09.08.2009
Israël : Enfin vers l’Indépendance ?
Il semble qu’on ne peut, sans crouler sous les sarcasmes des « experts » , dissocier l’existence d’Israël de la bienveillance, du soutien, de « l’indéfectible amitié » américaine. On voudrait nous faire croire à une histoire d’amour idyllique. C’est oublier un peu vite la crise de Suez et la menace nucléaire (excusez du peu ! ), l’attaque monétaire contre la livre sterling et l’envoie de forces navales et aériennes pour interférer dans le dispositif franco-israélo-britannique de la part du conglomérat américano-soviétique
C’est oublier, aussi, l’attitude de l’ami américain durant la « guerre des six jours » et la riposte israélienne : le 8 juin 1967 des jets israéliens attaquent le navire-espion américain USS Liberty : 34 morts, 171 blessés.
Pour la classe politique israélienne, se souvenant des pressions américaines de 1956 , c’est le moyen de rappeler à Washington que l’État hébreux n’entend certes pas se contenter de jouer les Républiques bananières pour son compte, mais au contraire, de récupérer sa liberté d’action pleine et entière. Pour les Américains, empêtrés dans cette sombre histoire de navire-espion, ayant fort imprudemment prêté à Israël six RF-4C (version de reconnaissance du McDonnell Phantom II), appartenant à la 26ème escadre de reconnaissance tactique basée à Ramstein (Allemagne) et opérant sous cocardes israéliennes mais avec des pilotes américains (!), il importait de mettre fin, le plus rapidement et le plus discrètement possible, à une désastreuse erreur dans une guerre « non maîtrisée ». Washington ruminera son humiliation, bien décidée à rappeler qui était le maître à son encombrant protégé israélien.
L’attente durerait six ans… 1973 : la NSA indiqua à son frère israélien qu’aucune perturbation ne troublerait ce beau jour de kippour. Pas sympa…. Mais pas fini.
Jonathan Jay Pollard travaillait en 1985 en tant qu’officier de renseignement au Naval Anti-Terrorist Alert Center de Washington.
Les États-Unis lui reprocheront en particulier d’avoir livré à Israël le manuel des codes d’accès et de cryptage des écoutes de la NSA dans le monde, manuel qui fut ensuite livré par Shamir aux soviétiques .Pas sympa du tout.
Mais on s’arrangeait … Avoir un porte-avion, pendant la guerre froide, face aux alliés des russes était très utile et confortable pour Washington. Cela fournissait une armée supplétive, permettant, de fait, de ne pas engager directement des troupes US sur le terrain. Les conflits par procuration sont les meilleures des guerres pour les empires.
Puis la fin de la « guerre froide », le rapprochement avec les pays arabes, l’installation, véritable occupation, des « Marines » à l’intérieur des pays musulmans, la « neutralisation » de l’Irak, rendit caduque, plus que la victoire d’Obama, la pseudo alliance indéfectible. Les rapports diplomatiques solidaires ont laissé place aux épreuves de force et aux diktats.
Si les américains ont profité sans vergogne d’Israël, il est tout aussi évident que l’État israélien n’a jamais totalement souhaité une politique indépendante. En avait-il les moyens ? Il en avait en tout cas l’idéologie. Le Sionisme, héritier de l’humanisme religieux, a voulu concilier Spiritualité et Nation comme le prônait Yeshayahou Leibovitch.
Son organisation sociale première s’inspirait plus des fermes collectives enracinées que des théories capitalistes vagabondes. Israël état socialiste non-aligné ? Le défi aurait pu être relevé et les crises économiques majeures se succédant, n’insultons pas l’avenir. Impossible n’est pas historique.
L’existence d’un état est conditionné par la nature de ses alliances. Quelles alliances pour quelle politique ?
Si nous répondons Indépendance, cela devient : Quelle politique pour quelles alliances ?
Israël ne doit rien s’interdire, à priori. Un des premiers allié pourrait être le Liban débarrassé de l’influence néfaste du Hezbollah avec le retour aux affaires des Chrétiens à des postes de grande responsabilité ( souvenons-nous de L’armée du Liban libre du général Lahad, devenue ALS, regroupant non seulement des chrétiens maronites (majoritaires), mais aussi des musulmans).
