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  • Vidéo : Hamas killing Fatah members in Gaza

    Hamas why people are in love with these guys - Road90.flv

  • GAZA : Français, ne vous y trompez pas le Peuple d’Israël mène le même combat !

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    Les Israéliens après soixante années sous la menace d’une nouvelle tentative de génocide par leurs voisins arabo-musulmans se posent des questions sur vos récentes manifestations haineuses contre leur Pays, contre leur Peuple !

    Les habitants de Gaza tirent sur nos Populations civiles des missiles meurtriers depuis huit ans !
    Israël a évacué la TOTALITE du territoire de Gaza il y a 3 ans !
    Depuis cette date, les terroristes tenant en otages les populations de Gaza ont tiré sur les populations civiles Israéliennes plus de 7 000 missiles divers dont des “KASAM” fabriqués à Gaza avec notamment les subventions versées par la France, subventions qui étaient censées aider les gazaouis dans leurs besoins de base ! …
    Les missiles GRAD iraniens, les armes (par dizaines de milliers), les explosifs (par dizaine de milliers de tonnes) entrent à Gaza depuis l’Égypte via plusieurs centaines de tunnels et menacent plus de 750 000 civils Israéliens.
    Les Gazaouis savent faire entrer sur leur territoire des engins de mort en quantité phénoménale, savent créer une industrie d’engins de guerre et ne sont pas en mesure de faire entrer des denrées alimentaires, ou de produire lesdites denrées pour leur subsistance ?
    L’approvisionnement de gaza est empêché par les terroristes afin de provoquer une catastrophe humanitaire dont ils comptent profiter pour rallier à leur cause les autorités des pays occidentaux et arabo-musulmans.
    Chaque jour, pendant la trêve humanitaire respectée par l’armée israélienne pour laisser entrer les convois d’aide alimentaire, sanitaire et de marchandises diverses, les bandes de terroristes de gaza violent le cessez le feu en tirant des missiles sur les populations civiles israéliennes et en tirant sur les militaires israéliens.
    L’approvisionnement qui malgré tout parvient à Gaza est en grande partie “confisqué” par les bandes armées qui non contentes de priver la population civile, lui revendent ces marchandises au compte-gouttes à des prix scandaleux et pour leur compte.
    Les terroristes utilisent très souvent les véhicules des ONG et les ambulances pour se déplacer.

    Depuis des années les terroristes ont contraint les populations civiles de gaza à stocker dans certaines habitations, dans certains lieux de culte, dans certains bureaux civils, des armes, des munitions, des explosifs et des missiles.
    Les missiles tirés par les terroristes gazaouis contre les populations civiles Israéliennes sont très souvent tirés depuis des écoles, des mosquées, des cours d’habitations, des toits d’immeubles civils afin de se protéger des ripostes Israéliennes au dépend des civils gazaouis.
    Chaque jour des enfants gazaouis sont utilisés comme boucliers humains par ces terroristes criminels.
    Les médias arabes en place à Gaza sont partiaux et ne sont en fait que des organes de la propagande du terrorisme islamiste radical.
    Les médias français diffusent trop souvent sans discernement. les images reçues sans en vérifier l’authenticité dès lors qu’elles desservent Israël.
    Ces mêmes médias passent “en boucle” les images des manifestations organisées, en France pour leur très grande majorité par les populations arabo-musulmanes sympathisantes à la cause islamiste, participant ainsi de façon criminelle et irresponsable à faire monter ou à susciter l’hostilité des populations à l’encontre d’Israël et du Peuple Juif.
    NOMBRE DE MEDIAS JETTENT DE L’HUILE SUR LE FEU !
    UNE FOIS DE PLUS NOUS ASSISTONS A UN VERITABLE LYNCHAGE MEDIATIQUE D’ISRAEL !
    Les habitants de gaza se plaignent qu’Israël ne les laisse pas pénétrer sur le sol Israélien, alors que nos populations vivent sous la menace permanente de leurs tirs et de leurs attentats.
    La réalité est très différente de ce que vous entendez et voyez sur vos médias !
    L’objectif des extrémistes de Gaza est d’entraîner à nouveau la région dans une guerre dans laquelle ils déclarent ouvertement vouloir éradiquer les Juifs et l’État d’Israël.
    Cette menace d’extermination n’est pas voilée, elle est déclarée sans ambages par nombre de leaders du monde arabo-musulman, vous avez Tous et Toutes entendu ces diatribes fanatiques lançant anathèmes et appels au massacre des Juifs Israéliens.
    Notre Peuple à la terrible expérience de situations semblables, nous ne les prenons pas à la légère et continuerons à nous défendre contre ceux qui ne cachent plus leur intention de terminer ce que l’abominable entreprise nazi et ses collaborateurs zélés n’ont pu achever.
    Et il faut bien le reconnaître, sans le sacrifice de dizaines de milliers de soldats de la coalition menée par les américains, l’Europe n’aurait pas été libérée du nazisme et la Choa aurait été menée à son terme !
    Nous ne sommes pas comme la France qui a les “moyens” de perdre une guerre et d’être libérée quelques années plus tard par des pays alliés.
    Qu’à Dieu ne plaise, pour notre Pays, perdre une guerre signifierait la disparition du seul Pays Juif de ce monde et la mort de plus de 5 millions de Juifs.
    Notre Pays est minuscule :
    - La superficie d’Israël est de : 20 770 km2 dont 60 % de désert,
    - la superficie de la France est de : 632 834 km2 dont 543 965 km2 en métropole,
    - la superficie des pays arabes voisins d’Israël est de : 5 517 383 km2 ! …
    Entendre vos dirigeants parler “d’utilisation disproportionnée de la force par Israël” est intolérable et inacceptable !

    Qu’auraient-ils voulu que nous fassions ? Que nous envoyions plus de 7 000 missiles sur les villes de la bande de Gaza comme les gazaouis l’ont fait contre notre Peuple depuis 2005 ?
    Que nous luttions “mollement” contre nos agresseurs ?
    Huit ans de retenue… huit longues années pendant lesquelles nos familles ont vécus dans l’appréhension d’un missile meurtrier !
    L’opération militaire à laquelle nous ont entraîné les tentatives criminelles des terroristes de Gaza n’a qu’un seul objectif : faire cesser les tirs contre nos civils !
    Nous avons tout essayé pour éviter cette guerre …
    Les terroristes de Gaza ont tout fait pour nous pousser à déclencher cette guerre !
    Notre objectif n’est absolument pas d’occuper gaza et encore moins de l’annexer !

    Nos enfants qui combattent au sol les terroristes à Gaza prennent des risques énormes pour éviter les victimes civiles.
    Avant chaque frappe contre les entrepôts d’armes des terroristes de Gaza, nos services téléphonent aux civils du secteur afin qu’ils l’évacuent (plus de 100 000 appels téléphoniques de nos services depuis le début de cette opération). Nos services informent également la population civile de Gaza par des largages de tracs rédigés en arabe.
    Quelle armée prend autant de précautions pour épargner les vies adverses ?
    La population Israélienne est catastrophée du nombre de victimes gazaouis de cette opération.
    La guerre contre des criminels terroristes qui se comportent avec une telle lâcheté en se cachant au milieu de la population civile et en se faisant des enfants un bouclier, met chaque jour notre Peuple devant un épouvantable dilemme.
    Chaque jour il faut prendre la difficile décision de continuer avec les risques sur les civils de gaza et sur nos enfants engagés sur le terrain ou arrêter cette opération avant d’avoir neutralisé les terroristes de Gaza et condamner 750 000 civils Juifs Israéliens à continuer à vivre comme depuis 8 années cette “roulette mortelle”, à vivre avec l’épée de Damoclès des tirs meurtriers des missiles gazaouis.
    Pendant toutes ces années, vous avez assisté grâce à vos médias aux démonstrations de joie, aux distributions de gâteaux dans les rues de Gaza à chaque massacre de civils Israéliens, vous avez vu les centaines de milliers de gazaouis hurler leur joie le 11 septembre 2001 lorsque les USA furent cruellement et sauvagement frappés par la folie meurtrière des mouvements islamistes, on vous a caché leurs démonstrations de joie lorsque la France, et l’Espagne furent frappées !
    Ayant recouvré la souveraineté sur la totalité de leur territoire, les gazaouis cherchent d’autres revendications et notamment le libre passage vers Israël tout en affirmant haut et fort leur volonté d’éradiquer l’État d’Israël et de massacrer les 5 millions de Juifs qui ont fait de ce pays ce qu’il est.
    A de nombreuses reprises nous avons laissé le libre passage aux gazaouis vers Israël, et cela s’est toujours terminé par des attentats horribles contre nos civils et des nombreux morts innocents.
    Que veulent-ils nous demanderez-vous ?
    La réponse, vous la connaissez, ils veulent notre Pays ! Ils veulent faire disparaître les Juifs Israéliens ! En fait la traditionnelle “razzia” le traditionnel pogrom encore fortement ancré dans les traditions régionales concernant les Juifs, mais cette fois à l’échelle d’un Pays.
    En moins d’un siècle, notre Peuple a transformé les collines arides, les marécages infestés par la malaria, les déserts en zones fertiles… en un merveilleux Pays.


    L’amour du Peuple Juif pour sa Terre lui a redonné vie.


