25.08.2009

Mémoires d'une jeune fille dérangée

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vendredi 14 août 2009

Aujourd’hui, j’écris tout en ignorant pourquoi. Le superbe Hank, le sulfureux Fromageplus, le fédérateur François Desouche, tous ont déjà exprimé plus brillamment que moi ce que nous ressentons, nous, les vrais marginaux de la France République d’aujourd’hui. Que puis-je faire de plus? Peut-être vider mon sac une bonne fois pour toutes, en sachant pertinemment que cela n’ira pas mieux ensuite.

Dès l’enfance, je sentais que ma génération serait celle du schisme entre la France d’avant et la « France d’après ». Que tout se jouerait sur nous, qui avons entre 20 et 30 ans le 14 août 2009. Enfant je sentais déjà les miasmes dans l’air, je sentais déjà la trahison des miens quand mon frère se faisait battre dans la cour du collège de zep par des enfants qui n’avaient pas des prénoms à consonance française sans qu’aucun adulte responsable ne décide de sanctions. Je ne comprenais pas pourquoi à la cantine il y avait des repas sans porc, je ne comprenais pas pourquoi les instituteurs excusaient les voitures de nos parents qui brûlaient, je ne comprenais pas. J’étais douée à l’école car seuls les livres me semblaient dignes d’attention.

Il y a que ma mère ne supportait le niveau affligeant de ma classe et voulait que je sorte du lot. Ce fut chose faite, la maison était mon Eden et l’école mon pénitencier. Toute seule dans la cour de récré, j’entendais déjà les « sales françaises » qui m’étaient adressés quand ça faisait sourire les adultes, ces instits’ laïcards qui adoraient le voile si exotique de la maman de Rachid. J’entendais les rires et les insultes quand j’étais la seule de la classe a n’avoir fait pas de fautes à la dictée. J’ai sauté une classe, me demandant pourquoi, tout était linéaire, à mourir d’ennui, pauvre, aussi stimulant qu’une vhs de docu’ animalier, aussi vibrant, instructif et inattendu qu’une déclaration d’énarque.

Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est mon amour du français qui m’a permis de mesurer la déchéance vers laquelle nous glissions le cœur plein d’allégresse. Ayant été nourrie avec les meilleurs livres de la littérature nationale, je m’étais habituée à un français impeccable, tout comme celui de mes parents qui ne sont après tout que des « beaufs », vous savez, ces derniers dinosaures, qui avaient des fins de mois difficiles mais qui payaient leur citroën saxo à crédit sans pleurnicher chez l’assistante sociale. Ces beaufs qui élevaient bien leurs enfants, sans recourir à l’aide d’un fonctionnaire pour leur enseigner la plus primaire des politesses. Ces beaufs racistes et xénophobes qui ont fait la France mais qui n’ont droit qu’à la rééducation et au mépris des classes dirigeantes. Ces beaufs qui m’ont servi de parents, m’ont parlé un français superbe toute mon enfance. Mon père avait une écriture de vicomte et ma mère m’apprenait des mots tels que « enguirlander », « geindre », « oindre » alors que je n’affichais pas un âge à deux chiffres. Aujourd’hui dans les films primés à Cannes, on voit un trentenaire expliquer à Samira et Boubaka que « John mange des cheese burgers succulents » et que « ouais, succulent ça veut dire grave bon tsais ». Voilà ce par quoi j’ai compris que nous marchions et que bientôt nous ferions la brasse dans la mélasse intellectuelle dans laquelle nous enfermions ma génération. Le langage texto ce n’est pas « pour gagner du temps », non, c’est juste que nous avons formé une génération qui dans le meilleur des cas regardera la définition d’un mot sur google, au pire se moquera éperdument de pouvoir s’enrichir un peu. Une génération pour qui le mot « encyclopédie » est obsolète et pour qui seul compte la facilité. Une génération qui n’aura jamais l’opportunité d’acquérir le réflexe de consulter en dictionnaire en cas de doute, comme mon beauf de père me l’a appris. A travers le français, à travers son assassinat, nous avions prémédité la mort de la paix en France. Quelqu’un qui n’a pas appris la langue d’un pays ne peut l’aimer. Il peut encore mieux éviter d’essayer de s’en faire la violence puisque des autochtones qualifiés lui expliquaient que le français c’est ringard, que ça doit « bouger », que les accents y’a pas à les mettre, ça fait chier tout le monde, bref la France ça fait chier.

L’apothéose de cette flagornerie a été atteinte lorsque dans l’émission de Ruquier (la première version, celle où Zemmour était remplacé par l’impolitiquement correct Miller), toutes les nuques de l’émission se sont courbées devant « Kiffe Kiffe Demain » de Faïza Guène. Quiconque a lu ce livre comprendra sans problème que ma désillusion bien entamée ait définitivement atteint son apogée à la lecture de ce détritus imprimé. Nous étions en plein boom de la chanteuse Diam’s, de Rohff et de 113, les animateurs et journalistes souriaient à la caméra en lâchant irrégulièrement des petits mots de verlans, Jean-Baptiste écoutait du rap (alors) en cachette de ses parents. So young, so urban, so cute. Les grandes marques dessinaient pour les enfants de dentistes des frusques directement inspirées du « street wear », Stéphane Bern recevait dans 20h10 pétantes un créateur de « Muslim Wear » (comment être musulman, fashion et passer à la télé), bref, au début des années 2000, je n’avais pas 15 ans mais je comprenais que les temps à venir ne seraient pas les plus tendres.

Au fur et à mesure que j’écris, je me rappelle d’une fille qui était avec moi à l’école primaire (qui n’a jamais aussi bien porté son nom par ailleurs). Elle s’appelait Juliette. Elle était blonde, blanche, vêtue comme une bobo en devenir et m’avait dit « je veux être noire ».
Il est très drôle de constater que ce que les réacs d’aujourd’hui comme Zem’ ou Finkie constatent avait déjà commencé dans les années 90 et bien avant je suppose. Je suis une enfant déçue, je suis une femme frustrée, je suis le fruit d’une génération sacrifiée.

Bien entendu, si quelqu’un de la génération de mes parents lit ceci, il ne comprendra pas. Ces derniers ont grandi dans les années 1970 : un monde sans chômage, où l’arabe du coin était ridé et avait un accent sympathique, un monde où les politiques avaient encore du pouvoir. Ils ont voté Mitterrand en 1981 et ont pleuré devant leur télévision comme l’étudiant en esc a pleuré devant l’élection d’Obama. Ils ont assisté à la naissance du mouvement gay, des féministes, des écologistes, des immigrationnistes, des pacifistes, de la légalisation de l’avortement, de sos racisme, ils ont assisté en même temps à la nôtre en pensant que tout ceci serait pour notre bien. Quiconque aujourd’hui leur prouverait le contraire serait un gosse pourri gâté qui fait un caprice. Eux bien entendu, pensent que le « malaise social » en France vient d’un manque de « communication », que demain tout ira mieux dans un pays avec une forte « mixité culturelle » et que le meilleur est à venir. J’appelle ça un régime soviétique. Quiconque sort du discours calibré est mis au trou à coups de procès de la halde, de ligues contre l’intolérance, comité contre le racisme et l’amour entre les peuples. Si vous avez vu l’Aveu, vous verrez à quel point le thème de la « paix » est abordé. Tout comme l’Inquisiteur torturait au nom de l’amour du Miséricordieux Jésus-Christ, notre liberté est prise en otage au nom du Vivre Ensemble. La France est laïque. Elle n’a pas de religion. Son Dieu est la Tolérance, engendré par la Vierge Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. A part ça tout va bien. Notre internet est filtré, les sites un chouia râleurs sont surveillés quand les commentaires appelant au djihad sous les vidéos de Dieudonné sont au vu de tous, surtout des plus abêtis et donc des plus dangereux (mais souvenons-nous que c’est notre propre école qui les rendu aussi flasques du cervelet). Les livres ne se vendent plus, la fnac regorge de bouquins écrits par des nègres (tiens, on peut encore l’utiliser ce mot ?) racontant le destin hors du commun d’une miss France lancée dans un combat contre la sclérose en plaques, d’une petite fille de 10 ans mariée de force au nom de l’islam, le dictionnaire du parler banlieue et de dvd’s de Bienvenue chez les Ch’tis. La France d’aujourd’hui : le people, l’islam honteux « mais attention il ne faut pas stigmatiser » et le français de souche qui boit de la soupe mais qui trouve qu’elle a un bon goût de terroir.

