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kaboul

  • Dijon au coeur de la guerre

     

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    Y a-t-il une ville plus paisible que Dijon ? Une ville plus éloignée des conflits et des drames qui ensanglantent régulièrement la planète ?
    Et pourtant la cité des Ducs de Bourgogne est au cœur de la nouvelle guerre déclarée par le fanatisme et le terrorisme aux démocraties libérales, dont l'attentat contre le World Trade Center
    restera le symbole : exilés de la Révolution iranienne, chefs de guerre afghans sur la piste de Ben Laden, trafiquants du Hezbollah libanais, soldats d'Auxonne en partance pour les vallées pashtounes, agents secrets de la lutte antiterroriste...
    Depuis le 11 septembre, Dijon est bel et bien au cœur de la guerre moderne. Il ne faudrait pas que les Dijonnais soient les derniers à le savoir...

  • "Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

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    Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

    leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

    Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

    LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3216,55-1096106,0.html

  • Lutte contre le terrorisme : le Parlement approuve le maintien et le renforcement du dispositif français en Afghanistan

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    Dans la guerre - toutes les guerres - il ne peut y avoir des victoires nettes et tranchantes, sans bavures et sans pertes ou dégâts. Pour gagner une guerre, il ne suffit pas de la déclarer, mais il faut se donner les moyens de la livrer, avant de prétendre de la gagner. Il faut s’investir et être prêt à payer le prix. La France semble avoir compris cette équation. Elle vient de décider le maintien et le renforcement de son dispositif en Afghanistan.

    La télévision « Al Arabiya » souligne en effet que la France (débat parlementaire sur le sujet) vient d’annoncer le renforcement de ses troupes en Afghanistan. Paris a enfin compris qu’il faut des sacrifices pour gagner la guerre contre le terrorisme. Et que ces sacrifices seront plus importants dans le futur, si la France décide de se replier devant le terrorisme. Al-Qaïda, comme tous les mouvements terroristes dans le monde, sont des parasites qui se nourrissent des faiblesses des autres. En se retirant d’Afghanistan, la France aurait pris le risque d’ouvrir ses portes aux terroristes pour l’attaquer sur son propre sol. Mais son maintien en Afghanistan ne signifie nullement que la France se met définitivement à l’abri du terrorisme. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique vient en effet de réitérer ses menaces contre la France et l’Occident, et d’inviter les musulmans au Maghreb de s’éloigner des intérêts étrangers qui seront prises pour cibles. Ces propos ont été réitérés dans un enregistrement audio de 28 minutes, mis en ligne sur les sites islamistes, le 21 septembre 2008.

    Chawki Freïha (MAI)

  • De nouveaux moyens pour les soldats français en Afghanistan

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    La France dépêchera dans les prochaines semaines des moyens militaires supplémentaires pour ses soldats déployés en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui François Fillon.

    "Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a dit le Premier ministre lors d'une déclaration en préambule du débat sur la présence française en Afghanistan à l'Assemblée.

    "Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a-t-il précisé.

    François Fillon a déclaré que l'exécutif tirait ainsi les enseignements de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août à l'est de Kaboul.

    Quelque 2.600 militaires français sont déployés sur le sol afghan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous le commandement de l'Otan.

    Sophie Louet

  • AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

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    A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

    It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

    Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

    That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

    A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

    LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080919.wparatroopers20/BNStory/International/home?cid=al_gam_mostview

  • Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

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    Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

    Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

    Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

    Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

    Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

    Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.

    Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

    Du passé croit-on ? Non.

    Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …

     

    Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

    En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

    Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

    Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai . »était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans

    Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

    Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

    L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

    Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

    L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan» À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan..

    L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

    Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

    Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.

    Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

    Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

    Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

    Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

    En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

    Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

    L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

    Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

    Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

    Ben Laden? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

    Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

    Jean-Marc DESANTI

  • Dix parachutistes français tués en Afghanistan

     

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    Reuters

    Dix parachutistes français ont été tués en Afghanistan lors d'une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, apprend-on de source militaire française. Il s'agit de la plus grosse perte enregistrée dans les rangs de forces françaises depuis le début de leur intervention en Afghanistan, en 2001.

