01.07.2009
Pour en finir avec l’IRAN

C’est une flopée d’articles et d’interrogations surtout qui déferlent sur les choix que la France pourrait ou devrait faire concernant l’Iran. Ahmadinejad ou Moussavi ? Conservateurs ou réformateurs ? Islam ou droits de l’Homme ? Mais bien loin d’une analyse critique sereine nous avons les pour et les contre. Et chaque camp d’excommunier l’autre au nom de la Vérité.
Il y a des vérités, des valeurs, mais une seule réalité. Il y a des opinions, des convictions mais au-dessus de tout, il y a l’intérêt de la Nation.
S’agit-il de trouver tel ou tel dirigeant sympathique, occidentalisé, ami ou ennemi des américains ou héritier de je ne sais quel Islam des lumières ? Nous reprochons assez aux dirigeants iraniens de détester « à priori » l’Occident pour ne pas construire « à priori » une réflexion et une action sur l’inclinaison favorable ou défavorable que nous pourrions avoir sur L’Orient.
La Perse, le « pays des Aryens », est une immense civilisation qui par les caprices et les mystères de la magie de l’histoire après la Conquête islamique (637-651) aboutit à la fin de l’empire Sassanide et au déclin de la religion zoroastrienne … On peut le regretter. C’est ainsi. L’Iran est la place forte du chiisme allant de Téhéran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie alaouite. Un monde mystérieux, inquiétant, hétérogène et, à nos yeux, compliqué. Allons-nous attendre que les barbus mutent en imberbes et que leurs soeurs émancipées se promènent en mini-jupes accolées au torse de jeunes éphèbes efféminés pour amorcer des projets et des actions communes dans des domaines aussi divers que la diplomatie, l’énergie, l’écologie ou la culture ? J’entends déjà :« Vous oubliez la Révolution Verte et la mort héroïque de Neda ! ».
Certainement pas ! Mais en Chine, au Tibet, en Russie, en Algérie,au Mexique, au Congo il y a des centaines de Neda. Un jour tous les comptes seront réglés. Il appartient aux peuples concernés de décider le jour et l’heure, à moins de considérer que l’invasion militaire étrangère est toujours la seule solution …
D’autre part, l’idée de soutenir l’interdiction du nucléaire militaire n’est pas une option politique d’une diplomatie libre mais une position de vassal qui s’aligne d’une manière systématique sur les options géostratégiques américano-israéliennes. Systématique rime avec fanatique. Or, quand on a la chance d’avoir des amis libres et intelligents, il faut les aimer librement et intelligemment.
Cependant la France si, elle veut compter, doit dire clairement et fermement le moment où pour elle la diplomatie ne pourra que céder le pas à la guerre. Il faut dire aux dirigeants quelles sont pour nous les limites politiques d’agression directes ou indirectes à ne pas dépasser et s’y tenir.
Vous avez le droit, vous iraniens, comme tous les peuples de disposer de l’arme nucléaire et de militer pour le désarmement, mais sachez la terrible responsabilité que cela entraîne vis-à-vis de l’humanité et en premier lieu pour votre propre peuple.
Personne ne souhaite vous attaquer , mais, si vous commencez la guerre contre nous ou contre nos alliés, sachez que votre civilisation millénaire se résumera à ce qu’est devenu le Japon traditionnel après août 1945.
Rappelons l’essentiel, nous ne cherchons pas à épouser les ayatollahs. Sur cette terre nous sommes voisins à perpétuité et sommes donc condamnés à vivre ainsi encore assez longtemps ensemble…si du moins nous voulons vivre…
Il ne s’agit pas de convaincre ou d’imposer à l’autre ce qui le révulse mais de trouver entre états ,un « no man’s land », un espace sans guerrier où pour chaque civilisation existera pour les gens de la rue, les gens simples et honnêtes, un lieu d’échange et de découverte , une possibilité de pratiquer le verbe « faire », pacifiquement.
Cette démarche n’écarte pas définitivement le conflit militaire, mais peut en réduire considérablement les risques .
Aujourd’hui, bien des intellectuels tigres de papier affirment que jamais , oh grand jamais, ils n’auraient été ou ne sont munichois, moi, … je dis strictement l’inverse. Je suis munichois , je veux négocier , négocier encore , négocier jusqu’au bout.
Seulement, si l’adversaire , par bêtise, par prétention ou par fanfaronnade, pensant avoir affaire à des faibles, devient l’ennemi, alors, il faut l’écraser, le réduire en cendres.
