29.10.2009
AUTANT EN EMPORTE LE VOILE…

« Un état qui ne se donne pas les moyens de se conserver est voué à sa perte » (Malaparte)
Et l’on reparle aujourd’hui d’un phénomène qui a prit son essor… en 1988 et qui, s’il a engendré quelques réactions virulentes, à l’époque, s’est banalisé au fil du temps pour apparaître désormais comme une situation naturelle dans la société française.
En effet, il ne se passait un jour où le port du « tchador » à l’école et les prises de position qu’il suscitait n’étaient alors rapportées par les médias. A l’époque, ce phénomène était essentiellement localisé dans la douce France alors, qu’aujourd’hui, il a submergé l’Europe…
En ce temps là, hormis PRESENT, RIVAROL et quelques journaux nationalistes, nul ne s’était soucié du signe très fort que nous adressait, par-delà le simple voile porté par des gamines innocentes et manipulées, les intégristes musulmans. Et pourtant, l’avertissement lancé le 10 septembre 1986 dans le journal « Le Matin » par Hussein Moussavi, premier ministre de l’Iran et chef de la branche dure des Hezbollah avait été lourd de menace : « La France, c’est sûr, deviendra une République islamique ! » Qui s’en était alors soucié ? Au contraire, les gouvernements de gauche, puis de « cohabitation », puis de droite poursuivirent leur politique d’immigration négligeant le fait que ces « nouveaux arrivants » importaient également leur religion -seul élément identitaire, avec leur langue- qu’ils pouvaient conserver de leurs origines.
Dès lors, pour favoriser leur intégration, on leur abandonna des espaces publics pour leurs prières, on leur construisit des mosquées, on accorda des créneaux horaires aux femmes dans les piscines, on octroya aux enfants des repas spécifiques dans les cantines (notamment, bannissement du porc)… A MONCLAR (47), des parents d’élèves Musulmans du Collège Vernet ont exigé que soit servi à leurs enfants de la viande hallal ; ils avaient déjà effectué la même démarche au Collège Giéra. Enfin, les différents ministres de l’Intérieur, dont Nicolas Sarkozy, ont créé, puis développé, un « Conseil des Français musulmans » pour les encadrer, espérant les contrôler et promouvoir ce cercle carré qu’ils appellent un islam de France ou « islam des Lumières », oubliant que la seule « lumière » qu’ils reconnaissent est celle du Coran. Ainsi, loin de les intégrer, la reconnaissance de ces privilèges accordée à ces « nouveaux arrivants » et aux enfants issus de cette immigration, les renforce dans leur certitude de la légitimité de leurs convictions, exaltant leur identité communautaire, leur conférant un élan pour leur prosélytisme au nom d’Allah… Ainsi, pour ne pas avoir voulu résoudre en son temps un problème qui en était à ses balbutiements (en 2004 fut cependant décrété l’interdiction du port des signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires), pour avoir fait preuve d’une excessive tolérance et d’un laxisme fautif, pour avoir fermé les yeux sur sa cause historique, 21 ans après, le conflit entre la religion et la laïcité, entre la croix et le croissant ressurgit, plus incisif, plus menaçant, plus méprisant à l’égard de nos institutions… car il ne s’agit plus de tchador, ce voile islamique qui dissimule les cheveux et une partie du visage… mais de la burqa et du niqab, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux ; des tenues adoptées par des musulmanes et de plus en plus de converties françaises à la recherche du « Paradis éternel ».
Face à la « levée de boucliers » qu’entraîne cette nouvelle situation et aux prises de position de bon nombre d’élus –notamment de maires- 58 députés, soit 10% des élus de l’Assemblée Nationale, ont réclamé, à l’initiative du député Maire communiste (ça ne s’invente pas) de Vénissieux, André Gérin, la création d’une commission d’enquête sur le port de la burqa et du niqab. Cette commission aurait vocation de mesurer l’ampleur du phénomène avant de proposer éventuellement l’adoption d’une mesure d’interdiction. Or, s’ils ont réclamé cette commission d’enquête, c’est qu’ils sont conscients de la gravité de la situation qu’ils déplorent aujourd’hui… fruit d’une politique de ville ouverte face à un islam conquérant et qu’ils s’en sentent responsables. Les incendiaires de la classe politique veulent maintenant devenir pompiers, comme si un décret pouvait enrayer l’islamisation de notre société après tant d’années de laxisme, voire d’encouragements ! (1) - Aujourd’hui, seconde religion dans notre pays, l’Islam poursuit inexorablement sa marche conquérante…
Selon André Gérin, « La burqa est la pointe de l’iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes et femmes sont sous surveillance. L’islamisme nous menace réellement », explique l’élu, comme pour justifier le séisme qu’il a provoqué en réclamant cette commission d’enquête parlementaire. Un pavé… un testament aussi. Après vingt-cinq ans de règne communiste sur la ville de Vénissieux, le maire a décidé de passer la main avant la fin de son mandat et, le 27 juin 2009, le poste de premier magistrat de la ville est revenu à sa collègue communiste, Michèle PICARD. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur « l’intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d’autres régions de France ». (2)
… car, à « Vénissieux la rebelle », symbole des « villes chaudes de banlieues », « le pays de la burqa ! » comme l’appellent les Musulmans, où plus de la moitié de la population est d’origine étrangère, principalement maghrébine selon André Gérin, l’islam est la première religion. Et, de jour en jour, la pression religieuse s’accroît, prenant dans ses filets des enfants toujours plus jeunes qui, en maternelle, selon Patricia Truong, de l’école Charles-Perrault, refusent de manger des carottes car elles n’ont pas été égorgées !
Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, « la majorité a volontairement adopté cette tenue », tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam. « Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs », ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. « Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte », poursuit-il.
Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Partout en France, le nombre de femmes « ninja » suit une courbe ascendante, selon l’imam de Guyancourt (Yvelynes), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. « Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient-il. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l’Occident, ils crachent sur les koufars, « les infidèles », mais profitent de tous les avantages sociaux de la France en refusant de s’installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane. » Et cet avis est partagé par de nombreux Musulmans de France qui n’hésitent pas à s’élever contre ces « Belphégor » d’un nouveau genre qui ne respectent pas l’Islam modéré.

Sur ce point, Mohamed Tantawi, recteur de l’Université Egyptienne d’Al-Azhar, l’institution religieuse la plus prestigieuse du monde sunnite (le Vatican pour l’Islam sunnite), vient de condamner et d’interdire le niqab dans son établissement et de déclarer : « Le niqab n’est qu’une tradition, il n’a pas de lien avec la religion ni de près ni de loin ». Par ailleurs, le Ministre de l’Enseignement supérieur égyptien, Hani Helal, a décidé d’interdire l’accès des cités universitaires aux étudiants portant ce voile intégral. Quant à Wafa SULTAN, cette courageuse femme arabe qui n’a de cesse de combattre l’Islam radical et de dénoncer son hypocrisie et son obscurantisme (sic), elle a déclaré lors d’un débat télévisé : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."
Alors ? Est-il trop tard pour intervenir ? "C'est trop tard, répond Dalil Boubakeur, l’ancien Président du Conseil Français du culte musulman de France pour qui le port du voile intégral est lié à l’influence des imans salafistes, parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme" a-t-il déclaré, le 28 octobre, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André GERIN… et d’ajouter devant les membres éberlués de cette mission : "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme !"