    Nous avons planté des millions d’arbres, des forêts entières ont été plantées dans des zones ravagées par les troupeaux des chèvres des quelques arabes venus de l’est et qui vivaient ou tentaient de survivre ici !
    Les peuples arabo-musulmans et les pays occidentaux prennent un risque énorme dans leurs comportements actuels, les uns en tentant de nous exterminer les autres en fermant les yeux.
    Plus jamais l’assassinat d’un Juif ou la tentative d’assassinat d’un Juif ne restera impuni !


    C’est précisément pour en finir avec ces “traditions” auxquels les Juifs ont été en but depuis deux mille ans aussi bien en Europe que dans la région que nous avons créé l’État d’Israël pour qu’enfin, le Peuple Juif de retour sur la Terre qui lui a été promise par D.ieu puisse vivre libre, sans crainte ET EN PAIX.
    Depuis 1948 plus de 22 000 Juifs ont payés de leur vie leur droit de revenir vivre sur leur terre !
    Nous avons fait la paix avec l’Égypte le 26 mars 1979, et avec la Jordanie le 26 octobre 1994 après des années de guerres.
    Preuve est donnée que le Peuple Juif sait vivre en paix avec ses voisins lorsqu’ils le veulent !
    Quant aux arabes de Judée Samarie et Gaza, Israël est prêt à faire également réellement la paix avec eux et à reconnaître leur état s’ils reconnaissent le nôtre.
    Nous voulons la PAIX, la paix véritable, et ceci n’est possible qu’avec une autorité qui le veuille réellement en renonçant totalement et définitivement à la violence et en reconnaissant clairement l’État d’Israël.


    En Europe, la dénatalité dont souffre le vieux continent, crée un vide dans lequel s’engouffre une immigration de plus en plus djihadiste et dont les comportements violents auraient il y a quelques dizaines d’années déclenchés l’état d’urgence et le couvre-feu !
    Plus de 37 000 véhicules incendiés en France en 2008 avec un commentaire par le ministère de l’intérieur pour le moins révélateur d’un nouveau renoncement : “pas d’incidents graves” !
    En dix ans, plus de 60 policiers ont donné leur vie pour défendre les libertés en France. Plusieurs centaines ont été blessés plus ou moins grièvement.
    Pour contenir la monstrueuse montée de la menace du terrorisme islamiste, la France maintien un dispositif sécuritaire digne d’un pays en guerre. Le dispositif “vigie pirate” coûte des sommes astronomiques aux contribuables français.
    Les forces françaises sont engagées en Afghanistan dans la lutte contre l’extrémisme musulman qui menace le monde encore libre depuis plusieurs années.
    Les moyens militaires utilisés par la France contre les terroristes en Afghanistan pourraient aussi être qualifiés de disproportionnés (par les suppôts de ben Laden et des talibans) !
    Les déclarations du criminel islamiste ben Laden du 14 janvier 2008 appelant le monde musulman au djihad mondial pour soutenir les terroristes de Gaza clarifie un peu plus, si besoin était la mouvance contre laquelle Israël combat actuellement à Gaza.


    Français, ne vous y trompez pas, le Peuple d’Israël et votre Peuple sont engagés dans le même combat contre la barbarie et l’obscurantisme de l’extrémisme musulman ; nous utilisons les mêmes armes et les mêmes moyens !

    Vous vous habituez à vivre sous les menaces de ce terrorisme larvé !
    Sachant vers quoi il mène, nous le rejetons avec les moyens appropriés !
    Il en va de la vie de nos coreligionnaires, de l’avenir de notre Pays !


    En ce début d’année 2009, nous souhaitons malgré tout au Peuple Français une année de courage, de bonheur, de fécondité, de paix, de prospérité, de santé.


    Mosche d’Ashkelon, 17 janvier 2009

  • GAZA : Opération "Plomb durci" (13)

    Compte rendu de l'audition de l'Ambassadeur d'Israël devant la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale

    En voici un extrait :
    "La position d’Israël a toujours été que si les tirs de roquettes s’arrêtaient, il n’y aurait pas d’intervention sur le territoire gazaoui. Telle a d’ailleurs été la raison profonde du désengagement de Gaza voilà trois ans. Nous n’avons pas quitté ce territoire pour y revenir. Mais Gaza ne pouvait pas devenir non plus une menace pour la population civile israélienne sans que le gouvernement prenne ses responsabilités et réagisse. Tel est la raison de l’opération actuelle."

    Lire tout le compte-rendu

    Des intellectuels arabes contre le Hamas

    De nombreuses voix se font entendre dans le monde arabe pour s’opposer aux choix du Hamas et d’autres organisations islamistes. Le site arabe progressiste Aafaq publie de nombreux témoignages et prises de position sur la question, notamment l’analyse de la  célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs, traduits par Chawki Freïha sur le site de Primo Europe

    Une guerre juste, juste une guerre par Christophe Barbier

    "Israël a raison de mener cette guerre et il le fait aussi pour notre tranquillité...  Lire la suite

  • vidéo de l’exécution de membres du فتح (Fatah) par les gentils tueurs du Hamas

  • GAZA : Opération "Plomb durci" (12)

    Opérations militaires

    Depuis mardi matin (13 janvier), les Forces de défense israéliennes ont attaqué 160 cibles comprenant :
    -90 passages souterrains utilisés pour acheminer des armes dans le sud de la Bande de Gaza
    -25 sites de tirs de roquettes
    -30 cellules d'hommes armés ont été visées avec la coordination des forces terrestres
    -une zone minée d'explosifs visant les soldats de Tsahal
    -9 fabriques d'armes et des entrepôts dont un au domicile d'un activiste du Hamas à Gaza-Ville.

    Les Forces de défense israéliennes ont découvert un tunnel conduisant au territoire israélien près du Terminal de Nahal Oz destiné à faire entrer les terroristes en Israël pour effectuer de nombreuses attaques terroristes. L'entrée du tunnel était située dans une maison à 300 m de la barrière de sécurité.

    Pendant la phase actuelle de l'opération terrestre, les forces de Tsahal soutenues par les réservistes (intégrés dans l'opération pour la première fois) ont étendu leurs recherches et ont frappé l'infrastructure militaro-terroriste plus profondément. Les frictions entre les soldats et le Hamas se sont multipliées et au cours des 24 heures écoulées, des douzaines de terroristes ont été tués par les forces de Tsahal. De plus, des armes et des engins piégés…Lire le rapport

    Vidéo de la cache d'armes dans la mosquée

    Aide humanitaire
    Israël continue d'assurer l'acheminement de l'aide humanitaire (nourriture, médicaments, etc…) à la population civile dans la Bande de Gaza même si les groupes du Hamas et les autres groupes terroristes lancent des douzaines de missiles quotidiennement sur les villes d'Israël.
    Depuis le début de l'opération israélienne à Gaza :
    -1028 camions (25.322 tonnes) d'aide humanitaire ont été acheminés vers la Bande Gaza, dont 435 en provenance d'organisations d'aide internationales et de gouvernements. La priorité est donnée à l'approvisionnement humanitaire en conformité avec les besoins évoqués par la communauté internationale et le Comité civil palestinien…Lire la suite

    Quelles sont les méthodes du Hamas ?
    Film présentant les méthodes du Hamas d'utilisation des civils comme bouclier humain

    14626_f520.jpgHillary défend Israël

    La sénatrice Hillary Clinton, prochaine  Secrétaire d’Etat désignée par Barak Obama, s’est exprimé mardi au Sénat avec un discours très attendu dans lequel elle a évoqué entre autre,  la situation au Proche Orient.
    Clinton  a clairement  montré  sa profonde  indignation  à l’égard de  l’endoctrinement des enfants palestiniens par l’enseignement de la haine et de la violence contre Israël, dans les écoles. Elle  a précisé qu’à l’origine de  cet endoctrinement se trouvait l’utilisation  de dessins animés ou de livres scolaires faisant l’apologie  des attentats suicides ou autres genres de violences. Elle a par ailleurs  souligné que l’enseignement scolaire palestinien  inculquait aux enfants l’idée « qu’Israël ne doit pas exister. »...Lire la suite

    Lettre d‘information du Centre d‘Information sur les Renseignements et le Terrorisme

    Le Hamas dissimule les pertes de ses membres : le principal forum en ligne de l´organisation censure la publication des noms et des photographies des terroristes tués au cours de l´Opération Plomb Durci... Télécharger le dossier PDF

    Crimes de guerre et crimes de propagande

    « Nous allons conquérir Rome puis toute l’Europe. Lorsque nous en aurons fini avec l’Europe, nous irons conquérir les deux Amériques, sans oublier non plus l’Europe de l’Est ». L’orateur – avide de tant de territoires – poursuit en affirmant que tous les Juifs doivent être annihilés.
    La voix d’Hitler, les mots d’Hitler, sauf que ces paroles ont été prononcées par le Docteur Yunis al-Astal, du Hamas, membre du parlement palestinien. Le docteur al-Astal et d’autres dirigeants palestiniens ne cherchent pas à cacher leurs opinions touchant l’extermination des Juifs et la domination du monde par l’Islam radical…Lire la suite

  • Les laïques ne manifestent pas avec des fanatiques religieux

     

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    "Il ne faut pas importer le conflit israélo-palestinien en France", clament à l’unisson tous les responsables politiques à qui on tend un micro. Noble intention, qui devrait couler de source dans un pays où on ne reconnaît pas les communautés, mais les citoyens de la République. Pourtant, par leur attitude, ces dernières semaines, certains, qui veulent aujourd’hui jouer les pompiers, ne se sont-ils pas comporté en pyromanes ?