Sans pitié aucune.
Jean-Marc DESANTI
http://www.resiliencetv.fr/?p=4605
http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1087
17:03 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.06.2009
Iran: les Gardiens de la révolution menacent l'Occident

Les Gardiens de la révolution, corps d'élite de la République islamique, ont averti lundi qu'ils écraseraient toute nouvelle manifestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad au moment où des centaines de protestataires se rassemblaient à nouveau à Téhéran.
Parallèlement, l'Iran, qui connaît sa crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979, est revenu à la charge contre ce qu'il considère comme les "ingérences" de l'Occident dans ses affaires internes.
Dans l'après-midi, un millier de manifestants se sont rassemblés place Haft-é Tir, dans le centre de Téhéran, mais la police se préparait à les charger. Ils faisaient fi d'une mise en garde des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime créée peu après la révolution de 1979 par l'ayatollah Khomeiny.
"Les Gardiens de la révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens, ndlr) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (...) mettre un terme au complot et aux émeutes", selon un communiqué cité par l'agence Mehr.
C'est la première fois que les Pasdarans lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.
La veille, le principal rival du président ultraconservateur, Mir Hossein Moussavi, avait enjoint ses partisans à poursuivre le mouvement, estimant que "protester contre le mensonge et la fraude" était leur "droit".
L'ancien Premier ministre, qui réclame l'annulation du scrutin, a engagé les manifestants à éviter toute provocation et la police et l'armée à ne pas agir "de manière irréparable".
Téhéran avait connu samedi un déchaînement de violence dans lequel au moins dix personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, selon la télévision d'Etat, portant à au moins 17 le nombre de morts à Téhéran en une semaine.
Des participants aux manifestations ont évoqué une réaction disproportionnée des forces de sécurité avec l'usage de tirs à balles réelles tandis que la radio d'Etat a annoncé 457 arrestations.
La violence des affrontements a été illustrée par une vidéo vue par des centaines de milliers d'internautes, montrant le visage ensanglanté d'une jeune femme, Neda, présentée comme une manifestante tuée par balle. Depuis le 12 juin, de nombreuses voix se sont élevées à l'étranger pour dénoncer la validité du scrutin et les violences, poussant Téhéran à lancer une nouvelle charge contre cette "ingérence" de l'Occident".
"Les pays occidentaux se sont ingérés dans le processus électoral en exagérant les manifestations organisées contre les résultats du scrutin", a accusé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi.
"La France est allée jusqu'à demander l'annulation des résultats de l'élection, s'est-il indigné. Quel droit ont-ils de faire de telles remarques inappropriées et irresponsables?".
Il a également lancé une nouvelle attaque contre la BBC, dont le correspondant a été sommé de quitter le pays, et La Voix de l'Amérique, accusant leurs directeurs d'être "officiellement les fils spirituels du (Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du (ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor) Lieberman".
Quatre associations d'étudiants ont également appelé à une manifestation mardi devant l'ambassade de Téhéran pour dénoncer "l'ingérence" du gouvernement "pervers de Grande-Bretagne".
Abbas Ali Kadkhodaie, porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, qui doit se prononcer d'ici mercredi sur les plaintes pour irrégularités déposées par les adversaires de M. Ahmadinejad, a reconnu qu'il y avait eu plus de votes que d'électeurs potentiels dans cinquante districts, sur les 366 du pays.
Il a cependant indiqué que compte-tenu du nombre de votes concernés, 3 millions sur plus de 38, "cela n'aura pas une influence importante sur les résultats de l'élection".
Enfin, les tensions politiques au sein du régime ont reçu une nouvelle illustration avec la confirmation de l'arrestation de cinq proches d'Akbar Hachémi Rafsandjani, dont sa fille. L'ex-président iranien a été accusé par M. Ahmadinejad de soutenir M. Moussavi.
Arrêtés samedi, ils ont été libérés quelques heures plus tard, selon l'agence Fars.
Et le président du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'une "grande partie des gens" avaient "perçu le résultat de l'élection comme étant différent du résultat annoncé officiellement. Cette perception doit être respectée".
18:49 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.06.2009
Le nucléaire français contre l’Iran ?

