10.05.2008

تطور الوضع في لبنان من قبل ساعة وساعة

 (Samedi, 10 mai 2008 - 16h00)

616474910.jpgCinq personnes ont été tuées samedi lors de violents combats armés entre des partisans de la majorité et de l’opposition dans une ville du nord du Liban, a déclaré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Les affrontements avaient lieu dans la localité de Halba, chef-lieu de la région du Akkar, entre des militants du Parti social nationaliste syrien (opposition) et des partisans du Courant du Futur (majorité).

Le bilan des combats qui ont débuté mercredi au Liban s’élève à au moins 23 morts.

Le responsable des services de sécurité a indiqué qu’il y a avait des civils parmi les personnes tuées à Halba.

La crise politique qui dure au Liban depuis novembre 2006 a dégénéré cette semaine en de sanglants affrontements qui ont notamment vu les combattants du Hezbollah chasser les partisans du bloc au pouvoir des quartiers de l’ouest de Beyrouth.

Des combattants du Hezbollah étaient d’ailleurs toujours présents samedi dans l’ouest de Beyrouth, au lendemain de la prise de contrôle du secteur, dénoncée par la majorité parlementaire comme un coup d’Etat.

Samedi cependant, la vie a repris timidement après des combats de rue qui ont fait 11 morts jeudi entre des combattants du Hezbollah, seul mouvement à ne pas avoir désarmé, et des partisans de Saad Hariri, un pilier de la majorité parlementaire appuyée par l’Occident. Au total 18 personnes ont péri dans les affrontements à travers le Liban.

Ces combats, les pires depuis la guerre civile (1975-1990), ont fait craindre un nouveau conflit armé alors qu’une crise paralyse les institutions politiques depuis fin 2006, l’opposition et la majorité divergeant sur un partage du pouvoir.

Des combattants du Hezbollah et d’un autre mouvement chiite, Amal, en nombre limité, étaient toujours visibles dans le secteur d’où ils avaient chassé la veille les partisans de Saad Hariri, dont le groupe médiatique —télévisions, journal et radio— ont dû fermer après des menaces du Hezbollah.

“La présence des éléments armés a diminué de manière significative et il n’y a plus de danger pour les civils”, selon un porte-parole de l’armée.

L’armée libanaise, traditionnellement chargée au Liban du maintien de l’ordre, était aussi fortement présente sur les principaux axes de la capitale, y installant des barrages. Mais les soldats avaient reçu l’ordre de ne pas intervenir dans les combats, de crainte d’une scission au sein de la seule institution encore solide et unie au Liban.

Les militaires se sont contentés notamment de protéger les institutions officielles, comme la Banque centrale ou le siège du gouvernement.

“C’est la première fois que je quitte ma maison depuis la nuit de jeudi”, dit Samia, en se dirigeant vers une banque à Hamra. “Mais je crois que c’est un calme temporaire”.

La route menant à l’aéroport international de Beyrouth, où aucun vol n’était prévu, est toujours bloquée par des pneus et des monticules de terre placées par le Hezbollah.

Quelques hommes armés se trouvaient sur cette route, selon un journaliste de l’AFP.

Les étrangers, entretemps, continuaient de quitter le pays par la route via la Syrie, alors que la Turquie et le Koweït poursuivaient l’évacuation de leurs ressortissants.

Face à l’escalade, une réunion ministérielle d’urgence des pays arabes, à l’appel de l’Egypte et de l’Arabie saoudite, se tiendra dimanche au Caire.

Le lendemain, le groupe informel des “Amis du Liban”, qui compte une quinzaine de pays et organisations internationales, a prévu une conférence téléphonique pour évaluer la situation, selon un responsable du département d’Etat américain. “Après cela, nous étudions la possibilité de consultations à New York, dans le cadre du Conseil de sécurité”, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont de nouveau apporté leur soutien au gouvernement de Fouad Siniora et dit leur volonté de voir le Hezbollah “rendre des comptes”, mais sans dire comment.

Les violences au Liban avaient éclaté mercredi quand une grève sur des revendications sociales avait été transformée par le Hezbollah en un mouvement de désobéissance civile qui a dégénéré en heurts.

