandant la lumière. »

Ehud Olmert (réunion ministérielle, 30 novembre 2008) : « la nuit dernière, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan m’a appelé et m’a transmis ses condoléances (…). Nous, le gouvernement d’Israël, souhaitons naturellement aux Indiens un prompt rétablissement par rapport au traumatisme qu’ils ont subi. De la part du gouvernement d’Israël, je transmets mes condoléances aux familles des victimes, y compris aux Juifs et aux Israéliens. Le gouvernement d’Israël fait tout ce qui doit être fait – et continuera de le faire- pour protéger les institutions juives dans la mesure où cela dépend de lui. »

Lire le discours du Président Pérès in extenso (en anglais), voir le visage des victimes…Cliquer ici

Islam danger ?

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C’est pour un dessin dans LibertyVox portant cette légende (Islam Danger), et dont je ne suis pourtant pas l’auteur, qu’à l’âge de 84 ans, j’ai dû subir, voici quelques mois, durant près de trois heures, un harassant interrogatoire policier d’une sorte de «Brigade de répression de la pensée indocile» agissant à la suite d’une plainte d’une association totalitaire que notre bien complaisante justice a estimée recevable. Il en fut de même pour Anne-Marie Delcambre, célèbre islamologue.

Il semblerait en effet que dans notre patrie qui se donne pour devise le triptyque Liberté, Egalité, Fraternité, il soit interdit de présenter l’islam autrement que sous l’image d’une religion d’amour, de tolérance et de paix. Moi je ne demande qu’à faire plaisir à ceux qui le croient réellement.

Qu’importe si la malveillante réalité ne plaide malheureusement pas dans ce sens ? Sachez, bonnes gens que lorsque les faits, trop têtus, infirment une idée imposée, ce sont les faits qui se trompent.

Moyennant quoi, après Manhattan, Madrid ou Londres, les guerriers de Mahomet peuvent sans être excommuniés, ni perturber les bonnes consciences, perpétrer à Bombay leur rituel sacrifice de personnes préalablement désignées comme non humaines. Ces intempérants du coran ont ainsi la même Weltanschauung que leurs maîtres et confrères gorgés de Mein Kampf aux «beaux jours» des camps de la mort.

Et à l’heure même où le bilan de ce pieux carnage n’est pas encore complètement établi, son record est déjà battu à Jos (Nigeria) dans ce que nos médias édulcorants désignent par «flambée de violences interreligieuses». «Interreligieuses» ? : Ce fallacieux euphémisme auquel les médias aux ordres recourent, et qu’on peut décoder par «musulmanes», n’en a pas moins causé la mort de près de 400, voire 500 nigérians.

Petit «détail». Parmi les victimes de Bombay figurent des Juifs, religieux Loubavitch qui ne sont pas «sionistes» et des citoyens israéliens. On me rétorquera qu’ils ne sont pas les seules victimes. J’en conviens mais comme toujours, ces Juifs sont des «privilégiés». Au lieu d’être «simplement» abattus sans autre forme de «procès», ils furent au préalable longuement torturés, comme l’ont constaté avec horreur les médecins légistes qui en ont pourtant vu d’autres, sur les corps ligotés des victimes. Sortez vos mandolines et vos luths et chantez-nous la douceur, l’amour, la tolérance et la paix que l’Islam fait rayonner dans le monde des infidèles.

Pour mettre les choses au point, je ne pense pas a priori qu’un individu se prosternant cul braqué vers le ciel soit plus dangereux qu’un autre individu qui fait le signe de croix ou qui sacrifie à toute autre croyance ou les rejette toutes. Nous avons même été témoins durant le sinistre et meurtrier 20ème siècle des pires abominations commises sans référence à quelque divinité que ce soit, sous la couleur brune du national socialisme ou la couleur rouge du communisme marxiste dans ses versions léniniste, stalinienne, maoïste ou polpotiste. Les religions comme les idéologies ne s’évaluent en fin de compte que par ce que font ceux qui s’en réclament. Or l’actualité toujours tragique nous force de constater que là où il y a l’islam, il y a danger. Pure coïncidence? Pendant que nous faisons le décompte des victimes, d’autres carnages sont en ce moment même en cours de préparation. Où ? N’importe où, là où ceux qui «viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils, nos compagnes» trouveront assez de musulmans, paisibles ceux là, pour s’y mouvoir comme un poisson dans l’eau, puiser dans cette population des futurs guerriers de Mahomet. Minoritaires ? Même si la France ne compte, selon la rassurante parole officielle, «que» cinq à six millions de musulmans, ce qui est certainement bien en deçà de la réalité, puisqu’il y en a probablement largement plus du double, un pour mille, ce qui est très minoritaire, ça donne tout de même cinq à six mille combattants. Or dans la guerre du terrorisme, c’est un chiffre énorme. Alors la prochaine cible serait-elle Paris, Londres, Berlin, Bruxelles ou Pékin ? Nous n’en savons rien, ce sont les barbares ivres de coran et de haine qui seuls en décident.

