05.05.2008

Réponse de Louis Aliot à la Ligue de Défense Juive

Nous avions relayé avec sympathie le texte de la Ligue de Défense Juive intitulé : La fin de Le Pen ?

Nous publions donc la réponse, sous forme de courriel, de Louis Aliot .

 

635883314.jpgMa réponse à votre article : La haine que vous manifestez depuis déjà des lustres contre Jean-Marie Le Pen m’a toujours choqué et c’est même l’une des raisons qui m’ont poussé à le soutenir.

Je trouve votre texte bête, méchant et vicieux. Je suis rentré au FN parce que c’était Le Pen. Je peux faire de la politique avec lui sans aucun problème, même si de minuscules divergences existent comme dans toutes les organisations humaines, je ne ferai pas de politique contre lui pour x raisons….dont son histoire extraordinaire, son courage et sa totale indépendance d’esprit. Je préfèrerais démissionner de mes responsabilités plutôt que le trahir. C’est comme ça. De plus, sachez, qu’il ne m’a pas jeté et qu’il ne compte pas le faire ! Je travaille avec lui depuis près de 10 ans. Ce n’est pas la première dispute…ce n’est pas la dernière ! C’est la vie. Il a son caractère…J’ai le mien. Je préfère ma franchise de rapport avec lui que les attitudes de cloportes de certains...

Vous faites référence, vicieusement, à l’origine de mes parents. C’est trop vague et erroné. Pour être plus précis, il faudrait faire référence à mon grand-père algérois, marié à une catholique et qui avait lui aussi une très grande liberté d’esprit. Sur le sujet qui vous intéresse, il était quelquefois plus sévère que JMLP. Paix à son âme, puisqu’il est décédé et repose en paix au cimetière de Nice. Sa dernière volonté a été de refuser de se faire enterrer dans un « carré juif »…sa manière à lui de dire « merde » au communautarisme…

Sachez que je n’ai pas besoin de votre soutien, et que vous êtes à mes yeux, par votre extrémisme et vos positions, l’une des courroies de transmission les plus efficaces dans la neutralisation des système de défense dont la France aurait bien besoin pour lutter contre l’immigration et l’installation d’un islam radical sur notre sol !

Bien à vous.

Louis Aliot

30.04.2008

LA FIN DE LE PEN ?

 

1843593422.jpgLe Pen ,désavoué au sein de son propre parti par sa fille et le numéro 3 du mouvement ,est doucement et fermement poussé vers la sortie.

Mais il résiste !

M. Le Pen a suscité un tollé et s’est attiré des menaces de nouvelles poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de "détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale", dans un entretien au magazine "Bretons" publié vendredi. Encore les Juifs ,encore la Shoah : Le Pen ne pense qu’à ça apparemment comme si en France les sujets d’actualité manquaient !

Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n’engagent pas le Front national. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique", écrit M. Aliot dans une tribune rendue publique par le FN.

Un cadre du FN déclare au journal « Le Parisien » : « Cela fait la troisième fois qu’il nous fait le coup et il est indéfendable, soupire un cadre. Soit c’est effectivement de la provocation gratuite pour faire parler de lui, ou alors il est obsédé. En tout cas, les gens en ont marre et, à un moment où on est à 6 % et où lui va fêter ses 80 ans, tout cela est vraiment minable. »

Romain Marie, ancien cadre dirigeant du FN déclare : « Par quelque aspect qu’on les considère, politique, historique, psychanalytique, les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française, qui n’ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres

concentrationnaires du troisième Reich allemand. »

Marine Le Pen a tenu à se démarquer de propos qui réduisent à néant sa stratégie de dédiabolisation. « Je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père », a-t-elle souligné sur BFM TV.633577214.jpg La vice-présidente du FN avait déjà pris ses distances en janvier 2005, lorsque Le Pen avait jugé que l’occupation allemande en France n’avait pas été si inhumaine. Louis Aliot, proche de Marine Le Pen de préciser : « Dans cette période délicate où se pose la question de l’existence même de la France, nous devons, plus que d’autres, resserrer les rangs et repartir au combat dans l’ordre et la discipline. »

« Ce que dit Aliot est approuvé par 90 % des cadres du FN qui ne sont ni antisémites ni révisionnistes », assure un membre du comité central.