En résumé, cette affaire de la burqa et du niqab aujourd’hui, comme celle, hier, du tchador en milieu scolaire met en lumière les contradictions entre les sectaires de la laïcité et les idéologues des droits de l’homme. La fermeté s’impose. Seule l’inflexibilité de nos hommes politiques, fermement dressée sur le front mouvant des provocations et des menaces, pourrait les réduire et, probablement, en venir à bout. La France étant une terre de tradition chrétienne, l’on ne saurait y mettre sur le même plan les signes d’attachement à cette tradition et de telles manifestations de prosélytisme conquérant.
Nos aïeux ont construit ce pays sur des principes chrétiens et cela devrait être enseigné dans les écoles car Dieu fait partie de notre culture. Alors, si désormais ces valeurs millénaires offusquent les intégristes islamistes, si elles doivent irriter leur susceptibilité, si les converties françaises revendiquent leur légitimité d’apostasier leur foi chrétienne et s’adonnent à la provocation en s’accoutrant de la sorte, si notre drapeau, notre hymne national doivent entraîner leurs injures et leurs sifflets, alors qu’ils partent !
S’ils ne sont pas heureux chez nous, qu’ils cherchent une terre d’accueil islamique où ils pourront vivre à leur convenance et professer librement leur religion… mais tant qu’ils vivront en France, qu’ils la respectent !
(1) Le 18 décembre 2008, Nicolas Sarkozy déclarait à l’Ecole Polytechnique : « L’universalité de la France est basée sur le métissage »
(2) Le Figaro – 1 Juillet 2009
José CASTANO joseph.castano0508@orange.fr
« Le grand drame de l’homme d’Occident, c'est qu'entre lui et son devenir historique, ne s'interpose plus ni les forces de la nature ni celle de l'amitié. Ses racines coupées, ses bras desséchés, il se confond déjà avec les potences qui lui sont promises. » Albert Camus

23:21 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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15.09.2009
Pour la naissance d’une OAS européenne et occidentale
S’APPROCHE LE 50ème anniversaire du 24 janvier 1960. Journée qui fut à l’origine de la semaine des Barricades d’Alger.
Cet événement FUT SANS AUCUN DOUTE, LA MEILLEURE OCCASION DE SAUVER L’ALGERIE FRANCAISE.
Cette étude n° 19, constitue donc LE PREMIER CHAPITRE D’UNE SERIE D’ETUDES CONSACREES A CET EVENEMENT.
Nous y étudions l’événement DECLENCHANT, c’est-à-dire :
LE DISCOURS DU 16 SEPTEMBRE 1959
PRONONCE PAR LE GENERAL DE GAULLE
Le discours du 16 septembre 1959, prononcé par le chef de l’Etat Charles De Gaulle, je l’interprète aujourd’hui encore comme une expression de dégoût.
Un dégoût suscité, suggéré, et projeté vers l’auditoire de ce discours.
Il prétend, à tout prix, générer dans l’esprit de nos concitoyens métropolitains, un refus de l’Algérie. Et plus que tout, un rejet de tous les Français d’Algérie quelles que fussent leurs religions respectives.
Après avoir évoqué les avantages de SA nouvelle république, la Vème, il précise d’emblée :
« pourtant, devant la France, un problème difficile et sanglant reste posé : celui de l’Algérie ».
Dès l’abord du sujet, il veut provoquer un réflexe de refus chez nos compatriotes, à l’égard :
« de ceux-ci ou bien ceux-là, qu’obnubilent en sens opposé, leurs intérêts, leurs passions et leurs chimères ».
Malgré l’excellente précision stylistique illustrée dans ces mots « de ceux-ci ou bien de ceux-là », on perçoit facilement que lorsqu’il parle « d’intérêts, de passions et de chimères », il fait allusion tout préférentiellement à ce qui motive d’après lui les partisans de l’Algérie française.
Quant il ajoute, un peu plus loin dans ce discours,
« là, végètent des populations ».
il ne prend pas de gant, il ne prétend qu’à une seule chose : provoquer en France, parmi ceux qui ne connaissent pas l’Algérie, une réaction d’hostilité. Il veut faire naître une réaction de mépris à l’égard de l’œuvre française en Algérie. Il insulte la France en utilisant le verbe « végéter » avec une délectation pleine de dédain pour ces populations dont il avait dit seize mois plus tôt, qu’elles étaient constituées « de Français à part entière ».
Il précise dans le même paragraphe, qu’il s’agit, avant tout, d’une population
« doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte ».
Il induit, dans ce détail prévisionnel, une réaction de méfiance et surtout de crainte à l’égard des populations d’Algérie qui
« sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature ».
Il prétend ainsi donner de l’Algérie, une identité d’inaccessibilité au rayonnement et plus banalement aux compétences de la France. « leur nature (celle des Algériens), c’est la misère. Que voulez-vous que l’on en fasse chez nous ? ».
Voilà le réflexe de rejet raciste qu’il veut induire chez nos compatriotes.
Alors, que va-t-on faire « de ce peuple dont la nature est d’être miséreux ? »
On va lui demander,
« au nom de la France et de la République, en vertu des pouvoirs octroyés par la Constitution, »
de se déterminer. Car dans la constitution de 1958, tout est prévu pour décider de l’avenir français ou non de tel ou tel fragment de la Nation.
L’auto-détermination devient ainsi le seul moyen par lequel va s’exprimer le choix des Algériens.
Quand ?
« Au plus tard quatre années après le retour effectif à la paix ».
Oui, mais c’est quoi la paix ?
« C’est une situation telle, qu’embuscades et attentats n’auront pas coûté la vie à 200 personnes en un an. »
Donc, jusqu’à 200 cadavres par an, c’est la paix.
A partir de 201 cadavres par an, c’est la guerre.
C’est une formulation mathématique dont la puérilité fut soulignée en public. Par qui ? Par moi-même au Procès des Barricades devant le Haut Tribunal Militaire qui nous jugeait.
Quelles sont les options ouvertes par l’auto-détermination ?
« 3 solutions concevables feront l’objet de la consultation. »
PREMIERE OPTION : LA SÉCESSION
« Je suis, pour ma part, convaincu qu’un tel aboutissement serait invraisemblable et désastreux. »
« La sécession entraînerait une misère épouvantable, un chaos politique, un égorgement généralisé, »
et stupidité parmi les stupidités dans le propos du chef de l’Etat, c’est
« la dictature belliqueuse des communistes »
qui s’imposerait. Ce qui revient à donner naissance, toujours d’après Charles De Gaulle,
« à un extraordinaire malheur. »
Quand on est informé, comme je crois l’avoir rappelé dans « L’islamisme dans la guerre d’Algérie », du rôle accessoire pour ne pas dire négligeable du PC dans la guerre d’Algérie, on est surpris du manque de savoir apparent affichépar le général De Gaulle, quant à l’identité réelle de la guerre d’Algérie.
Pas un seul instant il n’évoque la motivation arabo-islamiste de la guerre d’Algérie. Mais le sait-il vraiment ?
DEUXIEME OPTION : LA FRANCISATION
Il la présente, cette option, comme s’il voulait développer d’emblée une crainte chez les Français de la métropole. Une attitude de refus, voire même une réaction de panique. Examinons comment il présente cette francisation :
« … les Algériens pouvant accéder à toutes les fonctions publiques… résidant ou travaillant où bon leur semble …. devenant partie intégrante du peuple français qui s’étendrait dès lors EFFECTIVEMENT DE DUNKERQUE A TAMANRASSET. »
C’est tout juste s’il ne précise pas : « voilà ce que vous subirez en cas de francisation de l’Algérie. »
TROISIEME OPTION : UNE ALGERIE EN UNION ETROITE AVEC LA France
Une Algérie dont le régime intérieur serait, d’après De Gaulle, de type fédéral, de manière à protéger chaque communauté religieuse à l’égard de l’autre.