Deuxièmement, la Jordanie et L’Égypte peuvent présenter des caractères de sûreté certains, si la question palestinienne se règle définitivement et rapidement : Un État palestinien laïque. Concernant la Syrie, il convient de jouer sur son caractère « laïque-socialiste -arabe ». Cela demanderait aux israéliens, surtout à leurs dirigeants, à se penser comme un État libre, un État indépendant, et disons-le tout net, comme un État pleinement laïque, pilier d’une Union du Proche-Orient, un Commonwealth démocratique, comparable à L’UE. Toutes les parties y ont intérêt. Il suffit, et chacun a conscience des travaux herculéens, de « décrocher » des impérialismes destructeurs d’identités opposés aux « Droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
On verra alors peut-être Israël ressembler plus au Venezuela et Netanyahou plus à Morales. Loin d’être un cauchemar, sauf pour les pilleurs de peuples, cela réalisera le rêve des premiers sionistes qui, comme Meir Dizengoff ( « Nous ne posséderons jamais des canons » ) pensaient que leur cause triompherait par la seule force morale…
« Et les résidus islamistes ? » me direz-vous.
Ils apparaîtront pour ce qu’ils sont : les collaborateurs empressés des impérialistes dans le vaste jeu de divisions et de massacres des peuples qu’est leur pratique nauséabonde du Monopoly mondial.
Jean-Marc DESANTI
Retrouvez aussi cet article sur :
http://armees.com/Israel-Enfin-vers-l-Independance.html
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=49747&L=fr
http://www.alterinfo.net/Israel-Enfin-vers-l-Independance...
http://www.resiliencetv.fr/?p=4708
10:50 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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27.05.2009
Corses et juifs : Frères d'armes !

L'histoire des Juifs en Corse remonte à plusieurs centaines d'années. Les premières traces d'une présence juive dans l'île se situent aux alentours de l'an 800. A cette époque, une importante immigration venue d'Égypte s'est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces juifs parlaient et écrivaient l'hébreu. La majorité d'entre eux s'est implantée à proximité d'un village dénommé Levie (le bien nommé), situé à l'intérieur des terres à 20 km environ de Porto-Vecchio . Par la suite, les membres de la communauté se sont disperses un peu partout dans l'île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à coté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant une persécution locale, et s'installèrent dans les régions montagneuses du centre de l'île. En l'an 1684, la ville de Padoue, en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C'est grâce a l'intervention d'un père Franciscain, le Père Marco, qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie cette communauté décida d'émigrer sous d'autres cieux plus cléments. Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse.
Mais la plus importante vague d'immigration juive qu'ait connue la Corse se situe entre 1750 et 1769. La première république corse constitutionnelle et démocratique d'Europe venant de naître, Pascal Paoli fit venir 10000 Juifs du nord de l'Italie, de Milan, de Turin ainsi que de Gênes pour revitaliser l'île suite a 400 ans d'occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : "Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu'ils partagent le même sort". Cela fit comprendre aux Juifs qu'ils étaient des citoyens à part entière et qu'ils bénéficiaient d'une totale liberté de culte, ce qui n'était pas le cas dans bon nombre de pays.
En réalité, plus de 30% de la population corse a des origines juives.
Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d'entre eux étant roux, ils se virent affubles du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En lisant les états civils, on peut facilement s'en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni... très communs dans l'île, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.
Le nombre relativement peu important de membres de la communauté juive, ajouté au fait que les Corses n'ont fait aucune différence entre les originaires de l'île et ces nouveaux venus, est très certainement à l'origine d'un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l'île de beauté d'une ancienne présence juive y sont très nombreux ; un exemple probant en est le nom d'un village Casalabriva qui vient de: casa di l'ébréo, littéralement la maison de l'hébreu . Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveaux-nés des prénoms d'origine hébraïque tel que Mouse (Moise) etc. ...
Plus proche de nous, durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l'île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants a se réfugier dans les villages de montagne.
La Corse eut donc une attitude plus qu'honorable envers les Juifs persécutés, et pas seulement pendant la Seconde guerre mondiale. En effet, c'est le seul endroit en Europe ou l'on n'eut jamais a déplorer des actes antisémites, et cela mérite d'être dit. En 1947, la Corse apporta sa contribution a la création de l'État d'Israël. Des Corses d'alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur État. Leur mission: accueillir des avions qui doivent être bourrés d'armes pour s'envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d'atterrissage. Des hommes, parmi eux des policiers mais aussi des voyous, rendent visite au préfet de l'époque; il a pour nom ... Maurice Papon.
L'homme a un passé confus, on lui explique que l'aéroport d'Ajaccio sera réservé a ces transports d'armes. Les Corses bénéficient de l'accord du gouvernement socialiste qui ne peut agir ouvertement. Maurice Papon ferme donc les yeux. Les armes transiteront par la Corse pour s'évaporer vers le futur État juif. Il ne faut pas oublier de souligner qu'hormis toutes les vagues d'immigration juive qu'ait pu connaître la Corse , des individus isolés sont venus s'y installer, provenant notamment des communautés juives d'Afrique du nord. De nos jours, la communauté juive de l'île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. On ouvre deux fois dans l'année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état: pour Roch Hachana, le jour de l'an Juif et Yom Kipour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l'île pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitie et s'y installent définitivement. Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l'État d'Israël dans la période difficile qu'il traverse actuellement. Parmi ces amis d'Israël, certains sont allés jusqu'a écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu'aux medias français, afin de dénoncer la politique européenne et française en particulier, toujours pro palestinienne. Ce soutien important s'explique, en partie par le fait que beaucoup de corses ont le sentiment qu' il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias français. Du reste , une association Corse - Israël s'est crée afin de rapprocher les deux communautés et de développer le dialogue entre elles .
