08.06.2009

Elections législatives au Liban : une erreur historique enfin corrigée

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Les Libanais ont corrigé, ce dimanche, une erreur commise en 2005 et qui leur a coûté quatre ans de leur vie, une guerre de plus d’un mois, une période de blocage institutionnel, près de 1.500 morts et une dizaine de milliards de dollars de dégâts. Le tir est enfin rectifié, comme nous l’avions souvent prévu. Les Libanais méritent ce soir d’être félicités.

L’opposition vient de reconnaitre sa défaite. Une défaite cuisante proportionnelle aux dégâts qu’elle a causés au pays et à la région. Le Liban tourne une page écrite de la main gauche grâce notamment au sursaut des Chrétiens. Certes, les candidats du Hezbollah et du mouvement Amal (Chiites) ont gagné, mais ils ne peuvent plus prétendre représenter exclusivement la communauté chiite, puisque les candidats de la troisième voie (Ahmad Al-Assaad) ont marqué une percée et ont fragilisé l’appartenance irano-syrienne du tandem Hezbollah-Amal.

Mais la gifle donnée à l’opposition est venue de l’aile chrétienne de l’opposition, celle conduite par le général Michel Aoun, triomphalement élu en 2005 pour avoir fait sa campagne contre l’Etat du Hezbollah dans l’Etat. Or, moins d’un an après le scrutin de 2005 (février 2006), Aoun a signé une alliance avec le Hezbollah. Ses masques étant tombés, ses électeurs n’ont pas apprécié sa politique de blocage, sa politique suicidaire, et son aveuglément. Il vient d’en payer le prix. Il avait signé son suicide politique, ce soir il sort définitivement de l’Histoire. Il faut dire qu’à force de cogner le rocher inébranlable que représentent l’Eglise maronite et le Patriarche, Aoun s’est cassé la tête. Il réédite aujourd’hui l’exemple du Poujadisme en France (1956/1958), exactement comme nous l’avions prévu en octobre dernier.

Le sursaut des Libanais en général et des Chrétiens en particulier, est sans doute salvateur pour le Liban, et ils peuvent en être félicités. Ce que nous faisons ce soir, en leur souhaitant une très bonne gestion de cette victoire éclatante, contre vents et marées, contre tous les pronostics. Enfin, un miracle s’est produit.

Khaled Asmar ©« MediArabe.info »

Prudence mais ... Liban : probable échec du Hezbollah aux législatives

La majorité anti-syrienne devrait emporter les élections cruciales organisées hier au Liban. « Nous avons perdu les élections », a annoncé, hier soir, un politicien proche de la coalition composée du Hezbollah et du leader chrétien Michel Aoun. Les résultats officiels devraient être annoncés aujourd'hui. Les Libanais ont voté massivement hier à l'occasion des législatives, avec un taux de participation de 54,08 %, un record depuis vingt ans, selon le ministre de l'Intérieur, Ziad Baroud. Le scrutin s'annonçait très serré entre la majorité sortante soutenue par l'Occident et la minorité emmenée par le Hezbollah, allié de l'Iran et acteur central du scrutin.

11.03.2009

Liban : le défi du renouveau politique et le rôle de l'Europe ».

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La Fondation Robert Schuman publie une étude de Jacques Charmelot intitulée « Liban : le défi du renouveau politique et le rôle de l'Europe ».

« Une lettre conjointe des ministres français et italien des Affaires étrangères sur le Liban a marqué la volonté de l'Europe de consolider la normalisation au Liban.

Elle intervient alors que le pays est le théâtre d'une renaissance indéniable. Mais cette dynamique ne se traduit pas par la nécessaire modernisation d'un système de gouvernement, fondé sur l'appartenance confessionnelle, dont l'archaïsme favorise la paralysie et porte en lui les risques de nouvelles violences.

L'intérêt justifié de Paris et de Rome, et au-delà de l'Europe, pour un pays théâtre et source de crises pendant 30 ans, doit s'exprimer dans des initiatives qui aideront le Liban à prolonger en termes politiques sa reconstruction économique. Et les citoyens libanais, acteurs-clefs du redressement du pays, doivent être les cibles privilégiées de ce nouvel effort ». (...)