L’article n’a pas suscité de commentaires. Il n’a pas provoqué de débats dans les médias (exception, sur le site de Marianne, le 17 juin, Régis Soubrouillard,« La France, parapluie nucléaire des Emirats Arabes Unis ? » . Il n’a suscité aucune réaction des politiques. Pourtant, publié par la correspondante du Figaro, en général bien informée, il fait frémir. Dans « La France se donne les moyens de la riposte » (16 juin), Isabelle Lasserre révèle le contenu du nouvel accord signé entre la France et les Emirats arabes unis, à la suite de l’inauguration de la base française à Abu Dhabi (lire Philippe Leymarie, « Rêves d’Abou Dhabi, » 25 mai 2009)
« Selon les clauses secrètes de l’accord renégocié entre Paris et Abu Dhabi, la France s’engage à utiliser tous les moyens militaires dont elle dispose pour défendre les Émirats arabes unis s’ils venaient à être agressés. Tous les moyens militaires, c’est-à-dire également l’arme nucléaire, s’il le faut. Figaro un diplomate qui a pu consulter l’accord. Mais les moyens militaires, s’ils sont déclenchés, devront être définis en commun par la France et les Émirats. Extrêmement contraignant, plus encore, selon ceux qui l’ont lu, que l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui engage les membres de l’Otan à se porter au secours – y compris par la force armée – d’un autre membre qui aurait été attaqué, le nouvel accord de défense n’offre pas une garantie nucléaire sans limite aux Émirats. Juste un petit parapluie, dont le manche, bien sûr, reste dans les mains françaises. Mais il fait franchir à la France un pas supplémentaire dans son alliance avec un petit pays qui se situe au cœur du nouvel arc stratégique définit par le livre blanc sur la défense en mai 2008.
Le mot « nucléaire » en lui-même n’apparaît pas, bien sûr, dans le texte. “Ce serait contraire à la philosophie de la dissuasion, qui consiste à en dire le moins possible sur la doctrine d’emploi”, explique au
(...)
La base d’Abu Dhabi en elle-même n’est pas “nucléarisée”. Mais la dissuasion française, toujours basée sur deux composantes, garde à sa disposition des SNLE, sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, qui patrouillent en permanence au fond des mers, ainsi que des avions de chasse pouvant se poser sur le porte-avions Charles-de-Gaulle avec des bombes nucléaires.
(...)
Lorsqu’il avait été élu, Nicolas Sarkozy avait promis de revoir les accords de défense qui lient la France à ses alliés, afin de les adapter à la nouvelle posture stratégique. Il avait aussi promis de les rendre transparents en les faisant approuver par le Parlement et en les rendant publics. Ce processus est désormais largement engagé. L’accord avec les Émirats est le troisième à avoir été renégocié depuis la publication du livre blanc sur la défense. Deux nouveaux textes ont été signés avec le Cameroun et le Togo. Un quatrième est en cours de renégociation avec le Gabon. Mais en raison de la lenteur des processus parlementaires, leur publication n’est pas annoncée avant de longs mois… »
Si, dans les prochains mois, une crise éclatait dans la région, la France risquerait d’être entraînée dans un conflit et d’utiliser sa dissuasion nucléaire, sans même que la représentation nationale n’ait pu en discuter. Comme le précise Le Figaro, cet « accord place Paris au premier rang en cas de conflit avec l’Iran ». On savait que la diplomatie française s’inquiétait de la trop grande ouverture de la nouvelle administration américaine en direction de Téhéran, mais cette information du quotidien français a de quoi inquiéter... Et de quoi réjouir les conservateurs iraniens qui, autour de M. Ahmadinejad, essaient d’agiter la menace extérieure pour casser la mobilisation populaire contre les fraudes électorales..
Alain Gresh Les blogs du Diplo
18:52 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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14.05.2009
Une guerre qui vient

Le président américain Barak Obama est en poste à la Maison Blanche depuis le 20 janvier dernier. Si l’on se fie à sa volonté affichée de négocier directement, l’on pourrait en déduire, si l’on était un tant soi peu optimiste, que le différent nucléaire avec l’Iran ira en s’atténuant et que le Proche-Orient se dirige, enfin, vers une période de calme. Malheureusement, si l’on analyse minutieusement les réactions à ce jour de la théocratie iranienne, on ne peut exclure que la détermination des démocrates us ne se brise sur son refus de renoncer à sa domination sur la communauté musulmane par la possession de la bombe nucléaire. Les américains feront ils alors du Georges W Bush en pilonnant les centrales iraniennes ? A ce jour, nul ne connaît suffisamment le courage du nouvel élu pour abonder dans tel ou tel sens.