    Ainsi, la plupart des reportages ou commentaires, sur les chaînes publiques, sont d’une partialité incroyable et d’une complaisance rare vis-à-vis du Hamas. Montrer principalement des images d’enfants ensanglantés, inviter sur les plateaux de télévision un Tariq Ramadan ou la porte-parole des « Indigènes de la République », sans leur opposer d’interlocuteurs capables de contrer leurs discours démagogiques et haineux, contribue-t-il vraiment à diminuer les tensions ?

    Dans ce contexte, 130.000 manifestants, dans toute la France, ont encore défilé samedi dernier, certains pour réclamer la paix mais beaucoup pour brûler des drapeaux israéliens, faire flotter le drapeau des fascistes du Hamas, et scander des « Allah akbar ».

    Ces manifestations contribuent-elles à diminuer les tensions ?

    Question taboue : qui constitue majoritairement ces cortèges ?

    D’après une dizaine de nos correspondants, les chiffres donnent environ 70 à 80 % de manifestants de culture arabo-musulmane, et 20 à 30 % de « Souchiens », pour reprendre l’élégante expression de la porte-parole des « Indigènes de la République », (1) admiratrice du Hamas, dont les propos sur les Blancs n’ont rien à envier aux provocations racistes de Jean-Marie Le Pen, autre admirateur du Hamas.

    Il est d’ailleurs fort intéressant de noter la similitude étonnante entre les propos de patron du Front national, ceux des islamistes et ceux de certains gauchistes. (2)

    Au regard des images subies, et des commentaires assénés, midi et soir, faisant état d’un véritable massacre, voire d’un "génocide" du peuple palestinien, on a connu le « peuple de gauche » capable de se mobiliser davantage.

    On est bien loin de l’onde de choc qu’avait provoquée la guerre d’Irak, et des manifestations monstres qui avaient suivi la décision de Bush.

    Comment s’en étonner ? Pourquoi les esprits libres iraient-ils manifester avec des fanatiques religieux, alors que quotidiennement, ils perçoivent la menace que ces gens-là font peser sur la laïcité et sur les valeurs républicaines de notre pays ?

    Pourquoi iraient-ils manifester avec des gens dont ils sentent confusément qu’ils manipulent l’opinion, en nazifiant l’État d’Israël, pour mieux masquer la réalité de leurs projets : imposer l’islam, en France et partout dans le monde.

    Les citoyens de ce pays, sans pour autant cautionner l’ensemble de la politique d’Israël, ne gobent pas le scénario des méchants juifs et des gentils palestiniens arabes, ils ont un peu plus de bon sens, même s’ils ne l’expriment pas aussi brillamment que le romancier Pierre Jourde (3) :

    « Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient Égyptiens, Saoudiens ou Français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez ce qu’il est advenu de tous les juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce faux antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être Arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être Arabe en Israël qu’Arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. »

    LIRE LA SUITE : http://www.ripostelaique.com/

  • GAZA : Opération "Plomb durci" (11)

    Israël exprime son inquiétude face à la flambée d’actes antisémites

    Israël mène aujourd’hui une campagne de défense contre le Hamas. Cette  organisation terroriste lance sur Israël quotidiennement et sans relâche des roquettes et des tirs de mortier et menace  ainsi la vie de civils israéliens : hommes, femmes et enfants. Par ailleurs, la Charte du Hamas relayée par ses nombreuses allégations antisémites appellent à la destruction d’Israël et à l’anéantissement du  peuple Juif...Lire la suite

    Ambassadeur d’Israël : « C’est le Hamas qui prend la responsabilité de l’insécurité des Palestiniens »

    Invité de l’émission Mots Croisés sur France 2 lundi soir, autour du Ministre français des Affaires étrangères Bernard KOUCHNER et de Leila SHAHID Déléguée générale de l’Autorité Palestinienne auprès de l’Union Européenne,  Daniel SHEK a réaffirmé que seuls le dialogue et la négociation entre esprits apaisés qui se comprennent, apportera la solution à long terme…Voir l’émission

    Daniel SHEK : "Pas question de revenir à la situation d'avant l'opération "
    Invité de Serge Moati dans son émission Ripostes sur France 5 dimanche après midi, l'Ambassadeur d'Israël en France Daniel SHEK a réaffirmé qu'il n'est pas question pour Israël de revenir à une situation où pendant 8 ans les habitants du Sud d'Israël ont vécu au rythme des alertes, "la sortie de cette crise doit amener un véritable changement pour les Israéliens et pour les Palestiniens"

    Opération Plomb durci : les images que l’on ne voit pas

    Le Hamas continue d’utiliser la population civile de Gaza comme bouclier humain afin d’augmenter sciemment les pertes civiles dans l’objectif de soulever l’indignation et la réprobation internationale contre Israël.
    Voir la vidéo
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    Israël met tout en œuvre pour ne pas tomber dans ce piège immonde y compris au prix de l’annulation d’opérations militaires ciblées contre les objectifs militaires du Hamas lorsqu’il apparaît que ceux-ci sont exposés au cœur de populations civiles.
    Voir la vidéo

    l´exploitation par le Hamas de la population civile de la bande de Gaza transformée en bouclier humain

    Le Hamas et les autres organisations terroristes ont pris pour modèle et développé la doctrine adoptée par le Hezbollah, consistant en la transformation de civils en boucliers humains qu’ils ont adaptée aux conditions topographiques de la bande de Gaza, plus commodes que celles du Sud-
    Liban. Cet usage de boucliers humains est un crime de guerre, une grave infraction au droit de la guerre et un crime contre l’humanité. Roquettes et mortiers sont régulièrement lancés à partir de zones construites et habitées, et à proximité de structures et d’institutions civiles telles que des écoles et des mosquées, en violation manifeste des dispositions des Conventions de Genève. En 3 d’autres termes, les organisations terroristes opèrent dans des villes et des camps de réfugiés dont ils ont fait leurs bases opérationnelles de combat.
    Voir le dossier complet

  • Comité de Lépante

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    La bataille pour la défense de l’occident entre dans une phase décisive:

    1. La politique d’immigration, à laquelle ont poussé depuis 1973 les pays arabes, l’ONU, le bloc communiste, aux ordres desquels se sont pliés les gouvernements des pays occidentaux, livre ses fruits vénéneux : les rues de New York, San Francisco, Paris, Londres, Madrid, Anvers, Milan, Athènes, appartiennent à l’arabisme, à l’islam, au tiers-mondisme et au gauchisme.

    2. La réaction – tardive mais ferme – d’Israël contre le Hamas, doit être le signal d’un réveil des Européens pour qu’ils se dressent contre l’occupation de leurs territoires.

    3. La solidarité de FAIT entre nations occidentales est avérée par l’importation sur leurs sols du conflit moyen-oriental.

    4. Sans une politique CLAIRE de cessation de l’immigration – d’où que viennent les migrants – et de RETOUR des populations non européennes sur leurs terroirs d’origine, il n’y aura plus ni PAIX, ni PROSPERITE, ni CIVILISATION.

    5. Nous exigeons des gouvernements européens, et de celui de France en particulier, un appui sans réserve à l’opération israélienne en cours, et le maintien de l’ordre sans FAIBLESSE dans les rues de nos villes.

    6. Nous appelons les Européens, insultés au cœur de leurs capitales, à descendre dans la rue pour montrer leur détermination à ne pas subir chez eux un joug étranger à leurs mœurs, leurs valeurs, leur Histoire.

  • Dossier spécial Opération "Plomb durci" (3)

    Activités de Tsahal dans la Bande de Gaza

    Les forces aériennes israéliennes ont attaqué cette nuit le quartier général du Premier ministre Ismail HANIYEH, situé dans la ville de Gaza et constituant un objectif stratégique car étant utilisé pour la planification, le financement, le soutien et l’organisation d’activités terroristes. Il en a été de même d’autres bâtiments ministériels utilisés aux mêmes fins. Ces attaques sont une réponse israélienne à la poursuite des tirs de missiles du  Hamas contre...Lire la suite

    Opération  « Plomb durci » : questions et réponses

    Contre qui lutte Israël ?
    La population civile de Gaza n’est pas l’ennemie d’Israël. C’est le Hamas contre lequel lutte Israël. Les cibles visées sont toutes des cibles de l’Organisation terroriste : camps d’entraînements, infrastructures militaires, ateliers de fabrication de missiles et de roquettes, ou responsables militaires.

    Israël a-t-il fait preuve de retenue ?
    Depuis de longues années, le territoire de Gaza est utilisé par les organisations terroristes pour agresser Israël par le biais de tirs de roquettes, missiles, obus de mortiers et autres engins meurtriers, délibérément envoyés vers des localités civiles israéliennes. Israël a quitté la Bande de Gaza en juillet 2005. Aucune explication valable ne peut justifier ces agressions ...Lire la suite

    Charte du Hamas : Extraits

    1. Appel à la destruction de l’Etat d’Israël

    " Israël existera et continuera d'exister jusqu'à ce que l'islam l'anéantisse comme il a anéanti d'autres auparavant " (Le Martyr, Imam Hassan al Banna, de mémoire sacrée).