Il semble se souvenir, tout à coup, qu’en Algérie trois grands courants religieux cohabitent.
La religion musulmane
La religion chrétienne
La religion juive
Par ordre d’importance démographique.
Par ordre d’ancienneté historique, il aurait pu être plus précis,
La religion juive
La religion chrétienne
La religion musulmane
Mais était-il vraiment informé de la signification religieuse universelle de la guerre d’Algérie ? De la volonté arabo-islamiste de soumettre à sa loi toutes les autres expressions de la foi en Dieu en Algérie … et ailleurs ?
Il a trouvé ! La solution c’était facile. Il fallait y penser !
UNE SOLUTION FEDERALE.
C’est-à-dire quoi ?
- que la collectivité juive serait gérée par un organisme gouvernemental juif,
- que la collectivité chrétienne serait gérée par un organisme gouvernemental chrétien,
- que la collectivité musulmane serait gérée par un organisme gouvernemental musulman, lui-même morcelé en fractions, compte tenu des différentes formulations du culte musulman en Algérie.
Ces trois « organismes gouvernementaux » fonctionneraient sous l’autorité d’un gouvernement national, un gouvernement fédéral qui harmoniserait la vie à l’intérieur de cette Algérie nouvelle.
Ce n’est même pas de l’utopie. C’est un propos qui est frappé du sceau de l’analphabétisme politique le plus total. Un propos adressé à un peuple français que lui-même traite implicitement, dans ce discours, comme un peuple analphabète à ce moment-là. Car ce peuple est totalement désinformé de la réalité algérienne.
ET LES REBELLES ?
Il s’adresse à eux. En réalité, ce qu’il leur dit revient à déclarer ceci :
« L’insurrection ne se justifie plus, puisque je vous livre l’Algérie sur un plateau. »
Les rebelles donc ?
« leur libre retour » est envisagé.
Il est offert par l’Etat français.
Charles De Gaulle évoque néanmoins l’hypothèse suivante :
Si ceux qui veulent l’indépendance sont
« résolus à établir par la force et par la terreur leur dictature totalitaire… »
Qu’ils sachent
« qu’il n’y a aucune chance que la France se prête à un pareil arbitraire ».
OUI …. MAIS ….
QUE S’EST-IL DONC PASSE A EVIAN EN MARS 1962 ?
Avons-nous été l’objet d’un délire hallucinatoire ?
Non ! De Gaulle s’est bien soumis aux exigences de l’ennemi. Il a obligé la France à plier genoux devant l’arbitraire du FLN. Nous précisons, devant l’arbitraire du FLN de l’Extérieur. Il y a même applaudi.
Comme il s’était engagé à le faire devant Ferhat Abbas en 1956 par l’intermédiaire de l’agent de liaison gaullo-FLN de l’extérieur, « le pèlerin de Montreux », Abderrahmane Farès.
QUELLES FURENT LES REACTIONS PROVOQUEES PAR CE DISCOURS A ALGER TOUT PARTICULIEREMENT ?
Je me souviens d’avoir écouté ce discours chez mon camarade de jeunesse, condisciple du Lycée Bugeaud depuis la 5ème, et frère d’armes de notre combat, Georges Beauvais, place Wuillermoz à Bab el Oued.
Nous en avons ressenti les effets comme ceux d’un coup de poignard. Et j’avoue aujourd’hui encore, mon ingénuité de l’époque.
En effet, j’étais persuadé, le 16 septembre 1959 au soir, que tous les Français d’Algérie, les musulmans partisans de l’Algérie française, le monde « Algérie Française » de métropole, l’armée française allaient réagir par une opposition violente et clairement exprimée contre cette trahison. Contre ce discours capitulard.
J’ai téléphoné à Joseph Ortiz pour convoquer dès le lendemain matin, une réunion du Bureau du FNF.
Il s’agit du Front National Français, mouvement créé par Joseph Ortiz, au printemps 1959 : c’était un mouvement d’inspiration nationale exclusive qui se proposait de défendre la France, l’Europe et l’Occident, par la conservation de l’Algérie à l’intérieur de l’entité nationale française. J’exerçai très rapidement des fonctions très importantes au sein de ce mouvement en m’occupant tout particulièrement de son organisation intérieure et de ses commandos de choc.
Cette réunion se tint chez Jacques Laquière, au Boulevard Carnot : y étaient présents, parmi d’autres, Susini et Sanne.
Je me souviens de notre surprise plus qu’amère devant le commentaire aberrant et surtout inattendu de mon vieil ami Jean Brune, dans le journal de Schiaffino « La Dépêche quotidienne ».
Pour Jean Brune, ce discours du 16 septembre 1959, c’était un bon discours puisque De Gaulle nous laissait le temps de vaincre la rébellion…. Et pour choisir, bien évidemment, la bonne option une fois la victoire acquise.
Jean-Marie Sanne, qui faisait partie du cabinet militaire de Massu, s’est éclipsé de notre réunion pendant quelques minutes pour aller à la rencontre de son patron, Massu donc, commandant du Corps d’Armée d’Alger, et lui demander son avis sur ce discours qui nous avait fortement ébranlés.
La réponse de Massu, en substance :
« c’est un très bon discours, il ne nous reste plus qu’à vaincre le FLN ».
Ce fut la stupeur lorsqu’il revint nous informer de la soumission de Massu au discours gaulliste.
Ortiz prend alors la décision de demander audience au Général Challe, commandant en chef en Algérie. Stupeur !
« C’est un excellent discours… le Général nous laisse le temps de vaincre le FLN. »
Pauvre Challe....
Ayant regroupé ses plus belles unités sur l’ordre de son ministre Guillaumat, dans une formation militaire d’élite, « les Unités de Réserve Générale », Challe obtint de belles victoires, des victoires spectaculaires, sur les bandes rebelles.
Il était convaincu qu’il était en train de gagner la guerre d’Algérie grâce à ces nouvelles opérations pleines de prestige qui ont fait naître un véritable état d’euphorie chez nos militaires. Le général en chef ne savait pas, et surtout ne se doutait pas, que ce rôle lui avait été imposé par De Gaulle, en accord avec Ferhat Abbas.
Si De Gaulle voulait obtenir le cessez-le-feu en Algérie, il lui fallait, dans un premier temps, libérer le GPRA créé en septembre 1958, de la menace que représentaient les maquis de l’intérieur.
Ceux-ci reprochaient avec haine à ceux de l’extérieur, d’être des « révolutionnaires de palace ».
Ils s’apprêtaient à leur réserver, dès leur retour en Algérie, une célébration plus que « rougeoyante ».
Cette complicité opérationnelle et tactique entre De Gaulle et le GPRA sera à l’origine de l’affaire SI SALAH, qui aura pour objectif réel de débarrasser Ferhat Abbas et le GPRA de la menace de mort que représentait la puissante Wilaya IV.
Une Wilaya presque totalement détruite en 1960, certes. Mais politiquement et militairement en potentiel de renaissance vigoureuse, le jour où l’armée française interromprait ses opérations sur son territoire.