Aujourd’hui j’ai mal. J’ai mal pour mon pays. J’ai mal pour sa langue. J’ai mal de ne supporter plus personne car plus je constate l’étendue des dégâts plus je suis confrontée à « l’inaction des gens de bien ». J’ai mal de ne plus tolérer aucune intervention sur quelque média que ce soit car tout ceci n’est qu’une immense méthode Coué. « Tu remarques que ce sont toujours les mêmes qui foutent la merde ? Il ne faut pas stigmatiser. Tout le monde s’aime en France. Tout va bien, tout va bien, tout va bien ». Au pays de Voltaire, Pangloss est devenu Roi. Je suis malade, voyez-vous. Je suis malade des gens que je rencontre qui à 20 ans à peine ont un discours calibré comme s’ils sortaient d’un stage des Jeunesses Communistes. J’ai mal de haïr un artiste quand je l’entends parler des sans papiers et des Indigènes de la République. J’ai mal de ne pas être représentée dans les médias, j’ai mal que des places soient réservées dans les Grandes Ecoles à ceux qui étaient à la même que moi et qui n’ont jamais goûté à l’effort. J’ai mal d’être le mouton qu’on tond et qu’on insulte de « facho » car mes arguments font peur. J’ai mal de n’avoir aucun véritable ami car toute ma vie « sociale » n’est qu’une mascarade à l’université entre étrangers bourgeois naïfs et français bobo. Ces irresponsables dont le seul combat est le retrait de la loi Lru et qui pensent que mes parents sont riches car mon élocution est bonne et mes vêtements propres. Je ne supporte plus mes « amis » bouffis de clichés en pensant détenir la vérité, alors que leur maison est dans un patelin de 300 âmes. J’ai mal de me dire de n’avoir véritablement aucun ami. J’ai mal d’être le stéréotype de la personne qu’il ne faut pas être en 2009. Je suis marginalisée dans mon pays, que tant de gens que j'apprécie sont ravis de quitter pour la Corée, la Chine, le Japon et autres contrées des Antipodes.

J’ai mal pour ma mère qui a vu son pays changer en 30 ans, mal pour mes futurs enfants, mal pour mon frère qui a passé ses années collège la boule au ventre, mal de me dire que l’expatriation sera peut-être la seule solution. J’ai mal de ne pouvoir que la fermer quand j’entends mes camarades de faculté vanter les mérites de la discrimination positive. J’ai mal quand les bourgeois achètent du quinoa pour aider l’agriculteur bolivien et détournent les yeux du sdf en bas de chez eux. J’ai mal pour mes parents qui sont magnifiques de dignité et qui ne recevront jamais aucune aide du contribuable. J’ai mal car leurs valeurs ne sont pas récompensées mais piétinées. J’ai mal car c’est à travers celle-ci qu’ils m’ont façonné, « élevé » comme une femme honnête et droite dans ses bottes.

J’ai mal car je suis quelqu’un de bien qui ne se retrouve pas dans le pays qui est le sien.
Je suis Marie-Thérèse Bouchard, et je suis une jeune fille dérangée.

http://marietheresebouchard.blogspot.com/

27.05.2009

Pakistan: attentat suicide à Lahore

photo_1243408808926-6-0_45369_G.jpgLAHORE, Pakistan - Au moins 23 personnes ont été tuées et 250 blessées aujourd'hui dans un attentat suicide qui a détruit un immeuble de la police à Lahore, dans l'est du Pakistan, alors que l'offensive de l'armée contre les talibans liés à Al-Qaïda bat son plein dans le nord-ouest.

Cette attaque porte à environ 1.900 le nombre de morts en deux ans dans la vague d'attentats qui ensanglante le Pakistan, depuis que les talibans pakistanais, et Oussama ben Laden lui-même, ont déclaré le "jihad", la guerre sainte, à Islamabad pour son soutien à la lutte anti-terroriste menée par les Etats-Unis.

"Vingt-trois personnes, dont 11 policiers, ont été tuées et environ 250 blessées", a déclaré à l'antenne de la télévision d'Etat PTV Sajjad Bhutta, chef de l'administration de la municipalité de Lahore, la grande ville de l'est.

Les combattants islamistes avaient promis de se venger "partout dans le pays" depuis le lancement, sous la pression de Washington, d'une vaste offensive de l'armée il y a un mois dans la vallée de Swat et ses environs, dans le nord-ouest, tombée aux mains des talibans depuis deux ans.

A Lahore, le kamikaze n'a apparemment pas réussi à forcer un barrage pour faire entrer sa voiture bourrée d'explosifs dans l'enceinte du complexe abritant notamment le bâtiment de police-secours, directement touché par l'attaque, selon M. Bhutta. Ce complexe comprend aussi un important commissariat et les locaux du principal service de renseignement militaire du pays, les très puissants ISI (Inter-Services Intelligence).

Le véhicule a explosé alors que le kamikaze était encore sur la route.

L'immeuble de police-secours a été réduit à un amas de pierres, a constaté un photographe de l'AFP, et les bâtiments adjacents, dont le commissariat et celui de l'ISI, ont été fortement endommagés.

"Il y avait 30 à 35 policiers dans le bâtiment (de police-secours) et seulement certains sont sortis blessés, les autres sont coincés sous les décombres", a indiqué un officier de police sur place, Khalid Baig.

"J'ai entendu des coups de feu puis une énorme explosion", a raconté un policier qui sortait, chancelant, des décombres. "L'immeuble s'est effondré, j'étais à l'arrière du bâtiment, heureusement pour moi", a-t-il expliqué aux journalistes.

Cette attaque est la troisième des islamistes en moins de trois mois à Lahore.

Le 30 mars, sept élèves-policiers et un civil avaient été tués dans l'attaque d'une école de police par un commando armé de fusils d'assaut, grenades et vestes bourrées d'explosifs, et qui avait duré huit heures. Elle avait été revendiquée par les talibans pakistanais, qui avaient juré de multiplier ce genre d'attaques dans tout le pays.

Le 3 mars, des hommes armés avaient tendu une embuscade au bus transportant l'équipe nationale sri-lankaise de cricket en tournée à Lahore, tuant huit Pakistanais, des policiers pour la plupart, et blessant plusieurs joueurs.

Les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, sont devenues le bastion de ces combattants islamistes pakistanais, qui y ont aidé Al-Qaïda à reconstituer ses forces et les talibans afghans à établir des bases arrières.

Mais depuis deux ans, ils avaient pris le contrôle de la vallée de la Swat, à une centaine de km seulement d'Islamabad, la capitale de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman, déclenchant une vague d'inquiétude dans le monde et d'intenses pressions de Washington pour enrayer cette progression.

Le 26 avril, l'armée a donc lancé une vaste offensive dans cette zone. En un mois, elle a assuré avoir repris une grande partie de la vallée et tué près de 1.200 talibans.

© AFP 2009

27.03.2009

Qui Perd Gagne !

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Les événements de ces derniers jours, de ces dernières années, devrais-je écrire, ne laissent présager aucune accalmie dans notre guerre contre le terrorisme arabe et le rêve  de nos ennemis de la destruction d'Israël et des Juifs qui y habitent. Un engin explosif de plus de quarante kilos vient d'être désamorcé à Haiffa et n'a pu toucher les  visiteurs du grand centre commercial avec ses clous, ses billes et son souffle meurtriers. Des attentats déjoués au couteau, au cocktail Molotov, au lancer de rocs sont le quotidien de l'actualité israélienne. A ce point quotidiens, que nous ne nous arrêtons même plus pour se demander ce qui serait arrivé si la fusée Grad avait explosé dans une école d'Ashkelon un autre jour que le samedi, si un miracle n'avait pas techniquement empêché l'explosion d'une voiture piégée, si les assassins en herbe, si les sicaires arabes avaient réussi leurs forfaits.
Le miracle est quotidien tout comme l'apathie générale et l'anesthésie nationale perdurent  en dépit des avertissements que nous adresse l'actualité. La règle du jeu semble désormais établie selon le principe de "qui perd, gagne"!

Ainsi en va-t-il du hamas. Apres des années de bombardements de notre population civile dans le sud du pays, après avoir supporté pendant des années des centaines et des milliers de roquettes, fusées, obus et mines, après avoir accepté de voir notre dignité nationale, notre honneur et la vie de nos citoyens bafoués, Tsahal avait  enfin reçu le feu vert pour attaquer l'ennemi arabe à Gaza. Démarrée trop tard, terminée trop tôt, la campagne "Plomb durci" s'est soldée par une victoire de Tsahal. Les adeptes du Hamas se sont terrés dans leurs trous d'où l'armée juive les a délogés. Ils ont utilisé la population "civile", leurs femmes et enfants, leurs vieillards et invalides comme boucliers mais il l reste évident que pour le monde civilisé occidental, le "criminel de guerre" est celui qui tire pour défendre sa vie et non l'arabe qui se cache derrière un enfant, dans un hôpital ou dans une école. Le responsable restera toujours le Juif et il suffit de le savoir pour ne pas s'émouvoir des réactions onusiennes ou de celles du quai d'Orsay. Depuis le nouveau retrait de Tsahal, les Kassam continuent à pleuvoir et le Hamas pose ses conditions pour un cessez le feu ou pour relâcher Guilad Shalit. Le gouvernement de l'échec continue à discuter par égyptiens interposés, à livrer des milliers de tonnes de nourriture, médicaments et produits divers dans la bande de Gaza et à donner l'impression que le perdant de la guerre a gagné. L'imaginaire arabe se repaît des déclarations belliqueuses et triomphalistes des terroristes du Hamas et le monde entier, y compris nos medias, espère saluer le gouvernement d'union nationale, Fatah Hamas, en voie de constitution. Cela donnera l'alibi nécessaire pour l'Union européenne et le Département d'Etat de discuter avec les chefs du Hamas, les maîtres de Damas et les antisémites nazis de Téhéran.

