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  • IRAN – USA : la grande parodie par Desanti Jean-Marc

    «  Le pouvoir n'existe plus que comme parodie  »

    (Jean Baudrillard )

     

    Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies «  une fois pour toutes  ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.

    Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflitIran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.

    D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient lesSandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.

    Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des moisl'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.

    Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.

    Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert deNassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.

    Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.

    Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …

    Mais il n'en est rien et pour cause.

    Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.

    Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.

    Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.

    Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?

    De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?

     

    Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.

    On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).

    Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.

    Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?

     

    Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ? 

    Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?

    Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ? 

     

    Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?

    Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.

    De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.

    Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?

     

    « Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation,la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs », a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK. 

    « Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».

    Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi

    « La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit  », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection  ».

    Comment comprendre de telles circonvolutions ?

    Il nous suffit de regarder une carte du «  grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.

    Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée «  états arabes chiites  », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les «  territoires intérieurs saoudiens indépendants  », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.

     Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.

    Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.

    N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.

    Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».

    Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.

    Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que la banque ne perd jamais.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

    LIRE AUSSI SUR ------> http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/iran-usa-la-grande-parodie-96367

     

                                          http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-iran-usa-la-grande-parodie-77453446.html

                                          http://www.legaulois.info/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie-par-jean.html

     

                                          http://redekker.unblog.fr/2011/06/21/iran-usa-la-grande-parodie/

     

                                          http://ainsivalemonde-opinions.blogspot.com/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie.html

     

                                          http://www.monjournal.ma/news/iran-usa-la-grande-parodie

     

     

     

     
  • Le Liban clé de l'abandon de SION par les USA ?

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    Comment Obama et ses conseillers « juifs américains » osent-ils leur funeste projet de destruction d’Israël en imposant un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale « négociée » ?

    Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro-économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifiaient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région. 

    Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales, puis l'intervention en Afghanistan  et en 2003, l'invasion de l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie, par l’intermédiaire des « révolutions arabes » …. Mais plus contre l’Iran dont les USA ont sollicité l‘aide précieuse en Irak pour une alliance avec les chiites contre les « sunnites irakiens » .

    La dernière opération contre le Liban en 2006 a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». Bush avait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un soi-disant bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrivait dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient: Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC et du FMI. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur. L’invasion du Liban visait à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour les ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique. 

    L’attaque contre le Hezbollah a offert à Israël l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Cependant le Hezbollah avait connu deux évolutions majeures. 

    En premier lieu, il a été équipé de matériels très modernes, par la Syrie et l’Iran. Il dispose en particulier des missiles à longue portée, capables de frapper les grandes villes israéliennes. 

    Il a ensuite intégré le gouvernement libanais. Les élections de juin 2005 lui ont donné 11% de suffrages et 14 députés, au sein d’une coalition chiite qui en obtient 35 (sur 128) . Cela lui permit d’obtenir un ministère, celui de l’énergie, auquel il faut ajouter officieusement ceux des affaires étrangères et du travail, confiés à des proches du mouvement. Cette implication dans la vie politique libanaise, l’appel au dialogue, le renoncement, au moins officiellement, à l’idée de république islamique, la volonté de se financer de manière autonome apparaissaient à beaucoup d’analystes comme des signes d’une réelle volonté de se démarquer du tuteur iranien. Pour d’autres, au contraire, le renforcement de son arsenal et la présence de nombreux conseillers iraniens en son sein prouvent que le Hezbollah reste l’émanation de l’Iran. Cette conjonction d’une puissance militaire autonome au Liban, de l’influence de l’Iran et de l’infiltration dans les rouages de l’État, rendaient et rendent le Hezbollah particulièrement dangereux. 

    Le Hezbollah est dirigé par un Conseil consultatif exécutif de 7 membres, présidé par Nasrallah. Ce conseil est secondé par un très grand nombre d’organes, dont la Convention Générale qui fait fonction de Parlement. Cette Convention est elle-même dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. 

    Le Hezbollah est organisé en trois branches interdépendantes qui lui permettent d’agir presque simultanément dans toutes les facettes des conflits modernes. Il est à la fois une milice, un parti politique et une organisation socio-économique. Il comprend une branche militaire, détaillée plus loin, une branche de propagande et du recrutement et une très importante branche sociale (baptisée «Organe de la Sainte Reconstruction»). Premier employeur du Liban, l’organisation gère directement des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et une chaîne de télévision (Al-Manar) 

    Le financement du mouvement provient de sources très variées. La Syrie et surtout l’Iran sont les principaux donateurs avec peut-être plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais le Hezbollah peut bénéficier aussi de dons privés, directs ou indirects par le biais d’organisations non gouvernementales. Il dispose de sociétés privées qui lui fournissent des fonds et servent de relais avec l’étranger. Grâce à sa représentation parlementaire, le Hezbollah parvient aussi à faire financer certains projets par de l’argent public. 

    La branche paramilitaire du mouvement est divisée entre un appareil de sécurité et un appareil de combat. Le premier comprend un service de protection des dirigeants du parti (le cheikh Nasrallah vit chaque jour dans un villa différente), un service de «sécurité centrale» (le service de renseignement) et un service de «sécurité opérationnelle» pour les actions clandestines. 

    Alors que Tsahal est une armée qui s’est créé et développée pour faire face à des armées arabes conventionnelles, la «Résistance islamique», l’appareil de combat, s’est construite dans l’opposition à Tsahal .Elle comprend deux composantes. 

    La première est une force purement défensive à base d’infanterie. Celle-ci est forte avant tout de ses deux à quatre mille soldats permanents, souvent vétérans de la guerre civile ou de la lutte contre la présence israélienne. Ces hommes, aidés par plusieurs dizaines de conseillers iraniens, disposent d’armements et d’équipements individuels de grande qualité (gilets pare-balles, casques, appareils de vision nocturne, masques à gaz, équipements miniaturisés de radio et de téléphonie). Complétée éventuellement par une dizaine de milliers de «réservistes», cette infanterie est organisée de manière rigoureuse, du trinôme au bataillon de 250 hommes. Elle est parfaitement incrustée dans le terrain et la population et donc largement invisible à la multitude de capteurs dont dispose Tsahal. Grâce à un équipement léger, une parfaite organisation du terrain et l’utilisation cynique de la population, l’armée du Hezbollah atteint un haut niveau de furtivité, prouvant ainsi que cette notion de furtivité n’est pas forcément synonyme de haute technologie. 

    Deux lignes de défense («Nasser» et «Badr») ont été édifiées sur les lignes de crête parallèles à la frontière. Pour faire échec à la suprématie aérienne israélienne, ces lignes s’appuient sur une multitude de villages fortifiés et un réseau souterrain de bunkers, de caches d’armes, de poste de commandement, etc.…reliés par des tunnels. 

    A partir de ce réseau de type «Viet-Cong», qui descend parfois à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, les sections d’infanterie (15-20 hommes) pratiquent un combat très décentralisé fondé sur des attaques à très courte portée à l’arme légère ou au lance-roquettes, suivis de disparitions soudaines .Les miliciens chiites sont aussi passés maîtres dans l’emploi des mines et engins explosifs. 