Lire l'intégralité de l'étude

03.02.2009

Khaled Mechaal aux étudiants iraniens : "la guerre n’est pas terminée" المقاومة والمعركة لم تنته بعد مشعل من طهران: اسرائيل فشلت في هزم

mechaal-khamenai-ae7f5.jpg أشار رئيس المكتب السياسي لحركة "حماس" خالد مشعل الى أن "اسرائيل فشلت في هزم المقاومة واسقاط حكومة حماس الشرعية التي التف الشعب حولها"، مضيفا أن تل أبيب لم تستطع ايقاف صواريخ المقاومة التي بقيت تنطلق الى اراضي العدو حتى بعد اعلان وقف اطلاق النار.

مشعل، وامام طلاب جامعة طهران، لفت الى أن "الشعب الفلسطيني العظيم لم يستسلم أمام المجازر الاسرائيلية التي كانت عنيفة إلا أن نصر الله كان أقوى". وشدد على أن "المعركة لم تنته بعد، فما زال امامنا معركة كسر الحصار عن غزة وفتح المعابر الى جانب معركة اعمار غزة وبناء ما هدمه الكيان الصهيوني". وأضاف: "اننا نستعد لتحرير فلسطين كل فلسطين واستعادة القدس وضمان عودة اللاجئين". وتوجه الى الطلاب قائلا: "إن شاء الله سنحرر القدس سويا وسنصلي هناك سويا".

كما أكد مشعل انه اتفق مع المرشد الاعلى للجمهورية الاسلامية اية الله علي خامنئي على المساعدة التي قد تقدمها ايران لقطاع غزة.

Reçu à Téhéran par les dirigeants iraniens, Khaled Mechaal, chef du Bureau politique du Hamas en exil, est arrivé dimanche à Téhéran. Lundi, il est intervenu devant les étudiants de l’université de Téhéran. Il leur a promis que la guerre n’est pas terminée

Recevant Mechaal en héro, le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a insisté sur la nécessité de boycotter les produits sionistes, en guise de soutien à la cause palestinienne, réitérant ses appels à juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre. Ahmadinedjad a souligné à son invité que les sionistes ont échoué dans leur guerre, mais ils poursuivront leur hégémonie et n’hésiteront pas à reprendre leur agression contre Gaza. Notons que Mechaal a également été reçu par le Guide de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenaï.

Lors d’une intervention devant les étudiants de l’université de Téhéran, Mechaal a souligné ce lundi que « l’Etat hébreu a échoué, puisqu’il n’est pas parvenu à briser le gouvernement légitime soutenu par le peuple palestinien ». De même, « Israël n’a pas réussi à empêcher la résistance à tirer des missiles, et les tirs se poursuivent après le cessez-le-feu (...). En dépit des massacres sionistes, Dieu a donné la victoire aux Palestiniens qui promettent de poursuivre la bataille jusqu’à la levée du blocus, l’ouverture des points de passage et la reconstruction de Gaza ». Enfin, Mechaal affirme que « le Hamas se prépare pour libérer l’ensemble de la Palestine, délivrer Jérusalem et appliquer le droit au retour (...). Les Palestiniens soutiennent les Iraniens pour la libération de toute la nation arabe ».

© MediArabe.info

17.12.2008

L’Iran « achète » les services de Jimmy Carter

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Sorti de l’histoire par la petite porte, humilié par l’Iran en 1980 avec l’échec lamentable de l’opération Eagle Claw destinée à libérer les otages américains détenus dans l’ambassade de Washington à Téhéran depuis novembre 1979, Jimmy Carter tente de refaire surface au détriment du Liban.

Mais l’âge avancé de l’ancien président américain, qui a collectionné les maladresses déjà dans sa jeunesse, n’arrange pas les choses. Bien au contraire. A 84 ans, Jimmy Carter semble avoir perdu toutes ses capacités de discernement, et il est sur le point de commettre au Liban l’une des plus graves et plus dangereuses intervention de sa carrière politique.