En revanche, s’il est une évidence, c’est que l’état d’Israël ne s’autorisera nulle hypothèse de travail impliquant le cas d’un Iran nucléarisé. Benjamin Netanyahou aux manettes de l’état d’Israël, on ne peut douter que la Knesset ainsi que le peuple dans sa très grande majorité lui imposera une attaque ciblée du danger à l’image de ce qui se fit à Osirak en 1981. Ce qui déclenchera, en riposte, les missiles des Ayatollahs, mais aussi ceux de leurs affidés tels le Hamas, le Hezbollah ou encore la Syrie. Israël étant préparé au scénario de cette guerre prévisible, on ne peut douter de sa réaction militaire, forcément « disproportionnée », par voie de terre, air et mer.
Ce n’est donc pas a priori cette guerre-ci que le monde occidental doit redouter. Israël est à même d’y faire face, même si malheureusement des victimes seront à déplorer et les condamnations internationales usuelles et hypocrites de mise.
Il est une guerre, par contre, qui s’annonce beaucoup plus dangereuse pour l’occident si les autorités compétentes ne se décident à agir rapidement pour l’enrayer tant que faire se peut.
Lors de la dernière offensive israélienne dans la bande de Gaza, l’on a pu mesurer le degré de haine à l’encontre du peuple juif qui habite le cœur du monde musulman. Particulièrement les musulmans demeurant au sein de l’Europe qui ressentent le soutien de celle-ci à Israël comme injuste et toute victoire israélienne comme humiliante. Au-delà des habituels drapeaux israéliens brûlés et des sempiternels slogans antisémites tels « morts aux Juifs » (que nul parti politique européen n’a d’ailleurs à ce jour condamné) on a pu s’apercevoir que des membres de la communauté juive, ainsi que ses biens furent atteints cette fois-ci beaucoup plus fortement. Mais aussi que le soutien au Hamas fut plus prononcé en terre européenne qu’en terre musulmane, et que les partis politiques, conscients de cette force communautaire, ont courbé l’échine en faisant silence ou ont défilé, eux aussi, pour dénoncer les « crimes » des Juifs.
En conséquence, si l’on imagine que dans un futur proche, par sa réaction aux missiles reçus, Israël humilie à nouveau ce monde musulman malade de sa haine ancestrale, en éradiquant pour de bon le Hamas ainsi que le Hezbollah, en détruisant l’armée syrienne et ridiculisant le régime perse qui préconise interminablement la fin proche de « l’entité sioniste », il est à craindre sérieusement que le monde musulman européen s’enflammera gravement.
Si des dégâts ont été occasionnés lors des dernières manifestations, il est à prévoir que la prochaine fois l’humiliation ressentie sera telle que la violence n’atteigne un niveau encore jamais égalé en Europe. Voiture incendiée, magasin vandalisé, abribus brisé ne seront que les ‘’bons souvenirs’’ des manifestations de rues ‘’calmes’’ en France, en Espagne, en Angleterre ou encore en Allemagne.
Si les quelques vingt deux millions de musulmans européens, recensés par Leila Shahid, ne seront pas tous dans les rues pour manifester et réclamer vengeance contre ce pays qui ne ‘’respecte pas’’ les lois internationales, le noyau dur est suffisamment important pour prendre conscience du danger certain qu’il représente. Refuser d’envisager ce pire maintenant, et laisser agir ce noyau comme il lui plaît c’est probablement prendre pour l’avenir le risque d’une guerre ‘’fratricide’’, déclenchée cette fois-ci par les « souchiens »...
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20.04.2009
Iran: Israël rappelle son ambassadeur en Suisse
BERNE/JERUSALEM — Israël a rappelé son ambassadeur en Suisse et convoqué la chargée d'affaires de l'ambassade suisse à Tel Aviv lundi pour protester contre la rencontre, la veille à Genève, entre le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman ont décidé de rappeler à Jérusalem pour "consultation" l'ambassadeur en Suisse, a précisé un porte-parole de la diplomatie israélienne, confirmant le motif de cette mesure.
La rencontre Merz-Ahmadinejad a été d'autant plus mal perçue en Israël qu'elle s'est produite la veille de la journée annuelle de commémoration du génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale (le Yom HaShoah).