Ces heurts se sont intensifiés après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah qui a qualifié jeudi de “déclaration de guerre” des décisions du gouvernement liées au réseau de télécommunications du mouvement et sommé le cabinet de revenir sur ces décisions et d’accepter un dialogue national.

“Siniora reviendra-t-il sur ces décisions ou démissionnera-t-il et résoudra la crise” ? a demandé le quotidien libanais de l’opposition Ad-Diyar.

“Impasse politique et insécurité : la victoire à la Pyrrhus du Hezbollah”, écrit le quotidien francophone proche du gouvernement L’Orient Le Jour.

Cependant le ministre des Sports et de la Jeunesse Ahmed Fatfat a exclu que le gouvernement revienne sur sa décision. “Il serait plus facile pour le gouvernement de démissionner que de révoquer sa décision”, a-t-il dit.

09.05.2008

Liban : il faut stopper l’Iran !

473039656.gifLa guerre – en la matière, il n’y a pas d’autre terme à utiliser – qui embrase à nouveau le Liban n’a rien de surprenant. Sur Rebelles.info, David Bescond revient sur les prémices de ce nouveau conflit au Pays du Cèdre. Par ailleurs, les autres informations que je reçois ce vendredi 9 mai, en début de matinée, permettent de redouter, à moins d’un cessez-le-feu, une réaction en chaîne qui ne concerne pas seulement le Liban.

 

Vendredi 9 mai, au matin (1), sur rebelles.info, David Besond rappelle qu’il écrivait, dès le 31 mars (2), puis, à nouveau, le 14 avril (3) :

 

« le Hezbollah avait reçu le feu vert de Damas et de Téhéran pour renverser le gouvernement de Fouad Siniora afin de s'assurer les coudées franches pour un conflit d'envergure avec Israël, qui impliquerait également le Hamas. Cependant le Hezbollah n'avait pas prévu de prendre l'initiative aussi rapidement. C'est une ordonnance du gouvernement libanais qui a mis le feu aux poudres.

 

Mardi le gouvernement de Fouad Siniora a, en effet, annoncé qu'il lançait une enquête sur le réseau de télécommunications, parallèle et illégal, installé à Beyrouth et dans le sud du Liban par le parti chiite Hezbollah, avec "l’aide de l'Iran", ce qui constitue une "violation de la souveraineté de l'Etat". Le gouvernement a affirmé qu'il allait remettre des documents démontrant "l’implication d'organismes iraniens" dans la construction de ce réseau. Mais surtout, le même jour, le gouvernement a également décidé de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, Wafiq Choukair, proche du Hezbollah. Pourquoi ?.

 

- Les autorités venaient de découvrir qu'un système sophistiqué de caméras de surveillance permettait de surveiller les mouvements de personnalités anti-syriennes et de responsables étrangers en visite à Beyrouth. De fait, toutes les personnes proches du gouvernement, les hommes d'affaires ou les émissaires des pays soutenant le gouvernement libanais et qui transitaient par l’aéroport étaient systématiquement espionnés par les agents du Hezbollah et donc par la Syrie et l'Iran. Ce qui pouvait poser de sérieux problèmes pour la sécurité de ces personnalités.

 

Mais, plus important encore, le contrôle de l'aéroport par le Hezbollah lui permettait d’organiser la contrebande d’armes et de munitions en provenance de Damas et de Téhéran. On comprend dès lors pourquoi la décision du gouvernement de démettre l'homme-lige de la milice chiite à l'aéroport fut, pour le Hezbollah, un casus belli. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ne s'y est pas trompé qui a affirmé que la décision du gouvernement libanais était une "déclaration de guerre" et a promis que la crise ne serait pas résolue si le gouvernement ne revenait pas sur ses décisions, l’accusant de vouloir désarmer le Hezbollah.