    ARTICLE SIX : “Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien honorable qui fait allégeance et à Allah et à sa voie, l'islam. Il lutte pour hisser la bannière de l'islam sur chaque pouce de la Palestine"...(Page 3)

    2. Appel au Jihad

    ARTICLE TREIZE : "Il n'existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad." (Page 7)

    ARTICLE HUIT : "Le slogan du mouvement résistance musulman : Allah est son but, le prophète son modèle, le jihad sa route et la mort pour la cause d'Allah son plus haut souhait." (Page 5)...Lire la suite

    La vérité sort de la bouche des enfants

    Une petite fille palestinienne dont les membres de sa famille ont été tués à Gaza suite à une attaque aérienne israélienne, a été interviewée le 29 décembre par la télévision palestinienne. Elle blâme le Hamas coupable, selon elle, de la guerre.

    Extraits de l'interview :

    La fillette : "Nous dormions à 7 filles dans une chambre". Nous étions endormies et ne savions pas ce qui arrivait...Lire la suite

    L'aide humanitaire continue d'affluer à Gaza

    Le passage de Kerem Shalom, sur la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a été ouvert mardi pour le troisième jour consécutif. L'administration de coordination et de liaison travaille conjointement avec les organisations internationales et gouvernementales dans la bande de Gaza afin d'évaluer les besoins humanitaires, les demandes et d'y apporter une réponse favorable...Lire la suite

    Pour plus de détails

  • هل قامت حكومة مبارك بتهيئة الأجواء أمام الجيش الإسرائيلي للقيام بعدوانه على غزة؟

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    Les masques sont en train de tomber, l’un après l’autre, laissant apparaitre les détails du scénario dessiné par le Guide de l’axe irano-syrien, l’Ayatollah Ali Khamenaï, et dont la réalisation est confiée à Hassan Nasrallah qui se revendique "soldat dans l’armée de Wilayat Al-Faguih", et à la direction du Hamas. Malheureusement, ce scénario, doté de milliards de dollars investis dans le Hezbollah et le Hamas depuis des années, prend en otage les civils, tantôt Libanais, tantôt Palestiniens, et toujours Israéliens.

    Les sorties médiatiques du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, les 28 et 29 décembre, appelant les Egyptiens à se mobiliser contre leur régime et pour soutenir Gaza, font partie de ce scénario machiavélique visant à déstabiliser le pouvoir du Caire. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Ghaïth, n’a pas mâché ses mots en considérant les positions de Nasrallah comme « une déclaration de guerre faite à l’Egypte ».

    Aujourd’hui, ce fut le tour du responsable des Relations extérieures du parti chiite qui se prétend libanais, Nawwaf Al-Moussaoui, d’enfoncer le clou. Sur « Al-Manar », Moussaoui a riposté ce matin aux propos d’Abou Al-Ghaïth, estimant que « Hassan Nasrallah exprimait les sentiments de 99% des Egyptiens, alors que Abou Al-Ghaïth n’exprimait que les avis de Condoleezza Rice et Tsipi Livni ». Auparavant, le N°2 du Hezbollah, Naïm Qassem, avait crié haut et fort, « à l’attention du monde entier », que « le choix définitif de son parti était celui de la résistance, dans toutes ses formes. Il en va de la résistance armée, mais aussi culturelle, politique, éducative et économique. Une résistance qui continuera à mettre en échec le plan américano-sioniste pour la région ». Rappelons que Hassan Nasrallah avait lâché, au détour d’une phrase, que « ce qui se déroule aujourd’hui dans la région était conforme aux ordres du Guide Khamenaï, que Dieu protège ».

    Pour que le scénario soit complet, et pour que le dernier masque tombe définitivement, le quotidien syrien « Al Watan », propriété de Rami Makhlouf (cousin de Bachar Al-Assad), remet aujourd’hui une nouvelle couche, s’en prenant à l’Egypte et à l’Arabie saoudite, « deux pays qui complotent contre les Palestiniens ». « Al Watan » a invité les Egyptiens à « se libérer des comploteurs qui poignardent la cause palestinienne depuis 1948, et à réaliser un coup d’Etat semblable à celui de juillet 1952 mené contre le roi Farouk ».

    A travers cette mise en scène médiatique, l’axe irano-syrien et ses prolongements libanais (Hezbollah et alliés) et palestiniens (Hamas et Jihad islamique), envoient la population palestinienne de Gaza dans le fournil. Peu leur importe le nombre de tués. Comme le Hezbollah l’avait déjà fait au Liban en 1996 et 2006, les Palestiniens souhaitent - voire pourraient provoquer - des massacres à grande échelle semblables à ceux de Qana, afin de les exploiter et de forcer Israël à cessez-le-feu. Ainsi, après avoir sacrifié des milliers de civils libanais, les metteurs en scène utilisent aujourd’hui les civils palestiniens à Gaza, pour parvenir à leur objectif égyptien. Dans ce jeu macabre, les civils israéliens sont constamment impliqués.

    Pour l’instant, Israël a réussi à limiter les erreurs et à éviter de toucher massivement des civils (une cinquantaine sur 360 morts selon l’UNRWA). Mais ce sont cinquante morts de trop, qui ont déjà mobilisé les Chiites en Arabie, où des accrochages sont signalés entre les forces de l’ordre et les manifestants. Ils ont également mobilisé au Yémen, où des manifestants ont investi et saccagé le consulat d’Egypte à Aden en guise de protestation contre la politique de Moubarak. Quant aux Egyptiens, ils ont compris les enjeux stratégiques qui les menacent. Les quelques manifestants sont restés très discrets, hier, en observant des sit-in sur les trottoirs. Mais ceci ne les a pas empêché de vomir littéralement Hassan Nasrallah, relayant ainsi la presse égyptienne qui l’a mis à nu et l’a réduit à son strict rôle de « petit soldat (rat) dans l’armée iranienne ».

    Ainsi, le monde arabe a compris, enfin, la vrai nature du Hezbollah. Mais un grand risque subsiste : si, sous la pression de l’opinion publique, Israël arrête ses opérations de « nettoyage » de Gaza, le Hamas s’en sortira grandi, et tous ceux qui l’ont critiqué, avec le Hezbollah et leurs maîtres syriens et iraniens, recevront un « retour de manivelle dans la gueule », et se mettront à la merci de l’hégémonie iranienne. Pour éviter un tel scénario, tous les pays arabes laissent faire Israël mais estiment que le temps lui est compté. C’est ainsi que la ligne de démarcation entre les deux camps risque de s’installer à Gaza, en prolongation de celle qui existe au Liban.

    Pour éviter de périr entre deux feux, Israël a probablement, et pour la première fois, un intérêt hautement stratégique à rompre son alliance qui ne dit pas son nom avec la minorité alaouite syrienne, et d’éradiquer la direction du Hamas établie à Damas. Faute de quoi, l’hégémonie iranienne l’emportera sur la « Takkiya » alaouite avant de « rayer Israël de la carte ». Hassan Nasrallah l’a rappelé hier : « ce ne sera que question de temps ».

    Khaled Asmar ©« MediArabe.info »

  • Dossier spécial Opération "Plomb durci" (2)

    Sur le terrain
    30 décembre 2008
    Tirs du Hamas sur les populations civiles israéliennes
    Depuis le début de l’opération des Forces de défense d’Israël dans la bande de Gaza 90 roquettes et 45 obus de mortier ont frappé des villes et localités israéliennes (les tirs étant pour la plupart effectués à partir de zones peuplées de civils de la bande de Gaza). Ces tirs ont tué 2 civils (qui se trouvaient à l’extérieur), et fait 88 blessés...Lire la suite

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    Déclarations officielles israéliennes

    Le choix de la paix ne signifie pas la résignation devant l’extrémisme et la terreur
    Allocution de la Ministre des Affaires étrangères Tzipi LIVNI devant la Knesset:
    Depuis plus de trois jours, Israël se bat contre le régime de terreur du Hamas, installé dans la Bande de Gaza, afin de modifier la situation sécuritaire d’Israël : une situation dans laquelle une centaine de milliers d’habitants du sud d’Israël sont exposés depuis trop longtemps aux tirs et aux bombardements aveugles dirigés contre eux par le Hamas...Lire la suite

    Où étiez-vous pendant toutes ces années quand les écoliers de Sderot étaient bombardés chaque jour ?
    Yedioth Aharonot publie l’intégralité du discours que l’ambassadeur israélien aux Nations unies Mme Gabriela Shalev devrait prononcer suite à l’opération « Plomb Durci » à Gaza. En voici quelques extraits traduits en français :

    Membres des Nation-Unies,

    Dans quelques heures, les médias dans vos pays présenteront des photos horribles de sang, le feu, et de ruines de la bande de Gaza. Les Palestiniens hurleront, devant les caméras, au massacre. Et, vous appuyant sur ces photos et sur ces cris, vous exigerez à nouveau de nous que nous cessions de nous défendre nous-mêmes...Lire la suite

    L'aide humanitaire pour Gaza
    30 décembre 2008

    Le dimanche 28 décembre au matin, 23 camions approvisionnés en gaz, médicaments, denrées de première nécessité et autres marchandises humanitaires sont passés par le passage de Kerem Chalom pour Gaza. "Comme l'a dit le Premier ministre Ehud Olmert hier, nous ne sommes pas en guerre contre le peuple palestinien, mais contre les terroristes du Hamas, par conséquent nous apportons les vivres au peuple palestinien." a cité le Commandant Peter Lerner de Tsahal, coordinateur du Ministère de la Défense pour les activitésdu gouvernement dans les territoires...Lire la suite  