Mahmoud Ahmedinejad a à plusieurs reprises nié l'existence de la Shoah et souhaité la destruction d'Israël. Il a récidivé lundi à la conférence sur le racisme de l'ONU à Genève, en fustigeant le "gouvernement raciste" israélien. Les délégués européens ont immédiatement quitté la salle en signe de protestation.
Hans-Rudolf Merz s'est justifié lundi sur les ondes de "Radio 1", expliquant qu'il comprenait les critiques mais les trouvait injustifiées, invoquant le "dialogue nécessaire" au Proche et au Moyen-Orient et la neutralité de la Suisse.
Avec son interlocuteur iranien, le président de la Confédération a clairement critiqué la situation des droits de l'Homme en Iran, a affirmé à l'Associated Press Nadine Olivieri, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE). Il a également condamné sans équivoque les propos de Mahmoud Ahmadinejad sur l'Holocauste et le droit à l'existence d'Israël, a-t-elle ajouté.
La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey n'a pas participé lundi à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le racisme, selon Nadine Olivieri.
Plusieurs pays, dont Israël, les Etats-Unis et l'Allemagne, qui a néanmoins envoyé des observateurs, ont boycotté la conférence de Genève, s'attendant à ce que les pays musulmans s'en prennent à l'Etat hébreu et à la liberté d'expression sur la religion...
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Durban II: Londres "condamne sans réserve" les propos d'Ahmadinejad
LONDRES - La Grande-Bretagne "condamne sans réserve" les propos "incendiaires" à l'encontre d'Israël tenus lundi par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad au premier jour de la Conférence sur le racisme "Durban II", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown.
"Le point de vue du gouvernement britannique est que nous condamnons sans réserve les propos insultants et incendiaires du président iranien", a déclaré ce porte-parole, à l'occasion d'un point de presse quotidien.
"De telles remarques n'ont leur place nulle part, certainement pas dans une conférence anti-raciste de l'ONU", a-t-il ajouté.
M. Ahmadinejad a qualifié Israël de "gouvernement raciste" lundi à Genève, lors du premier jour de la Conférence de l'ONU sur le racisme, provoquant le départ des Européens présents.
(©AFP / 20 avril 2009 17h56)
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28.03.2009
CIA, de Eichmann à Ben Laden
Engagé dans le parti nazi dès 1932, Adolf Eichmann à fait carrière chez les SS, obtenant le grade de colonel. Il servira au sein du Bureau des Affaires juives et fut en charge de la logistique de la « solution finale ». Capturé après la guerre, il s’évade miraculeusement des prisons américaines, se cache en Europe avant de s’évaporer en Argentine en 1950, avec un faux passeport allemand au nom de Ricardo Klement. Il sera enlevé par des agents du Mossad, les services secrets israéliens, en 1960, jugé l’année suivant et exécuté en 1962. Des sources du renseignement israélien indiquent clairement que la CIA connaissait la planque de Eichmann en Argentine depuis 1953, mais ils ne leur ont jamais communiqué ces informations. La CIA a en fait couvert un bon nombre de criminel nazi dès la fin de la deuxième guerre mondiale.
Si Eichmann a pu « échapper » des geôles américaines, c’est qu’il collaborait pleinement avec l’agence, tout comme Hans Globke, également attaché au Bureau des Affaires juives, et qui, dès 1946, sera le point central entre le gouvernement de Bonn, la CIA et l’OTAN, avant de devenir le conseiller spécial à la sécurité nationale du chancelier Konrad Adenauer. Après l’arrestation d’Adolf Eichmann, la CIA a refusé de collaborer avec la justice israélienne, car cela aurait mis en péril tout leur réseau d’ex-nazi recruté au sein de l’organisation Ghelen, l’ancêtre des services secrets de l’Allemagne de l’ouest (du nom de Reinhard Gehlen, ancien chef du renseignement nazi sur le front de l’Est), créé directement par la centrale américaine.
Les menaces changent, mais les méthodes restent les mêmes. En 1953, l’opération AJAX aura pour but de destituer le Chah d’Iran et de mettre en place les fondamentalistes islamistes. À partir de cette date, la politique de la CIA au Moyen-orient n’aura pour but que de déstabiliser les régimes laïques et indépendants, au profit d’organisations islamistes.
Depuis que Washington est parvenu à obtenir du Roi Ibn Séoud, le 29 mai 1933, la stratégie ” islamo-pétrolière ” des USA a été la suivante : “Nous vous laissons régner et appliquer la loi islamique en Arabie Saoudite et vous coopérez économiquement avec nous“.