 

Il a ainsi exigé du gouvernement qu'il annule sa décision de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth. Presque un aveu ! Voilà pourquoi le Hezbollah est dans l'obligation de mener son offensive contre le gouvernement légitime du Liban plus tôt qu'il ne l'avait envisagé. Le gouvernement, sauf à perdre toute crédibilité, ne peut pas céder. »

 

Et Bescond (Rebelles.info), de conclure

 

« Reste à savoir si Damas et Téhéran verront d'un bon oeil cette offensive prématurée. La réponse à cette interrogation déterminera la suite des événements. »

 

Le même vendredi 9 mai à 8H.56 Clément Dossin, de Reuters, écrit :

 

« des scènes de guérilla urbaine (ndlr : le terme est idiot) se sont déroulées depuis jeudi après-midi dans la capitale libanaise, dont le Hezbollah a largement pris le contrôle (...) Le Hezbollah a pris le contrôle d'une grande partie de Beyrouth, dont des organes de presse progouvernementaux, au troisième jour d'une campagne de désobéissance, qui a fait au moins 10 morts et 20 blessés.

 

Le bruit sourd des grenades et le crépitement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit, rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990. Vendredi matin, des hommes fidèles au Hezbollah ont pris le contrôle de la chaîne de télévision progouvernementale Future News (...) les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié, Amal, autre milice chiite, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du groupe Future (...) Des hommes armés ont également investi les locaux du journal Al Moustakbal (...).

 

Et Clément Dossin de conclure :

 

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante »,

 


On peut encore lire, ce vendredi 9 mai, sur Guysen International News :

 

« des milices chiites apparentées au Hezbollah ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Beyrouth. Les violents affrontements entre le Hezbollah et l'armée se poursuivent dans la capitale pour le 3e jour consécutif. La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a annoncé que les hommes de son mouvement ont incendié les locaux du journal appartenant au chef de la majorité anti-syrienne Saad Hariri ».

 

Toujours vendredi 9 ; Lefigaro.fr, avec l’Agence France Presse et Associated Press, informe écrit :

 

« Pour le troisième jour consécutif, les combats ont repris vendredi matin à Beyrouth, entre sympathisants de la majorité anti-syrienne et ceux de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran. De quoi faire craindre une nouvelle guerre civile au Liban, comme en témoigne cette Une du quotidien francophone, «L'Orient Le Jour» : "Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues". »

 

L'éditorialiste Issa Goraieb écrit :

 

« Pour la République tout entière, c'est tout autant, désormais, une question de vie ou de mort. Au lendemain du discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une "déclaration de guerre" du gouvernement libanais, des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers sunnites de l'ouest de Beyrouth ».

 

Nadim Moulla, PDG de la chaîne propriété de la famille Hariri, Future News déclare :

 

« Par ailleurs, de violents affrontements ont lieu dans le district mixte, sunnite, chiite et chrétien de Hamra. Des hommes armés du Hezbollah ont également mis la main sur la chaîne de télévision progouvernementale. Des hommes armés ont encerclé l'immeuble de Future TV, dans le district de Sanayeh, à l'ouest de Beyrouth, et ont demandé, via le commandement de l'armée, la fermeture de la chaîne (...) Toute la nuit et jusqu'à vendredi matin, des tirs d'armes automatiques et de roquettes de type RPG étaient entendus, notamment dans l'ouest de la capitale, où se concentrent les combats entre membres du Hezbollah qui dirige l'opposition et ceux du Courant du Futur, parti d'un pilier de la majorité Saad Hariri (...) Le trafic aérien est toujours paralysé. Le port de Beyrouth a également cessé toute activité ».

 

Je note, pour conclure, que les casques bleus de la Finul n’ont pas empêché l’expansion foudroyante au Liban de la légion mercenaire étrangère du Hezbollah, téléguidée et financée par l’Iran nucléaire génocidaire. Une fois de plus les médias et les organisations internationales ont fait la sourde oreille aux mises en garde d’Israël, qui n’a pourtant cessé de fournir les preuves de l’expansionnisme iranien au Liban. Une fois de plus, la complaisance des médias et l’inefficacité de l’ONU mettent le Liban à feu et à sang. Même si, par hypothèse, le Hezbollah agit depuis quelques jours sans le feu vert iranien – ce dont je doute – cela ne change rien au fond du problème, à savoir : quand donc le monde comprendra-t-il que la présence du Hezbollah au Liban s’inscrit dans la volonté iranienne de détruire Israël et de s’étendre au Proche- et au Moyen-Orient ?