    Voir la vidéo en anglais : Lundi 29 décembre, l'aide humanitaire a été transférée à la bande de Gaza à travers le passage de Kerem Shalom

  • Dossier spécial Opération "Plomb durci"

    Depuis samedi matin, le 27 décembre, les Forces de Défense israéliennes ont attaqué des douzaines de cibles affiliées à l'organisation terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

    Les cibles visées sont des centres de commandement, des camps d'entraînement, des installations du Hamas, des fabriques de roquettes et de missiles ainsi que des dépôts de munissions. La grande majorité des victimes sont des activistes terroristes, la plupart portaient des uniformes et travaillaient pour le compte de l'organisation terroriste...Lire la suite

    Voir le diaporama

    29 décembre 2008
    Déclarations de Ministre de la Défense Ehud BARAK, devant la Knesset
    (Extraits)
    Nous avons lancé, depuis 48 heures, l’opération Plomb durci à Gaza. Depuis son déclanchement, des centaines de cibles terroristes ont été atteintes. Plus de cent cinquante missiles et roquettes ont été lancés contre Israël dans les dernières vingt quatre heures, visant intentionnellement des civils, avec l’intention de tuer...Lire la suite

    Comment peut-on comparer Israël au Hamas ?
    La Ministre des Affaires étrangères Tzipi LIVNI, s’adressant dimanche 28 décembre aux Ambassadeurs étrangers en poste en Israël réunis tout spécialement à Sderot:
    Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons ici à Sdérot. Je suis consciente du fait que le monde exprime sa sympathie à Israël lorsqu’il est attaqué. Notre gouvernement a le devoir de trouver les réponses appropriées aux attentes de nos concitoyens...Lire la suite

    Déclaration du Président de l’Etat d’Israël Shimon Peres sur les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza
    C’est la première fois dans l’Histoire d’Israël que nous, Israéliens, ne pouvons pas comprendre les motivations ou les objectifs de ceux qui tirent sur nous. C’est sans doute la moins raisonnable des guerres menée par les combattants les moins raisonnables...Lire la suite

    Déclaration du Premier Ministre israélien Ehud Olmert sur les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza
    Citoyens d’Israël,
    Depuis sept ans, des centaines de milliers de nos concitoyens du sud souffrent des tirs de missiles, de roquettes, d’obus et d’autres engins de mort  tirés contre eux  depuis la Bande de Gaza. Israël a fait tout ce qui était en son pouvoir pour respecter les conditions de la trêve et permettre à nos citoyens de vivre une vie normale...Lire la suite

    Le Ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit dénonce la responsabilité du  Hamas

    Le Ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit a fermement dénoncé la responsabilité du  Hamas dans une interview à la télévision égyptienne diffusée samedi 27 décembre. Il rappelle que son pays n’a eu de cesse de mettre en garde le Hamas quant aux conséquences des tirs de roquettes et de missiles qu’ils ont organisé et autorisé depuis la Bande de Gaza, rejetant ainsi la responsabilité de la situation actuelle sur cette organisation. Le ministre rappelle également les nombreuses mises en garde israéliennes exhortant le Hamas à mettre un terme à cette politique du pire. Ahmed Aboul Gheit estime pour sa part que le Hamas n’a jamais souhaité la trêve ou l’accalmie et que l’organisation a tout fait pour torpiller les efforts de conciliation que l’Egypte avait amorcés pour arriver à un accord inter-palestinien entre le Hamas et le Fatah.
    Voir la vidéo

    Focus- dossier spécial : la guerre du Hamas contre Israël, la situation dans le sud d'Israël, le renforcement du Hamas

    Voir le dossier de fond "La guerre du Hamas contre Israël" en format PDF

    Israel doit proteger ses citoyens
    Amos OZ, Yedioth Aaharonot

    Les bombardements systématiques subis par les citoyens des villes et villages d’Israël constituent un crime de guerre et un crime contre l’humanité. L’Etat d’Israël doit protéger ses citoyens. Nul n’ignore que le gouvernement israélien ne veut pas entrer dans la Bande de Gaza, et qu’il préférerait continuer cette trêve que le Hamas a violée avant de l’annuler. Mais la souffrance des civils israéliens dans la zone frontalière avec Gaza ne saurait perdurer.
    La réticence à pénétrer dans la Bande de Gaza ne provient pas d’une quelconque hésitation, mais de la certitude que le...Lire la suite

    Des milliers de membres ont rejoint le groupe de Facebook soutenant le combat d'Israël contre le terrorisme de Gaza

    Israéliens, Juifs et Chrétiens du monde entier ont rejoint le forum communautaire de Facebook  pour exprimer leur soutien aux citoyens d'Israël dans leur combat contre le terrorisme de Gaza qui frappe des civils innocents en Israël.
    Le groupe de Facebook est localisé à l'adresse suivante :
    http://www.facebook.com/group.php?gid=69810300128

  • Hassan Nasrallah prononce son deuxième discours télévisé en moins de 24 heures

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    La télévision du Hezbollah, "Al-Manar", diffuse en ce moment, et en direct, le discours de Hassan Nasrallah. Le secrétaire général du parti chiite multiplie les interventions, beaucoup plus que pendant la guerre de l’été 2006. Il appelle à la mobilisation pour soutenir Gaza et libérer Jérusalem.

    A l’occasion de la journée de solidarité avec Gaza, Nasrallah prononce aujourd’hui son deuxième discours en moins de 24 heures. Hier Lire la suite >> , il avait appelé le peuple égyptien et l’armée égyptienne à se mobiliser contre le régime et à soutenir Gaza en détruisant la frontière et en levant le blocus. Aujourd’hui, Nasrallah recourt aux valeurs religieuses, rappelant la symbolique du martyre chez les chiites, en se référant à Hassan et Hussein, comparant Gaza à Karbala.

    Nasrallah cherche à réaliser avec une pierre deux coups. Il cherche à embarrasser le président libanais Michel Sleimane qu’il qualifie de « consensuel », en l’invitant à œuvrer pour qu’un sommet arabe puisse se tenir pour apporter une solution à la crise de Gaza. Ce faisant, Nasrallah cherche à fragiliser Sleimane et à l’embarrasser, devant la majorité des Libanais qui refusent le diktat du Hezbollah et qui rejettent toute implication dans le dossier palestinien, estimant avoir déjà assez donné depuis 1967.

    Narsallah dément que « l’agression sioniste contre Gaza, soutenue par les Etats-Unis, soit dirigée contre le Hamas parce qu’il représente un patri religieux. Ce qui est visé ce n’est pas l’islam, mais la résistance et l’esprit de résistance, comme ce fut le cas au Liban en 2006 ». Nasrallah joint sa voix à celles des dirigeants palestiniens, pour appeler le peuple palestinien à une troisième intifada.

    Nasrallah défend aussi la Syrie et l’Iran, affirmant que « Damas et Téhéran n’ont aucun intérêt à voir mourir des Palestiniens à Gaza. Le Hamas et le Jihad islamique ne défendent pas la Syrie ou l’Iran, mais défendent Gaza, comme le Hezbollah en 2006. La résistance a défendu le Liban et non pas le programme nucléaire iranien, comme l’avaient dit les mauvaises langues ». Nasrallah prédit enfin une « défaite israélienne semblable à celle de l’été 2006 » et demande aux milliers de ses partisans de rester prêts à répondre à l’appel du devoir, avec sa fameuse formule : « Labbayka ya Hussein, Hayhat Minna El Zella » (لبيك يا حسين- هيهات منا الزلة)

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ©« MediArabe.info »

  • Missiles sur Israël

    10:31  Pluie de missiles : plusieurs engins se sont encore abattus au sud et au centre d'Ashkelon. On n'a pas de précisions sur le nombre d'engins.  (Guysen.International.News)
    10:29  Pluie de missiles : les Grad à Ashkelon ont fait un mort et 16 blessés, dont 5 dans un état grave. Ils ont été transférés à l'hôpital Barzilaï. Les 5 blessés graves sont des Arabes israéliens.  (Guysen.International.News

    Que les arabes israeliens remercient leurs frêres gazaouis  ? 

  • Opération «Plomb durci» : avant les éditos…

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    Avant le déchaînement habituel auquel ne manqueront pas de se livrer nos éditorialistes dans les prochains jours pour fustiger l’attaque «disproportionnée» israélienne dans la bande de Gaza, quelques repères simples doivent être rappelés :

    1) En août 2005, Gaza est devenu «judenrein», c’est-à-dire vidée de toute présence juive. Autrement dit, depuis cette date, on ne peut plus à la fois être juif et vivre dans la bande de Gaza. Rappelons que, dans le même temps, Israël est accusé d’être un Etat raciste et de pratiquer une «politique d’apartheid». Rappelons encore que les Arabes israéliens bénéficient strictement des mêmes droits civiques que les Juifs. Rappelons toujours que les femmes arabes israéliennes ont été les premières à bénéficier du droit de vote. Rappelons enfin qu’un Arabe israélien a la possibilité de devenir député à la Knesset et d’y œuvrer pour la destruction de l’Etat qui l’héberge, le nourrit et le protège. C’est le cas d'Ahmed Tibi, d’Azmi Bishara et de nombreux autres.