En effet, des sources américaines bien informées soupçonnent Jimmy Carter d’avoir été « retourné » par l’Iran et la Syrie. Ces deux pays, qui ne connaissent de la démocratie que le nom, cherchent à exploiter Carter et sa Fondation pour la promotion de la démocratie en leur faveur, pour doter le terrorisme d’Etat qu’ils excellent, d’une caution démocratique « achetée » à Carter.

Au printemps dernier, Carter avait effectué une tournée régionale, et rencontré des responsables du Hamas palestinien en Syrie et d’autres venus de Gaza, au Caire lire ici notre éditorial du 22 avril 2008]. Il avait plaidé contre le blocus de Gaza, qualifié de crime contre l’humanité. Sans porter un jugement sur la politique israélienne, l’initiative de Carter était considérée comme très embarrassante, alors que le Hamas était (et est toujours) inscrit sur la liste des organisations terroristes par Washington. Aujourd’hui, Carter récidive et vient de passer une semaine au Liban, où il a tendu la main au Hezbollah, lui aussi accusé d’être un mouvement terroriste. Or, le mouvement chiite, bras armé extérieur de l’Iran, a refusé de rencontrer Carter, pourtant reçu avec les honneurs en Syrie.

Une mise en scène machiavélique

A Washington, on redoute une mise en scène machiavélique qui achèvera le rêve démocratique du Liban, et anéantira tous les espoirs de voir ce pays recouvrer sa pleine souveraineté et son indépendance. En effet, à l’approche des élections législatives du printemps prochain et de la mise en place du Tribunal international, théoriquement début mars 2009 (Ban Ki-Moon vient de lier le lancement du TPI à son financement, ce qui risque de le renvoyer au-delà des législatives, avec les risques qu’une telle décision engendre), le Liban risque bien de tornades et de tempêtes. La Syrie met tout en place et use de toutes ses capacités de nuisance et de dissuasion pour échapper à la justice. Elle s’emploie à « récupérer », l’un après l’autre, les dirigeants libanais qui acceptent de se vendre. Le dernier exemple fut celui du général Michel Aoun, mais bien d’autres l’avaient précédé et lui succèderont sur les chemins de Damas. La visite du général Jean Kahwaji, le commandant en chef de l’armée, n’est pas sans rappeler celle du général Aoun en 1984, une visite secrète au cours de laquelle les Syriens ont réussi à le retourner contre le président d’alors, Amine Gemayel, contre la promesse de le propulser à la présidence de la République. Ce fut alors l’alliance entre Aoun et l’autre agent syrien, Elie Hobeïka. Aujourd’hui, Aoun remercie Damas et demande aux Libanais de présenter leurs excuses aux Syriens !

Cette mise en scène vise à vider les institutions libanaises de leur contenu patriotique. Désormais, toute la hiérarchie militaire et une bonne partie de la classe politique sont liés directement ou indirectement à la Syrie. Seule l’Alliance du 14 mars y échappe. Pour la soumettre, ou la pulvériser, Damas et ses alliés libanais s’appuient sur Jimmy Carter. C’est ainsi que ce dernier a été boycotté par le Hezbollah, pour mettre la majorité en confiance. La Fondation Carter a proposé l’envoi d’observateurs pour surveiller le prochain scrutin. Le Hezbollah a refusé, mais l’ensemble de la classe politique a accepté. Ce faisant, cette surveillance, qui ne saurait couvrir tous le pays et l’ensemble des bureaux de vote, n’aura aucun moyen de dissuader la fraude dans les régions sous contrôle militaire du Hezbollah et de ses alliés, où l’argent et les armes feront la différence. A la sortie, le Liban aura connu un scrutin truqué, mais validé par le vieux Carter. Le Hezbollah s’en réjouira d’autant qu’il avait refusé de le rencontrer. Un piège implacable qui se prépare.