Afin de comprendre l’islamisme radical moderne, il est nécéssaire de prendre en compte le choc pétrolier des années septante et la hausse du cours du brut provoquée par les pays arabes producteurs de pétrole et par les sociétés pétrolières américaines. Ceci aura pour conséquence l’enrichissement considérable de l’Arabie Saoudite – dont les revenus annuels sont passés, de 4,35 à 36 milliards de dollars entre 1973 et 1978 – qui investira une grande partie de ses bénéfices dans la promotion de l’islam wahhabite. L’introduction de l’islamisme radical saoudien au sein des législations des États musulmans sera la condition sine qua non de l’aide au développement. La quasi-totalité des réseaux islamistes implantés dans le monde musulman seront ainsi financés par l’État saoudien et par le biais des institutions islamiques internationales qu’il contrôle : l’Organisation de la Conférence Islamique, la Ligue islamique mondiale, et surtout les banques saoudiennes, tels Fayçal Islamic Bank, Fayçal Islamic Bank, Dellah el-Baraka, etc. Lire la suite >>
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20.03.2009
Message d'Obama à l'Iran
Texte intégral du message adressé aux dirigeants iraniens par le président américain Barack Obama, diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'occasion du Nouvel An iranien.
"Aujourd'hui, je veux adresser mes meilleurs voeux à tous ceux qui célèbrent Norouz à travers le monde.
Cette fête est à la fois un rite ancien et un moment de renaissance, et j'espère que vous profitez de cette période spéciale de l'année entre amis et avec la famille.
En particulier, je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d'Iran. Norouz n'est qu'une partie de votre grande culture renommée. Pendant des siècles, votre musique, votre littérature et vos innovations ont rendu le monde meilleur et plus beau.
Ici, aux États-Unis, notre propre communauté a été renforcée par la contribution des Américains d'origine iranienne. Nous savons que vous êtes une grande civilisation, et vos succès ont gagné le respect des États-Unis et du monde.
Pendant près de 30 ans, les relations entre nos pays se sont tendues. Mais à l'occasion de cette fête, nous nous rappelons cet humanisme commun qui nous lie. Justement, vous allez célébrer votre Nouvel An de la même façon que nous, Américains, quand nous célébrons nos fêtes - en se rassemblant avec des amis et avec la famille, échangeant cadeaux et des histoires, et en regardant vers l'avenir avec un sens renouvelé d'espoir.
Ces célébrations contiennent la promesse d'un nouveau jour, la promesse d'opportunités pour nos enfants, la sécurité pour nos familles, le progrès pour nos communautés, et la paix entre les nations. Ce sont des espoirs partagés, ce sont des rêves communs.
En cette saison qui est celle des nouveaux commencements, je voudrais parler clairement aux dirigeants iraniens. Nous avons de graves divergences et elles se sont amplifiées avec le temps. Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les États-Unis, l'Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons, au contraire, un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel.
Vous, aussi, vous avez un choix à faire. Les États-Unis veulent que la République islamique d'Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations. Vous avez ce droit, mais il s'accompagne de vraies responsabilités, et cette place ne peut être obtenue par la terreur et les armes, mais par des actions pacifiques qui démontrent la véritable grandeur du peuple et de la civilisation iraniens. Et cette grandeur ne se mesure pas par la capacité à détruire, mais par votre talent à construire et à créer.
Ainsi, à l'occasion de votre Nouvel An, je veux que vous, le peuple et les dirigeants de l'Iran, vous compreniez le futur auquel nous aspirons. Il s'agit d'un avenir de nouveaux échanges entre nos deux peuples et de plus grandes opportunités de partenariat et de commerce. C'est un avenir dans lequel les vieilles divisions seront surmontées, où vous et tous vos voisins et le monde entier pourront jouir d'une plus grande sécurité et d'une paix plus grande.
Je sais que cela ne sera pas facile à atteindre. Certains affirment avec insistance que nous nous définissons par nos différences. Mais souvenons-nous des paroles écrites par le poète Saadi, il y a si longtemps : Les enfants d'Adam sont des membres d'un même corps, créés d'une même essence.
Avec l'arrivée d'une nouvelle saison, cette précieuse humanité que nous partageons tous nous revient en mémoire. Et nous pouvons une nouvelle fois invoquer cet esprit en aspirant à un nouveau commencement.
Merci et Eid-eh Shoma Mobarak."