ARTICLE PARU DANS ISRAEL MAGAZINE
19:05 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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21.04.2009
Télévision du Hamas : Si Allah veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier
Sermon du vendredi sur la télévision du Hamas : Si Allah le veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier
Ci-dessous des extraits d´un sermon du vendredi du Hamas, diffusé sur la télévision Al-Aqsa, le 3 avril 2009 :
Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais surMEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2080.htm.
Voir la page web de MEMRI TV consacrée à la télévision Al-Aqsa : http://www.memritv.org/content/en/tv_channel_indiv.htm?id...
"Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés"
Prédicateur : "Qui c´est qui dirige aujourd´hui le monde contre l´islam et son peuple ? Qui c´est qui mène la campagne violente et sauvage contre l´islam et son peuple ? La réponse est claire comme le jour : c´est la nation des Juifs. Ce sont les Juifs qui mènent aujourd´hui la violente campagne contre les musulmans. (…)
Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés, et parce que la pure Sunna du Prophète Mahomet a consacré beaucoup de place pour informer les musulmans de la vérité sur les Juifs et leur animosité à l´égard de l´islam et de son Prophète. (…)"
"Dans le Protocole des Sages de Sion, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias"
"Leur célèbre livre, dont les plus raisonnables d´entre eux nient l´existence, Le Protocole des Sages de Sion, comme on l´appelle, et que nous appelons le ´Protocole des Idiots de Sion´… Dans ce livre, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias, comme on le voit aujourd´hui, mes frères en la nation du Prophète Mahomet. Les Juifs tissent aujourd´hui leurs toiles d´araignées afin d´encercler notre nation comme un bracelet enserre un poignet, afin de répandre la corruption partout dans le monde."
"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre."
"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre. (…)"
"Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."
"Il était une fois un chien qui effrayait tout le voisinage avec ses aboiements. Ce chien engendra un chiot plus mauvais encore que son père. Les Juifs sont toujours les mêmes, mes frères. Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."
Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site
Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.
17:53 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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03.04.2009
Un jeune Israélien de 16 ans tué à coups de hache près de Hébron
Nous recevons à l'instant, cette information épouvantable : "Aujourd’hui, encore, un enfant de 16 ans a été abattu par un terroriste à coups de… hache. Les premiers mots du ministre des affaires étrangères Lieberman étaient de constater l’impossibilité de faire la paix avec un peuple qui tue nos enfants… [N'était-ce pas] prémonitoire ?". Constatant l'échec de leurs incessantes tentatives d'attentats, ces assassins ont tourné leur rage contre des enfants. On remarquera le machiavélisme de la dépêche, qui délaie l'horreur du crime en précisant que le lieu du drame, Bat Ayin, est une "colonie juive", en parlant de "Cisjordanie occupée" et en rappelant, dans ce contexte, 1) que trois habitants [de Bat Ain] avaient été condamnés en 2002 par un tribunal israélien à des peines de 12 à 15 ans de prison pour avoir tenté de faire exploser une bombe près d'une école de filles palestinienne de Jérusalem-Est", 2) qu'"Avigdor Lieberman, a déclaré mercredi qu'il ne reconnaissait pas le processus de paix lancé en novembre 2007, à Annapolis, en vue de la création d'un Etat palestinien". Vous l'avez compris: les pauvres terroristes palestiniens sont désespérés par tous ces "crimes" israéliens, alors, il faut comprendre que, même quand ils massacrent des enfants, c'est la faute à Israël! (Menahem Macina).

Après le drame, l'armée a aussitôt bouclé la zone entourant Bat Ayin et décrété un couvre-feu dans les villages palestiniens voisins. Crédits photo : AFP
BAT AYIN, Cisjordanie (Reuters) - Un adolescent israélien de 16 ans a été tué et un enfant âgé de sept ans grièvement blessé dans la colonie juive de Bat Ayin, près de Hébron, par un Palestinien armé d'une hache et d'un couteau et qui a réussi à s'enfuir.
L'agression a été revendiquée conjointement par les Brigades des martyrs d'Al Aksa, un groupe armé issu de la base du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, et le Jihad islamique, en représailles des "crimes d'occupation" israéliens.
