31.01.2009

Dijon au coeur de la guerre

 

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Y a-t-il une ville plus paisible que Dijon ? Une ville plus éloignée des conflits et des drames qui ensanglantent régulièrement la planète ?
Et pourtant la cité des Ducs de Bourgogne est au cœur de la nouvelle guerre déclarée par le fanatisme et le terrorisme aux démocraties libérales, dont l'attentat contre le World Trade Center
restera le symbole : exilés de la Révolution iranienne, chefs de guerre afghans sur la piste de Ben Laden, trafiquants du Hezbollah libanais, soldats d'Auxonne en partance pour les vallées pashtounes, agents secrets de la lutte antiterroriste...
Depuis le 11 septembre, Dijon est bel et bien au cœur de la guerre moderne. Il ne faudrait pas que les Dijonnais soient les derniers à le savoir...

18.11.2008

Vidéo de l’embuscade contre les Français en Kapisa

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La guerre en Afghanistan est asymétrique. Elle oppose des Occidentaux habitués au confort, à des combattants idéologisés qui cherchent le martyre, une sorte de visa leur ouvrant les portes du paradis.

L’issue de cette guerre semble déjà tracée. Surtout si en Occident, la majorité persiste à vouloir vivre dans son confort habituel, à passer l’hiver devant la télévision, chaudement en pantoufle, et à lézarder l’été à la plage tout en déplorant l’envoi de troupes combattre les terroristes et les obscurantistes en Afghanistan pour les empêcher de porter la guerre en Occident. Les guerres contemporaines ont prouvé que l’excès de confort dont jouissent les soldats des armées occidentales les conduit à la paresse. Les Américains et les Britanniques engagés en Irak sont surprotégés de la chaleur du désert, qu’ils ne peuvent presque plus combattre en dehors de leurs véhicules climatisés. Quand ils patrouillent à pieds, leurs combinaisons conçues spécialement pour lutter contre les conditions climatiques extrêmes les empêchent presque de bouger, et accentuent leur vulnérabilité.

En Afghanistan, les armées de l’OTAN, tout aussi protégées, font pourtant face à des combattants d’un autre âge, qui courent les vallées presque pieds nus, et font des ravages. Deux phénomènes expliquent essentiellement cet état de fait : leur endoctrinement qui fait du martyre un visa pour le paradis ; et l’image du combattant occidental présenté comme un lâche. Oussama Ben Laden l’avait affirmé en février 1998 en annonçant la création de « Qaïdat Al Jihad contre les Juifs et les Croisés » : « les forces onusiennes se sont enfuies du Liban en 1983 et américaines de Somalie en 1991 comme des lapins, après les premiers coups de feu », avait-il affirmé.

Face à cet endoctrinement et à la précarité de l’adversaire, le confort occidental s’avère d’une grande inefficacité, et la débâcle se dessine à l’horizon. Et comment peut-il en être autrement si, en Occident, des (ir)responsables critiquent régulièrement l’envoi des troupes en Afghanistan, estimant « inadmissible que les soldats soient ainsi exposés au risque ». Après l’embuscade du mois d’août 2008 et la mort de dix militaires français, certains socialistes ont demandé le retrait des troupes, déplorant que « les parachutistes aient été engagés au front, soumis au risque et affrontant la mort », mais sans préciser si leur rôle devait se limiter au défilé du 14 juillet et au nettoyage des plages souillées par les hydrocarbures !

Pour rappeler à ces responsables que la protection de la France et de l’Occident en général se joue en Afghanistan, nous mettons en ligne la vidéo diffusée ce 17 novembre par la télévision « Al Arabiya » : les Taliban y menacent de s’en prendre à la France et à Paris précisément si les troupes n’évacuaient pas l’Afghanistan.

La sécurité de l’Europe se joue en Afghanistan, comme en Irak ou au Liban - mais aussi en Syrie et en Iran accusés de soutenir et de manipuler le terrorisme et les Taliban - ainsi que dans la Corne de l’Afrique (Somalie) et en Afrique du Nord (Algérie). Car tout abandon du front sur ces terrains confirme aux islamistes l’idée préconçue faisant de l’Occident une « entité molle et faible » et atteste que les Occidentaux n’ont pas les moyens de se défendre. Ils préfèrent investir dans les pantoufles pour passer l’hiver au chaud et dans le confort le plus total, au lieu d’investir dans leur sécurité et de mettre le prix pour l’assurer. Mais, en refusant de livrer bataille sur le terrain de l’adversaire, le territoire européen deviendra la prochaine cible directe du terrorisme. Il sera alors facile aux Taliban de s’appuyer sur les réseaux d’Al-Qaïda en Occident pour fomenter les attentats.