Mais puisqu’on nous rabâche et ressasse que ce terrorisme n’est pas le véritable islam, où sont donc les organisations musulmanes qui se prétendent en désaccord avec cet islam violent dans lequel, disent-ils, ils ne se reconnaissent pas ? Ou bien l’islam ne serait-il qu’une version collective du Dr Jeckyl et Mister Hide ?

Et où sont les «associations antiracistes» ? A Bombay, les guerriers de Mahomet ont tué des êtres humains pour leur seule appartenance à une nationalité ou à une religion désignées. Normalement cela s’appelle «crime raciste», «crime contre l’humanité» et «crime de guerre» puisqu’il s’agit d’une guerre de facto. Normalement, des associations telles que SOS Racisme, LDH ou Mrap qui se sont tellement émues de Guantanamo, dont les prisonniers ne sont pas tous des innocents, feraient descendre le ban et l’arrière ban de leur clientèle dans les rues pour crier leur indignation. Prière de me prévenir si vous entendez parler d’une telle manifestation. Pour ces associations, dès lors que des musulmans ou des blacks en sont les auteurs, il ne saurait s’agir de crimes racistes et cela sort du champ de compétence de ces antiracistes à géométrie variable. Or mettons nous ça dans la tête : le rôle assigné aux musulmans et aux blacks par les metteurs en scène du théâtre antiraciste est celui de «victimes», de «discriminés» «d’humiliés». Pour pouvoir jouer le rôle de justiciers, le Mrap, la LDH et SOS Racisme cherchent par voie de petites annonces des skinheads, de préférence membres du Front National, pour perpétrer le prochain carnage raciste.

J’allais aussi oublier l’UOIF et autres associations musulmanes dont on est en droit d’attendre une gigantesque manifestation pour condamner sans équivoque ceux qui, par leur comportement bestial, nuisent à la belle image que ces associations mahométanes s’ingénient à donner de l’islam...

Lire la suite : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=360

29.11.2008

Les premiers enseignements de la tuerie de Bombay

body8736PBfAeokUWovbCYy.jpgTexte repris du document pdf de l'ESISC


A l'heure où nous écrivons, ce vendredi matin, la situation reste extrêmement confuse
à Mumbai où les opérations sont toujours en cours, plus de 42 heures après le début d'une des offensives terroristes les plus massives de ces dernières années. Il est néanmoins d'ores et déjà possible de tirer les premiers enseignements de cette crise sans précédent.


1) Le film exact des événements reste encore difficile à retracer

·                                           Mercredi 26 novembre, en fin de journée, des commandos terroristes, apparemment venus en canots pneumatiques d'un chalutier indien capturé il y a plusieurs jours, ont débarqué en différents points de la ville.

·                     C'est aux environs de 16H00 GMT (entre 20 et 21 heures à Mumbai) que les attaques ont débuté. Les premières informations faisaient état de fusillades près des hôtels Oberoi-Trident et Taj Mahal.

·                                           A 19H00 GMT, la police indienne annonçait des « attaques à l'arme automatique et à la grenade » dans 7 endroits différents.

·                     Dès le milieu de la soirée, il était clair que plusieurs attaques du type « hit and run » avaient eu lieu, entre autres sur un hôpital et sur la gare centrale, dans le nord de la ville, et que, en trois lieux au moins, les hôtels Oberoi-Trident et Taj Mahal, et le centre communautaire juif Chabad Loubavitch, des prises d'otages étaient en cours.