    La particularité du Hezbollah, par rapport aux Tchétchènes ou aux rebelles irakiens par exemple, est que ce combat défensif «en essaim»  est appuyé par une puissante «artillerie portable» à base de missiles antichars. L’arsenal est impressionnant, allant des vénérables AT-3 Sagger 2 jusqu’aux très modernes AT-13 Metis-M, AT-14 Kornet-E en passant par les AT-4, AT-5 ou même des versions iraniennes des Dragon et TOW américains. Le Kornet-E est le plus redoutable de tous puisqu’il peut percer jusqu’à 1200 mm de blindage réactif grâce à une charge tandem de grande puissance et ce jusqu’à 5000 m. Le Hezbollah dispose aussi de nombreux RPG-29, capables de lancer une charge tandem de 4-5 kg à 450 m . 

    Cette organisation, soutenue par une profonde motivation, permet de défendre des positions avec une grande efficacité mais elle est forcément statique. Le Hezbollah ne peut prétendre effectuer de grands mouvements offensifs, ni se replier, sans être soumis à des feux massifs. Cette donnée est pleinement acceptée et l’infanterie du Hezbollah n’a pour seule mission que de freiner les troupes israéliennes (en lui infligeant des pertes) et couvrir ainsi la deuxième composante, offensive cette fois, constituée par les lance-roquettes et les missiles à longue portée. 

    Le Hezbollah dispose d’un stock de 14 à 16 000 roquettes ou missiles. 

    Ces projectiles sont insuffisamment précis pour frapper autre chose que des localités ou de larges infrastructures. 

    La très grande majorité de ces projectiles sont des roquettes de 122 mm (10 000 exemplaires) à 240 mm (Fajr-3), dont la portée ne dépasse pas 45 km, ce qui suffit à frapper Haïfa. Les charges explosives vont de 6 à 45 kg. Ces engins sont mis en œuvre par salve depuis des camions (le lanceur du Fajr-3 peut en lancer 14) ou individuellement depuis n’importe quel point, y compris depuis l’intérieur de bâtiments civils. La procédure de tir est extrêmement rapide et permet de changer facilement de positions. 

    Les pièces maîtresses sont cependant les roquettes frappant au-delà de 45 km et, surtout, les missiles d’origine iranienne de type Zelzal qui peuvent projeter plusieurs centaines de kilos d’explosifs sur Tel-Aviv .La dernière version du Zelzal est même capable de toucher n’importe quel point au nord du désert du Néguev, c’est-à-dire dans tout l’Israël «utile». La mise en œuvre des ces missiles est cependant assez longue et laisse une forte signature thermique. 

    Au moment où débuta la dernière « guerre», le Hezbollah disposait également d’une batterie de missiles sol-mer C-802 Noor, version iranienne du missile chinois Silkworm. Ce missile, guidé par radar, peut envoyer à vitesse subsonique (mach 0,9) une charge de 165 kg à plus de 120 km. 

    Le Hezbollah possède aussi une petite flotte d’une dizaine de drones de type Mirsad-1 ou Ababil-3 Swallow. 

    Deux d’entre eux ont même survolé le nord de la Galilée, en mars 2004 et en avril 2005, sans que Tsahal puissent les intercepter. De leurs bases au Sud Liban, les miliciens chiites ont pu voir en détail le dispositif adverse. 

    Le Hezbollah dispose enfin de quelques armements antiaériens, SA-7 et SA-14 MANPADS (manportable surface-to-air missile system), mais aussi des SA-16 et des SA-18 (version améliorée du SA-14, portant à 3500 m d’altitude sur 5 km de rayon). Mais il n’y a là rien qui puisse vraiment menacer la suprématie aérienne israélienne. 

    Le renseignement israélien estime que les armements les plus sophistiqués, missiles balistiques, drones, missiles sol-mer ou sol-air sont mis en œuvre, à partir d’un poste de commandement enterré, par des Iraniens du corps des Gardiens de la révolution islamique. Un centre de renseignement commun à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah existe aussi à Damas, à l’ambassade d’Iran. Le Hezbollah a mis en place aussi un réseau de communications, combinant le très ancien, comme d’archaïques téléphones de campagnes enfouis dans le sol, et le très moderne, capable de résister aux intrusions et au brouillage. 

    L’ampleur de cette organisation mise en place depuis 2000 a échappé en partie au haut commandement israélien : défaut de renseignement ou d’assimilation des donnée? Avant de lancer leur dernière offensive, Tsahal avait cependant une bonne image des capacités du Hezbollah en termes de roquettes et missiles, la menace principale. On a en revanche nettement sous-estimé la capacité de résistance de l’infanterie du Hezbollah. 

    Ce « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Les conséquences ont été fulgurantes : Top départ donné aux fausses révolutions arabes. Accélération du contrôle total du Moyen-Orient. Extension du système capitaliste et sacrifice à très court terme de l’État d’Israël, désormais sans grande utilité dans un ordre nouveau « où tout le monde est démocratisé », en réalité « balkanisé». Les dirigeants israéliens n’ont rien vu venir trop occupés à ne jamais trop mécontenter leur puissant allié manipulateur. On peut parier, sans aucun risque, que le droit international capitaliste les mènera, pour toute récompense, devant un quelconque TPI. On leur réserve, à Washington, le sort des colonels grecs, des dictateurs argentins, ou des putschistes chiliens. leurs survies, aujourd’hui, dépend plus que jamais, malheureusement, de cette « alliance » , ou plus exactement de cette soumission. 

    En réalité le projet de l’administration américaine est calqué sur la destinée tragique de l’Afrique du Sud. 

    Il est grand temps que la politique israélienne se décide en Israël. Il est certain que seul le retour au sionisme historique, basé sur le volontariat des combattants et la lutte pour l'indépendance, pourra encore sauver des vies juives. Nous en sommes là. 

    Il serait criminel de ne pas le dire haut et fort. C’est l’heure des volontaires de toutes origines dans des brigades internationales, déployées sur le territoire actuel d’Eretz, pour défendre les valeurs de « liberté » autres que celles maudites du fric et du profit. 

    Qui peut avoir confiance dans les USA ? 

    Les manipulations répugnantes de la CIA avec les islamiques bosniaques, les services pakistanais, et les terroristes du Hamas et du Hezbollah devraient ouvrir définitivement les yeux des américanolâtres qui transforment régulièrement les jeunes israéliens en victimes, mercenaires de l’Oncle Sam . 

    Israël, c’est Massada et Massada c’est la lutte contre l’Empire 

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur : http://www.europe-israel.org/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par-les-usa-par-jean-marc-desanti/

                          http://www.armees.com/info/articles/divers/le-liban-cle-de-l-abandon-de-sion-par-les-usa,42907.html

                          http://www.politique-actu.com/debat/liban-abandon-sion-jean-marc-desanti/269015/

                          http://www.legaulois.info/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par.html

                          http://www.terrepromise.net/?p=8510

                          http://mplbelgique.wordpress.com/2011/05/23/le-liban-cle-de-l%E2%80%99abandon-de-sion-par-les-usa/#more-11876

                          http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=9217&Itemid=218

     

        EN GREC     http://infognomonpolitics.blogspot.com/2011/05/blog-post_1841.html

  • Gaullistes et Islamistes

     « Les algériens crient : « Vive de Gaulle ! » comme le font d'instinct tous les français quand ils sont plongés dans l'angoisse ou emportés par l'espérance.

    Les français d'Algérie donnent la meilleure preuve qu'ils ne veulent pas, ne veulent à aucun prix, se séparer de la Métropole. Car on ne crie pas : «Vive de Gaulle ! » quand on n'est pas avec la nation » Charles de Gaulle, le 19 mai 1958.

     

    « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » Charles de Gaulle, le 5 mars 1959.