En Israël, même, on applique ces règles du jeu. Le peuple d'Israël a voté et exprimé son soutien au camp national sans aucune équivoque possible. Pourtant, le premier ministre pressenti continue à négocier avec ceux que le peuple a rejeté dans l'opposition. L'homme qui porte lourdement une part essentielle de la responsabilité de la conclusion hâtive de la guerre et  de la non éradication totale du Hamas,   peut être demain maintenu à son poste de ministre de la défense. Nulle analyse honnête ne peut prétendre que c'est "ce que veut le peuple" ou que le scrutin électoral va dans ce sens.

Seuls nos medias s'en réjouiront. Leur rôle négatif dans l'affaire Shalit, la répétition incessante des déclarations selon lesquelles nous devons payer "un prix lourd", (il ne leur viendrait pas à l'idée que ce sont les arabes qui doivent payer et pâtir de cette prise d'otage et de ce traitement aussi long qu'inhumain), leur couverture des manifestations en Israël qui ont donné l'impression au Hamas que nous étions prêts à tout, leur rôle défaitiste dans le traitement de l'information, ne peut que prolonger cette règle stupide qui semble diriger notre comportement. Il est temps de décréter que qui perd paie et que "qui gagne, gagne".

Alors nous saurons comment traiter le Hamas et ses alliés de Ramallah, comment pousser à la constitution d'un gouvernement conforme aux souhaits des électeurs juifs et sionistes de ce pays, comment libérer notre soldat à quelques dizaines de mètres de nos positions.

Jabotinsky nous enseignait qu'un propriétaire doit savoir se comporter comme tel et défendre ses droits. Un vainqueur doit savoir assumer avec fierté sa victoire et ne pas s'excuser d'avoir gagné.

Jacques Kupfer

16.03.2009

DEUX PAS EN ARRIERE…

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L’équipe Olmert-Livni-Barak a réussi à partir de leurs bureaux à anéantir les résultats obtenus sur le terrain par Tsahal lors de l’opération "Plomb durci". Les Kassam et Grad continuent de pleuvoir sur le Néguev et seuls les miracles quotidiens préservent nos enfants dans les écoles d’Ashkelon atteintes par les missiles arabes. Le Hamas continue à prétendre avoir gagné la guerre. C’est à croire que l’opération militaire n’était pas destinée à éliminer les terroristes mais à rajouter quelques mandats législatifs à une équipe en faillite.

Il semblerait que la gauche israélienne a fini par faire sienne la proposition défaitiste qui considère qu’il n’y aurait pas de solution militaire. Le fait d’avoir déclenché l’attaque de Gaza trop tard et de l’avoir terminé trop tôt sans obtenir la fin du Hamas et la reddition sans condition des terroristes éventuellement encore en vie, affaiblit l’Etat hébreu. Notre faiblesse et nos propres compromissions laissent supposer aux puissances "amies" qu’il est indispensable de céder aux revendications arabes.

Une Extorsion de fonds

Si Madame Livni estime qu’il est indispensable de créer un deuxième état "palestinien" sur ce qui reste d’Erets Israël entre des mains juives, pourquoi s’étonner que Madame Clinton estime cette création "inévitable" ? Si l’exemple de la destruction du Gouch Katif n’a pas suffi à la gauche israélienne pour comprendre que, en cas de retrait de Judée-Samarie, ce sera à partir de là que seront lancés les missiles perfectionnés contre toutes les villes côtières et contre Jérusalem, pourquoi s’étonner des pressions européennes et américaines ?

Si la néfaste équipe gouvernementale a accepté d’envisager un retrait du Golan, pourquoi s’étonner que le président Obama désire renouer avec Damas sans considérer les dangers de prolifération nucléaire dont la Syrie est reconnue coupable ? Si la seule réaction aux agressions arabes est le bombardement de quelques tunnels vides sur les centaines en exercice, pourquoi s’étonner que les pays donateurs offrent au Hamas plus de quatre milliards de dollars pour "reconstruire" ce qu’Israël sera appelé dans un proche avenir à détruire à nouveau ?

Et quid des maisons détruites à Ashkelon et Sderot ? Et quid de Guilad Shalit ? Et quid des fusées quotidiennes qui pleuvent sur Israël ? Les 75 pays donateurs n’en ont cure car le principal est de répondre favorablement à l’extorsion de fonds organisée par Abbas et Hanyeh !

C’est le Sharm avec cheque !

Le responsable de cette situation hostile réside dans cette gauche israélienne qui cultive la haine de soi, les complexes et le sentiment de culpabilité. Et il semblerait que ce soit contagieux au point de contaminer la droite.

C’est notre presse et nos politiciens qui ont décrété que des futurs ministres israéliens représentent "l’extrême droite" alors qu’il s’agit de recentrage. Il est extraordinaire de voir que le parti Kadima qui prône le retrait et l’expulsion des juifs de Judée Samarie, la création d’un état terroriste à quelques kilomètres de Natanya, de Kvar Saba et de Herzlya soit qualifié par nos medias de "centriste" ! Dans ces conditions effectivement tout le bloc national devient d’extrême droite !

Le résultat de Munich : la Guerre

La politique de concessions et d’apaisement des arabes et de l’islam le plus meurtrier sont pratiqués par ces chefs d’Etat qui pensent régler leur propres problèmes en sacrifiant Israël. Tout comme les Chamberlain et Daladier ont cru acheter la paix et l’apaisement d’Hitler en dépeçant la Tchécoslovaquie. Ce n’est pas en créant au détriment de l’Etat juif une énième dictature arabe que M. Sarkozy réglera les problèmes de la Seine Saint Denis. Le résultat de Munich fut la seconde guerre mondiale car les Tchèques avaient été forcés d’accepter leur propre sacrifice.

Nous nous orientons sur ce même chemin. Il n’est que temps de parler d’une vois ferme et puissante pour expliquer au monde que nous sommes, une fois de plus aux avants postes de la lutte contre la barbarie et l’obscurantisme. Nous formons le barrage que l’union européenne et les USA d’Obama tentent de démanteler.

Il est indispensable de réveiller les consciences intelligentes en Occident car après nous, ce sera sur eux que déferlera (et que déferle déjà) l’Islam de la "guerre sainte".et que Israël n’a aucune intention de se suicider.

Nous attendons encore l’intervention d’un dirigeant juif qui alerte le monde, sorte le peuple juif de son anesthésie et mobilise nos amis dans un combat pour la pérennité de nos civilisations contre l’obscurantisme des ennemis de la liberté et de la démocratie.

Faisons un pas en avant. Avec confiance dans le destin d’Israël et dans notre Gardien, le courage finira par payer et s’il ne nous amènera pas plus l’amour des peuples qu’aujourd’hui, il amènera au moins le respect et l’admiration.

13.03.2009

«Israël n'est pas le peuple juif»

body9790iWmLUKmLExKanei.jpgJacques Attali, né en 1943, à Alger, est économiste et écrivain. Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance qui s’occupe du microcrédit

L'écrivain français vient de publier le «Dictionnaire amoureux du judaïsme». Rencontre.

Laszlo Molnar - le 10 mars 2009

Le Matin

Votre nouveau livre porte le titre de «Dictionnaire amoureux du judaïsme», pensez-vous que le conflit israélo-palestinien empêche actuellement d'être amoureux du peuple juif?

Ça n'a absolument aucun rapport. C'est étrange que vous posiez cette question. C'est un conflit territorial entre deux nations. Ça n'a aucun rapport avec le judaïsme qui existe depuis 3000 ans et qui continuera à exister quoi qu'il arrive à Israël.

Pourtant depuis l'invasion du Liban par Israël, les gens ont tendance à lier le peuple juif et Israël...


Mais les gens c'est qui ? C'est vous ? Le peuple juif a une histoire planétaire et millénaire qui n'a rien à voir avec l'Etat d'Israël.

Mais beaucoup d'Européens...