J’ai cru devoir insister, avec force, dans mes deux derniers ouvrages [1] sur cette vérité indéniable : lors des opérations prestigieuses mises en œuvre « sur les crêtes », de « Jumelles » à « Pierres Précieuses et Ariège » on a fait tuer des soldats français, en réalité, pour le compte ou plutôt pour le service du GPRA et de l’ALN de l’Extérieur.
C’était ça, le drapeau blanc que devait brandir De Gaulle, sur l’exigence formulée publiquement et clairement par Ferhat Abbas, si le chef de l’Etat français voulait obtenir par dessus tout, quel qu’en fût le prix :
le cessez-le-feu en Algérie
Et il l’obtint.
C’est d’ailleurs dans la rancune haineuse vouée désormais contre les extérieurs par les maquisards de l’intérieur qu’il faut situer l’origine réelle du drame d’Oran, du 5 juillet 1962 dont nos frères et sœurs d’Oran furent les scandaleuses victimes.
Et tout cela, De Gaulle l’a-t-il obtenu en violation de la Constitution ? En violation de ce sacro-saint principe qui précise que « la République est une et indivisible ? »
QUE NON !
Tout était prévu dans la Constitution, en particulier par l’article 53 pour que l’abandon fût possible, sous la condition, précisée dans le texte, d’être approuvée par une consultation du peuple français. Par un référendum.
Il a fallu être singulièrement aveugle, inepte et je fais un énorme effort pour rester poli dans mon propos, pour avoir osé faire campagne en Algérie, pour le OUI à ce référendum maudit du 28 septembre 1958. Faire campagne pour le OUI au nom de l’Algérie française. OUI à De Gaulle, « c’était » osait-on nous dire, « OUI à l’Algérie française ».
Aujourd’hui l’Algérie française c’est une terre perdue. Un territoire abandonné. Déserté par une armée qui accepta la défaite, qui accepta que l’héroïsme de nos soldats tués en Algérie fût un héroïsme galvaudé, offert en quelque sorte dans une corbeille de mariage entre le gaullisme capitulard et le FLN.
L’Algérie d’aujourd’hui c’est une terre qui n’est plus la mienne. Une terre qui est devenue le fondement moral, psychologique, ésotérique, métaphysique d’une nouvelle conquête de la France espérée par nos ennemis.
Une conquête de la France par ceux qui séjournent en vainqueurs « où bon leur semble » sur le territoire de la République et qui prétendent être à l’origine dans des délais moyens, d’une modification radicale de l’identité de la France, puis de l’Europe puis de l’Occident.
Cette valeur ésotérique ou métaphysique de la nouvelle conquête qui nous menace, c’est l’indépendance offerte par De Gaulle qui l’a symbolisée pour l’avenir et pour l’éternité. La victoire d’une insurrection arabo-islamiste sur une grande nation d’Occident. Une victoire obtenue hier non pas grâce à la force d’une puissante armée ennemie, une menace actuelle représentée non pas par une force politico-militaire cohérente et organisée, non pas par une force arabo-islamiste parfaitement hiérarchisée mais par une perversion des comportements politiques qui, pour des raisons économiques, tentent de soumettre la France à la Charria.
C’est en tout cela que s’exprime aujourd’hui le résultat appréciable de la politique involutive gaulliste.
« Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque » avait déclaré Ben M’Hidi en 1957.
Il nous faut en conséquence redouter quelque chose de dramatique pour demain : c’est la naissance dans les décennies à venir, d’une OAS européenne et occidentale qui oserait lever l’étendard de la révolte contre la perte d’espérance et pour la survie de l’Occident.
L’Occident que nous avons essayé de défendre en Algérie française. L’Occident, c’est-à-dire, l’espace géopolitique à l’intérieur duquel les chrétiens peuvent vivre et s’exprimer sans crainte du malheur… mais avec l’espérance de Gloire.
Nice, le 15 septembre 2009
Jean-Claude PEREZ
19:24 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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07.09.2009
Algérie française ou Révolution islamiste ?
- Jean-Claude PEREZ, vous soutenez avec insistance, que le début réel de la guerre d’Algérie ne se situe pas au 1er novembre 1954, lors de « La Toussaint Rouge », mais bien avant. Pourquoi ?
- Vous déclarez être responsable d’un enseignement sur la guerre d’Algérie. Comment justifiez-vous une telle prétention ?
- Avez-vous le sentiment d’être un vaincu ?
- Le 8 mai 1945, représente, d’après vous, la date du début militaire de la guerre d’Algérie. Pouvez-vous être plus précis ?
- Pour vous, l’abandon de l’Algérie française se situe à l’origine de la REVOLUTION MONDIALE ISLAMISTE ACTUELLE. Celle-ci s’attaque non seulement à l’Europe mais aussi à la totalité de l’Occident. En deux mots, pourriez-vous enrichir ce point de vue ?
Mon commentaire : encore une déferlante d’interrogations ! Et par dessus le marché, on me demande de répondre en deux mots !
PREMIERE QUESTION : Le début réel de la guerre d’Algérie.
La Toussaint Rouge ne s’identifie évidemment pas au début historique de la guerre d’Algérie.
Depuis 1920, la IIIème République ne s’est jamais opposée, en effet, à la mise en place du dispositif opérationnel qui sera expérimenté plus tard, comme moyen de guerre contre la France.
I – Tout remonte au 4 février 1919. 11 semaines à peine après l’armistice du 11 novembre 1918, le Journal Officiel publie les décrets d’application d’une loi. Cette dernière se propose de réactiver le Senatus-Consulte de Napoléon III, promulgué le 14 juillet 1865.
Ce Senatus-Consulte établissait la possibilité d’une accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, sous la condition de renoncer à leur statut personnel. C’est-à-dire de se soumettre au Code Napoléon, comme tous les autres citoyens français. C’était bien sûr ce qu’il fallait obtenir : la citoyenneté accompagnée de la sécularisation des musulmans d’Algérie dans le vécu quotidien de leur foi.
Mais on a choisi intentionnellement, pour l’entrée en vigueur de cette loi du 4 février 1919, un moment dramatiquement inopportun.
En effet, 11 semaines à peine après l’armistice, dès la fin de la première grande boucherie européenne, qui pouvait être préoccupé en France et en Algérie, du statut des musulmans ?
La manœuvre, en réalité, était secrètement motivée par la volonté de provoquer la naissance d’un dispositif de riposte.
Celui-ci allait s’identifier à l’appareil de guerre capable d’exercer sa pugnacité contre la France en Algérie…., le moment venu.
LIRE LA SUITE : n° 17 article.doc
18:59 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.07.2009
DE SARAJEVO A LA MORT DE L’ALGERIE FRANCAISE
Je ne connais pas l’Algérie d’aujourd’hui. Je ne veux pas la connaître. Ce qui nourrit trop souvent mes rêveries, c’est « l’autre Algérie ». La morte. Celle que l’on a tuée. L’Algérie française. Cette merveilleuse et longue parenthèse dans l’histoire de notre patrie. Ce siècle de « l’Algérie heureuse » durant lequel la France tenait encore avec orgueil et avec fierté cette tête de pont géopolitique, qui permettait à ce que l’on appelle l’Occident de conserver un contact étroit, charnel même avec l’Afrique. Un contact, dont nous avions la prescience qu’il était nécessaire et vital à la santé du monde.