    On peut saisir dans la confrontation de ces deux textes, non pas toute la duplicité du général, mais plus exactement toute la difficulté dans la gestion des contradictions qu'amène une conscience aiguë des réalités.

    Au-delà du cadre historique particulier, nous avons là un éclairage particulier sur la tendance lourde et longue de l'influence pétainiste dans la politique extérieure française.

    Ce qui amène le général à refuser la confrontation militaire avec l’Islam, c'est sa perte absolue de confiance dans le génie français.  Le général,  à l'image de son ex maître,  confiera que le soldat français n'est plus le même parce que le français est différent. Il ne veut plus se battre. Alors la solution sera double, tout d'abord une cessation des combats justifiée par le développement d'autre chose : la dissuasion nucléaire. L'arme inutile par excellence pour les peuples qui ont une identité et qui sont prêts à la défendre. Les  palestiniens comme les irakiens ou les afghans le prouvent chaque jour. Puis l'erreur magistrale de penser que l'économie suffira à normaliser les relations entre l'Europe et les pays musulmans.

    « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » La réponse se dévoile peu à peu sous nos yeux n'est-ce-pas ?

    Et là encore, faute d'avoir tenu, il y a cinquante ans, nous sommes invités par les « gaullistes » à apprendre à « négocier ».

     Alain Juppé, a proposé un dialogue aux mouvements islamistes dans le monde arabe « dès lors que les principes, les règles du jeu démocratique, sont respectés »

     Sans blague ?

    La France aurait pu démonter la pertinence des positions de leurs diplomates à maintes reprises,  précisément en Algérie, et ceci, au moins, depuis la victoire politique du F.I.S aux élections législatives de décembre 1991. On connait le soutien politique, financier et militaire des « gaullistes » au FLN dans cette affaire.

    Alors quoi ? Une illumination subite ? L'impatience de se couler dans le statut si enviable de dhimmi ?

    La réalité est évidemment plus terriblement banale et écœurante. Après avoir soutenu, partout, du Maghreb auMachrek , contre les islamistes, les mafias économico- politique des généraux , notre diplomatie, toujours à l'affut des marchés indispensables à sa survie comme Nomenklatura , comprend que le nouveau monde « démocratique » arabo-musulman, faute de culture « d'opposition » et d'alternative crédible se tourne vers la seule force organisée et structurante pouvant se porter garante de l'ordre si nécessaire pour conclure de bonnes affaires.

    Il va être éclairant alors de suivre les circonvolutions de nos élites pour se placer dans la file d'attente des boutiquiers tout en ménageant leur anciens alliés.

    Quid de la nouvelle Turquie et de l'AKP « islamiste » après sa collusion avec le Hamas  « islamiste » dans l'affaire du Mavi-Marmara, ses premières manœuvres aériennes avec la Chine et son opposition toute nouvelle aux sanctions contre l'Iran « islamiste » ? Nos « gaullistes » se contenteraient-ils de la mise à disposition de la base d'Incirlik permettant le transfert d'Irak vers l'Afghanistan des forces militaires de nos alliés US ?

    Quid alors de l'Iran ?

    Il y a peu on soulignait les tensions persistantes avec nos alliés américains et l'Arabie Saoudite ( Souvenons-nous wikileaks : Le roi Abdallah souhaite faire « couper la tête au serpent iranien » )

    En apparence nos « gaullistes » semblent se réjouir des propos d'Obama considérant que l'Occident a du temps pour négocier, car le programme nucléaire iranien rencontre des « problèmes techniques » ( Les US faisaient  référence aux vieilles centrifugeuses vendues par le Pakistan).

    Ignorent-ils qu'en réalitél'Iran a reçu un véritable missile informatique ?

    Les services israéliens ( l'unité 8200 ) ont conçu le virus STUXNET   puis collaboré avec les USA pour faciliter la mise en place d'un test « grandeur nature » . Ce test fut mis en place dans le désert du Négev à la centrale « secrète » de Dimona. L'introduction du virus a été rendu possible par l'intermédiaire d'ingénieurs russes ( malgré eux ) via une clé usb qui permit d'injecter un code malveillant sur chaque programme d'un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens,  dans les sites iraniens de Natanz et Bouchehr.

    Résultats : destruction des centrifugeuses (trop grande vitesse de rotation devenue incontrôlable ).S'inspirant de ces faits, on souhaiterait que notre diplomatie développe, bien évidemment, son  désir de paix et de dialogue MAIS après avoir mené, par exemple, ce type d'opération plus efficace qu'une frappe militaire. On apprend au rugby que la franche camaraderie avec l'adversaire se nourrit aussi de bourrades viriles.

    Nous allons aussi observer avec un brin d'inquiétude, quelle sera la position de nos « chargé d'affaires » concernant le contentieux lié à la récente découverte par Israël dans la « mare nostum » du « léviathan » , de gigantesques réserves de gaz, plus de 700 milliards de mètres cubes , mais dont le Hezbollah affirme qu'il se situerait « plutôt » dans les eaux libanaises. Dans cette querelle nos amis turcs soutiennent le Hezbollah.

    Mais peut-être que la volonté programmée de l'ONU de déclarer unilatéralement la création d'un État Palestinien sans négociation sur "les frontières" de 1967 aura-t-elle   rendue l'escalade vers la guerre dans la région irréversible ?

    Zbigniew Brzezinski précisant l'analyse de son livre The Crisis of Américan super power  déclare : « Le discours du Caire d'Obama était essentiellement destiné à changer la façon de penser des « américains ». Obama n'a pas réussi encore en Israël car tout a été fondé sur l'idée que le processus de paix devait venir de l'intérieur, d'un arrangement entre Israéliens et Palestiniens. En réalité le processus doit être imposé de l'extérieur, et il n'y a que les USA qui peuvent le faire »

    On ne peut être plus clair…

    D'où le discours de Barack Obama  en septembre 2010 à l'ONU :« Quand nous reviendrons l'an prochain, nous aurons un accord qui amènera un nouveau membre aux Nations-Unies : L'État souverain de PALESTINE vivant en paix avec Israël » …. Puis échec de Georges Mitchell pour imposer ce dictat à Israël …. Puis , comme par hasard, "révolutions arabes" et chute de "la maison Moubarak". Donc pour les USA et l'UE ( à la botte des USA ) ça devient parfait et imparable : La "Démocratie" s'impose en Orient, et Israël ne peut plus avancer qu'il est le seul état démocratique au Moyen-Orient … Commencez-vous à saisir le but de la manœuvre ? Dans le déclin économique, financier et monétaire de l'Occident, il faut le contrôle absolu de nouveaux marchés … Alors Israël …..

    Au fond les américains sont aussi des gaullistes, à moins que les gaullistes malgré leurs dénégations aient toujours favorisé les intérêts américains …

    L'intervention en Libye semble confirmer cette complicité. Nous choisissons les insurgés islamistes anciens djihadistes en Afghanistan mais qui ne cessent de nous promettre des « accords économiques ».

    La realpolitik gaulliste : c'est un bordel monstre chez « les arabes », alors  soyons diplomates … affirmons notre force de frappe … financière.

    On peut bien faire mourir, rarement, mais pour n'importe quelle cause, le soldat français puisque désormais c'est un professionnel. D'un côté la loi du profit, le bourgeois calculateur et gestionnaire, de l'autre une armée plus que jamais mercenaire, endurant son calvaire masochiste, mettant le culte du sacrifice de serviteur bien plus haut que le culte de la victoire, que le service des français.