Vous êtes peut-être entouré de gens qui font la confusion. L'Etat moderne d'Israël n'a rien à voir avec l'identité juive.

Les gens font donc la différence...

Encore une fois, les gens je ne sais pas qui c'est. Mais je pense que oui, ils font la différence.

Vous croyez que les écoles ont enseigné cette différence ?


L'enseignement catholique n'a pas insisté sur la judaïté de Jésus. Je préciserais que certains chrétiens minoritaires et certains musulmans minoritaires n'aiment pas rappeler que leur religion a des racines juives. Ils préféreraient qu'il n'y ait personne avant eux. On peut les comprendre: il n'est pas aisé d'avoir quelqu'un avant soi. Pour ces personnes, la religion commence avec eux et pas avant eux. Dans ces religions, on reconnaît cependant la paternité du judaïsme.

L'intolérance actuelle n'est donc pas liée au conflit israélo-arabe?

L'antisémitisme précède l'existence de l'Etat d'Israël. La Shoah a eu lieu avant la création de l'Etat d'Israël.

Ces dernières années, on a considéré la France comme un pays antisémite...


C'est complètement faux. La France n'a jamais été un pays antisémite. C'était une tentative de certains Israéliens et de certains Américains. Je sais que même des personnes de la communauté juive de France l'ont dit, mais c'est absurde.

Dans quel but?

Quelques responsables israéliens auraient souhaité que les juifs français immigrent vers Israël. D'autres cherchaient à brouiller les relations franco-américaines. Mais c'était complètement absurde.

Destinez-vous votre livre à un large public, ou seulement aux intellectuels?

Il a été publié il y a un mois, et, selon les critiques, il devrait intéresser un large public. C'est ce que je souhaite. Je cherche avec ce livre à reparler des fondements du monothéisme que partagent le judaïsme, le catholicisme et l'islam.

«Dictionnaire amoureux du judaïsme», par Jacques Attali, aux éditions plon/fayard


© Jacques Attali et Le Matin, de Lausanne

 

Il est atterrant d'entendre un tel concentré de lieux communs, aussi simplistes et agressifs que controuvés, de la bouche de ce grand bourgeois juif, pour qui il n'est bon bec que de Paris et de la France, et non de Jérusalem et d'Israël. Habitué à parler et à s'écouter parler, Attali use d'un ton protecteur, non dénué de brutalité. Il interrompt son intervieweur avec une houtzpah toute israélienne, insolite chez cet israélophobe impénitent. Impossible de commenter chaque contrevérité, chaque insulte, émises d'un ton d'autant plus sûr de soi, que sa Seigneurie ne se gêne pas pour vous faire comprendre qu'à part lui, rares sont les génies capables de réaliser que "l'Etat moderne d'Israël n'a rien à voir avec l'identité juive". Qu'Attali n'en pince pas pour l'Etat juif, c'est visible, et c'est son droit; mais qu'il s'évertue à en dégoûter les autres, c'est de l'hubris et du mauvais goût. A défaut de le faire avec "quatre grains d'ellébore" [*], je lui conseille de se purger avec la magnifique définition de l'ex-rédacteur en chef du "Monde", Luc Rosenzweig, qui parle d'Israël comme d'«un problème qui tarabuste nos éditorialistes hexagonaux depuis toujours : celui de la complexité d’une religion-peuple où même les juifs athées sont persuadés de la nécessité et de la légitimité d’un Etat juif». Môssieu Attali ferait bien d'en prendre de la graine. (Menahem Macina).

 

[*] Cf. Jean de La Fontaine, Le lièvre et la tortue. [**] Voir, sur le site Causeur, "Shlomo de Paname"

10.02.2009

Vidéo : Hamas killing Fatah members in Gaza

Hamas why people are in love with these guys - Road90.flv

29.01.2009

GAZA : Leçons d’une guerre

 

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A la fin de l’année 2008, Israël a connu la guerre pour la dixième fois (2). Une guerre d’agression, une guerre de défense, une guerre contre le terrorisme palestinien, une guerre contre le Hamas.

Malgré la "tahadiye", cette trêve en trompe-l’œil, conclue par le Hamas le 19 juin 2008, pour une durée de six mois, les missiles tirés depuis la bande de Gaza n’ont jamais cessé de tomber sur les civils du sud d’Israël. Avec un certain cynisme, d’aucuns ont parlé de «missiles de fabrication artisanale», alors qu’en Israël on a déploré des morts et des blessés civils, de très nombreux traumatismes psychiques chez les enfants et chez les adultes, sans compter les nombreux dégâts matériels, à la suite de ces attaques.

Le 20 décembre 2008, le Hamas décide de ne pas reconduire la "tahadiye" et intensifie ses tirs de missiles sur Israël.

Pendant huit années, les gouvernements israéliens espérant aboutir à une «solution politique» avec les Palestiniens, avaient fait preuve de «retenue», mais devant l’intensification des tirs de roquettes et d’obus de mortiers venant de la bande de Gaza, le gouvernement d’Israël va changer de tactique.

 Le samedi 27 décembre 2008, à 11heures 30 du matin, à la grande surprise d’un monde occupé à la préparation des fêtes de fin d’année, le gouvernement d’Israël prend la décision de mener une offensive militaire contre le Hamas. Cette opération, appelée “Plomb durci” avait deux objectifs : mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas sur le territoire israélien et détruire les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la bande de Gaza et le territoire égyptien par lesquels transitent, en contrebande, les armements destinés au Hamas.

En trois semaines, Israël a mené une offensive aérienne et terrestre contre toutes les infrastructures du Hamas dans la bande Gaza, détruisant la majorité des arsenaux d’armes et de roquettes, une grande partie des tunnels situés à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza.

Le 17 janvier 2009, le cabinet ministériel israélien, considérant que ses objectifs étaient atteints, décidait un retrait unilatéral prenant effet le 18 janvier 2009, à deux heures du matin.

Le conflit palestino israélien sera-t-il résolu pour autant ? On peut en douter d’autant que le Hamas comme le Hezbollah ne sont que des pions avancés par l’Iran qui, au-delà d’Israël, ambitionne d’islamiser le monde entier !

Quelles leçons peut-on en tirer ?

1)    En l’espace de deux ans seulement, sous la présidence du Premier Ministre Ehoud Olmert et la législature du parti Kadima, Israël a subi deux guerres : l’une, au nord contre l’entité terroriste du Hezbollah et l’autre, au sud, contre le mouvement terroriste du Hamas. En déclenchant ces deux conflits, de façon aussi rapprochée, les ennemis d’Israël avaient parié sur un affaiblissement de sa capacité de dissuasion.

 Le Hamas croyait pouvoir ébranler la direction politique et militaire d’Israël et démoraliser l’opinion israélienne comme l’avait fait le Hezbollah, lors de la deuxième guerre du Liban. Mais en deux années, Israël a su prendre la mesure de ses insuffisances et les avaient corrigées. Lors de la guerre contre le Hamas, Tsahal était mieux préparée pour affronter cette guerre urbaine, le gouvernement israélien s’était fixé des objectifs précis, une progression parfaitement coordonnée des opérations militaires, l’utilisation de moyens de haute technologie et des services de renseignements efficaces.

2)    Il faut bien reconnaître à présent que le concept des «territoires contre la paix», présenté comme la pierre angulaire des Accords d’Oslo est un échec. En effet, dans ces deux derniers conflits, Israël s’était retiré volontairement des territoires «contestés», que ce soit le sud Liban ou la bande de Gaza.

Le retrait du sud Liban, en mai 2000 n’a pas été considéré par le Hezbollah comme un geste de bonne volonté d’Israël, il fut, au contraire, perçu comme signe de faiblesse. Pendant six ans, avec la complicité de l’Iran et de la Syrie, le Hezbollah, s’était préparé à une nouvelle attaque du nord d’Israël. Le Hezbollah n’avait pas respecté la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’Onu qui prévoyait pourtant:

«le retrait des troupes étrangères, le désengagement et la dissolution de toutes milices et l’organisation de l’élection présidentielle hors de toute interférence étrangère».

Le retrait unilatéral des israéliens du sud Liban n’a donc pas empêché la guerre déclenchée par le Hezbollah. Malgré les directives de la résolution 1701 de l’ONU (3), le Hezbollah n’a jamais été désarmé et, à la fin des combats, les deux soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, kidnappés par le Hezbollah, ne sont pas revenus vivants en Israël !

En août 2005, le gouvernement de Kadima a obligé 8000 citoyens israéliens à quitter leurs maisons au Goush Katif. Il a fermé 42 crèches, 36 jardins d’enfants, sept écoles primaires et trois lycées, pensant que ce retrait de la bande de Gaza permettrait d’obtenir le calme sur sa frontière sud. Non seulement les roquettes ont continué à tomber sur les villes du sud d’Israël mais encore, le Hamas a conquis la bande de Gaza et y a installé son régime islamique fondamentaliste.