    2) Après le départ des «Juifs» - comme on dit en bon gazaoui – aucune infrastructure juive, agricole ou autre, n’a été conservée. Il y a eu une volonté délibérée de toutes les détruire et ce dans un seul but : ne pas donner la moindre chance de prospérité à une population qu’il fallait impérativement maintenir dans la misère sous peine de risquer de diminuer le niveau de haine anti-israélienne.

    3) Sans la moindre raison politique, tactique ou stratégique, les roquettes se sont mises à pleuvoir sur le territoire israélien à partir de la date de cette évacuation. Visiblement, le désœuvrement et le chômage ne réussissaient pas aux «activistes palestiniens» – comme on dit, cette fois, en novlangue AFPienne –

    4) La trêve de six mois était stratégique pour le Hamas qui y trouvait son seul moyen de reconstituer ses forces pour mieux frapper Israël par la suite. Il ne l’a d’ailleurs jamais respectée, bombardant Sderot et Ashkelon de plusieurs tirs de mortiers et fusées Qassam chaque jour depuis deux mois. Les islamistes l’ont finalement rompue officiellement le 19 décembre, faisant passer leurs «bombardements artisanaux» à l’échelon industriel. Israël a prévenu avant et après cette rupture qu’elle ne pourrait indéfiniment faire preuve de retenue. On ne peut pas dire que l’Etat hébreu ait fait preuve de malice ni de perfidie dans cette opération.

    Au fond, et c’est cela que nous devons saisir, nous Occidentaux peu au fait de cet «Orient compliqué» : le Hamas a presque obtenu ce qu’il voulait. Il souhaitait des images de corps déchiquetés, exhibés sans la moindre pudeur, des panaches de fumée au-dessus de la ville, des mères éplorées, des enfants dont les vies sont foutues, des foules haineuses appelant à une «juste vengeance». Il n’a été récompensé qu’en partie puisque, cette fois-ci, la proportion de civils touchés s’avère particulièrement faible.

    Sans cette allégorie de la mort, le Hamas n’est rien. Le plus triste dans cette affaire, c’est qu’il ne s’agit pas seulement du Hamas. C’est du «peuple» palestinien dans son ensemble qu’il est question. Ou plutôt des pauvres «Arabes de Palestine» à qui on a fait croire qu’ils étaient un peuple. L’histoire de l’instrumentalisation politique de ces populations depuis Nasser jusqu’à Arafat serait trop longue à décrire dans ce court article.

    Maintenant, les médias, les politiques du monde entier ont le choix : tomber dans le panneau ou pas.

    En reprenant leur sempiternelle rhétorique à propos du «cycle de la violence», de la nécessité d’un «règlement juste du conflit», de l’appel au calme des «deux parties», quand ils ne se contenteront pas d’une condamnation pure et simple d’Israël, ils permettront de sauver la face et de donner l’impression d’œuvrer pour la paix.

    Alors qu’ils ne feront qu’entretenir une illusion, une illusion mortelle, responsable, depuis soixante ans, de milliers de morts.

    Curieux tout de même que personne ne se pose la question. Pourquoi aucune «recette», aucun plan de paix n’ont marché depuis soixante ans ?

    Et s’il y avait un intrus dans l’équation ?

    Jean-Paul de Belmont © Primo, 28 décembre 2008

  • Le pot de terre contre le pot de fer : 205 morts et 750 blessés à Gaza. Les Palestiniens sont sacrifiés par le Hamas au profit de l’Iran, son principal bailleur de fonds

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    L’heure de vérité semble sonner. Israël a longtemps prévenu le Hamas que sa patience avait des limites et qu’il ne tolèrera pas les provocations quotidiennes. Mais le Hamas semble avoir un autre calcul. Les islamistes sacrifient la population pour exploiter le martyre de Gaza contre les régimes arabes modérés.

    C’est en tout cas l’avis de plusieurs commentateurs des médias arabes. La télévision « Al Arabiya » passe en boucle des images insoutenables du « massacre de Gaza », mais précise que les frappes ont visé les permanences du Hamas et des forces de sécurité du ministère de l’Intérieur du gouvernement démis, responsables des tirs de roquettes sur les localités palestiniennes. Une académie de la police a été touchée de plein fouet pendant la cérémonie de promotion de nouveaux policiers, dont une grande partie a été déchiquetée par les raids israéliens. Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a précisé aujourd’hui que l’opération n’était qu’à son début, et que le temps d’éradiquer le Hamas était venu.

    Les provocations palestiniennes semblent ainsi justifier l’intervention musclée de Tsahal, après plusieurs avertissements israéliens et des appels des pays arabes au Hamas le sommant à la retenue, en vain. L’opération de ce samedi, pourtant « jour de repos sacré dans le judaïsme », comme l’a rappelé la correspondante d’« Al Arabiya » à Gaza, Hanane Al-Misri, prouve que le Hamas n’a pas les moyens de faire face à la puissance militaire israélienne, et que les dirigeants du mouvement islamiste palestiniens ont un autre calcul : ils cherchent à exploiter le « martyre » de Gaza pour embarrasser les régimes arabes modérés, et plus particulièrement l’Egypte.

    En effet, une action concertée avec les Frères musulmans (FM) égyptiens n’est pas exclue, d’autant plus que le Guide des FM, Mohammed Mehdi Akef, vient de justifier la politique iranienne dans la région, et de critiquer le régime égyptien. Embarrassé, le Caire vient de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv en guise de protestation contre les raids israéliens. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Ghaïth, a rappelé que le Hamas a tiré plus de 60 roquettes sur Israël, la veille de la visite de Tzipi Livni au Caire, dans une tentative d’epêcher la médiation égyptienne d’aboutir à une trêve.

    Ainsi, il apparait que le Hamas joue le jeu de l’Iran, comma l’avait fait le Hezbollah en juillet 2006 au Liban, dans l’objectif de détourner l’attention sur Gaza pour occulter d’autres événements qui se préparent. En 2006, la guerre du Liban provoquée par le parti de Dieu, avait permis à l’Iran de gagner plusieurs mois avant que l’Occident ne traite son dossier nucléaire et n’impose des sanctions, et à la Syrie de retarder la mise en place du Tribunal international pour juger les assassins de Rafik Hariri.

    Aujourd’hui, le même scénario semble se reproduire, avec, en prime, l’affaiblissement des régimes modérés. Ce qui permettrait à l’Iran de conforter ses positions et de mieux négocier son programme nucléaire et à repousser toute attaque militaire israélienne ou américaine. Rappelons que le 26 décembre, plusieurs missiles avaient été découverts au Sud-Liban, pointés vers l’Etat hébreu. Ils étaient prêts à être tirés. Les factions palestiniennes basées au Liban ont démenti toute implication. De ce fait, il pourrait s’agir d’une action concertée entre le Hezbollah et l’Iran, visant directement les négociations de paix israélo-syriennes. Le président syrien Bachar Al-Assad venait en effet de confirmer les souhaits de son régime de négocier directement avec Israël, sous l’égide du parrain américain. Ce qui menacerait l’Iran et le Hezbollah. D’où la surenchère et l’escalade du Hamas et du Hezbollah visent à empêcher toute progression du processus de paix.

    Enfin, le paradoxe est de taille : autant la cause palestinienne est très lucrative pour ceux qui en font un commerce (Iran, Syrie, Hezbollah), autant le sang palestinien est peu cher, y compris pour le Hamas.

    Khaled Asmar ©« MediArabe.info »

  • Invasion de la bande de Gaza ?

    76a767c8-d057-11dd-bf64-cdb958494877.jpg Les tirs de roquettes palestiniennes ont repris de plus belle depuis la fin officielle de la trêve, vendredi. La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a déjà lancé l'offensive diplomatique pour justifier une action militaire.

    Israël prépare ostensiblement le terrain à une opération militaire de grande envergure dans la bande de Gaza. Objectif : intimider les islamistes palestiniens du Hamas, maîtres du jeu dans la bande de Gaza, pour qu'ils mettent fin aux tirs de roquettes vers le sud d'Israël qui ont repris de plus belle la semaine dernière après l'expiration d'une trêve des violences de six mois. Pour illustrer sa détermination, Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, a lancé une offensive diplomatique visant à prévenir la communauté internationale d'un possible scénario d'invasion de la bande de Gaza.

    Elle a ainsi transmis une lettre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour justifier à l'avance le fait qu'Israël pourrait être contraint de passer aux actes. La chef de la diplomatie a aussi multiplié les entretiens téléphoniques auprès de ses homologues américain et européens. Les représentants de l'État hébreu dans le monde ont reçu ordre de relayer le même message. En prévenant ainsi d'avance, Israël espère bénéficier le moment venu d'un répit de quelques jours en cas d'attaque dans la bande de Gaza avant que des pressions étrangères soient exercées pour mettre fin aux combats.

    Mais ces précautions ont, pour le moment, un côté virtuel. Très divisés, les dirigeants israéliens hésitent sur la tactique à adopter. Seule certitude : ils sont soumis à d'énormes pressions de la part des médias qui ne cessent de rapporter les souffrances des habitants, notamment des enfants des localités situées près de la bande de Gaza, cibles des roquettes palestiniennes. Pour compliquer le tout, la campagne électorale des législatives du 10 février favorise les surenchères.