2) L'opération porte la « marque » de la mouvance al-Qaïda ; elle a pu
être réalisée par des « homegrown terrorists » [terroristes natifs d’Inde] mais ceux-ci ont bénéficié d'appuis extérieurs

·         Les « Moudjahidin du Deccan » sont une organisation inconnue. Il s'agit sans doute d'un nom fictif utilisé pour cette opération et servant à « couvrir » une autre organisation (peut-être le Lashkar-e-Taiba).


·                   Selon la presse indienne, trois des terroristes capturés auraient avoué être des membres du Lashkar-e-Taiba  Armée des Justes »), une organisation islamiste pakistanaise très active au Cachemire, mais qui s'attaque également aux intérêts américains et occidentaux et à la présence chrétienne au Pakistan. Le Lashkar-e-Taiba est très lié à al-Qaïda qui utilise entre autres des maisons qu'il met à la disposition de l'organisation islamiste au Pakistan pour abriter certains de ses cadres.

·         De nombreux éléments indiquent par ailleurs, quelle que soit l'identité des terroristes, que ceux-ci se rattachent à la « mouvance al-Qaïda ». L'attaque simultanée de plusieurs cibles en des endroits éloignés les uns des autres, le nombre de personnes impliquées dans l'attaque, l'âge des terroristes - qui, d'après les premiers renseignements rendus publics, semblent avoir entre 20 et 25 ans -, leur détermination et leur volonté de faire le maximum de victimes sont sans équivoque de ce point de vue.

·         De même, le fait d'avoir ciblé, entre autres, un centre communautaire juif, ce que n'aurait sans doute pas fait un groupe aux motivations purement locales, inscrit cette attaque dans le cadre du « djihad global ».

·         Il est possible que certains des attaquants ne soient pas indiens ou soient des Indiens nés et élevés à l'étranger (ainsi, une carte d'identité de l'île Maurice, où vit une importante communauté indienne, aurait été découverte sur le cadavre d'un des assaillants, rapportaient vendredi matin les agences de presse). La composition exacte de ce commando (nationalités, âge, origine géographique, « profil social ») livrera d'intéressantes clés d'analyse permettant d'évaluer ce qu'est aujourd'hui la scène islamiste indienne.

·         Dès le début de la crise, les autorités ont pointé la responsabilité du Pakistan. Nous estimons probable que tous ou certains des assaillants aient été formés au Pakistan ou en Afghanistan (comme l'avaient été, du reste, deux des terroristes du 7 juillet 2005, à Londres) car une telle opération ne peut se concevoir sans une longue préparation et un entraînement intensif des participants, mais il est peu probable que l'on se trouve en face d'un groupe composé dans sa totalité « d'étrangers ». Le noyau des attaquants doit être d'origine indienne et, en tout cas, des personnes connaissant très bien Mumbai ont dû participer à la préparation de l'attaque.

 

3) L'opération peut apparaître comme étant sans précédent mais elle risque de servir de modèle dans l'avenir

·              Prises isolément, plusieurs caractéristiques des attaques de Mumbai ont déjà été observées ailleurs dans le passé récent ou plus lointain. Il y a déjà eu des prises d'otages de longue durée (entre autres à Beslan et à Moscou, en Russie) ou des attaques multiples et simultanées (Casablanca en 2003, Madrid en 2004, Londres en 2005, etc.), pour ne citer que quelques exemples. Quant aux attentats visant à faire le maximum de victimes, il s'agit là, nous l'avons déjà rappelé, d'une marque générale de la mouvance al-Qaïda. Toutefois, c'est la première fois que l'on assiste à une combinaison de l'ensemble de ces éléments et, plus particulièrement, à une combinaison d'attaques à forte létalité immédiate (sur l'hôpital et la gare centrale) et de prises d'otages entraînant un siège de plus de 40 heures (au moins 43 heures au moment où nous écrivons).

·                          Nous nous trouvons donc clairement en face d'un véritable cas d'école et, il faut le craindre, d'un exemple qui pourrait faire des émules. Ce type d'attaques combinées, extrêmement difficiles à gérer pour les autorités, pourraient en effet se répéter dans d'autres pays où des touristes et des résidents étrangers peuvent être frappés, entre autres en Indonésie, en Turquie (des attaques multiples ont déjà eu lieu à Istanbul il y a quelques années) ou en Afrique du Nord (Maroc ou Tunisie).