 

© Miguel Garroté

 


(1) http://www.rebelles.info/article-19406510.html
(2) http://www.rebelles.info/article-18161427.html
(3) http://www.rebelles.info/article-18570273.html

 

 

Mis en ligne le 09 mai 2008, par M. Macina , sur le site upjf.org

 

Pression islamiste dans les entreprises

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La montée en puissance de l’islamisme radical dans notre pays se traduit de plus en plus fréquemment par des attitudes de remise en cause du fonctionnement de la société française, sous couvert d’une liberté de culte, quel que soit le contexte. Ces revendications ont lieu à l’école et dans les services publics, dans les hôpitaux et dans les prisons. Mais la pression islamiste s'exerce également de plus en plus dans les entreprises, où elle prend la forme d’un prosélytisme militant et sectaire.

Depuis quelques années, le monde du travail est désormais visé par les islamistes radicaux. Leurs cibles sont, certaines catégories de personnel, évidemment des plus modestes, comme les caissières, les manutentionnaires ou les chauffeurs-livreurs.
La stratégie comprend trois étapes : d'abord le prosélytisme religieux ; puis la prise de contrôle de la communauté musulmane au sein de l'entreprise ; enfin la remise en question des règles de fonctionnement de celle-ci pour imposer les valeurs islamiques.
La tactique est partout la même. Les islamistes formulent d'abord des demandes pouvant apparaître comme "légitimes" :

  • création de salles de prières sur les lieux de travail,
  • adaptation des pauses quotidiennes pour permettre la pratique religieuse,
  • aménagement du temps de travail lors du Ramadan ou pour pouvoir disposer du vendredi comme jour chômé,
  • respect des interdits alimentaires dans les restaurants d'entreprise.

Plusieurs enseignes de la grande distribution ainsi que des constructeurs automobiles ont ainsi constaté une multiplication des demandes de salles de prières sur les lieux de travail et des exigences des salariés voulant organiser leur emploi du temps en fonction des exigences de la vie religieuse.

Si ces premières démarches n'ont pas provoqué de réaction frontale de la direction ou des autres salariés, les islamistes passent alors à l'action plus ouverte et aux pressions :

  • prosélytisme religieux actif sur le lieu de travail,
  • rejet de certains produits (vin, porc) dans les restaurants d'entreprise lorsque la majorité des employés sont musulmans,
  • pressions sur les femmes pour le port du voile,
  • refus de certains salariés musulmans de reconnaître l'autorité de cadres quand il s'agit de femmes,
  • souhait de voir certaines fêtes religieuses islamiques chômées,
  • prise de contrôle de certaines filières de recrutement au sein de l'entreprise.

Les exemples sont nombreux, même si encore peu d'entreprises acceptent de les évoquer ouvertement :

  • une dizaine de salles de prières clandestines ont été découvertes dans un grand parc d’attraction d’Île de France ;
  • en 2002, le président d'une société de fret à l'aéroport de Roissy, employant environ 3 000 salariés, constatait "l'implantation d'un petit groupe de confession musulmane décidé à imposer leur mode de travail sous la menace de grèves à répétition". Le personnel de manutention était particulièrement virulent. Le chef d'entreprise s'indignait que des recrutements soient effectués par cooptation avec un critère de sélection "en fonction de la religion". Il ajoutait que les attentats du 11 septembre avaient été "salués à l'époque avec satisfaction par certains de ses salariés".

Le secteur de la grande distribution apparaît comme le plus concerné :

  • en Essonne comme dans le Doubs, les salariés islamistes de grandes surfaces ont converti d’autres salariés français. Ces nouveaux adeptes de l’islam sont désormais plus radicaux, exaltés et prosélytes que leurs “ parrains ” ;
  • de nombreux hypermarchés observent que les employés les plus engagés dans le prosélytisme islamique cherchent systématiquement à occuper les postes qui se situent à des interfaces : standard téléphonique, chauffeurs-livreurs, coursiers, caissières (passage obligé), sécurité ; autant des fonctions qui permettent des échanges d'information, d'argent et de marchandises (surveillance, trafics détournement, etc).