    Piège de l'enlisement

    Ehoud Barak, le ministre de la Défense et chef du Parti travailliste, joue ainsi la carte de la «retenue» en dénonçant ses collègues va-t-en-guerre. «Ceux qui n'ont jamais vécu une guerre ne savent pas de quoi ils parlent. Leur blablabla est nuisible car il peut porter atteinte aux préparatifs d'une opération et en alourdir le prix», a lancé Ehoud Barak. Une position soutenue par Ehoud Olmert, le premier ministre démissionnaire. Ces critiques acerbes visaient Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima, le parti centriste au pouvoir qui veut «se débarrasser du régime du Hamas». Benjamin Nétanyahou, le chef de l'opposition de droite, prône lui aussi une politique de la main de fer.

    Les militaires, de leur côté, attendent que les «politiques» se décident à prendre leurs responsabilités. Comme le souligne Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense : «Frapper ne suffit pas, il faut savoir ce qui va se passer après le premier coup porté et comment s'en sortir par la suite», autrement dit l'état-major veut éviter à tout prix de tomber dans le piège de l'enlisement dans la bande de Gaza. Selon la plupart des commentateurs, l'État hébreu devrait dans ces conditions multiplier les raids aériens contre les lanceurs de roquettes tout en visant des cibles liées au Hamas telles que des bureaux, des stations de police. Dans un deuxième temps, Israël pourrait reprendre les opérations de «liquidations ciblées» contre les dirigeants islamistes. Ce n'est qu'en cas d'échec de ces méthodes déjà utilisées avec un succès tout relatif dans le passé que le feu vert à une prise d'assaut de la bande de Gaza pourrait être donné.

    Avant d'en arriver là, Ehoud Barak et Ehoud Olmert misent sur l'Égypte pour parvenir à «calmer» le Hamas. Une fragile lueur d'espoir est apparue lundi : le Hamas a accepté une minitrêve de 24 heures pour permettre le passage d'une aide humanitaire égyptienne vers la bande de Gaza. Reste à savoir s'il s'agit d'un tournant ou d'un simple répit.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/23/01003-20081223ARTFIG00002-israel-prepare-une-operation-contre-le-hamas-.php

  • Israël se "prépare" à frapper à Gaza

    ALeqM5gxs74GgO0QN1pQwUgqUGkkX_J6MA.jpgJERUSALEM (AFP) — Israël se prépare à frapper le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, en riposte aux tirs de roquettes, mais doit encore décider du moment opportun et de l'ampleur de sa riposte, ont indiqué dimanche des hauts responsables de la Défense.

    "Nous préparons notre riposte aux menaces du Hamas, mais il reste à décider quand elle se déroulera et quelle sera son ampleur" a déclaré à la radio publique un haut responsable de la Défense, le général de réserve Amos Gilad.

    "Pour frapper, il faut se préparer soigneusement, comme pour une opération chirurgicale", a ajouté Amos Gilad, principal conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak.

    De son côté, le gouvernement israélien de transition a débattu dimanche, lors de sa réunion hebdomadaire, de l'attitude à adopter face à la poursuite des tirs depuis la bande de Gaza, deux jours après l'expiration de la trêve entre l'Etat hébreu et le Hamas.

    M. Gilad a relevé le risque qu'une opération israélienne à grande échelle ne fasse des victimes innocentes et que le blâme en retombe sur Israël.

    "Si des femmes et des enfants sont tués, les instances internationales stopperont l'opération qui sera un échec", a-t-il mis en garde.

    Un autre responsable israélien de la Défense a jugé une confrontation entre l'Etat hébreu et le Hamas "inéluctable", en dépit des appels au calme de la communauté internationale.

    "Le chemin que nous empruntons concernant Gaza est évident. La situation est à la fois intolérable et limpide. Les considérations de l'armée sont les seules à décider du moment où les évènements se produiront", a-t-il déclaré à l'AFP.

    En marge de la réunion du cabinet, plusieurs ministres ont réclamé des ripostes bien plus sévères aux tirs qui se sont intensifiés depuis vendredi, faisant craindre un embrasement.

    La dirigeante du parti Kadima (centriste) au pouvoir, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni a exigé qu'"Israël rétablisse son pouvoir de dissuasion et stoppe les tirs des roquettes".

    "Israël doit faire tomber le pouvoir du Hamas et un gouvernement sous ma direction le fera", a-t-elle poursuivi, devant le groupe parlementaire du Kadima.

    Plus prudent, le Premier ministre Ehud Olmert, qui quittera ses fonctions à l'issue des législatives du 10 février, a déclaré au cabinet: "un gouvernement responsable n'est pas impatient à l'idée de déclencher une guerre mais ne l'évite pas non plus. En conséquence nous prendrons les mesures appropriées".

    Le ministre travailliste de la Défense a lui exhorté les responsables israéliens à plus de retenue, les accusant de faire de la surenchère à l'approche des législatives.

    "Nous ne pouvons accepter la situation à Gaza (et autour). J'ai donné instruction à l'armée et aux services de sécurité de se préparer, mais les voix belliqueuses sont nocives et inutiles", a dit Ehud Barak.

    Une vingtaine de roquettes et d'obus de mortiers ont été tirés dimanche par les groupes armés palestiniens de Gaza, selon un porte-parole militaire.

    Dans la soirée l'aviation israélienne a effectué un raid à l'est de la ville de Gaza en visant "deux lance-roquettes prêtes à l'usage", selon un porte-parole de l'armée. Selon des sources hospitalières palestiniennes, quatre Palestiniens -trois activistes et un enfant- ont été blessés lors de l'attaque.

    Pour sa part, le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Yuval Diskin, a mis en garde contre le risque que des roquettes n'atteignent la ville de Beer Sheva, à une cinquantaine de kilomètres de la bande de Gaza, soulignant que le Hamas en avait amélioré la portée, selon une source gouvernementale.

    En réponse à la recrudescence des violences, Israël a renforcé début novembre son blocus de la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de Palestiniens dans des conditions misérables.

    Ce blocus est en vigueur depuis la prise de pouvoir de Gaza par le Hamas en juin 2007...

    Nous vivons une époque où il est tout à fait convenable d’être antisémite, du moment qu’on ne prononce pas le mot "Juif"

  • La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial

    928589-1149914.jpg« Pour Taguieff, et c’est là l’originalité première de son livre, l’antisémitisme, tel qu’il fut mythologisé dans l’histoire officielle, est périmé, sinon complètement marginalisé. Les militants de l’islamisme radical – ennemis déclarés d’Israël – seraient, selon Taguieff, les nouveaux relais de la judéophobie. Cette passion serait doublement entretenue : par une interprétation fondamentaliste du Coran, d’une part, ainsi que par la complicité rhétorique avec le discours « progressiste » de l’intelligentsia de gauche, sensible à l’argumentaire « anti-raciste » et « anti-impérialiste » de la cause palestinienne ».

    Carl Bergeron, 28 ans, a soumis à Point de Bascule un compte-rendu du livre de Pierre-André Taguieff récemment sorti à Montréal, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial. (Odile Jacob, 2008, 683 p.)

    Compte rendu signé Carl Bergeron :

    En France, Pierre-André Taguieff faisait paraître en août dernier, chez Odile Jacob, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial. Cet ouvrage capital, qui fait suite à de nombreux travaux de l’auteur sur l’antisémitisme, n’est disponible que depuis le 9 décembre à Montréal. Se proposant de démystifier « la nouvelle judéophobie », Taguieff y dresse la généalogie de l’antisémitisme, en prenant soin toutefois de distinguer les différentes phases d’antisémitisme qui, depuis l’antijudaïsme chrétien, ont ponctué la longue histoire du peuple juif.

    Lire la suite : http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article752

    Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l’islamisme

    par Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS, Paris)

    Il faut s’interroger sur un paradoxe dont les conséquences géopolitiques peuvent être considérables : un pourcentage significatif des populations de culture musulmane installées dans les pays occidentaux et désireuses d’y rester se montre hostile à la civilisation occidentale et manifeste une certaine empathie à l’égard des milieux jihadistes. C’est dans les pays qui ont institutionnalisé le multiculturalisme, donc inscrit dans la loi le principe du respect inconditionnel des « identités culturelles », que l’opinion musulmane s’aligne le plus sur les positions islamistes. Les promoteurs de l’idée d’une « citoyenneté postnationale » ont par ailleurs fortement contribué à légitimer le multiculturalisme comme forme de « politique de la reconnaissance ». La version la plus radicale du multiculturalisme est illustrée par la politique néerlandaise de « pilarisation », présentée comme un moyen de garantir la tolérance à l’égard des religions, en accordant un système éducatif séparé, des services sociaux distincts, des médias et des syndicats différents aux catholiques, aux protestants et aux communautés sécularisées. Jusqu’au début des années 2000, les gouvernements néerlandais successifs ont fait leur la doctrine selon laquelle le meilleur moyen de favoriser l’intégration des populations issues de l’immigration était d’encourager les immigrés à « maintenir leur propre culture » (1). Ils ont facilité ce « maintien » des identités culturelles d’origine par tout un arsenal de politiques de redistribution visant les « minorités culturelles » reconnues (2). Même si la question de savoir si les musulmans constituent un « pilier » séparé est restée controversée, c’est un fait que les Pays-Bas se sont montrés plus volontaristes que d’autres pays pour accorder aux musulmans des écoles distinctes (3). Le choc provoqué par l’assassinat du leader politique Pim Fortuyn (6 mai 2002) (4), suivi par celui du cinéaste Théo Van Gogh (1er novembre 2004) (5), l’un et l’autre engagés dans un combat contre ce qu’ils pensaient être « l’islamisation » de leur pays, a fait prendre conscience aux Néerlandais des limites et surtout des effets pervers du multiculturalisme, terrain privilégié pour la propagande islamiste.