Toute défaite occidentale signifie de facto une victoire des islamistes et une nouvelle vague de recrutement au sein des communautés immigrées. Les Européens ne doivent pas oublier qu’au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le prénom Oussama avait été le plus attribué aux nouveau-nés en Europe comme dans le Maghreb. Bientôt ce sera sans doute Mollah Omar.

C’est dans cette optique que les Taliban accentuent leur guerre médiatique. Tous les jours, leurs sites multiplient les annonces triomphalistes. Le 15 novembre, ils ont annoncé avoir abattu dix soldats français et douze américains. Depuis, un site islamiste affirme que « huit Britanniques et quatre Canadiens ont péri le 15 novembre, huit autres Britanniques et douze Allemands ont été tués le 16 novembre (à Halamand et Kandouz), et que quatre Américains et quatre Britanniques ont été abattus le 17 novembre ».

Cette pression médiatique vise à déstabiliser les Occidentaux et à précipiter leur fuite. C’est du moins le sens du message délivré par la vidéo des Taliban, montrant pour la première fois des images de l’embuscade contre les Français, du 18 août, et le butin emporté par les islamistes. Ils invitent la France à « se retirer d’Afghanistan pour éviter les attaques sur son sol ». Pourtant, un retrait français (défaite) ne garantira jamais la sécurité de l’Hexagone. Bien au contraire.

Cliquez ici pour voir la vidéo telle qu’elle a été diffusée par « Al Arabiya »

Khaled Asmar  « MediArabe.info »

19.10.2008

Les talibans tuent des dizaines de passagers d'un bus en Afghanisan

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Les talibans ont pris en otage et tué, jeudi 16 octobre, des dizaines de passagers d'un bus, dans la province de Kandahar, au sud de l'Afghanistan. Selon le chef de la police de la province, Matiuallah Qatei, l'attaque  a fait 40 morts, tandis que les talibans ont affirmé avoir tué 27 soldats. "L'un des bus a réussi à prendre la fuite, provoquant des tirs des talibans qui ont tué un enfant et blessé un homme parmi ses passagers. Les 50 passagers du second bus ont été pris en otage, dix d'entre eux ont été libérés. Les 40 autres ont été tués", a-t-il poursuivi. "Nous n'avons pour le moment retrouvés que six corps, qui se trouvent dans l'hôpital du district. Nous continuons à chercher les autres", a-t-il cependant précisé, ajoutant que ces corps manquants se trouvent dans des zones contrôlés par les talibans.

D'après le chef de la police, les victimes sont toutes de jeunes hommes venus de Kaboul pour aller chercher du travail en Iran. Un porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a affirmé que son groupe avait capturé et tué 27 soldats afghans, envoyés en renfort dans la province voisine de Helmand à l'intérieur du bus, "sur lesquels des documents officiels ont été retrouvés", et libéré tous les autres passagers. Les corps des 27 soldats ont ensuite été disséminés par groupe de deux ou trois, dans les environs, a-t-il ajouté. Le ministère de la défense a affirmé qu'aucun de ses soldats n'avait été tué, mais que les corps de six personnes décapités avaient été découverts et qu'il était sans nouvelles de plusieurs dizaines de passagers. Il n'était pas possible de vérifier ces bilans de source indépendante.

En septembre, quelque 150 ouvriers, employés d'une société de construction sous contrat avec l'armée afghane, avaient été enlevés pendant qu'ils circulaient à bord de trois autocars dans la région de Bala Buluk, un fief des talibans, dans la province de Farah, dans l'ouest du pays. Ils avaient été libérés une semaine plus tard. ( Le Monde )

23.09.2008

"Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

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Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3216,55-1096106,0...

22.09.2008

Lutte contre le terrorisme : le Parlement approuve le maintien et le renforcement du dispositif français en Afghanistan

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Dans la guerre - toutes les guerres - il ne peut y avoir des victoires nettes et tranchantes, sans bavures et sans pertes ou dégâts. Pour gagner une guerre, il ne suffit pas de la déclarer, mais il faut se donner les moyens de la livrer, avant de prétendre de la gagner. Il faut s’investir et être prêt à payer le prix. La France semble avoir compris cette équation. Elle vient de décider le maintien et le renforcement de son dispositif en Afghanistan.