Par ailleurs, les "beurettes" qui sont employées dans les grandes surfaces constituent la nouvelle cible des islamistes. C’est par le mariage qu’elles rejoignent l’islam radical. Ainsi, la direction du supermarché Casino de Vaulx-en-Velin a licencié l'une de ses caissières refusant de retirer son voile pendant les heures de travail pour "non-respect du règlement intérieur".
Derrière ces premières manifestations visibles de l'action islamiste, plusieurs dangers menacent les hypermarchés implantés à proximité des banlieues sensibles et employant une main d’œuvre d’origine immigrée ou issue de ces quartiers difficiles :

  • sectarisme interne (prise en main d’une partie des salariés par les intégristes),
  • apparition de salariées voilées et pressions pour “ légaliser ” le port du foulard,
  • boycotts ou tentatives d’interdiction des produits alimentaires présents en rayon, liés aux interdits religieux ou à l’origine géographique des produits (Israël, Etats-Unis, etc.).

Les sociétés de sécurité sont également une cible privilégiée pour les islamistes. Deux raisons à cela : tout d’abord, le faible niveau de qualification demandé pour les tâches de gardiennage permet aux immigrés sans diplôme d’y trouver un débouché ; d’autre part, en raison de l’Affirmative Action qui a fait son chemin en France, les entreprises de sécurité se doivent de recruter en priorité des individus issus des minorités (“ beurs et blacks ”) afin que leurs agents de sécurité ne se fassent pas taxer de racisme lors des contrôles. En conséquence, certaines sociétés de sécurité sont complètement infiltrées par des islamistes ou des réseaux de délinquants liés à l’immigration. De récentes enquêtes exercées à l'encontre de sociétés sous-traitantes de la grande distribution ont permis d'évaluer que dans 30% des cas, les agents de sécurité travaillaient avec de faux papiers. C'est un sujet d'inquiétude des responsables de sécurité du secteur, qui passent désormais autant de temps à surveiller leurs propres sous-traitants en charge de la sécurité que les délinquants présents dans leurs magasins.
Pour les entreprises françaises, la montée en puissance de l’islam radical représente donc une nouvelle menace qui doit être assimilée à un risque sectaire. Ce phénomène exprime surtout une volonté de prise de contrôle des comportements et des modes de pensée d’autres salariés afin d’imposer un système de valeur conforme à l’idéologie extrémiste qu’il préconise. Il doit donc être traité de la même manière que les risques représentés par les autres sectes.

  • Eric Denécé ( Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R))

08.05.2008

Tensions entre le Hezbollah et le gouvernement libanais

104027130.jpgLa violence armée semble gagner du terrain au Liban entre les autorités officielles et le Hezbollah. L'organisation terroriste vient de prendre une initiative qui risque d'envenimer ses relations avec le régime en place en paralysant les activités du seul aéroport international du pays, à Beyrouth. Pour cela, elle a bloqué les voies d'accès au terminal et des artères de la capitale libanaise.

Réagissant à ces mesures, la compagnie aérienne nationale du Liban, Middle East Airlines, a annoncé qu'elle interrompait tous ses vols pendant 12 heures, "en attendant des développements positifs" comme elle l'a précisé dans le communiqué officiel qu'elle a publié.

Le Hezbollah a effectué cette démarche hostile pour protester contre l'attitude du gouvernement en place, soutenu par les Etats-Unis et par d'autres pays occidentaux. Les leaders de l'organisation terroriste ont indiqué qu'ils envisageaient d'autres actions du même genre en guise de protestation contre la politique des autorités. De son côté, le gouvernement libanais a décidé de sanctionner le Hezbollah en refusant par exemple de permettre le fonctionnement de son réseau d'informations  à travers le Liban.

Autre motif de conflit entre le Liban et le Hezbollah: l'organisation terroriste a été accusée par les autorités d'avoir photographié en secret différents vols en partance de l'aéroport de Beyrouth. Le gouvernement libanais craint que ces clichés soient utilisés par la suite pour la préparation d'un attentat. Le porte-parole du Hezbollah a bien entendu réfuté ces allégations, prétendant qu'il s'agissait de "médisances trahissant les frayeurs du pouvoir".