Je me laisse donc embarquer dans cette rêverie, ou plutôt vers ce retour en arrière, quand soudain, un coup de cravache m’arrache avec une brutalité inouïe à ce laisser-aller qui m’aspirait une fois de plus vers les profondeurs d’un passé encore tout chaud de sa vitalité historique. Tout chaud de sa vitalité émotionnelle. Un coup de cravache qui prétend sanctionner, avec cruauté, l’incongruité de ce comportement nostalgique, voire pleurnichard.
Un hurlement de colère vient d’ailleurs aggraver, en l’augmentant, l’impact sensoriel de ce coup de cravache. Qui l’a poussé ? Mon agresseur ? Moi-même ? Peu importe, car dans mon subconscient d’halluciné, je crois détecter dans ce cri quelques syllabes, un mot, un nom. Tout à coup, je n’en crois pas mes oreilles ! Mais oui, c’est bien ça ! Ce que j’ai entendu, ce que j’entends, c’est « Sarajevo » !
Sarajevo ? Horreur ! Que vient faire dans ma rêverie ce symbole de l’imbécillité européenne ou atlantique, ou occidentale ? Sarajevo, cette illustration de la volonté névrotique d’islamiser par tous les moyens, une province située en plain cœur de notre vieux contient ! Sarajevo, révélation de la mise en marche d’un rouleau compresseur pervers dans le but évident de réduire encore ce qui reste de l’assise chrétienne en Europe. En utilisant, pour ce faire, un intervenant tactique de choix, l’arabo-islamisme fondamentaliste, un nouvel envahisseur élaboré, fabriqué par un metteur en scène de génie. Un metteur en scène occulte, clandestin, certes, mais capable d’insuffler la vie à un corps congelé, à un « laissé-pour-mort », tel un colonel Chabert moderne. Capable de le mettre debout et de le faire marcher. Comme un Frankenstein géopolitique. Je parle de la Bosnie qui, de partiellement musulmane, deviendra islamiste et intégriste. La Bosnie que l’on propulse ainsi, dans sa totalité, à l’intérieur du dar al Islam[1]
Soudain, au milieu de ces hallucinations, j’enregistre un violent rappel à l’ordre. Sévère, méchant même. Mais surtout moqueur, narquois méprisant, tel qu’aurait pu le proférer un Méphistophélès contemporain s’adressant à un docteur Faust du XXe siècle :
- Tais-toi idiot !
Voilà ce que commande mon agresseur virtuel qui prétend m’arracher par cette injonction, à la bouffée délirante qui commence à m’envahir. Et il poursuit d’une voix nasillarde :
- Sarajevo ? Mais, pauvre ignare, quel rapport avec la guerre d’Algérie ? Quel rapport avec la honteuse sécession des départements français d’Algérie et du Sahara ? Quel rapport avec la mort irrévocable de l’Algérie française ?
Cette interrogation, formulée par l’ange noir qui prétend ainsi exercer son pouvoir sur ma personne, se révèle efficace. Car elle me plonge brutalement dans une perplexité vigilante. Mais elle est surtout salutaire. Elle suffit, en effet, à m’arracher à cette logorrhée onirique qui nourrissait un dialogue que j’avais engagé, finalement, avec un autre moi-même.
Je m’impose alors un silence de quelques secondes. Puis très rapidement, je m’incorpore une fois de plus à cet entretien virtuel, noué avec je ne sais qui, avec l’irréel. Et c’est en toute logique que je réponds d’un ton calme qui se veut sentencieux :
- Aucun rapport !
Puis très rapidement, comme pour interdire à mon interlocuteur imaginaire un répit dont il saurait tirer profit, comme pour me moquer de lui et le narguer à mon tour tout en lui clouant définitivement le bec, j’ajoute :
- Sarajevo quand même !
* *
*
Nous sommes les 28 et 29 juin 1914. L’archiduc d’Autriche, François-Ferdinand et son épouse morganatique, la duchesse de Hohenberg, sont en visite officielle dans la capital bosniaque pour le compte de l’empereur d’Autriche, roi de Bohême et de Hongrie. Les Balkans sont en ébullition. La Serbie indépendante n’accepte pas le protectorat des Hasbourgs sur sa petite sœur, la Bosnie-Herzégovine, où vit une importante population musulmane. Musulmane de religion. Mais de race serbe, de race européenne. Peuplée d’anciens dhimmis chrétiens, éleveurs de cochons, qui, pour échapper à la dhimmitude et aux persécutions, se sont convertis à la religion musulmane, lors de l’occupation ottomane.
Et le drame éclate !
Quelques coups de flingue bien ajustés par un Serbe, Gavrilo Princip, et voilà mon archiduc ainsi que son épouse qui sont mis au tapis. Pour le compte. Morts et bien morts.
Cet assassinat, on le sait bien évidemment, va mettre en route une gigantesque tragédie. On l’appellera à juste titre la Grande Guerre, car la particularité historique de ce conflit sera de mettre en route le génocide des peuples européens, de l’Atlantique à l’Oural. Le génocide de la race européenne. Ne craignons pas la vérité de mots.
A partir de ce meurtre en effet, les ultimatums vont se succéder et dégringoler comme autant de couperets sur la nuque des gouvernants. L’angoisse s’empare des ministères. Pendant ce même temps, les officiers d’état-major ne ratent pas l’occasion de gonfler leurs pectoraux. Ils ressortent de leurs archives de vieux plans de batailles, tout poussiéreux. Clausewitz et les maîtres à penser de la guerre deviennent à nouveau leurs seuls génies de référence. Ils préparent avec avidité leurs opérations militaires. Oui, c’est bien d’une fébrilité avide qu’ils sont atteints, car ils sont pressés d’en découdre. La paix, en effet, apparaît lénifiante à ces dieux de la guerre.
En Russie, le Tsar Nicolas II, historiquement mort déjà, mais il ne veut pas le croire, voit dans un conflit avec l’Autriche-Hongrie, l’occasion offerte par Dieu de sauver la Sainte Russie. De sauver ainsi du même coup la dynastie des Romanov menacée d’anéantissement par le raz de marée révolutionnaire qui s’annonce. Qui s’est déjà mis en mouvement.
Un délire aigu et collectif s’empare des nations européennes. Il se traduit par une fuite en avant, vers la mort, au pas de charge.
- A Paris ! braillent les uns.
- A Berlin ! vocifèrent les autres.
C’est tout juste si des danses rituelles de la mort ne viennent pas cadencer cette paranoïa martiale. Comme des Balubas ! Comme des Tutsi ! Comme des Hutus ! Seuls manquent les masques de guerre et les machettes. La vie ne compte plus. C’est une pulsion de mort qui déferle ainsi comme un ouragan sur les nations d’Occident.
* *
*
Les promoteurs du sacrifice de la jeunesse européenne, dans ce qu’elle signifie de merveilleux pour le présent et de richesse pour l’avenir, semblent avoir perdu la notion de l’importance, comme facteur de stabilité, donc de bonheur, des républiques, royaumes et empires que le destin et la fatalité historique ont placé entre leurs mains de vieillards angoissés. Monarques et présidents courbent l’échine à leur tour.
Comme les prêtres aztèques, ils vont donner leur agrément au jeu de massacre.
Ils vont ouvrir le bal en s’incorporant à la nouvelle danse macabre qui fait entendre ses premières mesures.