La télévision « Al Arabiya » souligne en effet que la France (débat parlementaire sur le sujet) vient d’annoncer le renforcement de ses troupes en Afghanistan. Paris a enfin compris qu’il faut des sacrifices pour gagner la guerre contre le terrorisme. Et que ces sacrifices seront plus importants dans le futur, si la France décide de se replier devant le terrorisme. Al-Qaïda, comme tous les mouvements terroristes dans le monde, sont des parasites qui se nourrissent des faiblesses des autres. En se retirant d’Afghanistan, la France aurait pris le risque d’ouvrir ses portes aux terroristes pour l’attaquer sur son propre sol. Mais son maintien en Afghanistan ne signifie nullement que la France se met définitivement à l’abri du terrorisme. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique vient en effet de réitérer ses menaces contre la France et l’Occident, et d’inviter les musulmans au Maghreb de s’éloigner des intérêts étrangers qui seront prises pour cibles. Ces propos ont été réitérés dans un enregistrement audio de 28 minutes, mis en ligne sur les sites islamistes, le 21 septembre 2008.

Chawki Freïha (MAI)

De nouveaux moyens pour les soldats français en Afghanistan

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La France dépêchera dans les prochaines semaines des moyens militaires supplémentaires pour ses soldats déployés en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui François Fillon.

"Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a dit le Premier ministre lors d'une déclaration en préambule du débat sur la présence française en Afghanistan à l'Assemblée.

"Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a-t-il précisé.

François Fillon a déclaré que l'exécutif tirait ainsi les enseignements de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août à l'est de Kaboul.

Quelque 2.600 militaires français sont déployés sur le sol afghan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous le commandement de l'Otan.

Sophie Louet

21.09.2008

AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

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A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.200809...

20.09.2008

Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

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Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.

Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

Du passé croit-on ? Non.

Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …

 

Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai . »était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans

Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan» À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan..

L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.

Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

Ben Laden? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

Jean-Marc DESANTI

29.08.2008

L’armée s’explique sur l’embuscade du 8° RPIMa : R.A.S

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ANCIEN PATRON DU COS (commandement des opérations spéciales), ayant lui-même servi en Afghanistan dès novembre 2001, et aujourd’hui sous-chef « opérations » à l’état-major des armées, le général Benoît Puga, a livré hier de nouvelles précisions sur l’embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août dans le district de Surobi, à 80 km au nord-est de Kaboul.

 Comment sont morts les soldats français ?

Mis à part le l r e classe du régiment de marche du Tchad (RMT), mort au petit matin dans le renversement de son blindé lors de l’évacuation de blessés, ils sont tous morts au combat. « Tous les soldats tombés ont été polycriblés, plusieurs fois touchés et blessés », révèle le général. Tués par balles ou par éclats. « Aucun soldat ne souhaite tomber vivant aux mains de l’ennemi », enchaîne-t-il, en démentant de manière catégorique que les talibans aient fait le moindre prisonnier.

Certains ont-ils été torturés ou dépouillés ?

C’est assurément le point le plus délicat. Toutes les familles des victimes ont été « prévenues des circonstances exactes de la mort de leur être cher ». Mais, ajoute le général, « par pudeur nous ne souhaitons pas communiquer » à ce sujet. Il admet cependant que certains des soldats pourraient avoir été dépouillés de leur équipement et de leur armement : « C’est possible »…

Les interprètes afghans ont-ils trahi ?

Il n’y a « aucun soupçon » sur les quatre interprètes afghans engagés dans cette patrouille. Celui qui accompagnait la section du 8e RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) prise sous le feu dont le nom de code était Carmin 2 est resté jusqu’au bout avec le chef de section et a été tué à ses côtés. « S’il a trahi, il a été puni », lâche le général, en précisant que les trois autres qui étaient avec la seconde section française d’appui (celle du RMT) ont suivi l’ensemble de la bataille et sont rentrés à la base.

Les soldats français ont-ils été à cours de munitions ?

Non. Un seul des neuf soldats tués a été retrouvé avec un chargeur vide. « Pris sous un tir croisé, ils ont riposté chaque fois que possible », raconte le général, en soulignant que les parachutistes sont formés pour « utiliser leurs munitions au coup par coup » et que tous les soldats « gardent un chargeur et une grenade jusqu’au bout ».

Les talibans ont-ils subi des pertes ?

« L’adversaire a été repoussé et durement touché », indique Benoît Puga en confirmant qu’une quarantaine de talibans ont été tués au cours de l’accrochage et qu’une quarantaine d’autres ont été éliminés lors d’une contre-offensive lancée le lendemain avec des forces américaines et françaises. Cette opération a conduit à la destruction d’une « colonne de talibans » supplémentaire, mais aussi à la découverte de « caches d’armes ».

Et le général Puga, qui prendra lundi la Direction du renseignement militaire (DRM), de conclure : « J’ai suivi cette bataille en direct toute l’après-midi puis toute la nuit. Il n’y a pas eu d’erreur commise par le commandement. » ! ! !
 

Le Parisien

25.08.2008

Soldats français morts en Afghanistan : Débat à Téhéran

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