    La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Canada sont parmi les pays occidentaux les plus touchés par une islamisation fondamentaliste intense. Le multiculturalisme modéré existant en Grande-Bretagne a été défini en 1966, non sans un certain angélisme, par Roy Jenkins, alors secrétaire du Home Office, comme « la diversité culturelle, couplée à l’égalité des chances, dans une atmosphère de tolérance mutuelle » (6). Après les attentats islamistes de Londres (juillet 2005), les Britanniques ont à leur tour pris conscience des dangers présentés par le multiculturalisme à l’époque du terrorisme jihadiste gobal. L’angélisme différentialiste ne devrait plus être à l’ordre du jour en Grande-Bretagne (7). Dans une étude d’une exceptionnelle lucidité, « Atmosphère suffocante dans le Londonistan », publiée en juin 2006, le politologue Ernst Hillebrand montre non seulement que le multiculturalisme britannique a totalement échoué, mais encore qu’il a favorisé l’emprise islamiste sur les musulmans vivant en Grande-Bretagne. Le constat est saisissant :

    « 40 % des musulmans vivant en Grande-Bretagne souhaitent l’application de la Chari’a dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s’engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, “décadente et amorale”. 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l’électorat peut s’imaginer votant un jour pour un parti d’extrême droite ; bienvenue en Grande-Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de “riche d’une grande diversité, ouverte, multiculturelle”. Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n’avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l’intégration des musulmans. » (8)

    Les défenseurs d’un multiculturalisme institutionnel, lorsqu’ils professent un relativisme culturel radical, sont le plus souvent des ennemis déclarés de l’Occident, dénoncé comme incarnation d’un judéo-christianisme qui, par son intolérance et son « impérialisme », serait une machine à détruire les « cultures ». Comme l’a justement remarqué Élie Barnavi, « le multiculturalisme est un leurre », qui continue cependant de séduire nombre d’intellectuels et d’homme politiques en Europe. Le multiculturalisme se fonde implicitement sur un essentialisme culturel qui mine les fondements de tout ordre politique : « On ne bâtit pas une société digne de ce nom, ce qui implique une langue dans laquelle on puisse se comprendre, un minimum de culture commune, une mesure de mémoire partagée, en enfermant les gens dans leur propre langue, leur propre culture et leur propre mémoire » (9). Le multiculturalisme institutionnel, c’est-à-dire le multicommunautarisme, revient à transformer le droit à la différence en un devoir d’appartenance ordonné à une identité d’origine supposée et imposée (10). Ses défenseurs ont contribué à jeter la confusion dans les milieux antiracistes en définissant le racisme par le rejet du multiculturalisme. Dès lors, toute critique du projet multicommunautariste est soupçonnée d’exprimer une vision raciste, alors même que le multiculturalisme, quelles que soient les bonnes intentions de ses partisans, ressemble fort à ce monstre que serait un « multiracisme ». Les illusions pseudo-antiracistes suscitées par cette absolutisation de la différence culturelle et ce culte de la diversité culturelle en dissimulent mal les effets pervers : la fragmentation conflictuelle de l’espace public, l’ethno-racialisation des rapports sociaux, l’individualisation négative, la généralisation normative des ségrégations, l’accroissement de la défiance entre les groupes séparés et, pour finir, la destruction de la vie civique, mettant en danger le régime démocratique.

    Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d’intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l’épreuve au cours des années 2000, selon lequel le « capital social », soit « les réseaux qui relient entre eux les membres d’une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent » (11), tend à décliner lorsque s’accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu’il appelle la « diversité ethnique » aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain : les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques. Ces catégories dites « ethniques » ou « raciales » sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007 (12), le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d’un « progressiste », et qu’on peut réduire à quatre thèses : 1° Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblit ; 2° dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 3° dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu’ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l’est aussi ; 4° la diversité ethnique conduit à l’anomie et à l’isolement social. Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d’une enquête conduite d’une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d’environ 30 000 individus, ne peuvent qu’affoler les adeptes du « politiquement correct » en matière d’immigration (célébrée comme une « richesse ») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux). À la fin de son article, l’universitaire réputé « progressiste » qu’est Putnam définit sa position « politique » par un double rejet : « Il serait dommage qu’un progressisme politiquement correct nie la réalité du défi que constitue la diversité pour la solidarité sociale. Et il serait également regrettable qu’un conservatisme anhistorique et ethnocentrique refuse d’admettre que relever ce défi est à la fois souhaitable et possible ».

    Il reste à étudier d’une façon comparative d’autres sociétés démocratiques travaillées par les effets négatifs d’un excès de diversité interne, qu’il s’agisse des Pays-Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, de l’Allemagne ou de la Grande-Bretagne, sans oublier certains pays d’Europe méditerranéenne. L’horizon ainsi dessiné est plutôt sombre : si les thèses de Putnam sont fondées, universalisables et ainsi dotées d’une valeur prévisionnelle, alors le surgissement de sociétés multi-raciales et multiculturelles que favorise l’ouverture démocratique aura pour conséquences majeures le déclin de l’engagement civique et le délitement du lien social, remplacé par la défiance ou l’indifférence. Trop de diversité, en provoquant l’érosion de la confiance, tuerait la tolérance et ruinerait la solidarité sociale comme l’esprit civique. Dès lors, l’offre islamiste, centrée sur l’identité et la solidarité de groupe, deviendrait particulièrement attractive aux yeux des « communautés » diverses de culture musulmane. C’est dans ce contexte convulsif qui s’annonce, à l’heure du Jihad mondial, que les réseaux islamistes risquent de prendre leur essor en tout territoire situé hors de la « demeure de l’islam » (dar al-islam).

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    Cet article est extrait du livre de Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, en librairie le 25 août 2008.

    1) Voir Yasemin Soysal, Limits of Citizenship : Migrants and Postnational Membership in Europe, Chicago, University of Chicago Press, 1994.
    2) Voir Frank de Zwart, « Politiques ciblées dans les sociétés multiculturelles : acceptation, négation et substitution », Revue internationale des sciences sociales, LVII (1), n° 183, 2005, p. 164.
    3) Voir John Rex, Ethnicité et citoyenneté. La sociologie des sociétés multiculturelles, textes sélectionnés, traduits de l’anglais et introduits par Christophe Bertossi, préface de Michel Wieviorka, Paris, L’Harmattan, 2006, p. 76. Le sociologue britannique John Rex est l’un des principaux théoriciens de l’ethnicité et un défenseur du multiculturalisme. Voir John Rex, Race and Ethnicity, Buckingham, Open University Press, 1986, pp. 119-135 (chap. 7 : « The Concept of a Multi-Cultural Society »).
    4) Voir Pierre-André Taguieff, L’Illusion populiste. Essai sur les démagogies de l’âge démocratique, nouvelle édition refondue et considérablement augmentée, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2007, pp. 147-149.
    5) Voir Ian Buruma, On a tué Theo Van Gogh. Enquête sur la fin de l’Europe des Lumières, tr. fr. Jean Vaché, Paris, Flammarion, 2006.
    6) Cité par John Rex, Ethnicité et citoyenneté, op. cit., p. 135. Pour une présentation positive de ce modèle d’intégration visant à protéger la diversité culturelle, voir John Rex and Sally Tomlinson, Colonial Immigrants in a British City : A Class Analysis, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1979.
    7) Voir Gilles Kepel, Terreur et Martyre. Relever le défi de civilisation, Paris, Flammarion, 2008, pp. 206-224.
    8) Ernst Hillebrand, « Atmosphère suffocante dans le Londonistan », Friedrich-Ebert-Stiftung, Analyses et Documents, juin 2006, p. 1. Ernst Hillebrand était alors directeur du bureau londonien de la Friedrich-Ebert-Stiftung. Il en dirige le bureau de Paris depuis juillet 2007. Voir aussi Paul Landau, Le Sabre et le Coran. Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe, Monaco, Éditions du Rocher, 2005, pp. 89-95. Ce spécialiste de l’islamisme analyse le multiculturalisme, notamment aux Royaume-Uni, comme le « cheval de Troie des islamistes » (op. cit., p. 93), image symbolique que je lui emprunte ici.
    9) Élie Barnavi, Les Religions meurtrières, Paris, Flammarion, 2006, p. 129.
    10) Pour une analyse critique approfondie, voir Pierre-André Taguieff, La République enlisée. Pluralisme, « communautarisme » et citoyenneté, Paris, Éditions des Syrtes, 2005, pp. 12-184, 273-346.
    11) Voir l’article séminal de Robert D. Putnam, « Bowling Alone : America’s Declining Social Capital », The Journal of Democracy, 6 (1), 1995, pp. 65-78 ; ainsi que l’ouvrage qui a suivi : Bowling Alone : The Collapse and Revival of American Community, New York, Simon and Schuster, 2000. Voir Jean-Louis Thiébault, « Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance, le capital social, l’engagement civique et la politique comparée », Revue internationale de politique comparée, 10 (3), 2003, pp. 341-355.
    12) Robert D. Putnam, « E Pluribus Unum : Diversity and Community in the Twenty-first Century », Scandinavian Political Studies, 30 (2), juin 2007, pp. 137-174. Pour une analyse critique, voir Éloi Laurent, « Robert Putnam et la nouvelle indifférence américaine », 24 octobre 2007.
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