Ils vont provoquer ainsi l’éclatement de ces républiques, royaumes et empires qui auraient pu assurer pour longtemps encore l’équilibre des nations d’Europe et par là même la joie de vivre des peuples qui ont généré le rayonnement de ces nations. Car une nation ne peut survivre que grâce à la vitalité, à la pugnacité et à l’enthousiasme des peuples qui l’ont élaborée au fil des siècles.
Après ce conflit, Lénine, Staline, Bela Kun, Béria, Hitler, Mao Tse Tung, Pol Pot, Amin Dada et tant d’autres se chargeront de porter un coup de grâce à un univers européen qui va s’effondrer dans une mutation perverse. Morcellement des empires et des nations. Epuisement biologique des peuples, consécutif à cette tuerie qui fera des nations européennes, les unes vaincues, les autres victorieuses, mais collectivement défaites, des nations vieillies, fripées, stérilisées. Prêtes à plier genoux sous la pression d’un infra-monde qui pourra ainsi déployer une vigueur inattendue.
La guerre est donc là et bien là. Fraîche et joyeuse !
A Berlin, le 5 août 1914, l’ancien chancelier du Reich, le prince Bülow, court à la Chancellerie. Il tient à rencontrer son successeur Bethmann-Hollweg. Tout essoufflé, il est reçu sur le champ. Il réajuste son monocle. Puis, figé dans un garde-à-vous impeccable, au milieu de ses halètements de vieillard oppressé, mais dans un merveilleux élan de lucidité géopolitique, il réussit à formuler cette interrogation, ô combien pleine de génie, au chef de l’Etat prussien :
- Dites-moi ! Comment cela est-il arrivé ?
Et son interlocuteur, grand responsable de la politique du Reich allemand de lui répondre dans un trait de clairvoyance historique qui atteint des sommets :
- Ah ! Si on savait !
* *
*
Et bien ! Voilà le genre de question idiote, inepte, dégradante, que je me suis posée des milliers de fois à propos de la mort irrévocable de l’Algérie française. Comment cela est-il arrivé ?
Jusqu'au jour où, après avoir enterré mes complexes, j’ai pris une décision : celle de ne pas mourir idiot, ou du moins totalement ignorant à propos de ce suicide partiel, de cette euthanasie fragmentaire de notre patrie : l’assassinat de la province française d’Algérie, la sécession des départements français d’Algérie et du Sahara. Stimulé, dopé même par cette crainte de mourir idiot, je me suis consacré ou plutôt, je me suis astreint à une réflexion permanente. A une étude. Plus encore, à une recherche, au diable la modestie et la timidité !
Une recherche pour comprendre le Pourquoi et le Comment réels des événements extrêmement graves que nous avons connus et au sein desquels l’Histoire nous a propulsés. Le Pourquoi et le Comment du drame que nous avons vécu.
Mais à l’instant même je me rends compte que je viens d’écrire, à plusieurs reprises, « nous ». De qui s’agit-il ? Il s’agit bien évidemment de cet ensemble, aujourd’hui on dit plus volontiers ce collectif, des Français d’outre-mer. De ces Français d’outre-mer dont on a écrit à maintes reprises qu’à l’égard de la France ils se sont toujours comportés comme les compagnons des mauvais jours. Il s’agit là d’une vérité que l’on ne peut pas nier. Il convient néanmoins de la rappeler.
Nous, Français d’outre-mer, n’avons jamais renié, jamais abandonné, jamais trahi la France, quand notre patrie souffrait, pleurait ou saignait. Nous sommes toujours restés agrippés, rivés charnellement à la France et il faudra une intervention satanique pour arracher l’Algérie française à la France. Car bien évidemment, parmi ces Français d’outre-mer, je fais une place à part aux Français d’Algérie. A ce million de Français qui vivaient là-bas et que j’ai appelés la « fraction vivante de la nation française ».
Mais, que l’on me permette de faire une place privilégiée à la « fraction lucide » du peuple français. Fraction lucide du peuple français de métropole, d’Algérie et d’ailleurs qui n’a pas accepté sans réagir cette euthanasie, insistons sur ce terme, cette euthanasie partielle, inutile, donc criminelle de la France. Fraction lucide qui acceptera le combat à mort que les ennemis de l’Algérie française vont lui imposer. J’évoque ici, bien sûr, les combattants de l’O.A.S. dont je m’enorgueillis d’avoir fait partie à un échelon redoutable et redouté de responsabilité.
- Responsabilité que j’ai assumée comme beaucoup d’autres par le passé, sur le plan pénal, puisque la Ve République m’a gratifié d’une condamnation à mort par contumace.
- Responsabilité que j’assume encore aujourd’hui, comme beaucoup moins d’autres cette fois, sur le plan humain. Certes, ce qui est fait reste fait. Mais l’on se doit toujours, même convaincu de son bon droit, et c’est mon cas, d’être en mesure d’expliquer, sinon de justifier ce que l’on a fait. En particulier, les actes de violence que l’on a soi-même commis. Mais surtout, car c’est beaucoup plus grave, les actes de violence que l’on a fait commettre par d’autres.
Avoir accepté, parce que je ne pouvais pas m’y dérober, la responsabilité opérationnelle de six cents morts dans le grand Alger lors d’une émission télévisée, au mois de janvier 1991, n’est pas suffisant. Je n’ai pas l’âme particulièrement malapartienne et je n’éprouve aucune vocation de « Christ interdit ». J’ai accepté cette responsabilité en public parce que mes fonctions dans la hiérarchie de notre combat m’ont situé à l’échelon le plus élevé de commandement dans le cadre des opérations et du renseignement. Je ne dépendais en réalité que du général Salan. J’ai toujours insisté sur le rôle purement figuratif que tenaient certains militaires, colonels et généraux de l’O.A.S. dont je n’ai jamais reçu ni d’ordres, ni de directives, ni de moyens d’actions. J’ai assumé ce commandement tant que l’O.A.S. se battait. Tant que l’O.A.S. restait violente. Tant qu’elle prétendait être encore un appareil de guerre. Et lorsque certains ont pris la décision, en catimini et à la demande de nos ennemis, d’imposer le cessez-le-feu au mois de mai 1962, j’ai pris progressivement et par écrit la décision de me désolidariser de ceux qui voulaient s’engager sur un chemin extrêmement dangereux, que j’ai stigmatisé à maintes reprises : celui par lequel on se proposait de faire rester les Pieds-Noirs en Algérie après l’indépendance. Ce qui était d’une imprudence criminelle. En tout cas irresponsable.
Mes fonctions étaient terribles certes. Mais je précise que mes responsabilités n’ont pas été partagées par ceux qui s’exhibent parfois aujourd’hui, comme des notables historiques de notre combat. En particulier, lorsqu’ils affirment avoir exercé un commandement, alors qu’il n’y avait plus rien à commander, si ce n’est quelques règlements de compte personnels. Il est classique et vérifié de dire qu’un chef de service de renseignement et d’action doit être présent partout, même s’il lui est prescrit de n’apparaître nulle part. Au contraire de l’homme de propagande qui doit apparaître partout, mais qui, en fait, n’est présent nulle part.