19:05 Ecrit par Ivan dans document choc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Que veut OBAMA ?

La politique internationale américaine a ses constantes. Elle se caractérise depuis la création du pays par son caractère messianique. Le peuple américain est porteur du message divin originel dévoyé par la Vieille Europe abâtardie et corrompue, incapable de dépasser ses divisions pour atteindre l'unification de l'humanité.
Cependant dans son histoire, finalement courte au regard des autres civilisations, si tant est que l'on puisse parler de civilisation américaine (peut être serait-il plus judicieux de parler de composante américaine de la civilisation occidentale), la politique américaine a connu des variations, entre l'isolationnisme de sa création et l'interventionnisme des présidents démocrates Wilson et Roosevelt, entre le soft power par exemple d'un Carter et le hard power des Bush.
On peut donc s'interroger sur l'orientation de la nouvelle administration. Sera-t-elle en rupture avec celle de l'administration Bush? Quelles seront les rapports que souhaite entretenir Obama avec les BRIC ( et plus particulièrement la Chine et la Russie) et l'Europe? Quelles seront ses positions sur les questions israélo-palestinienne et iranienne?
Tout d'abord il apparaît évident que les États Unis, en la personne de son président, auront à coeur de préserver leurs intérêts et ne répondront en aucun cas aux attentes irrationnelles voire débilitantes des opinions publiques mondiales. La générosité en politique, intérieure ou extérieure ne peut être qu'un stratagème, un moyen au service d'une fin rationnelle, froide et implacable. Toute culture tendant vers la civilisation, tout état tendant vers l'empire, ce qui est le cas des États Unis, aspire à la domination. Cependant une politique trop ouvertement belliqueuse suscite des résistances et rend l'administration de l'Empire plus ardue.
L'administration Bush s'est mise dans une impasse. Alors que la Russie, pendant l'ère Eltsine et y compris au début du mandat Poutine, pouvait être considérée comme un allié, les casus belli se sont multipliés : Kosovo, Géorgie, Ukraine, ABM.
La politique quasi ouvertement impérialiste en Afghanistan et en Irak (Qui n'a jamais douté de la nature réelle des événements du 11 septembre ? ) a aliéné la sympathie des opinions publiques mondiales, plus particulièrement musulmanes mais a également suscité de vives critiques au sein même du pays. La crise irakienne a également été à l'origine de tensions avec Paris et Berlin.
Enfin la crise des subprimes a fragilisé la stabilité américaine rendant de plus en impossible le statu quo, l'effort de guerre devenant insoutenable.
Un changement s'imposait. Les élites américaines ne pouvaient pas ignorer cette évidence. Un changement sur le fond et dans la forme.
Pour la forme, qui de plus sympathique et rassurant qu'Obama ? Métis, poli, cultivé, le gendre idéal.
Pour le fond, l'administration Obama semble privilégier la diplomatie, par nature beaucoup moins coûteuse que la chose militaire.
D'autant plus que le retour de nombreux pontes de l'ancienne administration Clinton , à commencer par Hillary, mais également Holbrooke et Mitchell apparaît comme une gageure d'habileté, sans cependant négliger la fermeté (cf agression du sol européen en 99).
La manoeuvre d'ensemble semble être la suivante. Renouer des liens avec la Russie (cf rencontre Lavrov Clinton, déclarations de Medvedev) et de façon plus surprenante avec l'Iran (message d'Obama), avec comme corollaire une prise de distance avec Israël (et son nouveau gouvernement ultra sioniste).
L'intérêt de la manoeuvre est multiple. L'Irak étant partiellement stabilisé, l'effet majeur américain porte dorénavant sur l'Afghanistan et le Pakistan. Le soutien logistique des militaires américains n'est possible qu'avec l'accord et l'aide des Russes (cf Kirghizstan).
Des Russes plus américanophiles et la main tendue d'Obama pourraient également inciter les Iraniens à agir avec plus de raison. Ce qui pourrait résoudre la question nucléaire et calmer les ardeurs subversives des différentes milices et organisations soutenues par Téhéran, notamment en Irak.
Au final, l'axe Moscou Téhéran Caracas qui semblait poindre, faute de Grand Satan belliqueux, perdrait en vigueur.
Une autre conséquence serait la distanciation voire le lâchage d'Israël, les intérêts des deux entités devenant de plus en plus contradictoires. Washington préférera peut être acheter la stabilité en se dissociant de Tel Aviv qui jouant sa survie, sera prêt à tout, avec comme conséquence l'embrasement du Proche et Moyen Orient.