Cette attaque intervient au surlendemain de l'investiture du gouvernement de Benjamin Netanyahu, dont le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré mercredi qu'il ne reconnaissait pas le processus de paix lancé en novembre 2007, à Annapolis, en vue de la création d'un Etat palestinien.
"C'est un message au nouveau gouvernement. Je pense que les Palestiniens doivent comprendre que la réponse que nous leur réservons sera bien plus violente", a réagi le député David Rotem, membre d'Israel Beitenu, le parti d'extrême droite que dirige Lieberman.
Mark Regev, porte-parole de Netanyahu, a dénoncé un "acte insensé de brutalité contre des innocents". "Le nouveau gouvernement israélien aura une tolérance zéro envers ce type d'attaques et refuse de les considérer comme routinières", a-t-il dit.
"Le gouvernement palestinien doit, lui aussi, avoir une tolérance zéro envers la terreur, en paroles comme en actes, afin de démontrer son attachement à la paix et à la réconciliation", a ajouté Regev.
La police a déclaré rechercher activement l'agresseur de Bat Ayin, qui, après avoir frappé les deux enfants, a été désarmé par un adulte qu'il a vainement tenté de poignarder avant de s'enfuir.
Un millier de Palestiniens vivent à Bat Ayin, une colonie dont trois habitants avaient été condamnés en 2002 par un tribunal israélien à des peines de 12 à 15 ans de prison pour avoir tenté de faire exploser une bombe près d'une école de filles palestinienne de Jérusalem-Est.
Le député centriste Gideon Ezra, membre de Kadima, a mis en garde le nouveau gouvernement contre la tentation de procéder à des représailles disproportionnées, "qui ne feraient que rapprocher les modérés des extrémistes" palestiniens.
Rotem, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque, a évoqué la possibilité de resserrer encore les restrictions aux allées et venues des Palestiniens en Cisjordanie occupée.
Version française Marc Delteil
© Le Point avec Reuters Mis en ligne le 2 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
19:58 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.03.2009
Nationalité algérienne
nous vous invitons à prendre connaissance de ce qui suit.
Bien sûr, cela n'engage que les adhérents à D'Algérie-Djezaïr, le Mouvement multi-ethnique et pluri-confessionnel que nous avons créé. Il est le fruit de femmes et d'hommes d'expériences qui au-delà de leurs diversités, de leurs divergences de vues, ont fait le choix de se rassembler autour d'un dénominateur commun, et qu'ils offrent en partage.
Il est un chemin encore à défricher. Chemin accompli dans le respect de ceux prêts à le parcourir avec nous et attentifs aux autres sensibilités.
Nous formulons donc l'espérance qu'au-delà d'éventuelles différences d'appréciations, et d'actions, celles-ci s'exprimeront dans un respect réciproque auquel nous sommes attachés.
En effet, quelques soient les sentiments (agréables, indifférents ou même passionnels) que susciteront en vous la lecture des documents joints, sachez que nous avons toujours eu à l'esprit la diversité des mémoires heureuses et douloureuses de ce morceau d'Histoire commune et que nous sommes respectueux de celles-ci.
Quelques soient vos réactions, nous en mesurerons pleinement la dimension car elles appartiendront à notre patrimoine commun de déracinés.
Merci de nous accueillir un petit moment dans votre quotidien.
Bien respectueusement.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr.
Voilà ce que depuis 15 jours a été envoyé aux médias, aux personnalités, aux citoyens Algériens.... et qui, pour information, nous vaut très majoritairement des échos positifs :
Mesdames, messieurs, de la Société Civile en Algérie,
Notre Mouvement, D'Algérie-Djezaïr, souhaite s'adresser aux candidats à l'élection présidentielle, au peuple algérien ainsi qu' à vous-même.
Pour cela, nous prenons ce contact afin de vous faire connaître le texte suivant - "nationalité" -pour en informer le grand public, de même que l'information des éléments l'accompagnant définissant la philosophie de notre Mouvement.
Merci de votre attention et de votre aide.
Respectueuses salutations.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr
Messieurs les candidats à la Présidence de la République,
nous, adhérents au Mouvement D'Algérie-Djezaïr, sommes particulièrement heureux de vous saisir de cette demande au moment où vous vous préparez à solliciter la confiance du peuple algérien.
Nous sommes persuadés que vous aurez la volonté de donner votre opinion à propos d'un sujet tenant au coeur de chaque algérien. Ceux ayant la nationalité algérienne comme ceux qui auraient voulu pouvoir exercer un véritable choix pour ne pas en être à jamais automatiquement exclus.