Ainsi, la Syrie, qui a toujours promis que les élections seront remportées par ses alliés, aura honoré ses promesses, et retrouvé à Beyrouth un pouvoir ami. Le président Michel Sleimane ne lui oppose aucune hostilité. Bien au contraire, il n’aurait jamais été maintenu à la tête de l’armée pendant neuf ans, sous le président Emile Lahoud, s’il n’était pas digne de la confiance de la Syrie. Le commandant en chef actuel, Kahwaji, vient d’être coopté et a effectué une visite à Damas. Le président du Parlement, Nabih Berri, n’est autre que le plus fidèle allié de la Syrie qui n’avait pas hésité à remercier le régime avec sa fameuse expression « merci la Syrie ». Le possible ou probable ajournement du TPI permettra au Liban d’organiser les législatives et la fraude sous le contrôle de Jimmy Carter, et de se doter d’une nouvelle majorité composée du Hezbollah, du mouvement Amal, du général Aoun et de Sleimane Frangieh. Une fois devenue majoritaire, l’Alliance du 8 mars, qui s’est toujours opposée à la formation du TPI pour juger les assassins de Rafic Hariri, ne manquera pas d’annuler d’un trait de stylo les accords signés par les gouvernements Siniora, dont le TPI. Le Liban s’apprête à retourner à la case départ, et la Syrie à étendre son influence une nouvelle fois sur le pays du Cèdre.

Ce scénario n’est pas virtuel. A Washington, l’administration sortante en est consciente et redoute ses effets néfastes sur la crédibilité des Etats-Unis et de la gouvernance Obama. Mais les Républicains reconnaissent qu’ils sont démunis face à l’activisme de Carter et de sa Fondation, qui mènent des initiatives privées. Reste à savoir si l’initiative de Carter est coordonnée avec Barack Obama et les démocrates, ou si elle est réellement privée. Quoiqu’il en soit, les dirigeants libanais doivent en être conscients et prendre les précautions qui s’imposent avant que le piège ne se referme sur eux. Ils doivent se méfier de Carter, qui n’est pas à son premier coup d’éclat. Ils sont invités à consulter l’histoire de cet homme qui a vu des OVNI, et qui a été agressé par un lapin. Qui peut encore lui faire confiance ?

Khaled Asmar © « MediArabe.info »

19.11.2008

La vérité sur l'attentat du Drakkar

18.10.2008

Joindre l’utile à l’agréable : L’Union Libanaise Culturelle Mondiale célèbre Gibran Khalil Gibran en France

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La Fête de l’indépendance du Liban (22 novembre) aura, cette année, un goût spécial. Le pays du Cèdre célèbre en effet le 125ème anniversaire de la naissance de Gibran Khalil Gibran (1883-1931), le grand écrivain, poète, artiste et philosophe. Une preuve supplémentaire sur l’immense grandeur d’un tout petit pays.

Ces deux occasions seront célébrées le 25 novembre 2008 par l’Union Libanaise Culturelle Mondiale (ULCM) - France (Section Hommes d’Affaires), en partenariat avec l’Office de Tourisme du Liban à Paris et la Délégation permanente du Liban auprès de l’UNESCO. Un concert sera donné dans les locaux de l’UNESCO à Paris, à 20h15, dont les profits serviront à financer l’aménagement de l’hôpital de Aïn Ebel (Sud du Liban), une région sinistrée par des guerres interminables depuis 1965 (les places sont à 25 et 35 euros).

Plusieurs artistes français et libanais se réunissent pour un hommage autour de l’œuvre de Gibran : le chanteur Francis Lalanne, l’animateur Patrice Laffont, le compositeur Jamal Aboul Hosn, les chanteuses Katia Kassis, Véronique Soufflet et Patricia Atallah, l’humoriste Yass, la danseuse Souraya Baghdadi et sa compagnie.

Pour plus d’informations, pour réserver votre place, et pour joindre l’utile à l’agréable en contribuant aux efforts de reconstruction du Liban, cliquez ici, imprimez le document, remplissez-le et envoyez-le avec votre règlement. Vous pouvez aussi l’utiliser pour faire un don !