    Les gaullistes ont dompté la fougue et l'honneur de notre armée en 1962 en la faisant collaborer avec les islamistes dans l'abandon de l'Empire rappelant la prise de Rome par les barbares.

    Ils ont fusillé Degueldre mais bien plus encore, en exterminant les guerriers de l'OAS, ils ont « dévirilisé » toute une nation. C'est le sens de la remarque de Jean-Claude Perez : « Mais il est une chose qu’il ne faut pas oublier : à cette époque-là, si nous voulions vivre, il nous fallait mordre ! Si nous arrêtions de mordre, nous étions morts politiquement, spirituellement, avant de l’être physiquement. Et on ne peut mordre que ce qui se situe à portée de ses crocs.

    Voilà des hommes qui avaient manifesté pendant des années leur hostilité à la France. Ils avaient semé la graine du rejet de notre patrie dans les esprits d’une jeunesse qu’ils ont engagée contre la France l’Europe et l’Occident. Des hommes qui, en même temps, préparaient leur avenir dans le cadre de l’Algérie indépendante ».

    Nous payons, nous patriotes français et européens, le refus pathologique des Gaullo-pétainistes à envisager le réarmement moral de notre patrie, la nécessité de combattre pour la survie de notre identité tous nos ennemis, c'est à dire les islamistes déguisés en « modérés ».

    Ils finiront par faire de nous des vaincus, comme Brasillach, tout juste bons devant l'ampleur du désastre de nos terres ravagées à prononcer les vers faustiens du Psaume IV :

    « Seigneur voici couler le sang de nos garçons

       il a tout recouvert la patrie déchirée.

       Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison

       De tout ce sang versé la moisson désirée ? »

    Nous ne cessons de reculer, de céder du terrain. Le bassin méditerranéen se transforme en une petite piscine pour de pauvres boatpeople maghrébins. Oui c'est un crève cœur, oui c'est déchirant mais la guerre civile est à nos portes. Ces foules très pauvres ne sont pas nécessairement dans une logique de haine contre un  « Occident riche et perverti » comme on voudrait nous le faire croire. Mais elles avancent comme tous les miséreux des grandes invasions, la faim au ventre et une détermination sans faille pour imposer leur loi et leurs valeurs.

    Les israéliens mènent ce dernier combat contre ces grands mouvements millénaires venus d'Orient. Nous, nous pensons, qu'au final, nos supermarchés et notre « laïcité » suffiront à conjurer le mauvais sort. Cela  s'appelle au pire la politique de Montoire actualisée, au mieux la nouvelle devise assumée de nos régents « gaullistes » américanisés : « Leave and let die ». Vivre et laisser mourir.

    Jean-marc DESANTI

  • Pour en finir avec l’IRAN

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    C’est une flopée d’articles et d’interrogations surtout qui déferlent sur les choix que la France pourrait ou devrait faire concernant l’Iran. Ahmadinejad ou Moussavi ? Conservateurs ou réformateurs ? Islam ou droits de l’Homme ? Mais bien loin d’une analyse critique sereine nous avons les pour et les contre. Et chaque camp d’excommunier l’autre au nom de la Vérité.

    Il y a des vérités, des valeurs, mais une seule réalité. Il y a des opinions, des convictions mais au-dessus de tout, il y a l’intérêt de la Nation.

    S’agit-il de trouver tel ou tel dirigeant sympathique, occidentalisé, ami ou ennemi des américains ou héritier de je ne sais quel Islam des lumières ? Nous reprochons assez aux dirigeants iraniens de détester « à priori » l’Occident pour ne pas construire « à priori » une réflexion et une action sur l’inclinaison favorable ou défavorable que nous pourrions avoir sur L’Orient.

    La Perse, le « pays des Aryens », est une immense civilisation qui par les caprices et les mystères de la magie de l’histoire après la Conquête islamique (637-651) aboutit à la fin de l’empire Sassanide et au déclin de la religion zoroastrienne … On peut le regretter. C’est ainsi. L’Iran est la place forte du chiisme allant de Téhéran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie alaouite. Un monde mystérieux, inquiétant, hétérogène et, à nos yeux, compliqué. Allons-nous attendre que les barbus mutent en imberbes et que leurs soeurs émancipées se promènent en mini-jupes accolées au torse de jeunes éphèbes efféminés pour amorcer des projets et des actions communes dans des domaines aussi divers que la diplomatie, l’énergie, l’écologie ou la culture ? J’entends déjà :« Vous oubliez la Révolution Verte et la mort héroïque de Neda ! ».

    Certainement pas ! Mais en Chine, au Tibet, en Russie, en Algérie,au Mexique, au Congo il y a des centaines de Neda. Un jour tous les comptes seront réglés. Il appartient aux peuples concernés de décider le jour et l’heure, à moins de considérer que l’invasion militaire étrangère est toujours la seule solution …

    D’autre part, l’idée de soutenir l’interdiction du nucléaire militaire n’est pas une option politique d’une diplomatie libre mais une position de vassal qui s’aligne d’une manière systématique sur les options géostratégiques américano-israéliennes. Systématique rime avec fanatique. Or, quand on a la chance d’avoir des amis libres et intelligents, il faut les aimer librement et intelligemment.

    Cependant la France si, elle veut compter, doit dire clairement et fermement le moment où pour elle la diplomatie ne pourra que céder le pas à la guerre. Il faut dire aux dirigeants quelles sont pour nous les limites politiques d’agression directes ou indirectes à ne pas dépasser et s’y tenir.

    Vous avez le droit, vous iraniens, comme tous les peuples de disposer de l’arme nucléaire et de militer pour le désarmement, mais sachez la terrible responsabilité que cela entraîne vis-à-vis de l’humanité et en premier lieu pour votre propre peuple.

    Personne ne souhaite vous attaquer , mais, si vous commencez la guerre contre nous ou contre nos alliés, sachez que votre civilisation millénaire se résumera à ce qu’est devenu le Japon traditionnel après août 1945.

    Rappelons l’essentiel, nous ne cherchons pas à épouser les ayatollahs. Sur cette terre nous sommes voisins à perpétuité et sommes donc condamnés à vivre ainsi encore assez longtemps ensemble…si du moins nous voulons vivre…

    Il ne s’agit pas de convaincre ou d’imposer à l’autre ce qui le révulse mais de trouver entre états ,un « no man’s land », un espace sans guerrier où pour chaque civilisation existera pour les gens de la rue, les gens simples et honnêtes, un lieu d’échange et de découverte , une possibilité de pratiquer le verbe « faire », pacifiquement.

    Cette démarche n’écarte pas définitivement le conflit militaire, mais peut en réduire considérablement les risques .

    Aujourd’hui, bien des intellectuels tigres de papier affirment que jamais , oh grand jamais, ils n’auraient été ou ne sont munichois, moi, … je dis strictement l’inverse. Je suis munichois , je veux négocier , négocier encore , négocier jusqu’au bout.

    Seulement, si l’adversaire , par bêtise, par prétention ou par fanfaronnade, pensant avoir affaire à des faibles, devient l’ennemi, alors, il faut l’écraser, le réduire en cendres.

    Sans pitié aucune.

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.resiliencetv.fr/?p=4605

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1087

     

  • Les Etats-Unis fomentent une "révolution de velours" en Iran

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    TEHERAN, 20 janvier - RIA Novosti. Les Etats-Unis déploient d'intenses efforts afin de provoquer en Iran une "révolution de velours" censée renverser le régime islamique en place, a déclaré lundi le chef du Département du contre-espionnage du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, rapporte la TV locale.