Ayant constaté que ces dernières années le Code de la Nationalité avait évolué dans le sens de l'ouverture, nous serions plus heureux si ce Code continuait d'évoluer dans le sens d'une authentique réconciliation historique où tout serait dit entre ceux qui se déchirèrent et se séparèrent hier.
Ce serait alors la concrétisation de ce qui se passe quotidiennement depuis plusieurs années lorsque Pieds-Noirs et Juifs reviennent vers les villes et les villages d'enfance de leur pays où ils sont accueillis dans la liesse d'une fraternité ressurgissante quasi intacte malgré les décennies de rupture.
A l'instar du peuple algérien dont nous nous considérons aussi faire partie, nous serons donc attentifs à vos réactions, à vos réponses à notre démarche que nous aimerions ne pas voir déçue car correspondant de plus, à notre humble avis, au sens de l'évolution humaine dite "mondialisée".
Nous vous présentons, dans l'attente, nos respectueuses salutations.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr
10:47 Ecrit par Ivan dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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19.02.2009
Ivres de guerre et de haine
Une journaliste russe est allée à la rencontre de Juifs de Russie installés en Israël. Elle témoigne de la dérive morale de cette communauté.
La petite ville israélienne de Sderot est un vrai trou perdu de province – “au bout du monde à gauche”. Si cette bourgade a fait la une des médias, c’est à cause des roquettes artisanales Qassam [lancées depuis la bande de Gaza] qui s’y abattaient régulièrement et de la “colline de la honte” d’où des centaines d’Israéliens sont venus se délecter du spectacle des trois semaines [27 décembre 2008-17 janvier 2009] d’offensive contre les Palestiniens. “Mes compatriotes sont devenus fous”, constate Nomika Zion, une habitante de Sderot. “Toute la ville est pavoisée. Des groupes de soutien distribuent des fleurs dans les rues, les gens klaxonnent pour saluer chaque nouvelle tonne de bombes larguée sur nos voisins. Cette euphorie démente, cette ivresse de la guerre, cette soif de vengeance et de pouvoir me terrifient. Ces gens ont oublié la maxime juive selon laquelle il ne faut pas se réjouir lorsque son ennemi est à terre.” Nomika Zion, une femme belle et passionnée, est une véritable enfant d’Israël, née dans un kibboutz au sein d’une famille de militants politiques, dans l’atmosphère idéaliste où l’on inculquait aux enfants que les droits civiques étaient ce qu’on ne pouvait retirer aux autres sans se déshonorer. Dans son kibboutz, elle a créé un groupe nommé Une autre voix de Sderot et publié sur Internet un article affirmant, entre autres, que “le bain de sang qui a eu lieu à Gaza ne s’est pas fait en mon nom, ni au nom de ma sécurité”. Cet article a fait de Nomika et de ses amis des parias dans la ville.
“Nous, les Juifs, avons un complexe de victimes permanentes. Nous avons perdu la capacité de compatir aux malheurs des autres. La différence entre moi, qui vis dans la peur qu’une roquette me tue, et les habitants de Gaza, c’est que je suis libre alors qu’ils sont enfermés.” Qu’est-ce que Gaza ? Une étroite bande de terre bordée par la mer et entourée de barbelés, où s’entassent 1,5 million de personnes – un camp de concentration surréaliste où sont parqués des Palestiniens, créé, ironie du sort, par des Juifs dont les grands-parents ont eux-mêmes péri dans des camps de concentration. Ceux qui naissent à Gaza n’ont pas de passeport, ni de pays, ni de nationalité, ni le droit de se déplacer.
J’ai célébré l’ancien nouvel an [orthodoxe russe, le 13 janvier] en plein cœur de Jérusalem, en compagnie d’Israéliens d’origine russe. Ces gentils intellectuels plaisantaient et fredonnaient des chansons soviétiques. Soudain, l’ambiance a changé : il venait d’être question de Gaza. “Faut tous les buter !” J’ai tenté un : “Mais, enfin, ce sont des êtres humains ! Est-ce qu’il n’y a que le sang juif qui compte pour vous ? — Absolument !” m’a rétorqué Haïm, de Lviv.
La présence du mari d’une de mes amies juives conférait à la scène une ironie amère. Cet homme est un chrétien palestinien répondant au beau prénom biblique de Noé. Toutes ces impitoyables Olia de Voronej et Iacha d’Odessa, arrivées il y a une dizaine d’années, ont immédiatement obtenu la nationalité israélienne. Noé, qui est né et a grandi à Jérusalem, dont les racines familiales plongent en Terre sainte, n’est pas, pour sa part, citoyen israélien, n’a pas le droit de vote et ne peut pas se présenter à la moindre élection. C’est une personne sans cesse humiliée dans sa propre patrie. Pour lui, ce million et demi de russophones est une troupe d’occupants qui lui dénient tout droit, à lui, maître légitime des lieux (en 1917, les Arabes constituaient 93 % de la population de la Palestine).