Le retrait de la bande de Gaza a donc, lui aussi, été un échec. Il n’a pas empêché la guerre contre le Hamas et n’a pas permis la libération du soldat franco-israélien, Guilad Shalit toujours aux mains du Hamas !

3) Lors de ces deux guerres, les victimes les plus nombreuses auront été parmi les populations civiles. Selon des sources palestiniennes, le nombre de morts chez les Palestiniens aurait été de 1315, dont 65% seraient des civils et celui des blessés de 5285. Selon des investigations militaires israéliennes, le nombre de mort serait, en réalité de 700 militants du Hamas et de 250 civils. Coté israélien, on a compté 13 morts, 10 soldats et 3 civils ainsi que 197 blessés dont 113 soldats et 84 civils.

Même si le bilan des victimes palestiniennes est biaisé, l’opinion publique a accusé Israël d’avoir riposté de façon «disproportionnée» !

Pour Alan Dershowitz : «Le fait de prétendre qu'Israël a violé le principe de proportionnalité, en tuant plus de terroristes du Hamas que le nombre de civils israéliens tués par les roquettes Qassam, est absurde. D'abord, il n'y a aucune équivalence légale entre le fait de tuer délibérément des civils innocents et le fait de tuer délibérément des combattants du Hamas. Selon les principes de la guerre, n'importe quel nombre de combattants peuvent être tués pour empêcher la mort de, ne serait-ce qu'un seul civil innocent. Ensuite, la proportionnalité n'est pas mesurée par le nombre de civils effectivement tués, mais par le risque posé [par la cible]». (4)

Peut-on comparer l’attitude du gouvernement israélien qui a tout fait pour protéger sa population avec celle des chefs du Hamas qui se sont servis de leur propre population comme boucliers humains pendant qu’ils se terraient dans des bunkers souterrains, à l’intérieur des mosquées, dans des écoles, dans des hôpitaux ou dans des immeubles où vivaient de nombreuses familles palestiniennes ? A l’inverse, pendant toute la durée de l’opération «Plomb Durci», le Président de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès, les leaders politiques, le chef d’Etat-major et ses généraux ont toujours été proches de la population civile israélienne qui, de son côté a fait preuve de patriotisme et d’une solidarité nationale digne d’éloges !

Pourquoi l’opinion internationale n’a-t-elle avancé l’argument humanitaire qu’à propos de la seule population palestinienne, sans faire remarquer qu’Israël a permis, au plus fort des combats, le passage de convois alimentaires, de carburants et de médicaments ? Pourquoi la majorité des médias n’a pas souligné que l’aviation israélienne a toujours averti, par des tracts et par des coups de téléphones, les populations civiles de l’imminence de tirs pour leur permettre de quitter les lieux ? Dans quelle autre guerre a-t-on vu l’une des parties prendre de telles précautions humanitaires ?

Depuis la nuit des temps, dans toutes les guerres l’objectif n’est-il pas d’infliger le maximum de dommages à l’ennemi tout en minimisant ses propres pertes ? Dans toutes les guerres, le vainqueur n’est-il pas celui qui a obligé son adversaire à reconnaître sa supériorité ? Israël attaqué sur son sol serait-il le seul pays à ne pas pouvoir utiliser sa force de frappe contre ses adversaires ? La véritable «disproportion» réside plutôt dans la prétention du Hamas qui exige en échange d’un seul soldat israélien, Guilad Shalit, la libération de milliers de prisonniers palestiniens qui ont été jugés et condamnés par des tribunaux israéliens et dont la plupart ont «du sang sur les mains», comme on le dit en Israël et qui sont prêts à reprendre le combat dès le lendemain de leur libération !

4) On retrouve dans ces guerres, les mêmes motivations religieuses islamiques. Dans une vidéo, Oussama ben Laden a «appelé au djihad pour stopper l’agression contre Gaza» et Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’al-Qaïda, a incité à attaquer des cibles israéliennes occidentales : «O musulmans du monde entier, combattez la croisade sioniste. Frappez ses intérêts partout où vous pouvez les atteindre ». (5)

Les islamistes sont capables de surmonter leurs dissensions internes, politiques et religieuses pour lutter ensemble contre Israël et contre l’Occident qu’ils ambitionnent d’islamiser. Christophe Barbier l’a bien compris lorsqu’il écrit : «Israël agit pour nous. Les bombes ne suffisent pas à couvrir le chœur des hypocrites, qui attendent que Tsahal éradique le Hamas, en espérant que les dégâts et les bavures seront limités : pays arabes voisins ou lointains, Fatah palestinien ou grandes puissances sont tous impatients que ce sale travail soit terminé, comme ils seront soulagés et ravis qu’il soit fait». (6)

5) On a assisté de part le monde à des manifestations de soutien aux Palestiniens. Ces défilés ont été organisés par une majorité de musulmans et soutenus par des mouvements de la gauche altermondialiste, anticapitaliste et révolutionnaire. Ces hommes, ces femmes et ces enfants n’ont pas défilé dans un désir de paix mais pour brûler des drapeaux d’Israël, déverser des torrents de haine contre Israël et crier : «mort à Israël», «Israël, t’es foutu, les Musulmans sont dans la rue», «Nous sommes tous des Palestiniens» et «Allah hou Akbar». N’est-il pas inquiétant de voir que ces musulmans n’ont pas défilé en tant que citoyens d’Europe ou d’Amérique mais en tant que Musulmans, solidaires de la Oumma ? Et tous les dénonciateurs de l’islamophobie ne se sont pas privés d’exprimer publiquement leur judéophobie !

6) Avec l’arrivée au pouvoir de Barak Obama, une ère nouvelle commence… Certes, la recherche d’une solution à la crise financière mondiale sera son principal défi, mais le nouveau Président des Etats-Unis s’est empressé de dépêcher George Mitchell, l’homme qui avait obtenu la signature de l’accord de paix de Belfast, en 1998, afin de traiter du dossier du Moyen-Orient. Ne serait-il pas plus urgent, pour la paix du monde de s’occuper du dossier de l’Iran, afin de mettre un frein à la détermination de l’Iran islamiste d’Ahmadinejad de devenir une puissance nucléaire et d’imposer le «djihad offensif» à tout le monde ?

En Israël, le Premier Ministre, Ehoud Olmert quittera ses fonctions après les élections prévues le 10 février 2009. Les électeurs israéliens ont le choix entre la poursuite de la politique prônée par Kadima, à savoir le retrait unilatéral et la recherche de compromis politiques ou, au contraire, une gestion politique plus ferme et plus adaptée à la réalité des enjeux dans notre région.

Israël a besoin d’un chef d’Etat ayant la probité d’un Pierre Mendès-France, la vision et le génie de Ben Gourion, la vigueur d’une Golda Meïr et l’amour du peuple et de la Terre d’Israël de Ménahem Begin...


© Roland Y. Dajoux à Jérusalem pour LibertyVox

Notes :
1 ) Une guerre juste, juste une guerre. L’Express.fr 14 janvier 2009
2) Guerre d’Indépendance (1948), Guerre de Suez (1956), Guerre des Six Jours (1967), Guerre de Kippour (1973), Guerre du Liban (1982), Première Intifada (1987), Guerre du Golfe (1991), Deuxième Intifada (2000), Deuxième Guerre du Liban (2006), Guerre de Gaza (2008-2009).
3) La résolution 1701 de l’ONU, votée le 11 août 2006 exigeait une cessation totale des hostilités, le retrait israélien du sud Liban ainsi que le désarmement de tous les groupes armés au Liban.
4) The Wall Street Journal, 2 janvier 2009. Israel's Policy Is Perfectly "Proportionate".
5) Le Figaro 7 janvier 2009. Al-Zawahiri appelle à frapper Israël.
6) Une guerre juste, juste une guerre. L’Express.fr 14 janvier 2009

22.01.2009

GAZA : Opération "Plomb durci" (14)

Fin de l'opération plomb durci

La décision d'Israël de cesser le feu :
Le cabinet ministériel a décidé le 17 janvier d'arrêter l'opération contre les organisations terroristes dans la Bande de Gaza le 18 janvier à 2h00 du matin, et que les Forces de défense israéliennes restent déployées dans la Bande de Gaza et ses environs.

Les raisons de l'opération :
Les tirs incessants du Hamas sur le sud d'Israël durant les 8 dernières années  (approximativement 10.000 roquettes et obus de mortier) ont placé près d'un million de civils israéliens sous la menace de la terreur et dont la vie quotidienne est interrompue par de nombreuses attaques provoquant des morts et des blessés.