    "Les Etats-Unis utilisent leurs services de renseignement dans différents pays de la région, y compris aux Emirats arabes unis, en Turquie, en Azerbaïdjan et au Koweït, afin de déclencher une "révolution de velours" en Iran", a indiqué le représentant des services spéciaux iraniens, commentant la récente arrestation de quatre citoyens iraniens.

    La semaine dernière, le porte-parole du pouvoir judiciaire de la République islamique, Alireza Djamchidi, a annoncé l'arrestation de quatre Iraniens soupçonnés de fomenter un coup d'Etat avec le soutien de l'administration américaine.

    "Ces quatre individus ont collaboré avec les services spéciaux des Etats-Unis, exécutant à la lettre toutes leurs indications", a indiqué le chef du Département du contre-espionnage, dont le nom n'est pas divulgué.

    Selon ce dernier, plusieurs dizaines de personnes figurent dans le dossier concernant le "réseau" chargé de renverser le régime iranien en place. L'administration américaine a dépensé près de 32 millions de dollars afin de financer ladite cellule.

    "Très prochainement, les médias iraniens rendront publiques les dépositions de certains agents arrêtés qui raconteront les plans des Etats-Unis",

  • La bataille de Gaza : un tournant décisif pour le monde entier

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    L’issue de la bataille de Gaza sera déterminante pour l’avenir du Moyen-Orient. Car toute nouvelle trêve entre Israël et le Hamas sera considérée par ce dernier, et par l’axe qu’il représente, comme une victoire, synonyme de défaite israélienne semblable à celle de l’été 2006. Ce qui signifie l’installation durable d’une "tête de pont" iranienne dans le Sud d’Israël, prenant, avec celle du nord tenue par le Hezbollah l’Etat hébreu en tenaille. L’Iran aura également achevé son installation aux portes de l’Egypte, après avoir infiltré les monarchies du Golfe.

    Pour expliquer ce scénario, nous (re)mettons en ligne le point de vue de Khaled Asmar, publié déjà le 22 décembre, soit une semaine avant le début de la guerre. Comment le blocus de Gaza menace-t-il l’Arabie saoudite et l’Egypte ? Le Hezbollah veut libérer la Palestine. Michel Aoun appelle ses partisans à rejoindre la Résistance

    Mais plus grave encore, c’est que certains dirigeants, notamment israéliens et occidentaux, adoptent la politique de l’autruche. Ils se voilent les yeux pour ne pas voir la réalité en face et continuent de carresser la bête dans le sens du poil. Nous (re)mettons également en ligne un éditorial du 22 avril 2008, afin de leur rafraichir la mémoire : Si le ridicule ne tue pas, le cynisme et l’hypocrisie le peuvent.

    Nous espérons ainsi que nos rappels permettent à ceux qui accusent MediArabe.info d’être à la solde des sionistes de revoir leur copie, et de comprendre une fois pour toute que notre objectif n’est pas de compter les morts, ni de dénoncer les uns ou les autres. Notre objectif est simplement de comprendre une situation bien compliquée, de l’expliquer et de prévenir les dangers. Aujourd’hui, le danger est iranien, avec l’ambition de l’empire perse et la volonté de Mahmoud Ahmadinedjad de détruire Israël. L’axe syro-iranien a prédit qu’après la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza en 2007 et par le Hezbollah au Liban en 2008, le pouvoir sera renversé en Jordanie en 2009 et en Egypte en 2010. Pour y parvenir, l’Iran poursuit l’exportation de sa révolution à travers la chiitisation des populations en Syrie, en Afrique, dans le Golfe et au Maghreb... Demain, quand le danger sera israélien, égyptien ou saoudien, nous ne manquerons pas de le dénoncer avec la même détermination et la même clarté.

    ©« MediArabe.info »

  • L’Iran « achète » les services de Jimmy Carter

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    Sorti de l’histoire par la petite porte, humilié par l’Iran en 1980 avec l’échec lamentable de l’opération Eagle Claw destinée à libérer les otages américains détenus dans l’ambassade de Washington à Téhéran depuis novembre 1979, Jimmy Carter tente de refaire surface au détriment du Liban.

    Mais l’âge avancé de l’ancien président américain, qui a collectionné les maladresses déjà dans sa jeunesse, n’arrange pas les choses. Bien au contraire. A 84 ans, Jimmy Carter semble avoir perdu toutes ses capacités de discernement, et il est sur le point de commettre au Liban l’une des plus graves et plus dangereuses intervention de sa carrière politique.

    En effet, des sources américaines bien informées soupçonnent Jimmy Carter d’avoir été « retourné » par l’Iran et la Syrie. Ces deux pays, qui ne connaissent de la démocratie que le nom, cherchent à exploiter Carter et sa Fondation pour la promotion de la démocratie en leur faveur, pour doter le terrorisme d’Etat qu’ils excellent, d’une caution démocratique « achetée » à Carter.

    Au printemps dernier, Carter avait effectué une tournée régionale, et rencontré des responsables du Hamas palestinien en Syrie et d’autres venus de Gaza, au Caire lire ici notre éditorial du 22 avril 2008]. Il avait plaidé contre le blocus de Gaza, qualifié de crime contre l’humanité. Sans porter un jugement sur la politique israélienne, l’initiative de Carter était considérée comme très embarrassante, alors que le Hamas était (et est toujours) inscrit sur la liste des organisations terroristes par Washington. Aujourd’hui, Carter récidive et vient de passer une semaine au Liban, où il a tendu la main au Hezbollah, lui aussi accusé d’être un mouvement terroriste. Or, le mouvement chiite, bras armé extérieur de l’Iran, a refusé de rencontrer Carter, pourtant reçu avec les honneurs en Syrie.

    Une mise en scène machiavélique

    A Washington, on redoute une mise en scène machiavélique qui achèvera le rêve démocratique du Liban, et anéantira tous les espoirs de voir ce pays recouvrer sa pleine souveraineté et son indépendance. En effet, à l’approche des élections législatives du printemps prochain et de la mise en place du Tribunal international, théoriquement début mars 2009 (Ban Ki-Moon vient de lier le lancement du TPI à son financement, ce qui risque de le renvoyer au-delà des législatives, avec les risques qu’une telle décision engendre), le Liban risque bien de tornades et de tempêtes. La Syrie met tout en place et use de toutes ses capacités de nuisance et de dissuasion pour échapper à la justice. Elle s’emploie à « récupérer », l’un après l’autre, les dirigeants libanais qui acceptent de se vendre. Le dernier exemple fut celui du général Michel Aoun, mais bien d’autres l’avaient précédé et lui succèderont sur les chemins de Damas. La visite du général Jean Kahwaji, le commandant en chef de l’armée, n’est pas sans rappeler celle du général Aoun en 1984, une visite secrète au cours de laquelle les Syriens ont réussi à le retourner contre le président d’alors, Amine Gemayel, contre la promesse de le propulser à la présidence de la République. Ce fut alors l’alliance entre Aoun et l’autre agent syrien, Elie Hobeïka. Aujourd’hui, Aoun remercie Damas et demande aux Libanais de présenter leurs excuses aux Syriens !