“L’adhésion des Israéliens à ce carnage est le résultat de nombreuses années de lavage de cerveau”, considère Aliona, de Moscou, l’épouse de Noé. Dans les médias russophones israéliens, les Arabes sont déshumanisés et présentés comme des bêtes sauvages qu’il faut exterminer. L’Etat a besoin d’un ennemi extérieur, sans quoi il se désagrège. Tous ces Juifs, venus s’installer en Israël, porteurs de différentes cultures et traditions, sont soudés par un unique sentiment : “Nous sommes une forteresse assiégée, nous sommes contre le reste du monde.” Lorsqu’on leur explique comment les colons s’emparent de terres palestiniennes en Cisjordanie, ils affirment que ce sont des mensonges. Le monde entier diffuse des images d’enfants de Gaza brûlés par les bombes au phosphore, et on entend en réponse : “Vous êtes de vils antisémites.” La “pensée talmudique” est l’art de retourner une situation.
Pour le rabbin Abraham Schmulevitch (né Nikita Demine à Saint-Pétersbourg), “l’humanité doit toutes ses grandes valeurs aux Juifs. C’est à travers nous que Dieu a révélé aux goys [non-Juifs] les vérités suprêmes. Les Juifs sont le peuple élu, mais élu pour quoi ? Pour fixer les normes idéales à l’ensemble de l’humanité.” Ce rabbin est un personnage charismatique. “Hypersioniste”, tel qu’il se définit, il dirige le mouvement Bead Artzeinu [Pour notre pays] et me brosse un tableau grandiose du futur empire juif, destiné à s’étendre du Nil à l’Euphrate. “Nous prendrons un morceau de l’Egypte, le Liban, la Syrie, une partie de l’Irak et un petit bout du Koweït, car telle est la terre que Dieu a donnée au peuple juif”, détaille-t-il en me montrant une carte de cet empire à venir. “Nous libérerons notre terre par le fouet, et nous laisserons aux peuples qui y vivent le choix de mourir ou de se soumettre à nos règles.”
Daria Aslamova
Komsomolskaïa Pravda http://www.kp.ru/
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24.01.2009
Le mal et la pensée

L’homme est pire qu’un loup pour l’homme. Hobbes n’était pas allé assez loin dans son pessimisme sur la condition humaine en pensant que la dérive des passions pouvait entraîner l’homme à devenir un loup pour son prochain. Pire qu’un loup, bien pire qu’un loup, parce que capable du pire. Mais la métaphore animale n’est pas éclairante, elle obscurcit même la pensée. L’animal n’est pas capable du pire : le loup n’est pas un loup pour le loup. Seul l’homme, lui, est capable du pire.
Qu’est-ce que le pire ? Le mal extrême, absolu. Peut-être. La Shoah, l’extermination des Juifs d’Europe, première phase du projet d’éradication des Juifs du monde entier, ce projet démoniaque des nazis a probablement conduit l’humanité à descendre jusqu’au plus profond de l’horreur, en deçà de quoi il n’y a peut-être rien de pire. Cœur des ténèbres. Mais sait-on ce que l’avenir nous réserve ? La conscience du « rien de pire que les nazis » n’a pas empêché les hommes de recommencer : reconduction du « rien de pire » au Cambodge et à l’égard des Tutsi du Rwanda. Peut-être doit-on, dès à présent, se prémunir contre pire que le pire.
NOTES
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Le Vatican a annulé l'excommunication d'évêques intégristes d'Ecône, dont un négationniste
Mgr Richard Williamson, l’un des quatre évêques intégristes dont l’excommunication aurait été levée par le pape BenoîtXVI, a mis en doute l’existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé par la télévision suédoise. “Je crois qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz (…) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz”, a-t-il déclaré au cours de l’émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT.
De nationalité britannique, Mgr Williamson appartient à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, organisation catholique intégriste dont, selon des journaux italiens qui se fondent sur des indiscrétions au Vatican, Benoît XVI a décidé de lever l’excommunication. Âgé de 68 ans, il a été ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, provoquant son excommunication et celle des autres évêques “schismatiques”.
“Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L’Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d’euros parce que les Allemands souffrent d’un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés”, a-t-il encore dit ...