Juliette Khoury (MAIhttp://mediarabe.info/spip.php?article1547

09.07.2008

Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

Khaled Asmar ( MAI )

30.06.2008

LIBAN : Des tentacules poussés toujours un peu plus loin

1189504200Extremisme-virtuel-1494.jpgLa politique des petits pas… Avec persévérance, et détermination, le Hezbollah étend jour après jour ses tentacules pour contrôler des pans de plus en plus larges du pays. Et progressivement, de façon pernicieuse, sans que le citoyen lambda ne s’en rende compte, tel un minutieux travail de fourmi, il pousse toujours un peu plus loin les limites de son expansionnisme. Tout récemment, et à en croire des témoins oculaires, c’est sur les cimes du Mont-Liban, sur les hauteurs de Niha, de Ouyoune el-Simane, de Sannine et de Laklouk, qu’il a étalé sa présence milicienne. Une présence qu’il a, certes, démentie hier. Mais pourquoi un tel démenti aurait-il plus de crédit que son affirmation, sans cesse renouvelée, selon laquelle il ne retournerait jamais ses armes vers l’intérieur ? D’autant qu’un tel déploiement (confirmé par des sources de sécurité), même s’il ne s’est produit que d’une manière ponctuelle et temporaire, s’inscrit dans la logique même du projet du parti chiite. En effet…
… Sous le couvert de « résistance », le parti intégriste chiite maintient un arsenal militaire digne d’une puissance régionale. Sous le couvert de « résistance », il crie à la traîtrise dès qu’une quelconque partie manifeste ne fût-ce que la velléité d’initier un débat sur l’opportunité de son jusqu’au-boutisme guerrier, qu’il considère comme un tabou intouchable. Sous le couvert de « résistance », il s’obstine à vouloir monopoliser la décision de guerre et de paix, laquelle est, de surcroît, du seul ressort du guide suprême de la révolution iranienne (« wilayat el-fakih » et projet politique supranational obligent). Sous le couvert de « résistance », il s’est taillé un territoire à sa mesure, interdisant aux forces de l’ordre régulières, ou même à certaines administrations publiques, d’y avoir accès. Sous le couvert de « résistance », il a établi son propre réseau de télécommunications, qu’il qualifie de ligne rouge, à l’instar de son armement stratégique. Sous le couvert de « résistance », il se permet de fixer des limites à l’action de l’État et de l’armée libanaise, comme il est apparu dans le discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah au lendemain de l’élection du président Michel Sleiman. Rien d’étonnant, par voie de conséquence, et toujours sous le couvert de « résistance », qu’il s’octroie le droit de parader dans le « jurd » du Mont-Liban surplombant la Békaa, posant des entraves à la libre circulation des citoyens.


Lire la suite : http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&i...

09.06.2008

En adoubant le nouveau président libanais, la France a choisi le déshonneur, mais évitera t-elle la guerre ?

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Premier chef d’état étranger à se rendre au Liban après «l’élection» du Général Sleimane, notre Président a pris dans ses bagages les éminents représentants de la classe politique, de droite, du centre et de la gauche. Sauf Olivier Besancenot, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, c’est toute la France officielle qui s’est précipitée à Beyrouth pour frapper du sceau de l’honorable le coup d’état du Hezbollah réalisé sous les ordres de l’Iran et de la Syrie. La France pouvait choisir entre le déshonneur et la guerre, elle a choisi le déshonneur et elle a eu la guerre disait Churchill en 1939. On devrait paraphraser ce dicton et dire : La France pouvait choisir entre la majorité anti-syrienne et le déshonneur, elle a choisi le déshonneur …

Car c’est quoi moins que le déshonneur, pour le pays qui a créé le Liban, quand on accepte la mainmise du Hezbollah sur ses destinées. C’est quoi moins que le déshonneur pour le pays qui a imposé la résolution 1701 (désarmement du Hezbollah) que d’accepter un président après que les trois conditions posées par l’Hezbollah (droit de véto au gouvernement, réseau de communications hors du contrôle de l’Etat Libanais, contrôle de l’aéroport de Beyrouth) eussent été «légalisées» par un accord obtenu par le Qatar ? C’est quoi moins que le déshonneur que de ratifier la mainmise de la Syrie sur le Liban après avoir été éconduit au bout d’un chemin à Damas effectué par deux «hauts» émissaires, vu que notre ministre des affaires étrangères n’a pas réussi à y aller ?

Lire la suite : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=324

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