4) L'attaque était extrêmement sophistiquée

·                   Une attaque de ce type, dans une ville surpeuplée comme Mumbai a nécessité des mois de repérages et de préparation ; celle-ci n'a, sans doute, pu se faire qu'en terrain ami pour ne pas attirer l'attention (donc, peut-être, au Pakistan).

·         D'après les premières indications, de faux uniformes et une ambulance ou un véhicule de police auraient été utilisés lors des premières attaques (entre autres, contre l'hôpital), ce qui souligne à nouveau la précision des préparatifs et le haut niveau « tactique » des assaillants.

·                   Il semblerait que le bateau utilisé pour acheminer les terroristes à proximité de la côte soit un chalutier indien qui aurait été « capturé » dans les eaux pakistanaises il y a une quinzaine de jours. Si ce point se confirme, il renforcera évidemment l'hypothèse d'une « piste pakistanaise ».

·         Le nombre de terroristes impliqués donnera une indication claire de l'importance réelle de l'opération que les médias locaux ont déjà baptisée « le 11 septembre indien ». Mais, si l'on tient compte du fait qu'au moins 5 cibles distantes de plusieurs kilomètres les unes des autres ont été attaquées, on peut penser que les assaillants étaient, au minimum, entre 20 et 30.

·         Le choix des cibles a été fait de manière minutieuse et intelligente. En attaquant une gare et un hôpital, les terroristes frappaient la population et s'assuraient d'une létalité maximale. En se retranchant dans deux hôtels de luxe, ils s'assuraient d'une part de la possibilité de mettre la main sur des Américains et des Britanniques, qui semblent avoir été leurs cibles privilégiées, et ils plaçaient les services de sécurité devant un véritable cauchemar. Reprendre le contrôle d'un hôtel — et le Taj Mahal comme l'Oberoi-Trident sont de véritables « villes » comptant des centaines de chambres chacun — est particulièrement ardu : il faut progresser chambre par chambre, fouiller des dizaines de couloirs et des centaines de recoins et d'installations (salles de bain, toilettes, cuisines etc.) pouvant se transformer en autant de pièges, faire le tri entre les hôtes légitimes et les terroristes et, bien entendu, limiter au maximum les victimes collatérales. Enfin, en s'attaquant à un centre communautaire juif, les assaillants s'attiraient la sympathie immédiate d'une large part de la mouvance islamiste arabo-musulmane qui pourrait, sans cela, se sentir peu concernée par des attentats se produisant aussi loin de sa zone naturelle d'action.

© ESISC 2008

Qui étaient les terroristes de Bombay ?

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Les forces militaires indiennes viennent de mettre un terme aux attaques qui ont frappé Bombay, samedi 29 novembre, reprenant le contrôle de l'Hôtel Taj, le dernier bastion tenu par les terroristes. Le dernier bilan fait état d'au moins 195 morts, dont 26 étrangers, et 295 blessés, selon les autorités indiennes. Il s'agit des attentats les plus meurtriers dans cette ville depuis ceux qui avaient tué 257 personnes en 1993. Ce bilan très lourd devrait encore augmenter dans les prochaines heures, selon New Dehli. Maintenant que les combats sont terminés, les questions se concentrent sur l'identité des terroristes, leur nombre, leur appartenance à des groupes terroristes et leur mode opératoire.

Qui étaient les terroristes ? Les autorités de l'Etat du Maharashtra ont d'abord parlé de 25 terroristes qui ont mené ces attaques coordonnées contre au moins dix sites à Bombay, mercredi, dont les hôtels de luxe Taj Mahal et Trident-Oberoi, la principale gare de la ville, un centre abritant une association juive et des hôpitaux. Ce chiffre a été officiellement ramené à entre dix et quinze hommes, samedi. "Neuf terroristes ont été tués et un capturé, a déclaré le ministre de l'Etat, Vilasrao Deshmukh. Nous l'interrogeons actuellement".

L'identité des hommes ayant mené cette opération reste inconnue. Selon les autorités indiennes, l'individu capturé serait d'origine pakistanaise,  parlant couramment anglais, et identifié comme étant Azam Amir Kazav, selon l'agence Reuters. Selon les chaînes de télévision indiennes, il aurait affirmé que le but des attaques était de faire un "11-Septembre indien" en "réduisant en cendres les symboles de la puissance économique, le Taj et le Trident, afin qu'ils ne puissent être reconstruits".