    L'information a été confirmée à Kaboul de source militaire afghane. Les soldats étaient engagés dans un violent combat, qui a éclaté lundi, avec des talibans, a déclaré un responsable militaire afghan.

    Vingt-et-un autres militaires français ont été blessés, a précisé à Paris un responsable militaire français sous le sceau de l'anonymat.

    Les victimes appartiennent au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn).8RPIMa_pins.jpg

    Une conférence de presse était prévue mardi après-midi au ministère de la Défense, à Paris.

    Près de 2.000 Français sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan. Nicolas Sarkozy avait annoncé en avril, lors du sommet de l'Otan, le renforcement des effectifs militaires français en Afghanistan, décision vivement critiquée par l'opposition. Lors de la conférence internationale d'aide à l'Afghanistan, organisée en juin à Paris, le chef de l'Etat avait affirmé que la France assurerait une présence militaire dans le pays "aussi longtemps que ce sera nécessaire".

    Services France et International, édité par Pascal Liétout

  • Massacre à l'ambassade d'Inde à Kaboul

    a06241c2-4bf6-11dd-9a06-914802768189.jpg Un attentat suicide a fait 41 morts et 139 blessés dans la capitale afghane. L'Afghanistan accuse «les milieux du renseignement de la région» d'avoir participé à l'attaque.

    Jusqu'alors épargnée, Kaboul est devenue depuis deux ans le théâtre d'une série d'attentats suicide sanglants. Lundi matin, juste après 8h30 (6 heures à Paris), un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée contre la grille d'entrée de l'ambassade d'Inde en plein centre ville. La puissante explosion a immédiatement libéré une épaisse colonne de fumée noire et le sol était jonché de membres mutilés et de morceaux de chair humaine. Les vitrines des magasins ont été soufflées à plusieurs centaines de mètres à la ronde. «Nous marchons sur des décombres», a précisé un responsable de l'ambassade à Kaboul, la police ayant bouclé le quartier. «L'ambassade a été sérieusement endommagée», a-t-il ajouté.

    La déflagration a fait 41 morts et 139 blessés. La plupart des victimes sont des civils afghans venus chercher un visa. L'attaché militaire indien --un général--, un autre diplomate, deux gardes de sécurité indiens et six policiers afghans ont également péri. Il s'agit du bilan le plus élevé d'un attentat à la bombe dans la capitale afghane depuis le début de l'insurrection des talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition militaire emmenée par les Etats-Unis.

    Qui est responsable de l'attentat ?

     

    Le gouvernement indien a «fermement condamné» cet attentat suicide, de même que les Etats-Unis et la Commission européenne. Mais qui est derrière l'attaque ? Depuis plusieurs mois, la capitale, est la cible des talibans, qui concentraient auparavant leurs attaques dans leurs bastions du sud et de l'est du pays.

    Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/07/01003-20080707ARTFIG00340-un-attentat-frappe-l-ambassade-de-l-inde-a-kaboul.php

    AFGHANISTAN •  Al-Qaida n'a pas dit son dernier mot

    Depuis deux ans, d'anciens militaires et insurgés pakistanais sont venus grossir les rangs des islamistes. Inspirés par les méthodes de guérilla vietnamiennes, ils prépareraient un nouvel 11 septembre en Europe.

    Jusqu'à l'an dernier, les renseignements américains avaient eu vent de plusieurs projets d'Al-Qaida comparables aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. Ces plans avaient pour but de renforcer l'impact de l'insurrection talibane en Afghanistan et de la rébellion encadrée par Al-Qaida en Irak. Les détails des prochaines opérations combinées des talibans et d'Al-Qaida sont si jalousement gardés que la plupart des services secrets de la planète ne disposent que de peu d'informations à leur sujet. Il semble toutefois que ces attaques soient inévitables, dans le sillage des récents succès des talibans en Afghanistan.

    Lire la suite : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=87461