19:04 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : mgr richard williamson, benoîtxvi, vatican, chambres gaz, robert faurisson, shoa, juifs |
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17.12.2008
Le visage changeant d’Israël

Avraham Burg croit à l’évidence que l’occupation a eu un profond effet corrupteur sur Israël. Mais un autre phénomène qui est en cours à l’intérieur d’Israël l’inquiète beaucoup : le changement de nature de cette société. Il dit par exemple que « la société israélienne est fondamentalement divisée, » et même s’il ne précise pas les détails de cette division, elle semble avoir une dimension politique et religieuse. Il pense que le centre de gravité politique d’Israël s’est déplacé sensiblement à droite. En fait, il pense que la gauche « a vu sa base s’effriter et est devenue marginale. » Il considère aussi que l’équilibre entre les Israéliens tenants du sécularisme et les religieux a basculé en faveur de ces derniers, et c’est pourquoi il écrit que « l’avènement d’un Etat dirigé par des rabbins et des généraux n’est pas un cauchemar impossible. »
Je vais tenter d’étayer l’analyse de Burg en précisant quelques tendances internes de la société israélienne qui ont eu et continueront à avoir un effet profond sur l’Etat juif avec le temps, mais qui dont les médiats traditionnels ici en Amérique ne parlent guère. Plus précisément, je voudrais me concentrer sur le renforcement des ultra-orthodoxes ou Haredi en Israël, et de l’émigration hors d’Israël qu’on pourrait appeler « Aliyah à l’envers. »
Au moment de sa fondation en 1948, Israël comportait seulement un petit nombre de Juifs ultra orthodoxes. En fait, les Haredis étaient profondément opposés au sionisme qu’ils percevaient comme un affront à la tradition juive. Cependant, leur nombre s’est accru par à coups ces dernières années comme l’a fait leur proportion dans la population israélienne. La raison en est simple : en moyenne, chaque femme Haredi a 7,6 enfants, ce qui représente à peu près le triple de ce qu’on observe dans l’ensemble de la population juive israélienne. Ainsi le magazine Forward rapportait en août 2007 que « En quinze ans, de 1992 à 2007, la proportion d’enfants juifs fréquentant des écoles élémentaires publiques profanes est passé de 67 % à 55 % ; cette proportion devrait tomber à 51 % en 2012. Le pourcentage d’élèves qui fréquentent les écoles ultra orthodoxes est passé entre temps de 12 ,4 % en 1992 à 26,7 % en 2007 et devrait atteindre 31 % en 2012. »
La croissance rapide de la communauté ultra-orthodoxe a des conséquences significatives pour Israël, parce que seulement 30 % des hommes ultra orthodoxes travaillent et très peu parmi eux effectuent le service militaire. Plus généralement, elle implique que cette communauté jouera probablement un rôle politique important en Israël dans les décennies à venir. Il vaut la peine de noter que lors de la dernière élection municipale à Jérusalem, le candidat ultra-orthodoxe, Meir Porush a déclaré que « Encore quinze années et il n’y aura plus un seul maire non religieux dans aucune ville d’Israël, excepté peut-être dans un petit village perdu ». Il exagérait, c’est certain, mais ses propos montrent l’orientation prise par Israël et pourquoi Burg s’inquiète du contrôle de l’Etat par les rabbins.
La deuxième tendance réside dans le grand nombre d’Israéliens qui ont émigré en Amérique du nord et en Europe, et qui ne rentreront probablement pas. Selon la plupart des estimations, il y a approximativement 5.3 millions de juifs Israéliens et 5.2 millions de Palestiniens habitant le grand Israël [c.à.d. l'ensemble de la Palestine]. Il y a également environ 300.000 individus habitant en Israël que le Bureau central de la statistique définit en tant que «autres. » La plupart sont des parents d’immigrés ou les individus juifs qui ont des ancêtres juifs, mais pas une mère juive, et ne sont donc pas classés dans la catégorie des juifs par le gouvernement israélien. Si on compte ces « autres » comme juifs, alors il y a 5.6 millions de juifs israéliens, et non 5.3 millions. Procédons ainsi, ce qui signifie qu’il y a 5.6 millions de juifs israéliens et 5.2 millions de Palestiniens. Cependant, tous ces juifs n’habitent plus toujours en Israël. Il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur le nombre d’Israéliens qui vivent à l’étranger, parce que le gouvernement a cessé de les publier au début des années 70. En me basant sur divers articles sur le sujet et des conversations que j’ai eues quand j’étais en Israël en juin dernier, il semble raisonnable de supposer qu’au moins 750.000 Israéliens vivent à l’étranger. Ceci signifie qu’il y a maintenant moins de juifs que de Palestiniens habitant le grand Israël, même en comptant les 300.000 «autres» comme juifs.