    Cette mise en scène vise à vider les institutions libanaises de leur contenu patriotique. Désormais, toute la hiérarchie militaire et une bonne partie de la classe politique sont liés directement ou indirectement à la Syrie. Seule l’Alliance du 14 mars y échappe. Pour la soumettre, ou la pulvériser, Damas et ses alliés libanais s’appuient sur Jimmy Carter. C’est ainsi que ce dernier a été boycotté par le Hezbollah, pour mettre la majorité en confiance. La Fondation Carter a proposé l’envoi d’observateurs pour surveiller le prochain scrutin. Le Hezbollah a refusé, mais l’ensemble de la classe politique a accepté. Ce faisant, cette surveillance, qui ne saurait couvrir tous le pays et l’ensemble des bureaux de vote, n’aura aucun moyen de dissuader la fraude dans les régions sous contrôle militaire du Hezbollah et de ses alliés, où l’argent et les armes feront la différence. A la sortie, le Liban aura connu un scrutin truqué, mais validé par le vieux Carter. Le Hezbollah s’en réjouira d’autant qu’il avait refusé de le rencontrer. Un piège implacable qui se prépare.

    Ainsi, la Syrie, qui a toujours promis que les élections seront remportées par ses alliés, aura honoré ses promesses, et retrouvé à Beyrouth un pouvoir ami. Le président Michel Sleimane ne lui oppose aucune hostilité. Bien au contraire, il n’aurait jamais été maintenu à la tête de l’armée pendant neuf ans, sous le président Emile Lahoud, s’il n’était pas digne de la confiance de la Syrie. Le commandant en chef actuel, Kahwaji, vient d’être coopté et a effectué une visite à Damas. Le président du Parlement, Nabih Berri, n’est autre que le plus fidèle allié de la Syrie qui n’avait pas hésité à remercier le régime avec sa fameuse expression « merci la Syrie ». Le possible ou probable ajournement du TPI permettra au Liban d’organiser les législatives et la fraude sous le contrôle de Jimmy Carter, et de se doter d’une nouvelle majorité composée du Hezbollah, du mouvement Amal, du général Aoun et de Sleimane Frangieh. Une fois devenue majoritaire, l’Alliance du 8 mars, qui s’est toujours opposée à la formation du TPI pour juger les assassins de Rafic Hariri, ne manquera pas d’annuler d’un trait de stylo les accords signés par les gouvernements Siniora, dont le TPI. Le Liban s’apprête à retourner à la case départ, et la Syrie à étendre son influence une nouvelle fois sur le pays du Cèdre.

    Ce scénario n’est pas virtuel. A Washington, l’administration sortante en est consciente et redoute ses effets néfastes sur la crédibilité des Etats-Unis et de la gouvernance Obama. Mais les Républicains reconnaissent qu’ils sont démunis face à l’activisme de Carter et de sa Fondation, qui mènent des initiatives privées. Reste à savoir si l’initiative de Carter est coordonnée avec Barack Obama et les démocrates, ou si elle est réellement privée. Quoiqu’il en soit, les dirigeants libanais doivent en être conscients et prendre les précautions qui s’imposent avant que le piège ne se referme sur eux. Ils doivent se méfier de Carter, qui n’est pas à son premier coup d’éclat. Ils sont invités à consulter l’histoire de cet homme qui a vu des OVNI, et qui a été agressé par un lapin. Qui peut encore lui faire confiance ?

    Khaled Asmar © « MediArabe.info »

  • مقاتلات أميركية تقصف معسكرات داخل سوريا لمجموعات مقاتلة تتحضر للانتقال إلى العراق

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    شنّت مقاتلات أميركية غارات عنيفة على مواقع في منطقة بوكمال السورية الواقعة على الحدود مع العراق أسفرت عن سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقالت وكالة الانباء السورية "سانا" ان أربع مروحيات اميركية شاركت في الغارة على مبنى مدني تحت الانشاء في منطقة البوكمال، وأطلقت النار على العمال داخل المبنى وقتلت ثمانية مواطنين من بينهم زوجة حارس البناء ، كما ذكر التلفزيون السوري ان جنودا اميركيين اقتحموا مبنى في المنطقة خلال الغارة، في وقت أكدت مصادر مطلعة لموقع "nowlebanon.com" أن العملية استهدفت معسكرات تدريبية تابعة لمجموعات مقاتلة تتحضر للإنتقال إلى العراق.

    وعلم موقع "nowlebanon.com" أيضاً ان العميد السوري جامع جامع، الذي تولّى مسؤوليات أمنية في لبنان إبّان فترة تواجد القوات السورية فيه، قد تولى بعد ترقيته منذ أشهر المسؤولية الأمنية في المنطقة المستهدفة الواقعة على عمق 8 كيلومترات داخل الأراضي السورية. 

    هذا واستدعت وزارة الخارجية السورية القائم بالاعمال في السفارة الاميركية في دمشق وابلغته "احتجاج وادانة سوريا للاعتداء الخطير" الذي حصل. وقالت "سانا" انه تم "تحميل الادارة الاميركية المسؤولية الكاملة عنه". كما تم استدعاء القائم بالاعمال العراقي الى وزارة الخارجية للغرض

    Raid américain en Syrie

    Alors que Damas a confirmé que le bombardement américain a visé des civils, en dévoilant leur identité, le site libanais "Now Lebanon" affirme que le raid américain a visé un camp où s’entraînaient des terroristes, avant de passer en Irak.

    Selon « Now Lebanon », l’opération héliportée de l’armée américaine en Syrie a eu lieu à huit kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, contre des cellules terroristes entraînées en Syrie avant de rejoindre le théâtre irakien.

    Selon la même source, le haut officier syrien Jameh Jameh, qui avait servi au Liban jusqu’au retrait syrien (avril 2005) consécutif à l’assassinat de Rafic Hariri (et qui avait été interrogé par la Commission d’enquête internationale pour son rôle dans cet assassinat), a été récemment promu et nommé responsable de la sécurité de la région visée par le raid américain (Deir Ez-Zor).

    Selon Zouhair Ibrahim, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Damas, souligne ce soir que Damas a reconnu l’attaque américaine, et affirme qu’elle a fait huit morts, tous des civils. Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué les chargés d’affaires américain et irakien, en poste à Damas, pour protester contre cette agression. La Syrie s’en prend violemment à l’administration américaine, responsable de cette attaque, et à Bagdad, puisque les appareils américains ont utilisé le territoire irakien pour mener leur opération.

    MediArabe.info

  • اضعف الايمان - إيران بديل من إسرائيل

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    «إيران اليوم هي صديقة الشعب الأميركي والشعب الإسرائيلي. ما من أمة في العالم هي عدوتنا وهذا فخر لنا». هذه العبارة وردت على لسان نائب الرئيس الإيراني اسفنديار رحيم مشائي، وهو بالمناسبة والد زوجة نجل الرئيس احمدي نجاد.

    هذا التودد لإسرائيل والولايات المتحدة ليس جديداً. تجاوزت طهران مرحلة التودد إلى إقامة اتصالات وعلاقات مع واشنطن وتل أبيب على رغم كل «الكره» المعلن، فخلال حربها مع العراق عقدت إيران صفقة عسكرية مع إسرائيل، وتلقت دعماً عسكرياً، وهي اليوم في طريقها للتفاهم مع واشنطن حول ترتيب الملف الأمني في المنطقة. نجحت إيران في ممارسة الشيء ونقيضه منذ قيام الثورة، من خلال استخدام ما يسمى تعدد مراكز القوى السياسية، واستطاعت إقناع بعض العرب أن السياسة الإيرانية تخضع لتعدد في صنعة القرار السياسي، وتجاذبات داخلية بين الحكومة و «الحرس الثوري»، لتبرير هذه الازدواجية في ممارستها السياسية.