Il n’en reste pas moins vrai que mon propre vécu de notre drame a confirmé une opinion sur la guerre en général. Malgré tous les discours des littérateurs avertis, je tiens à exprimer qu’une guerre ne comporte rien de beau, rien d’élégant, rien qui puisse prétendre à l’élévation de l’esprit. Evoquer mes responsabilités, c’est évoquer un moment très dur de ma vie. Je n’éprouve aucune joie, aucune satisfaction, aucune fierté même à le faire. Car une guerre traduit toujours, d’une manière aiguë une pathologie d’urgence, une pathologie collective. Elle illustre avec éclat une fatalité historique qu’il faut affronter avec tous ses drames. Ses morts, ses trahisons, ses lâchetés, ses mensonges, ses tromperies, ses escroqueries. Avec ses viols collectifs de milliers et milliers de femmes et d’enfants sans défense. Ses massacres de populations civiles. Ses assassinats massifs d’hommes désarmés, lynchés au fusil mitrailleur dans des camps de prisonniers. Des hommes affamés, insultés, battus dans des camps de déportation. Fatalité historique avec aussi ses fanfaronnades, ses flagorneries, ses tartarinades. Rarement, avec ses espérances et ses enthousiasmes. Mais bien évidemment, les drames imputables à l’O.A.S., en comparaison de ces horreurs apocalyptiques vécues en d’autres lieux et en d’autres temps, restent dans des proportions de l’infiniment petit. Il convient de le préciser.
- Responsabilité enfin, compte tenu de mes propres convictions, que j’assumerai ad vitam aeternam sur le plan spirituel. Je garde au fond de moi, en effet, malgré un scepticisme croissant qui m’a éloigné parfois de l’Eglise, un capital inaltérable de l’engagement chrétien auquel j’ai souscrit durant mon enfance, à Alger, dans mon quartier de Bab-El-Oued.
J’y ai fait ma communion privée en 1938, en pleine guerre d’Espagne. Au milieu des manifestations de soutien aux Rouges espagnols, durant lesquelles nous ne pouvions pas ne pas entendre l’Internationale et les chants révolutionnaires communistes interprétés dans les rues de notre faubourg. 1939 est l’année de ma communion solennelle. Après la messe, j’ai effectué avec enthousiasme la procession rituelle qui nous conduisait de notre paroisse à la basilique de Notre-Dame d’Afrique où, avec la foi et la pureté de l’enfance, nous allions renouveler aux pieds de la Sainte Vierge, Reine de France et Patronne de l’Afrique, notre serment de combattre à outrance les œuvres de Satan et de ses sbires.
Mais Satan veillait au grain ! Il saura nous arracher l’Algérie. Il nous la volera. Il mobilisera une armée de démons qui attendaient avec avidité l’heure de la curée. Démons déguisés en responsables politiques de talent. Parfois, en notables religieux. Mais tous revêtus de tenues camouflées faites de social, d’humanitaire, et parfois aussi de spirituel.
Qui étaient ces démons ? Qui parfois « au nom de Dieu » et du « Sacré-Cœur de Jésus », mais toujours au nom du progrès, de la justice, de la grandeur de la France, des nouvelles exigences de l’Histoire et des Droits de l’Homme, ont convaincu le peuple français que cette amputation territoriale était nécessaire ? Qui ont convaincu la nation française de rejeter cette province du nord de l’Afrique et du sud de la Méditerranée, dont nous prétendions faire la plus belle des Californies, dans laquelle enfin l’homme d’Occident et l’homme d’Orient allaient pouvoir dialoguer ? C’est-à-dire se parler comme des hommes libres, des hommes heureux de se rencontrer enfin, des hommes orgueilleux de la vie qui leur était offerte. Responsables du destin qu’il fallait assumer ensemble.
Des hommes qui allaient refuser un comportement de sauvages.
Comme hier à Sarajevo.
Comme au Rwanda, au Burundi, au Soudan, au Nigéria, en Angola, au Libéria, au Congo, en Indonésie et ailleurs.
Comme hier et peut-être aujourd’hui en Algérie, nation souveraine, indépendante, libre, responsable du nouveau destin de son peuple. Nation accouchée de la France, ne l’oublions pas.
Car l’Algérie n’existait pas en 1830. Ce qui existait, c’était un territoire, la Régence turque d’Alger. Province vassale de la Sublime Porte, abandonnée à son destin sans perspectives, par son suzerain, le sultan de Constantinople. C’était un bien vacant auquel la France a donné la vie.
Qu’à-t-on osé en faire de cette vie ?
* *
*
Fort heureusement, au cours des années que je viens de vivre, riches en émotions, en péripéties de toutes sortes, en inquiétudes et en deuils familiaux, mais riches aussi d’un brillant succès socio-professionnel, installé dans une retraite que je ne veux pas douillette, j’ai réussi à m’affranchir de cette agression émotionnelle liée au passé de militant engagé que je fus.
Et je me mets au service de ceux qui ont pris part au combat.
Jean-Claude PEREZ
Nice,
Le 14 juillet 2009
19:45 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.05.2009
Période terroriste du combat de l’OAS

Un inconnu, « dinozor », nous a gratifiés, lors d’une communication récente, d’une interprétation perverse d’un moment infernal de notre lutte. Il s’agit de la période terroriste du combat de l’OAS.
Cet épisode opérationnel nous fut imposé pour notre survie, à partir de février 1962. Je ne l’ai jamais nié. J’ai assumé maintes et maintes fois mes responsabilités dans cette conduite opérationnelle.
I - Première précision pour dinozor : cet épisode opérationnel obéissait à une nouvelle exigence : séparer temporairement les deux communautés qui vivaient en Algérie.
C’était « ça » ou le départ.
C’était « ça » ou le refus de quelque chose. C’est-à-dire le refus d’un événement qui était en préparation, qui était attendu. Ce fut un moment dramatique, que j’ai ressenti et que je ressens comme tel aujourd’hui encore, jusqu’au plus profond de mes tripes.
Cette nouvelle orientation tactique fut décidée de concert avec l’état-major de l’ORO. En particulier avec mon commandant en second. Avec De GUELDRE, le chef de la B.A.O.. Le chef du BCR. Enfin le chef de la sous-branche « appui » de l’ORO.
Je rappelle que l’ORO c’était l’Organisation du Renseignement et des Opérations.
Le B.A.O c’était le Bureau d’Actions Opérationnelles.
Le BCR c’était le Bureau Central de Renseignement.
Les chefs de zones et de secteurs ont tous compris et enregistré la nécessité de ces opérations.
Ce fut difficile. Ce fut atroce. Ce fut odieux. J’accepte tous les qualificatifs.
Mais avant tout, je le souligne encore, ce fut d’une nécessité absolue.
Il fallait priver le FLN de son principal atout. Celui-ci était représenté par la masse musulmane qui vivait et travaillait dans nos grandes villes. Nous savions que cette masse était contrôlée par le commandement FLN de la ZAA (Zone Autonome d’Alger). Elle fonctionnait comme un appareil de renseignement en surface : les informations, les rumeurs, les suspicions étaient collectées, transmises au commandement FLN.
Qui, à son tour, les transmettait à la Sécurité Militaire française.
Celle-ci alertait la gendarmerie mobile et tout se déroulait ensuite selon un plan bien codifié.
Un détachement de gendarmes arrivait sur le lieu dénoncé comme suspect. Des half-tracks, des GMC et d’autres véhicules …., tous munis de mitrailleuses 12-7, étaient utilisés pour le transport des pelotons de gendarmerie.
Des mitrailleuses 12-7 ? Braquées sur quoi ? Sur qui ?
Sur le site opérationnel à l’intérieur duquel se planquait peut-être un dangereux membre de l’OAS ?
Pas du tout.