La piste qui évoquait la participation de ressortissants britanniques semble en revanche ne pas se confirmer. Vendredi, le quotidien Evening Standard affirmait, en citant anonymement des responsables indiens, que sept terroristes présumés pourraient être britanniques et "originaires de la région de Leeds et Bradford". L'information a été démentie par les autorités indiennes, le gouvernement britannique et ses services anti-terroristes. 

Des attaques planifiées en amont. Des éléments rapportés par la presse indienne et internationale confirment que les attaques simultanées avaient été minutieusement préparées à l'avance. "Ces gens connaissaient parfaitement la disposition des lieux et il semblent qu'ils l'avaient bien étudiée auparavant. Ils étaient très déterminés, sans aucun remords", a constaté le chef d'une unité de commando naval indien cité par Reuters. Selon un membre des services de renseignements indiens cité par l'AFP, huit d'entre eux seraient arrivés à Bombay il y a déjà un mois pour mener "des missions de reconnaissance en prélude aux attaques" en se faisant passer pour des étudiants.

Ils auraient également effectué des repérages dans l'enceinte des hôtels, en stockant des armes et des munitions à l'intérieur des bâtiments et en filmant plusieurs endroits, à tel point qu'ils avaient quelque fois une meilleure connaissance des lieux que les forces de police indiennes, selon la presse indienne. Cela expliquerait comment trois terroristes ont réussi à tenir tête aux militaires pendant plusieurs jours à l'intérieur du Taj. Avant de déclencher les attentats, les activistes s'étaient également emparés d'un chalutier indien. Certains des terroristes l'auraient utilisé comme point de départ pour débarquer à bord de canots pneumatiques dans le sud de Bombay, non loin de la gare où les fusillades ont commencé. Cette piste n'a pas encore été confirmée par le gouvernement indien.aa.jpg

Un mode opératoire quasi-militaire. Au début des attaques, mercredi, il ne semble pas que la police et l'armée indienne ait pris la mesure du degré de préparation et d'entraînement des terroristes. "Par moments, ils se sont montrés aussi forts que nous au combat et dans les déplacements. Soit il s'agissait de militaires, soit ils ont suivi une longue formation de commando. Ils se comportaient comme l'auraient fait des commandos indiens", a expliqué un membre des forces spéciales indiennes cité par l'Hindustan Times. Il aura fallu que les commandos d'élite de l'armée interviennent pour que les autorités indiennes reprennent le dessus.

Les terroristes avaient tout préparé dans le moindre détail et avaient, semble-t-il, suivi un entraînement militaire, puisqu'ils maniaient des armes lourdes aisément et avaient même prévu leur ravitaillement en se munissant de fruits secs. Ils disposaient également de téléphones satellitaires, de cartes de crédit, des munitions et même d'un Blackberry, selon la presse britannique, sur lequel ils consultaient les sites d'information anglophones.

LE MONDE avec AFP, Reuters, AP

27.11.2008

Tous les islamistes, sauf un, tués à l'hôtel Taj Mahal de Bombay

art_39354.jpgTous les islamistes présents à l'hôtel Taj Mahal de Bombay, sauf un, ont été tués par les forces de sécurité indiennes et les opérations se poursuivent dans un deuxième hôtel de luxe, ont annoncé jeudi des hauts responsables indiens.

"A l'hôtel Taj-Mahal, il y a encore un terroriste, qui est blessé. Nous devrions boucler l'opération très rapidement", a déclaré le chef de la garde nationale J.K Dutt à la chaîne de télévision NDTV, assurant avoir "pleinement le contrôle de la situation".

Des responsables des forces de sécurité avaient annoncé peu auparavant que tous les islamistes du Taj-Mahal avaient été tués.

Vers 18H00 GMT, des unités d'élite indiennes poursuivaient leurs opérations dans l'hôtel voisin Oberoi/Trident, dans lequel un nombre indéterminé de clients étaient retenus.

Selon le chef de la garde nationale, deux islamistes se trouvaient toujours au 8ème étage de l'Oberoi/Trident ...

23.09.2008

"Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

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Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

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