Objectifs de l'opération :
Israël a déclenché une récente campagne ayant pour but de :
-Changer à long terme la situation sécuritaire des résidents du sud d'Israël
-Frapper un grand coup le Hamas, leurs infrastructures à Gaza et mettre fin au trafic clandestin d'armes et à leur construction
-Mener une action dissuasive contre les attaques terroristes.

Un objectif supplémentaire était d'arrêter les tentatives de l'Iran d'utiliser le Hamas pour créer des bases terroristes dans la région, comme il l'avait fait avec le Hezbollah. Ces objectifs ont été pleinement accomplis.

Bilan de l'opération :
Le Hamas fut gravement atteint dans ses capacités militaires et ses infrastructures :
-ses dirigeants se sont cachés ... de nombreux activistes furent tués
-des fabriques de missiles furent détruites
-les passages d'armes clandestines, par des douzaines de tunnels ont été détruits
-Les moyens qu’utilisait le Hamas pour transporter les armes dans la Bande de Gaza furent interrompus
-la portée des tirs de missiles dirigés vers l'Etat d'Israël ont été réduites
-les lieux d'où étaient lancés la plupart des missiles sont sous contrôle des Forces de défense israéliennes

Israël et la population palestinienne :
Israël n'a pas de désaccord avec les résidents de Gaza, et considère la Bande de Gaza comme une partie du futur Etat palestinien avec lequel Israël espère vivre en bon voisinage. La souffrance de la population civile non-impliquée à Gaza est regrettable, et le peuple israélien compatit avec les enfants palestiniens et les familles victimes de la réalité cruelle créée par le Hamas qui les transforme en victimes.

Le Hamas responsable des victimes civiles :
Israël n'a pas choisi le champ de bataille, c'est le Hamas. Les combats ont eu lieu dans une des régions les plus peuplées du monde. Pendant l'opération, Israël a fait preuve d'une grande sensibilité de la part des ses forces pour éviter le plus possible les populations civiles non responsables du terrorisme. Tsahal s'est abstenue, quand il y avait un doute, de toucher les populations civiles de Gaza.

Le processus diplomatique :
L'effort diplomatique recherché simultanément par l'opération militaire, a réuni une coalition régionale et internationale pour combattre la contrebande d'armes, arrêter la construction d'armes par le Hamas et bloquer l'ingérence de l'Iran. Aujourd'hui, une grande partie de la réussite de l'opération militaire est due à la mobilisation de toute la communauté internationale qui veut assurer la stabilité de la région et stopper le processus de renforcement du Hamas. La communauté internationale, conduite par les Etats-Unis et les principaux Etats européens ainsi les membres pragmatiques du monde arabe dirigé par l'Egypte, sont partenaires de ce processus.
Israël a rencontré beaucoup de personnes compréhensives qui lui ont assuré la diminution de l'expansion du Hamas. Israël s'est entendu sur plusieurs points avec le gouvernement égyptien et notamment la diminution de la contrebande d'armes en provenance de Syrie et d'Iran vers la Bande de Gaza. Le 16 janvier dernier, Israël a signé un accord de principe avec le gouvernement américain. Un accord dans lequel les Etats-Unis agiront avec la Communauté internationale pour prévenir la contrebande d'armes des terroristes de Gaza. Pour cette raison, Israël a décidé de répondre positivement à la demande de cesser le feu de l'Egypte.

La suite des actions :
Si le Hamas choisit de continuer ses actes terroristes et de tirer des missiles, les Forces de défense israéliennes reprendront leurs activités pour protéger la population civile israélienne. De plus, Tsahal continue de rester en alerte dans la Bande de Gaza et ses environs. Si les tirs du Hamas s'arrêtent complètement, Israël considérera le retrait de Gaza en temps opportuns.

La paix avec les Palestiniens :
Parallèlement au combat du terrorisme, Israël continue à poursuivre le dialogue avec les modérés, avec pour but d'obtenir une paix durable avec ses voisins palestiniens. Le dialogue pour une paix durable est maintenu ouvertement avec le gouvernement palestinien mené par le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre  Fayyad. Le Hamas est foncièrement opposé à ces négociations et à tout autre accord avec Israël, et c'est l’une des causes principales de l'instabilité de la région.
Israël s'est complètement retiré de la Bande de Gaza il y a 3 ans, en n'ayant pas l'intention d'y retourner. Ce fut un processus douloureux de déraciner des centaines d'Israéliens de leurs maisons. Israël a fait ce geste afin de donner une chance à la paix et pour permettre aux Palestiniens de construire leur propre vie.

En conclusion de cette opération contre le Hamas, Israël espère que le chemin de la paix a été dégagé et amènera à la solution de deux Etats, solution tout à fait possible.

220px-Martin_Luther_King_Jr_NYWTS.jpgMartin Luther King Lettre à un ami antisioniste

"(…) Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement anti-sioniste. A cela je dis que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors, sache aussi cela : antisionisme signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le sionisme que le sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple Juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple Juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple Juif fut forcé d’errer sur le globe. Encore et encore, le peuple Juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui. Le Peuple Noir sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel à vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple Juif à vivre sur l’antique terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu’est l’anti-sionisme ? C’est le déni au peuple Juif d’un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d’Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu’ils sont Juifs. En un mot, c’est de l’antisémitisme. L’antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d’exprimer sa malveillance. L’époque a rendu impopulaire, à l’Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l’antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste. Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais qu’on t’a trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons, toi et moi, du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs."

Martin Luther King

[1] Saturday Review - XLVII (août 1967), p. 76 Rééd. In M.L.King Jr, This I believe : selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.

21.01.2009

Israël coupable, forcément coupable

3.jpgIsraël fait la guerre. Et une fois de plus, le monde entier entre en transes.

D’abord, il y a des images insoutenables et des chiffres. Images de corps déchiquetés, de civières ensanglantées. Plus de mille tués du côté palestinien et moins de vingt du côté israélien. Que faudrait-il pour ce film d’horreur satisfasse ses spectateurs : que les juifs soient fidèles à leur histoire, que des Israéliens sa fassent tuer par milliers ? Qui s’interroge sur la tactique du Hamas qui s’abrite derrière des civils pour mieux donner de lui même l’image du martyr ? Dans une vision politique réduite à l’émotion provoquée par la violence des images, il est certain que la tactique du Hamas remporte du succès auprès d’un public autant avide de gore que de compassionnel.

Le malheur palestinien est réel, nous ne le contesterons pas, mais ce malheur a d’abord pour raison d’être le garrot intellectuel que son leadership successif a passé autour de son cou. Ce que les Palestiniens et leurs amis arabes détestent d’Israël c’est qu’Israël est le miroir de leur désastre. Quelle issue à cet enfermement sinon dénoncer en Israël l’unique raison de tous ses échecs et de toutes ses frustrations ?

Pourquoi les passions se déchaînent-elles dès qu’Israël attaque ses ennemis ? Qui est l’agresseur et qui est l’agressé ? Quel pays au monde peut accepter de voir une partie de son territoire régulièrement bombardé à l’aveuglette pendant des mois et des années ? La France supporterait-elle de voir Lille ou Strasbourg touchées par des missiles venus de l’autre côté de sa frontière sans réagir ? On dirait que cela fait partie du juste ordre des choses que le sud d’Israël ait reçu plus de dix mille roquettes en quatre ans. Mais qu’Israël attaque ceux qui lancent ces fusées et ce sont des crimes contre l’humanité, un génocide en cours de réalisation qui sont dénoncés par toutes les consciences brutalement vigilantes. Que ceux qui lancent ces roquettes aient pour programme politique l’élimination d’Israël, lui dénient toute légitimité, tout droit à l’existence, ferait-il aussi partie des choses normalement admises par nos opinions, nos élites, nos intellectuels, nos médias ?

Ce parti, le Hamas, a pris le pouvoir il y a deux ans contre son frère ennemi, le Fatah au cours de tueries dont la férocité contredit la tendre innocence dont il essaie de se grimer. Qui est le Hamas ? Que dit sa charte : “Israël existera et continuera d’exister jusqu’à ce que l’islam l’anéantisse comme il a anéanti d’autres auparavant.” Article 6 : “Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien honorable qui fait allégeance et à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine…” Article 13 : “Il n’existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad.” Article 7 : “Le Prophète, qu’Allah le bénisse, a dit : “Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, ô Musulmans, ô Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient le tuer.”" Il faudrait citer in extenso ce texte hallucinant de haine pour prendre la mesure du fanatisme de son idéologie.