    إن حديث نائب الرئيس الإيراني عن صداقة طهران لإسرائيل والولايات المتحدة ليس خبرا جديدا. فسعي واشنطن وتل أبيب للإبقاء على إيران كقوة إقليمية في منطقة الشرق الأوسط جزء من استراتيجية حماية امن إسرائيل ومصالح واشنطن. لكن الجديد في تصريحات نائب الرئيس الإيراني انه كشف للمرة الأولى سبب الحرص في المحافظة على القوة الإيرانية. فمشائي قال في حديث خاص الى «الحياة» أن «الجمهورية الإسلامية في إيران تشكل مطلبا أميركياً».

    الأكيد أن النظام الإسلامي في إيران بات مطلباً أميركيا، فهو عنصر التشتيت للقوة الإسلامية في منطقة الشرق الأوسط. وطهران في عهد الشاه هي إيران في عهد الثورة الإسلامية، دولة تسعى الى النفوذ والهيمنة. والفارق بين العهدين أن الشاه كان يرفع شعار الأمة الفارسية للوصول إلى أهدافه، والعهد الجديد استخدم الدين والصراع المذهبي لتنفيذ المهمة. ووجدت واشنطن أن النهج الإيراني الجديد يشكل مصدر ضعف وتشتيت للقوة الإسلامية، فضلاً عن ان التاريخ يؤكد، منذ الشاه وحتى اليوم، أن إيران غير معنية في شكل فعلي بالصراع العربي مع إسرائيل، وسياستها في العراق والمنطقة تؤكد حرص الأميركيين على المحافظة على وجودها قوية، فالتصدي لأطماعها بالنسبة الى العرب بات بديلاً من الصراع مع إسرائيل. وهنا تكمن أهميتها.

    Randa Al Fayçal - Dubaï

    L’Iran remplacera-t-il Israël dans la stratégie américaine ?

    Traduction de Randa Al Fayçal ( MAI )

    Sans détour, Daoud Al-Sheryane, chroniqueur du quotidien Al Hayat, souligne que l’Iran est toujours un atout dans la politique américaine. Depuis le Shah jusqu’à la République islamique, rien ne semble changer dans la stratégie de Washington : un Iran puissant est indispensable pour protéger Israël.

    Daoud Al-Sheryane s’appuie dans sa démonstration sur les récentes déclarations du vice-président iranien chargé du tourisme, Esfandiar Rahim Mashaie. Mashaie, qui n’est autre que le beau-père du fils du Président Ahmadinedjad, a affirmé le 20 juillet, que « l’Iran est l’ami des peuples israélien et américain, et que c’est une fierté nationale iranienne ». Bien que ces déclarations aient été condamnées par des responsables conservateurs iraniens, elles n’apportent aucune nouveauté. Au contraire, souligne le chroniqueur, « elles confirment le double langage iranien que justifie la multiplication des centres de décisions à Téhéran. Pendant la guerre entre l’Iran et l’Iran, Téhéran avait conclu des accords avec Israël et bénéficié de son soutien militaire (armements), et l’Iran cherche aujourd’hui un arrangement avec Washington sur le partage d’influence dans la région ».

    L’auteur ajoute : « Les déclarations de Mashaie confirment aussi que la stratégie de Washington consiste à garder un Iran puissant pour protéger Israël et servir les intérêts américains dans la région. Mashaie avoue en privé que la République islamique en Iran est une nécessité américaine. La puissance iranienne est utile car elle divise la nation islamique et l’affaiblit. Si le Shah s’était appuyé sur le nationalisme perse pour rayonner, les mollahs utilisent le confessionnalisme et la religion (chiites) pour étendre leur influence. La lutte contre Israël n’est pas une réelle priorité iranienne. La présence d’un Iran puissant et hégémonique sert au contraire à détourner les préoccupations des Arabes, qui craignent désormais davantage la menace iranienne qu’israélienne. D’où l’utilité de la République islamique », conclut-il.

  • IRAN : Nouveaux tirs de missiles

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    Malgré une mise en garde lancée par les États-Unis, l'Iran a procédé, aujourd'hui, à une nouvelle série d'essais de missiles dans le cadre d'exercices militaires qui font monter la tension dans la région depuis maintenant trois jours.

    Selon la télévision iranienne, les Gardiens de la Révolution ont testé jeudi plusieurs missiles sol-mer, mer-sol et sol-sol dans le golfe Persique. L'Iran a également procédé à l'essai de la torpille iranienne à grande vitesse Hout.

    Mercredi, les Gardiens de la Révolution, qui sont les troupes d'élite de la République islamique, ont testé neuf missiles, dont un Shahab 3, capable d'atteindre Israël et des bases militaires américaines au Proche-Orient.

    Washington hausse le ton

    De passage à Tbilissi, en Géorgie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a averti Téhéran que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région pour y assurer la sécurité et défendre leurs alliés, dont Israël.

    « Nous défendrons les intérêts américains et les intérêts de nos alliés. Nous prenons très au sérieux nos obligations de défendre nos alliés et nous avons l'intention de le faire », a déclaré Rice.

    La chef de la diplomatie américaine a ajouté que Washington était déterminé à « empêcher l'Iran de menacer nos intérêts ou les intérêts de nos amis et alliés [...]. Je ne pense pas que les Iraniens se posent trop de questions sur la capacité et la puissance des États-Unis pour faire cela ».

    Cette mise en garde de Washington survient à la suite d'un regain de tensions dans le golfe Persique en raison de cette série d'exercices militaires, baptisés Grand Prophète 3.

    Ces exercices, qui comprennent l'essai de plusieurs types de missile à courte et moyenne portée, surviennent alors que la tension est vive entre l'Occident et Téhéran, qui refuse de suspendre son programme nucléaire et qui multiplie les menaces à l'endroit d'Israël.

    Les États-Unis et Israël menacent régulièrement d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran si Téhéran refuse de coopérer avec la communauté internationale. Des discussions particulièrement difficiles à ce sujet sont en cours.

    « Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne », a déclaré mercredi le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, à l'agence Al-Alam. « Nos missiles sont prêts à être lancés n'importe où, n'importe quand, vite et avec précision ».

    En plus du Shahab 3, d'une portée d'environ 2000 kilomètres, des missiles Zelzal, d'une portée de 400 km, et Fateh, d'une portée d'environ 170 km, ont également été testés lors de ces manoeuvres militaires, baptisées Grand Prophète 3. Tous les missiles iraniens étaient armés de charges conventionnelles lors de ces exercices.

  • Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

    2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

    Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

    Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

    Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

    Khaled Asmar ( MAI )

  • Assassinat d’une soldate israélienne

    "Ahrar Al-Jalil" (Peuple libre de Galilée) revendique l’enlèvement et l’assassinat d’une soldate israélienne

    La première fois que le groupuscule appelé « Ahrar Al-Jalil », ou le « peuple libre de Galilée » ou encore le « bataillon de la liberté pour la Galilée » s’est fait connaître sur la place publique, remonte à 2003 quand l’un de ses membres, un palestinien des territoires de 1948 a poignardé un soldat israélien à Tibériade. Mais leur opération la plus importante fut l’attaque du 6 mars 2008 menée par le « Groupe du Martyr Imad Maghnieh » contre l’école talmudique de Jérusalem.