Claire Dana Picard ( arouts 7)

06.05.2008

Une nouvelle vidéo de la QJMI atteste de la menace terroriste aux portes de l’Europe

Le « Times » tire la sonnette d’alarme et croit savoir que la menace terroriste en Afrique du Nord se développe dangereusement et menace désormais l’Europe. Cité par « Elaph.com », le « Times » estime que le Grand désert africain s’est transformé un terrain fertile, où Al-Qaïda progresse et se renforce.

Le « Times » s’appuie dans son analyse sur des rapports confidentiels émanant de sources diplomatiques occidentales et de Services de renseignement qui convergent vers un constat : Al-Qaïda s’est renforcée en Afrique du Nord et dans les pays du Sahel et s’emploie à s’étendre sur toute la région. Le chef des Renseignements extérieurs allemands a récemment reconnu que son pays surveillait avec inquiétude « les développements sur la rive sud de la Méditerranée. Cette situation menace la sécurité de l’Europe et favorise l’installation d’un nouveau foyer du Jihad aux portes du Vieux continent ».

Les Occidentaux semblent cependant « sous-estimer les capacités d’Al-Qaïda au Maghreb ». Les rapports des Services évaluent seulement à « 200 le nombre des combattants de la QJMI (ex-GSPC) en Algérie », tout en reconnaissant leurs capacités à enrôler et à mener des attentats d’envergure, notamment des attaques suicides, un procédé importé d’Irak.

Selon un observateur de la scène algérienne interrogé à Paris par MediArabe.info, les islamistes mènent l’une des plus importantes offensives médiatiques contre le pouvoir algérien, mais également contre les Européens, Français et Espagnols en tête. La QJMI multiplie les appels au Jihad, fait son apologie grâce aux discours mobilisateurs des chefs d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, qui réitèrent leur invitation aux musulmans à « libérer l’Afrique du Nord de toute présence Croisée, et de chasser les Français et les Espagnols des terres islamiques, avant de libérer l’Andalousie ».

Notre interlocuteur, qui suit de très près l’évolution de la scène islamiste dans le Maghreb, qui scrute les communiqués et visionne les vidéos du maquis et des attentats des dernières années, confirme l’authenticité des inquiétudes révélées par le « Times ». Mais il croit savoir que « les islamistes ont d’ores et déjà une longueur d’avance sur l’Occident et qu’il est déjà tard pour briser leur élan ». D’autant plus que la QJMI accentue sa pression et multiplie la diffusion de vidéos à travers la multitude de sites liés à la mouvance. Après « les amoureux des vierges du paradis », la QJMI vient de diffuser son dernier enregistrement réalisé en avril 2008 et mis en ligne à la fin du mois écoulé. Ce document de 45 minutes confirme l’offensive médiatique et psychologique islamiste et apporte une nouveauté : la QJMI recourt aux discours du pionnier du Jihad en Afghanistan et père spirituel de Ben Laden, le Palestinien Abdallah Azzam, mort à la fin des années 1980. Durant son militantisme en Afghanistan, Azzam rendait déjà le « Jihad obligatoire, non seulement en Afghanistan, mais partout ailleurs, y compris en Europe, pour libérer l’Andalousie ».

Ces enregistrements favorisent le Jihad et facilitent les recrutements. La dernière vidéo présente à juste titre un camp d’entraînement des nouveaux maquisards. Ils seraient une centaine et se livrent à des exercices dignes d’une armée régulière : maniement des armes et des lance-roquettes, combat de corps, escalade et descente en rappel, assassinats ciblés... Ces entraînements physiques éprouvants alternent avec des séances d’endoctrinement qui portent sur la symbolique et l’importance du martyre. La dernière vidéo présente également un « volet social » de la vie du camp : la cuisine, la logistique, la couture, la fabrication du pain...