A-t-on déjà oublié ce que sont les bombes humaines ? A-t-on compris cette idolâtrie de la mort que les médias en Occident nomment « attentats-suicides » ? Or ces attentats-suicides ne sont pas suicidaires mais jubilatoires pour une psyché apocalyptique qui fait du meurtre, la clef du paradis ? A-t-on déjà oublié ce qui vient de se produire à Bombay ? A-t-on oublié les avions sur New York ? A t on déjà oublié les attentats de Madrid, de Londres, de Bali, de Rabat, de Mombasa ? A-t-on oublié les massacres collectifs en Algérie ? C’est la même idéologie fanatique qui anime ces mêmes groupes que sont le Hamas, le Hezbollah et autres GIA. Ne pas vouloir le voir c’est s’interdire de comprendre ces exhibitions de cadavres brandis comme autant de martyrs. Le Hamas a compris que seule la compassion pour les victimes peut toucher les âmes chloroformées d’un Occident qui ne sait plus ce que veut dire vivre en armes, qui ne sait plus ce que veut dire passer ses nuits dans des abris, d’un Occident qui ne sait plus ce que représente la transmission du fusil des mains du père à celles de son fils.

Qui peut croire honnêtement qu’en Israël on bombarde avec plaisir, qu’on parte à la guerre avec jubilation, qu’on fasse trois ans d’armée avec bonheur ? Qui peut imaginer que ce peuple soit un peuple de tueur d’enfants ? Avez-vous lu Amos Oz ? Avez-vous lu David Grossman ? Il faut avoir en mémoire ces mots terribles de Golda Meïr : “Nous sommes prêts à pardonner aux Palestiniens d’avoir tué nos enfants, mais nous ne sommes pas prêts de nous avoir appris à tuer les leurs.” L’été 2008, en échange de la restitution des dépouilles de ses soldats kidnappés au Liban Israël a libéré un terroriste libanais, Samir Kountar, coupable de l’assassinat dans des conditions particulièrement atroces, en 1974 d’un père israélien et de sa fille de quatre ans tuée à coup de crosse. Cet homme fut accueilli en héros au Liban, salué par toute la classe politique. Les peuples ont les héros qu’ils peuvent.

Dès lors comment penser ces discours répétitifs, ces comportements monomaniaques de certains journalistes, cette obsession, ces commentaires fielleux à l’égard d’Israël dès qu’Israël fait la guerre ? Certes la comparaison n’est pas une bonne excuse, mais tout de même : cinq millions de morts au Congo en dix ans, cinq cent mille morts au Darfour en cinq ans, des centaines de milliers de personnes déplacées, ça n’intéresse personne. Une guerre sans nom au nord de Ceylan entre cinghalais et tamouls, mais qui s’en soucie. Un peuple sous la botte chinoise, mais les Tibétains ne sont pas le grand marché du monde. Ces faits n’intéressent donc pas nos commentateurs avisés ? Un Algérien égorgé par un jihadiste du GIA a-t-il moins d’intérêt qu’un Palestinien tué par un soldat israélien ? Les massacres arabo-arabes seraient ils plus acceptables que la guerre faite par Israël ?

Comment accepter sans broncher que ce soit au cours de la super chic émission “Ce soir ou jamais” de Frédéric Taddéi, que la représentante des “Indigènes de la République” puisse insulter la République et ses lois, traiter l’Etat d’Israël de raciste, faire la promotion d’une manifestation pro-Hamas et ne trouver en face d’elle que le silence gêné d’intellectuels ? Quelle est cette danse de saint Gui qui agite la gauche dès que c’est Israël qui est en cause et qui croit progressiste d’aller défiler sous les drapeaux du Hamas et du Hezbollah ? Si madame Buffet possède encore quelques neurones ne sait-elle pas que les secondes victimes des islamistes iraniens furent les communistes du parti Toudeh, atrocement liquidés comme autant de mécréants ?

Il y a autre chose que la critique ou la condamnation d’une politique quand il s’agit d’Israël. Non la fièvre qui s’empare des commentateurs nous dit autre chose, bien plus grave, bien plus profonde. Israël dérange. Il y aurait une sorte de soulagement chez certains en Europe à pouvoir dire à ces israéliens-juifs : “Vous faites aux Palestiniens ce que nous vous avons fait” avec, pour la France, ce codicille : “Vous faites aux Palestiniens ce que nous avons fait aux Algériens…” Ce règlement de compte par procuration soulage bien des consciences.

Israël a fait des erreurs. Israël a sans aucun doute de grands torts dans ses politiques, dans son système démocratique paralysant, mais cet Etat porte structurellement un refus de la pensée totalitaire, un refus de la barbarie, un refus de la soumission et c’est cela que les nazis voulaient anéantir et c’est cela que les Hamas et Hezbollah veulent détruire. Que des Européens, des Français, des gens de gauche, des intellectuels, supposés dotés de raison et de capacités critiques, refusent de le voir et de le comprendre est à la fois pathétique, consternant et désespérant. Voulez vous vivre avec le Hamas ?

Jacques Tarnero est essayiste et auteur des documentaires "Autopsie d'un mensonge : le négationnisme" (2001) et "Décryptage" (2003).

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17.01.2009

GAZA : Français, ne vous y trompez pas le Peuple d’Israël mène le même combat !

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Les Israéliens après soixante années sous la menace d’une nouvelle tentative de génocide par leurs voisins arabo-musulmans se posent des questions sur vos récentes manifestations haineuses contre leur Pays, contre leur Peuple !

Les habitants de Gaza tirent sur nos Populations civiles des missiles meurtriers depuis huit ans !
Israël a évacué la TOTALITE du territoire de Gaza il y a 3 ans !
Depuis cette date, les terroristes tenant en otages les populations de Gaza ont tiré sur les populations civiles Israéliennes plus de 7 000 missiles divers dont des “KASAM” fabriqués à Gaza avec notamment les subventions versées par la France, subventions qui étaient censées aider les gazaouis dans leurs besoins de base ! …
Les missiles GRAD iraniens, les armes (par dizaines de milliers), les explosifs (par dizaine de milliers de tonnes) entrent à Gaza depuis l’Égypte via plusieurs centaines de tunnels et menacent plus de 750 000 civils Israéliens.
Les Gazaouis savent faire entrer sur leur territoire des engins de mort en quantité phénoménale, savent créer une industrie d’engins de guerre et ne sont pas en mesure de faire entrer des denrées alimentaires, ou de produire lesdites denrées pour leur subsistance ?
L’approvisionnement de gaza est empêché par les terroristes afin de provoquer une catastrophe humanitaire dont ils comptent profiter pour rallier à leur cause les autorités des pays occidentaux et arabo-musulmans.
Chaque jour, pendant la trêve humanitaire respectée par l’armée israélienne pour laisser entrer les convois d’aide alimentaire, sanitaire et de marchandises diverses, les bandes de terroristes de gaza violent le cessez le feu en tirant des missiles sur les populations civiles israéliennes et en tirant sur les militaires israéliens.
L’approvisionnement qui malgré tout parvient à Gaza est en grande partie “confisqué” par les bandes armées qui non contentes de priver la population civile, lui revendent ces marchandises au compte-gouttes à des prix scandaleux et pour leur compte.
Les terroristes utilisent très souvent les véhicules des ONG et les ambulances pour se déplacer.

Depuis des années les terroristes ont contraint les populations civiles de gaza à stocker dans certaines habitations, dans certains lieux de culte, dans certains bureaux civils, des armes, des munitions, des explosifs et des missiles.
Les missiles tirés par les terroristes gazaouis contre les populations civiles Israéliennes sont très souvent tirés depuis des écoles, des mosquées, des cours d’habitations, des toits d’immeubles civils afin de se protéger des ripostes Israéliennes au dépend des civils gazaouis.
Chaque jour des enfants gazaouis sont utilisés comme boucliers humains par ces terroristes criminels.
Les médias arabes en place à Gaza sont partiaux et ne sont en fait que des organes de la propagande du terrorisme islamiste radical.
Les médias français diffusent trop souvent sans discernement. les images reçues sans en vérifier l’authenticité dès lors qu’elles desservent Israël.
Ces mêmes médias passent “en boucle” les images des manifestations organisées, en France pour leur très grande majorité par les populations arabo-musulmanes sympathisantes à la cause islamiste, participant ainsi de façon criminelle et irresponsable à faire monter ou à susciter l’hostilité des populations à l’encontre d’Israël et du Peuple Juif.
NOMBRE DE MEDIAS JETTENT DE L’HUILE SUR LE FEU !
UNE FOIS DE PLUS NOUS ASSISTONS A UN VERITABLE LYNCHAGE MEDIATIQUE D’ISRAEL !
Les habitants de gaza se plaignent qu’Israël ne les laisse pas pénétrer sur le sol Israélien, alors que nos populations vivent sous la menace permanente de leurs tirs et de leurs attentats.
La réalité est très différente de ce que vous entendez et voyez sur vos médias !
L’objectif des extrémistes de Gaza est d’entraîner à nouveau la région dans une guerre dans laquelle ils déclarent ouvertement vouloir éradiquer les Juifs et l’État d’Israël.
Cette menace d’extermination n’est pas voilée, elle est déclarée sans ambages par nombre de leaders du monde arabo-musulman, vous avez Tous et Toutes entendu ces diatribes fanatiques lançant anathèmes et appels au massacre des Juifs Israéliens.
Notre Peuple à la terrible expérience de situations semblables, nous ne les prenons pas à la légère et continuerons à nous défendre contre ceux qui ne cachent plus leur intention de terminer ce que l’abominable entreprise nazi et ses collaborateurs zélés n’ont pu achever.
Et il faut bien le reconnaître, sans le sacrifice de dizaines de milliers de soldats de la coalition menée par les américains, l’Europe n’aurait pas été libérée du nazisme et la Choa aurait été menée à son terme !
Nous ne sommes pas comme la France qui a les “moyens” de perdre une guerre et d’être libérée quelques années plus tard par des pays alliés.
Qu’à Dieu ne plaise, pour notre Pays, perdre une guerre signifierait la disparition du seul Pays Juif de ce monde et la mort de plus de 5 millions de Juifs.
Notre Pays est minuscule :
- La superficie d’Israël est de : 20 770 km2 dont 60 % de désert,
- la superficie de la France est de : 632 834 km2 dont 543 965 km2 en métropole,
- la superficie des pays arabes voisins d’Israël est de : 5 517 383 km2 ! …
Entendre vos dirigeants parler “d’utilisation disproportionnée de la force par Israël” est intolérable et inacceptable !