Le sujet de la seconde guerre mondiale "ne constitue pas pour nous une ligne de fracture", précise cependant M. Aliot. "Cela n’enlève rien à la confiance, l’estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen", écrit-il. Subtilement Le Pen rappelle la religion juive d’un des parents de Louis Aliot en déclarant : "j’ai la confiance de l’immense majorité des cadres à l’exception peut-être des gens frileux ou directement concernés par les remous de ce problème".

Prié de dire s’il envisageait des sanctions contre Louis Aliot, le président du FN a précisé qu’il y aurait un débat au bureau politique "pour rappeler à M. Aliot que ce n’est pas lui qui donne la ligne du Front national."

Ce qui est révélateur dans cet affrontement entre le N°1 et le N°3 du Front National ,c’est que l’autorité de Le Pen n’est plus la même qu’auparavant. Aliot se permettant de déclarer que les propos de Le Pen "n’engagent pas le Front national" à la veille du défilé national du Front National. Le procès en mégrettisme d’Aliot risque d’être instruit très rapidement mais Aliot n’est pas homme à se laisser abattre sans rien faire.

 

LDJ

18.03.2008

Petit rouge et gros brun

575339915.jpgÉlections, pièges à cons, d’accord ! Cependant, sans élections nous n’aurions pas la joie cynique des soirées électorales. Hier, comme beaucoup de français, nous avons suivi les échanges acides entre gauche et droite. Chacun jouant dans ce pathétique jeu de rôle sa partition la plus basse. Ce qu’il y avait de fascinant, c’était ce face à face de libéraux de « droite », Coppé, Karoutchi, contre les libéraux de gauche, Fabius, Moscovici, Buffet:   « ici télé Paris, les juifs parlent aux juifs. » Certes, il y avait du talent chez ces orientaux, et comme souvent Fabius se hissait largement au-dessus de la mêlée. On se demandait, par quels caprices du destin, le bonhomme si doué semblait avoir définitivement raté la présidence de la république. Mais qui sait…

Le plus intéressant fut le moment où les commentateurs renvoyèrent dos à dos l’extrême droite ( Le Pen rectifiant de suite « la droite nationale » ) et l’extrême gauche ( Besancenot préférant dire «  la gauche radicale »).

Le Pen , le nationaliste et Besancenot, le bolchevique, condamnés comme de vilains garçons chapardeurs à parler peu et à être relégués en bout de table.

Curieux que ces deux goyim censés se scruter avec tant de haine. Se disaient-ils secrètement au fond d’eux-mêmes qu’ils subiraient à jamais le peu enviable traitement dû aux vaincus de Versailles ?

En les regardant, misérables parmi les parvenus, mais parlant chacun de choses concrètes ( les orientaux aimant l’éther, les européens le concret ? ) , on se mettait à penser : « quel dommage, quel suicide que cette opposition insensée entre nationaux et bolcheviques ».

Soudain, nous découvrions avec une coupable affection qu’en cet instant, Le Pen valait peut-être mieux que son dos voûté, son vieux masque usé de Mussolini de carnaval et que le string noir de Marine sous ses pantalons blancs immaculés…et peut-être encore, que le petit facteur,avec sa tronche de clown triste, valait bien mieux que sa chemise de voyou des années trente sortie d’un Borsalino de pacotille …

Ils apparaissaient comme les victimes immolées sur l’autel éternel du Veau d’Or . Une certaine compassion leur était donc nécessaire mais ils semblaient tellement crouler sous le poids de leurs certitudes puériles que, finalement, on finissait par croire que leur candeur enfantine correspondait parfaitement à leur destinée de victimes sacrificielles.

Vae victis…

Jean de Saint Marc