Pour conclure, une seule certitude : Obama jouera toutes ses cartes pour défendre les intérêts américains. Gardons toujours à l'esprit que le nouveau président américain ne s'est pas forgé tout seul. Une anecdote : un des principaux donateurs de la campagne du candidat démocrate n'est autre qu'AIG, l'assureur américain, dont les pertes causées par la détention d'actifs toxiques ont été compensées par l'argent du contribuable. Autre donateur : Georges Soros ...
August VonK
18:54 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.02.2009
Le Pen islamophile
Le Pen vient de participer au trentième anniversaire de la révolution islamique organisé au centre Zahra-France. À cette occasion, il s'est déclaré un ami de l'Iran "nation libre" ! selon lui. Il a répondu avec affabilité au "Salamalékum" puis aux questions d'une journaliste portant un foulard islamique et a clos l'entretien par la formule "Dieu est grand" (traduction du fameux "Allâh Akbar").
Par ce comportement, il démontre qu'il s'accomode des manifestations de l'islamisme sur le sol français.
Après ses déclarations sur la dalle d'Argenteuil, Le Pen surenchérit, trahissant au passage son électorat. Il semble avoir oublié le statut des minorités chrétiennes en terre d'islam et les victimes de fatwas...
18:14 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.02.2009
Le guide tombé de son piédestal

En instrumentalisant la figure prestigieuse du guide de la révolution, le président Mahmoud Ahmadinejad a réussi à ébranler l’édifice du régime islamique, estime Rooz, le quotidien des Iraniens en exil.
Depuis le premier jour de la République islamique, les théoriciens de la doctrine du “gouvernement des doctes” [velayat-e faqih, en persan] font du “guide de la révolution” [l’ayatollah Khomeyni, de 1979 à 1989, puis Ali Khamenei jusqu’à aujourd’hui] la colonne vertébrale du régime islamique. Selon l’image qu’ils ont imposée, le guide suprême n’appartient à aucun parti et ne défend pas d’idées particulières [même si le guide actuel incarne l’aile la plus conservatrice du régime]. C’est une figure paternelle, juste et libre, qui est censée s’imposer à la société tout entière. Dès qu’il voit le gouvernement dévier, il intervient pour arbitrer. Le guide suprême ne soutient pas un parti au détriment d’un autre. Il est au-dessus des batailles et donne son jugement en utilisant la sagesse, la justice et la raison.
Pendant les seize ans où Ali Akhbar Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami ont successivement occupé le poste de président de la République, cette image a été préservée. Mais le président actuel, Mahmoud Ahmadinejad, a fait tomber le guide suprême, Ali Khamenei, de son piédestal. Il l’a impliqué dans toutes les polémiques. Ahmadinejad s’est servi du guide pour défendre l’un de ses ministres [Ali Kordan, ministre de l’Intérieur, qui avait menti sur son diplôme], pour gagner le soutien du Parlement, pour justifier les attaques contre des citoyens innocents qui se plaignent de l’inflation. A l’origine, le guide était un coup de poing dans la tête du gouvernement (selon les mots du leader de la révolution, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, qui faisait référence au dernier gouvernement du chah). Mais, aujourd’hui, on s’y réfère pour opprimer des étudiants nés de la République islamique, éduqués par elle, et dont les associations contiennent pourtant toutes le mot “islamique”.
Dans ces conditions, les véritables partisans du guide suprême devraient se poser cette question : un guide chahuté en permanence dans les discussions de rue, au Parlement, dans les maisons, dans les ministères, dans les bureaux de répression morale, dans la section 209 de la prison d’Evine [où sont enfermés les opposants politiques] peut-il vraiment rester le principal pilier de la République islamique ? La stature du guide ne devrait-elle pas être respectée par le président Mahmoud Ahmadinejad ? M. Khamenei peut-il encore se considérer aujourd’hui comme le “dirigeant du monde opprimé” et le remplaçant du douzième imam ? Est-ce qu’associer le nom du guide suprême à celui d’un leader du Hezbollah, d’un parti gouvernemental ajoute à la stature du leader de la République islamique ?
Nooshabeh Amiri
Rooz http://www.roozonline.com/
20:00 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : iran, ali khamenei, sunnites, chiites, khomeyni, ahmadinejad, proche-orient |
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