    Ce groupe palestinien vient de revendiquer, le 10 juin, l’assassinat d’une soldate. Dans un communiqué publié ce mardi et repris par « Islammemo.cc », « Ahrar Al-Jalil » affirme que « ses unités ont enlevé la sioniste Dana Benyamin le 2 juin ». Leur communiqué « révolutionnaire » ajoute que « leur enquête a démontré que cette militante sioniste était responsable de la mort de plusieurs Palestiniens ». A ce titre, le groupe l’a condamnée à la peine capitale. « Ahrar Al-Jalil » affirme néanmoins avoir proposé aux autorités d’occupation un échange de prisonniers, en vain. Le groupe souligne qu’« il détient le cadavre de la soldate dans un lieu sûr ».

    Bien que cette information ne soit pas encore confirmée, son intérêt tient au fait que cet enlèvement et la revendication de l’assassinat de Dana Benyamin interviennent le jour même où le Hamas fait parvenir une lettre de Guilad Shalit à sa famille, par l’intermédiaire de l’Institut Jimmy Carter. Est-ce à dire que certains Palestiniens cherchent à torpiller toute tentative de libération du caporal détenu à Gaza depuis juin 2006 ?

    Pourtant, le groupe « Ahrar Al-Jalil » est soupçonné d’être proche du Hezbollah libanais, et la télévision « Al-Manar » avait, la première, attribué l’attaque contre l’école talmudique de Jérusalem, en mars dernier, aux unités du « martyr Imad Maghnieh » relevant des « Bataillons de la liberté de la Galilée ». De ce fait, certains s’interrogent légitimement sur « le double langage du Hezbollah », d’autant plus que l’enlèvement de Dana Benyamin est intervenu au lendemain de la libération de Nassim Nisr (1er juin), en échange de la remise à Israël des dépouilles de cinq soldats israéliens.

    Lire l'article original : Islammemo.cc

  • Selon un journal koweïtien : le Hezbollah décide d’affronter les Etats-Unis en Irak

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    Le quotidien koweïtien "Al Seyassah" cite des sources proches de l’OTAN à Bruxelles, selon lesquelles le Hezbollah libanais a mis au point deux plans pour neutraliser la FINUL au Sud-Liban, un pacifique, l’autre militaire, en cas de conflit bilatéral avec Israël ou régional impliquant l’Iran et l’Etat hébreu.

    Selon les sources atlantistes citées par le quotidien « Al Seyassah », le Hezbollah se tient prêt à prendre d’assaut les permanences de la FINUL, d’une façon pacifique, à travers d’importantes vagues humaines qui investiraient les positions de la force onusienne et paralyseraient son action. Dans ce cas, la FINUL ne pourra pas riposter ni recourir à la force contre des civils. Mais, un autre plan plus musclé sera actif si la FINUL se défend et empêche les habitants, conduits par le Hezbollah, de prendre ses positions. Dans cette perspective, le quotidien affirme que des unités du Hezbollah se sont récemment entraînées à l’usage de nouvelles armes pour « mieux traiter » les chars français Leclerc, qui constituent la force de frappe de la FINUL. Pour ce faire, le Hezbollah pourra utiliser les missiles antichars qui ont prouvé leur efficacité contre les Merkava israéliens lors du conflit de l’été 2006, soit des engins explosifs.

    Le quotidien ajoute que le Hezbollah est conscient qu’un nouveau conflit armé avec Israël obligerait la FINUL à rester à l’écart, et au mieux, à se contenter de compter les violations du cessez-le-feu de part et d’autre. Et le parti reconnaît implicitement avoir renforcé ses positions au sud du fleuve Litani, mais sans pour autant violer la résolution 1701. Les manœuvres réalisées en novembre 2007 prouvent à la fois que le parti de Dieu s’est renforcé dans cette zone d’exclusion, et que la FINUL y est inefficace.

    Le quotidien croit en outre savoir que « le Hezbollah a décidé d’ouvrir un nouveau front avec les Etats-Unis, mais cette fois-ci en Irak ». Cette semaine, les Américains ont en effet annoncé l’arrestation d’un haut responsable du parti de Dieu à Sadr City, le fief chiite de la banlieue de Bagdad, ainsi que cinq autres cadres de l’Armée du Mahdi de Moqtada Sadr. Des dizaines de cadres du parti de Hassan Nasrallah se trouvent en Irak et entraînent des groupes radicaux irakiens, chiites et sunnites. Le quotidien ajoute que « l’assassinat à Damas du chef militaire du Hezbollah, Imad Maghnieh, est en partie lié à cette évolution. Les Américains étaient au courant de l’activisme de Maghnieh en Irak et de la détermination du Hezbollah à ouvrir un front direct avec Washington dans ce pays ». Hassan Nasrallah ne cache pas ces intentions : il avait consacré une partie importante de son dernier discours, le 26 mai dernier, à l’Irak, et avait appelé toutes les organisations armées irakiennes à accentuer la lutte contre l’occupation américaine.

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ( MAI )

    Lire l'article original : Al Seyassah - Koweït

  • L’asservissement ou quand l’Europe sera esclave

    Pour des raisons difficiles à cerner, mais qui se rattachent toujours à l’angélisme américain exacerbé par le souhait de l’Administration Bush de laisser sa marque dans la pacification et la «démocratisation» du Proche-Orient, le monde entier, et surtout l’Europe, assistent au forcing visant la création d’un état palestinien. A supposer que cela soit possible, après les quelques années nécessaires pour que cet état sorte de ses limbes, les Etats-Unis se trouveront devant un Iran nucléaire et une Europe asservie. Cassandre ?

    L’Administration Reagan avait averti l’Europe qu’elle allait se trouver devant un chantage permanent de la part de la Russie si elle lui accordait la place de premier fournisseur pour ses approvisionnements en gaz et pétrole. «L’Histoire nous apprend que prendre nos désirs pour des réalités et rechercher naïvement la conciliation avec nos adversaires n’est que folie. Cette attitude reviendrait à trahir notre passé et à dilapider notre liberté» disait-il au cours de son discours sur «L’Empire du Mal» en 1983.

    25 ans après, la Russie occupe la place de premier fournisseur de gaz de l’Europe avec un total qui représente le quart de ses besoins, mais plus de la moitié de ses importations. Les crises à répétition entre l’Ukraine et la Russie ont montré la capacité de chantage de cette nouvelle démocratie avec laquelle l’Europe s’est acoquinée. Encore que, ces crises sont de très courte durée. En effet, la capacité de la Russie de stocker le gaz qu’elle ne livre pas ne dépassant pas l’équivalent de trois ou quatre jours de production normale, elle est obligée de reprendre ses livraisons car autrement ses installations en pâtiraient ! Mais ce à quoi l’Europe se prépare, ce sont des crises de longue durée à partir du moment où les principaux gazoducs l’alimentant ne passeront plus par l’Ukraine. Le pays en pointe pour arriver à ce premier asservissement, c’est l’Allemagne, dont 45 % des besoins sont fournis par la Russie, qui construit avec elle le «gazoduc de la dépendance» sous la houlette de Gazprom, bras séculier de la Russie pour la domination des marchés de l’énergie. Le président du conseil de surveillance de Gazprom n’est autre que l’ancien chancelier Gérard Schröder, l’ami de Monsieur Poutine… Il est utile de rappeler que l’excédent commercial de la Russie avec l’Europe dépassait en 2006, avant la flambée des prix des produits énergétiques, les 50 milliards d’euros !

    http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=314