Ces éléments sont d’une grande importance : ils s’adressent aux jeunes Algériens qui subissent la crise socio-économique et qui sont de plus en plus sensibles aux arguments d’Al-Qaïda qui, au passage, dénonce la corruption du régime et son alliance avec l’Occident. La dernière vidéo montre justement une poignée de main entre le président Bouteflika en et l’ancien Premier ministre israélien et actuel ministre de la Défense, Ehud Barak, en marge des obsèques du roi Hassan II, puis Bouteflika en réunion avec George Bush, « l’envahisseur de l’Irak et de l’Afghanistan »...

Selon notre interlocuteur, l’avertissement relayé par le « Times » est tardif, bien qu’il soit indispensable.

"Pour voir la dernière vidéo du camp d’entraînement, mise en ligne le 30 avril 2008, cliquez ici"

Khaled Asmar  ( MediArabe.info )

"Boualem Sansal: l`islamisme se rapproche du nazisme".

Dans la lignée des romans qui édifient le quidam sur l'histoire, je viens de lire "Le village de l'allemand" de Boulam Sansal que j'ai apprécié. Je  joins le lien vers la video qui avait retenu mon attention et encouragée vers la lecture. L'entretien de Salem et du N.O. appellerait sans doute des interrogations sur l'Union méditerranéenne, Boualem étant enthousiaste face à l'idée de Sarko. Je me rappelle aussi "Le chemin de Jérusalem" de Jean-Luc Aubarbier, beaucoup plus dense, roman historique à travers lequel on comprend bien le rôle joué par Nasser, Sadate, Khomeiny, Izetbeovic.., bons héritiers du Mufti de Jérusalem et d'Hitler.

JO

http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=...

03.05.2008

Terrorisme: Kaboul exhorte Islamabad à empêcher les talibans d'utiliser le territoire pakistanais

259625365.jpgKABOUL, 3 mai - RIA Novosti. L'Afghanistan veut vivre en paix et bon voisinage avec le Pakistan et tient à ce que le territoire de cet Etat voisin ne soit pas utilisé par terroristes et commandos talibans, lit-on aujourd'hui dans une déclaration du porte-parole du ministère afghan de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi.

Répondant à une déclaration parue récemment dans les médias régionaux des représentants des talibans pakistanais, selon lesquels "après l'entente enregistrée avec le Pakistan, un vrai djihad commencerait en Afghanistan", le général Azimi a déclaré: "Cela nous a indignés".

"Nous exhortons sincèrement le Pakistan à empêcher l'utilisation de son territoire par des éléments qui sapent le calme en Afghanistan", a poursuivi le porte-parole du ministère afghan de la Défense.

L'Afghanistan et l'ensemble de la communauté internationale s'attendent à des changements politiques positifs qui s'opèrent déjà au Pakistan et veulent que l'Afghanistan et le Pakistan luttent ensemble contre le terrorisme et les menaces régionales, a souligné le général afghan.

"L'expérience amère de l'année dernière a montré que les ennemis n'avaient pas manqué de temps pour s'armer et se préparer à des attentats, tant sur le territoire de l'Afghanistan que sur celui du Pakistan. Des centaines d'innocents - d'enfants, de femmes et d'hommes - ont péri", a fait remarquer le général Azimi.


23.04.2008

Les Pays-Bas craignent des opérations terroristes en Occident

1177292986.jpgLe rapport annuel des Services de renseignement des Pays-Bas vient de tirer la sonnette d’alarme, selon le quotidien saoudien "Al Watan", et de mettre en garde contre l’accélération des recrutements d’islamistes radicaux en Occident, pour y commettre des attentats terroristes.

Fakrya Ahmad, correspondante du quotidien à La Haye, cite « le rapport annuel des Renseignements hollandais » selon lequel « les islamistes radicaux multiplient les recrutements de nouveaux combattants, aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens, afin de commettre des attentats terroristes en Occident ». Le rapport évoque « des menaces sérieuses sur la sécurité en Europe et aux Pays-Bas » et souligne « le danger que représentent les terroristes d’une nouvelle génération ».

Selon le rapport, « cette nouvelle génération de terroristes est composée essentiellement des descendants des immigrés, de plus en plus radicalisés. Après avoir fait face à une menace extérieure, l’Occident est aujourd’hui confronté à une menace intérieure », précise le rapport.