Les 12-7 étaient braquées sur les façades, fenêtres et ouvertures des immeubles voisins, habités par des hommes, des femmes, des enfants pacifiques. Si le pourchassé de l’OAS manifestait une volonté de résister, c’est une population innocente qui serait massacrée.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : Communication n° 13 bis.doc
18:41 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.05.2009
LA MISE EN DANGER PERMANENTE DE LA CROIX … EN ALGERIE FRANCAISE.

Il me faut redouter une accusation : celle de chercher refuge dans une bondieuserie opportuniste et de mauvais goût. Celle de jouer le rôle d’un catéchiste alors que depuis bientôt deux ans j’ai gaillardement entamé ma neuvième décennie.
Evidemment, je tourne le dos à cette accusation de bondieuserie. Priver l’enrichissement mémoriel du phénomène historique Algérie-Française de son contenu religieux, parfois dogmatique, relèverait en effet de l’absurdité la plus totale.
Ceux qui l’ont fait, et qui continuent de le faire, exhibent un comportement d’auteur ou de commentateur significatif d’un entêtement obsessionnel et stérile. Car ils nient une évidence : le rôle primordial joué par la religion dans le drame de l’Algérie-Française.
Cet entêtement les conduit parfois à formuler des convictions que je me permets de qualifier d’imprudentes.
J’ai entendu proférer, en effet, quelques énormités comme celle-ci :
« Par notre volonté d’installer des églises partout en Algérie, avec leurs clochers surmontés de leurs croix, nous avons provoqué les musulmans et nous les avons incités à se réfugier dans l’islamisme. »
Il est indiscutable qu’il s’agit-là d’un commentaire irréfléchi. Formulé, sans aucun doute, par quelqu’un qui, lui-même, n’éprouve pas de conviction chrétienne réelle.
Attention : je ne m’attribue pas le rôle d’un père « fouettard » et je ne prétends pas corriger l’attitude de ceux qui ne croient pas en Dieu ainsi que l’attitude de ceux qui, publiquement, font semblant d’y croire. Je ne les juge pas, je n’en ai pas le droit. C’est leur commentaire que je me permets de juger d’un point de vue opérationnel. Même si j’ai conscience d’être ce que l’on appelle un pauvre pécheur, je ne renie pas ma foi, mes convictions, mes certitudes. Je ne prétends pas les imposer aux autres. Néanmoins je formule un vœu : avoir la lucidité et le courage de les défendre si, un jour, il m’était imposé de le faire par l’évolution de l’histoire. Et, en attendant, je revendique le droit et j’assume le devoir de les exprimer en toute liberté.
Je dois soutenir devant ces camarades qui exhibent parfois un scepticisme opportuniste, que la foi en Dieu, telle qu’elle fût exprimée par les Musulmans en Algérie, a servi de support idéologique dominant et constant à la guerre qui fut conduite contre la France. Ainsi qu’à la guerre qui est conduite de nos jours contre la France, l’Europe et l’Occident.
Docteur Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : N° 13 article 20.05.09.doc
11:33 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.04.2009
LA FRANCE SUD-MEDITERRANEENE

Je fais partie de ceux qui attachent un grand prix à la transmission mémorielle de la page historique Algérie-Française, du phénomène historique que fut l’Algérie française.
Je suis de ceux qui considèrent que les sites matériels de cette transmission mémorielle, doivent être non seulement respectés, mais surtout protégés.
Plus que tout, je fais partie de ceux qui recommandent qu’il ne faut pas se tromper sur le contenu historique, moral, symbolique et philosophique de cette transmission mémorielle.
C’est à cette précaution, qu’à titre personnel, je vais essayer de me soumettre. Je dois le faire en raison des responsabilités extrêmes que j’ai assumées dans le combat clandestin pour l’Algérie Française.
Le terme de transmission mémorielle est riche d’un contenu orienté vers l’arrière, c’est-à-dire vers le passé, d’une part.
Il est riche aussi d’un autre contenu, prioritaire peut-être, qui est orienté vers l’avant, c’est-à-dire vers le futur, d’autre part.
C’est la raison pour laquelle j’affirme que le combat pour l’Algérie Française ne fut pas un combat de trop. Ne fut pas un combat inutile. La phase cruciale de ce combat, c’est-à-dire le combat de l’OAS, prend l’identité en réalité et en dernière analyse sérieuse, d’un premier combat avertisseur de la tragédie qui est en train de se mettre en place à l’intérieur du monde occidental. L’Occident qui, je me permets de le rappeler, ne peut connaître d’autre signification, d’autre définition géopolitique que celle à laquelle nous avons souscrit : l’Occident chrétien.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : N° 12 article 20.04.09.doc
10:01 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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08.09.2008
НАТАЛИЯ НАРОЧНИЦКАЯ : Natalia Narotchnitskaïa
Que reste-t-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu
Fervente nationaliste, antimarxiste, orthodoxe et slavophile, elle professe des positions anti-atlantistes marquées, ayant par exemple soutenu la politique serbe pendant la guerre de Yougoslavie, ou plus récemment le pouvoir russe dans le conflit tchétchène. Membre du parti patriotique Rodina, elle a été élue à la Douma, siégeant dans le groupe de Russie juste et nommée vice-présidente de l'assemblée chargée des affaires internationales. Non réélue en 2008, elle s'est consacrée à la formation en France de l’Institut de la démocratie et de la coopération basé à Paris, dans le but de répondre aux accusations de pratiques dictatoriales contre le gouvernement de Vladimir Poutine, et contredire l'écriture américaine de l'histoire des relations Russie-Occident. Ayant travaillé à l'ONU entre 1982 et 1989, dénonce la réduction de l'opposition Occident/URSS à l'affrontement communisme/démocratie, qui a provoqué à ses yeux la substitution de la victoire de l'URSS lors de la Seconde Guerre mondiale par celle de l'Occident lors de la guerre froide. Elle appelle à la collaboration entre la Russie et l'Europe.

Quatrième de couverture
Fort d'une émotion palpable, Que reste-t-il de notre victoire ? est un cri de désespoir du peuple russe qui se croit dépossédé de sa propre histoire.
Porte-parole d'un courant de pensée peu connu en Occident, l'auteur analyse les rapports entre la conscience nationale russe et la philosophie libérale occidentale, à l'origine de nombreux malentendus historiques. Elle rappelle au lecteur le rôle de la Russie pendant la Seconde Guerre mondiale, qui fut pour les Russes la «Grande Guerre patriotique». Dans cet essai polémique, Natalia Narotchnitskaïa fustige l'attitude occidentale visant à minimiser la victoire de l'URSS et, par conséquent, à réduire l'opposition Occident-URSS à l'affrontement démocratie-communisme. L'auteur s'attache à montrer la permanence du passé et du devenir russes : elle nous incite à examiner et à comprendre la signification réelle de ce conflit et à rétablir une vérité historique trop souvent occultée.
Natalia Narotchnitskaïa nous suggère de quitter un instant nos certitudes historiques pour observer d'un autre oeil le théâtre des événements présents ou passés. Il nous faut revisiter l'histoire des relations russo-européennes, mais en entrant par une autre porte, affronter ce que nous ne voulons pas toujours voir. Afin, espère-t-elle, que nous comprenions sa colère et le sentiment d'injustice qui la révolte. Et avec elle bon nombre de ses compatriotes.
Une lecture nécessaire pour que puisse s'ouvrir un dialogue fécond dont dépend l'avenir des relations entre la Russie et l'Occident
17:24 Ecrit par Ivan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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