En outre, de nombreux indices montrent qu’un nombre substantiel de juifs israéliens voudrait quitter Israël s’il en avait la possibilité. Dans un article qui vient de paraître dans National Interest, John Mueller et l’Ian Lustick rapportent que « une étude récente indique que seulement 69 % d’Israéliens juifs disent vouloir rester dans le pays, et un sondage de 2007 montre qu’un quart des Israéliens envisagent de partir, pourcentage qui inclut presque la moitié de l’ensemble de la jeunesse. Ils signalent également que, «selon une autre étude, 44 % des Israéliens disent qu’ils seraient prêts à partir s’ils pourraient obtenir un meilleur niveau de vie ailleurs. Plus de 100.000 Israéliens ont acquis les passeports européens. « * je suis prêt à parier que la plupart de ces Israéliens qui ont choisi de vivre dans la Diaspora sont non religieux et modérés politiquement, au moins par rapport au contexte israélien. Il est également utile de noter que l’immigration en Israël est faible depuis le début des années 90, et que certaines années, le nombre des émigrants dépasse celui des immigrants.
Ces données semblent confirmer le point de vue de Burg selon lequel la société israélienne devient plus religieuse et moins séculière, et que le centre de gravité politique va beaucoup plus loin vers la droite qu’à l’accoutumée. Je pense que l’évolution de cette situation a cinq conséquences possibles.
Premièrement, ces tendances rendront certainement moins probable une évacuation de la Cisjordanie par Israël et la création d’un Etat palestinien viable. Le Grand Israël deviendra un fait accompli, si ce n’est déjà le cas.
En second lieu, il semble clair que les juifs vont être nettement dépassés en nombre par les Palestiniens dans le Grand Israël. Le fait démographique fondamental que je n’ai pas évoqué antérieurement est que la femme palestinienne a en moyenne approximativement 4.6 enfants, contre environ 2.6 enfants pour la femme israélienne. Le Grand Israël sera un Etat de ségrégation.
Troisièmement, les jeunes Israéliens qui pensent comme Burg sont susceptibles de se sentir de plus en plus mal à l’aise en Israël, et de trouver l’idée de vivre en Europe ou en Amérique du nord de plus en plus attrayante. Et l’Europe, qui devra face dans un proche avenir à de sérieux problèmes démographiques réservera probablement un accueil favorable - peut-être même tentera-t-elle de l’attirer - aux Israéliens qui voudront immigrer.
Quatrièmement, il risque de devenir de plus en plus difficile pour les forces pro-Israël aux Etats-Unis d’arguer que Washington devrait maintenir ses « relations spéciales ” avec l’Israël, parce que les deux pays ont « des valeurs communes. « Il n’y a pas beaucoup de similitude en termes de valeurs fondamentales entre cet Israël émergent l’Amérique contemporaine.
Cinquièmement, il semble également évident qu’il va être de plus en plus difficile pour les juifs américains, particulièrement les plus jeunes, de s’identifier à Israël et de ressentir un attachement profond envers cet Etat, attachement essentiel pour maintenir les relations spéciales.
En somme, Israël est en difficulté et c’est pourquoi les Américains de toutes convictions - particulièrement ceux qui prétendent être les amis d’Israël - devraient lire le livre important de Burg et commencer à en parler.
John Mearsheimer, TPMCafe (USA)
Traduction : Mounadil el-Djazaïri http://www.mecanopolis.org/?p=2554
16:16 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : gaza, hamas, israel, judaïsme, juifs, palestine, proche-orient |
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16.12.2008
LIVNI TOUCHEE PAR LE BON SENS KAHANISTE ?
Nous sommes assez opposés à la politique d’abandon et de faiblesse de Kadima pour féliciter sa dirigeante quand elle exprime des paroles sensées. Nous savons bien qu’elle le fait pour récupérer les votes des électeurs du Likoud dégoûtés par les magouilles de Bibi pour empêcher Feiglin d’être député.
Livni : "Ma solution pour le maintien d’un État juif et démocratique est d’avoir deux Etats-nations avec certaines concessions et des frontières claires”, a-t-elle affirmé. "Une fois l’État palestinien créé, "nous pourrons dire aux citoyens palestiniens d’Israël, ceux que nous appelons les Arabes d’Israël, la solution à vos aspirations nationales se trouve ailleurs »
Évidemment le député traître Ahmed Tibi a protesté après ces déclarations et a demandé à Livni : « Propose-t-elle de laisser ici (en Israël) un million de citoyens sans droits politiques et identité nationale ou bien a-t-elle l’intention de transférer d’ici un million de citoyens arabes vers l’État palestinien, une fois cet État créé ? »,
Faut-il être surpris d’entendre le ministre arabo- israélien des Sports et des Sciences, Ghaleb Majadele dire "Toute personne qui émet l’idée de transférer la population arabe d’Israël vers les territoires de l’État de Palestine est anti-démocratique"
Pourquoi Israël accepte-il des traîtres pareils en son sein ?
Leur expulsion est une priorité nationale.
18:46 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : israël, tzipi livni, kahaniste, kadima, likoud, palestiniens, juifs |
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