Qu’auraient-ils voulu que nous fassions ? Que nous envoyions plus de 7 000 missiles sur les villes de la bande de Gaza comme les gazaouis l’ont fait contre notre Peuple depuis 2005 ?
Que nous luttions “mollement” contre nos agresseurs ?
Huit ans de retenue… huit longues années pendant lesquelles nos familles ont vécus dans l’appréhension d’un missile meurtrier !
L’opération militaire à laquelle nous ont entraîné les tentatives criminelles des terroristes de Gaza n’a qu’un seul objectif : faire cesser les tirs contre nos civils !
Nous avons tout essayé pour éviter cette guerre …
Les terroristes de Gaza ont tout fait pour nous pousser à déclencher cette guerre !
Notre objectif n’est absolument pas d’occuper gaza et encore moins de l’annexer !

Nos enfants qui combattent au sol les terroristes à Gaza prennent des risques énormes pour éviter les victimes civiles.
Avant chaque frappe contre les entrepôts d’armes des terroristes de Gaza, nos services téléphonent aux civils du secteur afin qu’ils l’évacuent (plus de 100 000 appels téléphoniques de nos services depuis le début de cette opération). Nos services informent également la population civile de Gaza par des largages de tracs rédigés en arabe.
Quelle armée prend autant de précautions pour épargner les vies adverses ?
La population Israélienne est catastrophée du nombre de victimes gazaouis de cette opération.
La guerre contre des criminels terroristes qui se comportent avec une telle lâcheté en se cachant au milieu de la population civile et en se faisant des enfants un bouclier, met chaque jour notre Peuple devant un épouvantable dilemme.
Chaque jour il faut prendre la difficile décision de continuer avec les risques sur les civils de gaza et sur nos enfants engagés sur le terrain ou arrêter cette opération avant d’avoir neutralisé les terroristes de Gaza et condamner 750 000 civils Juifs Israéliens à continuer à vivre comme depuis 8 années cette “roulette mortelle”, à vivre avec l’épée de Damoclès des tirs meurtriers des missiles gazaouis.
Pendant toutes ces années, vous avez assisté grâce à vos médias aux démonstrations de joie, aux distributions de gâteaux dans les rues de Gaza à chaque massacre de civils Israéliens, vous avez vu les centaines de milliers de gazaouis hurler leur joie le 11 septembre 2001 lorsque les USA furent cruellement et sauvagement frappés par la folie meurtrière des mouvements islamistes, on vous a caché leurs démonstrations de joie lorsque la France, et l’Espagne furent frappées !
Ayant recouvré la souveraineté sur la totalité de leur territoire, les gazaouis cherchent d’autres revendications et notamment le libre passage vers Israël tout en affirmant haut et fort leur volonté d’éradiquer l’État d’Israël et de massacrer les 5 millions de Juifs qui ont fait de ce pays ce qu’il est.
A de nombreuses reprises nous avons laissé le libre passage aux gazaouis vers Israël, et cela s’est toujours terminé par des attentats horribles contre nos civils et des nombreux morts innocents.
Que veulent-ils nous demanderez-vous ?
La réponse, vous la connaissez, ils veulent notre Pays ! Ils veulent faire disparaître les Juifs Israéliens ! En fait la traditionnelle “razzia” le traditionnel pogrom encore fortement ancré dans les traditions régionales concernant les Juifs, mais cette fois à l’échelle d’un Pays.
En moins d’un siècle, notre Peuple a transformé les collines arides, les marécages infestés par la malaria, les déserts en zones fertiles… en un merveilleux Pays.


L’amour du Peuple Juif pour sa Terre lui a redonné vie.


Nous avons planté des millions d’arbres, des forêts entières ont été plantées dans des zones ravagées par les troupeaux des chèvres des quelques arabes venus de l’est et qui vivaient ou tentaient de survivre ici !
Les peuples arabo-musulmans et les pays occidentaux prennent un risque énorme dans leurs comportements actuels, les uns en tentant de nous exterminer les autres en fermant les yeux.
Plus jamais l’assassinat d’un Juif ou la tentative d’assassinat d’un Juif ne restera impuni !


C’est précisément pour en finir avec ces “traditions” auxquels les Juifs ont été en but depuis deux mille ans aussi bien en Europe que dans la région que nous avons créé l’État d’Israël pour qu’enfin, le Peuple Juif de retour sur la Terre qui lui a été promise par D.ieu puisse vivre libre, sans crainte ET EN PAIX.
Depuis 1948 plus de 22 000 Juifs ont payés de leur vie leur droit de revenir vivre sur leur terre !
Nous avons fait la paix avec l’Égypte le 26 mars 1979, et avec la Jordanie le 26 octobre 1994 après des années de guerres.
Preuve est donnée que le Peuple Juif sait vivre en paix avec ses voisins lorsqu’ils le veulent !
Quant aux arabes de Judée Samarie et Gaza, Israël est prêt à faire également réellement la paix avec eux et à reconnaître leur état s’ils reconnaissent le nôtre.
Nous voulons la PAIX, la paix véritable, et ceci n’est possible qu’avec une autorité qui le veuille réellement en renonçant totalement et définitivement à la violence et en reconnaissant clairement l’État d’Israël.


En Europe, la dénatalité dont souffre le vieux continent, crée un vide dans lequel s’engouffre une immigration de plus en plus djihadiste et dont les comportements violents auraient il y a quelques dizaines d’années déclenchés l’état d’urgence et le couvre-feu !
Plus de 37 000 véhicules incendiés en France en 2008 avec un commentaire par le ministère de l’intérieur pour le moins révélateur d’un nouveau renoncement : “pas d’incidents graves” !
En dix ans, plus de 60 policiers ont donné leur vie pour défendre les libertés en France. Plusieurs centaines ont été blessés plus ou moins grièvement.
Pour contenir la monstrueuse montée de la menace du terrorisme islamiste, la France maintien un dispositif sécuritaire digne d’un pays en guerre. Le dispositif “vigie pirate” coûte des sommes astronomiques aux contribuables français.
Les forces françaises sont engagées en Afghanistan dans la lutte contre l’extrémisme musulman qui menace le monde encore libre depuis plusieurs années.
Les moyens militaires utilisés par la France contre les terroristes en Afghanistan pourraient aussi être qualifiés de disproportionnés (par les suppôts de ben Laden et des talibans) !
Les déclarations du criminel islamiste ben Laden du 14 janvier 2008 appelant le monde musulman au djihad mondial pour soutenir les terroristes de Gaza clarifie un peu plus, si besoin était la mouvance contre laquelle Israël combat actuellement à Gaza.


Français, ne vous y trompez pas, le Peuple d’Israël et votre Peuple sont engagés dans le même combat contre la barbarie et l’obscurantisme de l’extrémisme musulman ; nous utilisons les mêmes armes et les mêmes moyens !

Vous vous habituez à vivre sous les menaces de ce terrorisme larvé !
Sachant vers quoi il mène, nous le rejetons avec les moyens appropriés !
Il en va de la vie de nos coreligionnaires, de l’avenir de notre Pays !


En ce début d’année 2009, nous souhaitons malgré tout au Peuple Français une année de courage, de bonheur, de fécondité, de paix, de prospérité, de santé.


Mosche d’Ashkelon, 17 janvier 2009

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