Selon le quotidien saoudien, « l’inquiétude des Services hollandais tient au fait que les djihadistes étaient d’abord recrutés en Occident pour combattre en Afghanistan ou en Irak. Désormais, ils sont recrutés pour mener des opérations dans leurs pays d’origine ou d’adoption ».

En outre, le rapport identifie et localise quatre mosquées tenues par les salafistes radicaux aux Pays-Bas : la mosquée Al-Tawhid (unification) à Amsterdam, la mosquée Al-Forqan à Eindhoven, la mosquée Al-Sunna à Den Haag et l’Institut islamique à Tilburg. Le rapport souligne enfin que « la jeunesse issue de la communauté maghrébine est de plus en plus radicalisée, ce qui pourrait menacer les relations interethniques dans le pays. La violence est de plus en plus présente dans les relations entre les musulmans et les non-musulmans ».

Traduction de Randa Al Fayçal  

Lire l'article original : Al Watan - Arabie saoudite

Le numéro deux d’el-Qaëda s’en prend à la Finul

1298813322.jpgLe numéro deux d’el-Qaëda, Ayman el-Zawahiri, a déclaré que le Liban allait jouer « un rôle pivot » dans la lutte contre les « croisés et les juifs », dans un enregistrement audio mis en ligne hier sur Internet.
« Le Liban est un fort musulman en première ligne. Il aura un rôle pivot (…) dans les futures batailles avec les croisés (les Occidentaux) et les juifs », a-t-il dit dans un message en réponse à des questions dans le cadre d’un forum avec des internautes.
« J’appelle la génération jihadiste au Liban à se préparer à aller en Palestine et à bannir les forces croisées qui ont envahi (le Liban) et qui affirment être des forces de maintien de la paix au Liban », a-t-il ajouté, en allusion à la Finul déployée au Liban-Sud.
Il a également exhorté ses partisans à « rejeter la (résolution) 1701 » du Conseil de sécurité, qui a mis fin en août 2006 à la guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah.
Ayman el-Zawahiri a par ailleurs critiqué les musulmans pour ne pas soutenir l’insurrection en Irak et les a appelés à rejoindre les moudjahidine qui y combattent les Américains.
Le lieutement d’Oussama Ben Laden a aussi critiqué le mouvement islamiste du Hamas qui se serait dit prêt à examiner un accord de paix avec Israël.

07.04.2008

Nato prüft erstmals Exit-Szenario für Afghanistan

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Von Matthias Gebauer, Bukarest

Öffentlich versichert die Nato ein langes Engagement in Afghanistan und ringt um mehr Truppen für das Land - doch im Verborgenen werden jetzt erstmals in einem geheimem Nato-Communiqué Abzugsszenarien skizziert. Deutschland gehört zu den treibenden Kräften hinter dem Stufenplan.

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,545292,00.html

A Bucarest, les pays membres de l'OTAN ont réaffirmé leur engagement à long terme en Afghanistan. Mais un document secret prouverait que l'OTAN réfléchit déjà à un calendrier de retrait de ce pays. Selon le Spiegelonline, ce document interne à l'OTAN constitue "l'esquisse d'un plan par étape" prévoyant le retrait des 50 000 hommes actuellement stationnés dans le pays.

Le site internet de l'hebdomadaire de Hambourg précise que ce document se baserait sur des réflexions du ministre de la Défense allemand, Franz-Josef Jung, qui, à l'automne dernier, avait déjà proposé "une stratégie de sortie". Plus concrètement, il s'agissait de faire prendre "une nouvelle direction à l'OTAN et à l'Allemagne en Afghanistan". Cela passerait par le transfert aux autorités afghanes de compétences comme la lutte contre la drogue, la justice et la formation des forces armées. Les auteurs du document prévoient un renforcement progressif des autorités afghanes "jusqu'à ce qu'elles puissent assumer les fonctions aujourd'hui remplies par l'OTAN". Aucune date précise n'est avancée, mais, selon des experts cité par le Spiegelonline, "cette stratégie de sortie ne pourrait être mise en œuvre avant 2015".