03.04.2009
ENTRETIEN AVEC PHILIPPE RANDA PARU SUR LE SITE GÉNÉRATION FA8
Philippe Randa a évoqué l’actualité récente et des sujets moins en vue, mais néanmoins très importants pour le site générationFA8 (www.generationfa8.com).
GENERATION FA8 : Tout d’abord serait-il possible que vous vous présentiez à nos lecteurs ne vous connaissant pas encore ?
J’ai écris une centaine de livres ; beaucoup de romans, puis des livres d’histoires et trois dictionnaires commentés (sur la collaboration, les livres politiquement incorrects avec Francis Bergeron et dernièrement la police avec Jean-Claude Giraud). J’ai fondé les éditions Dualpha et Déterna il y a une douzaine d’années, la librairie parisienne Primatice en 2006 et chaque semaine, j’écris une chronique politique disponible sur mon site ou envoyée via internet à plus de 15 000 personnes. Mes chroniques sont souvent reprises sur des sites très différents, voire même systématiquement sur certains comme Synthèse nationale et VoxNr . Depuis octobre 2008, je suis également rédacteur en chef adjoint du bimensuel Flash infos magazine .
GENERATION FA8 : Il y a quelques temps dans Flash, vous avez évoqué l’idée d’une citoyenneté européenne. Pourriez-vous expliquer sur quels principes ou concepts celle-ci reposerait ? En défendant une éventuelle citoyenneté européenne, n’avez-vous pas le sentiment de faire le jeu des mondialistes qui souhaitent la dissolution des nations dans un ensemble vide de sens ?
J’ai toujours été partisan d’une Europe politique, militaire et économique, fondée sur ses provinces historiques qui resteraient « maîtresses et charbonnières » chez elles, pour tout ce qui concerneraient leur culture, la justice, les impôts locaux, etc. Cela fait évidement disparaître l’échelon de la Nation.
Et ce projet politique est, me semble-t-il, le plus apte au contraire à faire obstacle au « gouvernement mondial » qu’entend nous imposer la politique actuelle des États-Unis d’Amérique et de ceux qui la soutienne. Il est évident que le monde est ainsi fait que seule prime, et primera toujours, la loi du plus fort. Un bloc européen, parce qu’il sera trop important pour que cela vaille intérêt de l’attaquer économiquement ou militairement, empêchera de fait toute « gouvernance mondiale ». Un peu comme la possession de l’arme atomique exclue de fait toute agression militaire entre deux pays la possédant.
GENERATION FA8 : Le concept de choc des civilisations développé par plusieurs intellectuels, vous semble-t-il être pertinent ou totalement dépassé ?
Cette expression a été inventée de toute pièce par les partisans de l’actuelle politique américaine pour justifier leur impérialisme. À la chute du Bloc soviétique, il fallait un nouvel ennemi, l’islamisme radical a été choisi. Quelques habiles manipulations et une campagne de haine anti-islamique savamment orchestrée plus tard, avec pic émotionnel le 11 septembre 2002, ce magnifique concept marketing du « choc des civilisations » s’était répandu dans le monde comme certains le désiraient. Remarquons que son succès doit beaucoup à certains milieux nostalgiques des empires coloniaux ou traumatisés par la bêtise énoncée par Louis-Ferdinand Céline sur l’Europe blanche morte à Stalingrad : ces gens-là se sont brusquement vu libres de « bouffer du bougnoule », car pour eux arabes et islam, c’est le même couscous. Après des années de matraquage idéologique anti-raciste, ils peuvent désormais se défouler, sans voir que ce sont les mêmes puissances aux intérêts politiques et économiques convergents, qui les manipulent, tout autant que le premier fanatique musulman venu.
GENERATION FA8 : L’élection du chef de l’État est actuellement décidée par le suffrage universel. Nous considérons que ceci représente une folie. Partagez-vous notre point de vue ?
Je suis profondément démocrate, c’est-à-dire que j’estime qu’un peuple doit soutenir majoritairement son ou ses dirigeants, mais parfaitement opposé au système parlementaire au niveau national qui, finalement, n’est qu’une autre forme de dictature : ce n’est pas la répression physique qu’on utilise pour s’imposer, mais l’étranglement financier… Quant à mettre à égalité de vote tous les citoyens, des plus idiots aux plus savants, des plus manipulables aux plus achetables… et que les résultats des élections soient moins l’adhésion au programme du vainqueur que le barrage fait à celui de son concurrent, me conforte dans mon opposition à ce système au niveau national.
En revanche, il me semblerait plus juste que les peuples votent à leur échelon local pour des représentants qui éliraient en leur sein des représentants nationaux qui eux-mêmes élirait un chef d’État… auquel on pourrait même envisager de donner un Pouvoir absolu, mais durant une période limitée.
GENERATION FA8 : Les peuples européens, dans leur ensemble, paraissent endormis ou alors, totalement gagnés par les idées modernes. Comment pouvons-nous faire pour les ramener dans le droit chemin ? D’ailleurs le droit chemin, quel est-il ?
Aucune peuple n’est plus « endormi » qu’un autre ; ses dirigeants changent plus ou moins de politique suivant les événements historiques ou économiques sous la pression des circonstances. Quant aux « idées modernes », j’ignore de quoi il s’agit, tout comme le « droit chemin »… Il y a l’idée que se font de l’avenir ceux qui sont interpellés par autre chose que leur simple confort quotidien et qui sont persuadés que rien n’étant inéluctable, tout reste toujours possible.
GENERATION FA8 : Suite aux évènements survenus en Guadeloupe, pensez-vous qu’il serait souhaitable de lui donner son indépendance ?
La Guadeloupe n’étant pas européenne, il serait effectivement temps de lui accorder, ainsi qu’à tous nos autres possessions d’outre-mer, une indépendance dans laquelle tous ces peuples exceptionnels pourraient enfin prouver la qualité de leur génie et plus encore de leur travail, débarrassés qu’ils seraient de cette Métropole qui les maintient dans un honteux assujettissement financier… et réaliser ainsi un PIB autrement plus important que les dérisoires 12,7 milliards d’euros d’effort budgétaires que leur consacre en 2009 avec une rare avarice, teinté d’un évident racisme, les contribuables français. « Les Antilles veulent l’indépendance ? Bravo, qu’on la leur donne. Tout de suite. Bon débarras », a écrit récemment Pierre Vial sur le site Terre & peuple. Je suis entièrement de son avis : qu’on les débarrasse de nous ! Vite !!
© Philippe Randa
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27.02.2009
POUR EN FINIR AVEC LES PONCIFS DE L'IMMIGRATION

Lorsque dans les années 1980, j’écrivais mon roman Poitiers demain, la guerre ethnique me paraissait inévitable et je bâtissais alors un scénario sur cette conviction : les populations en majorité africaine et nord-africaine qui arrivaient toujours plus nombreuses sur notre continent allaient immanquablement provoquer une violente réaction de rejet de la part des Européens.
Il est toujours périlleux d’affirmer ce que sera l’avenir et on ne peut donc repousser cette perspective, toujours possible. Seulement, je n’ai plus, pour ma part, une telle certitude.
Ce qui me semble le plus plausible, au regard des vingt dernières années et au constat des sociétés européennes actuelles, c’est que se met en place, progressivement, non pas la société multiraciale dont on nous rabat tant les oreilles, mais une société multiraciste, faite de quantité de ghettos : ethniques et religieux, bien sûr, mais aussi et surtout financiers. Cette société multiraciste se construit peu ou prou sur le modèle de celle des États-Unis d’Amérique, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle sera ou restera à jamais un clone de l’American way of life.
Les idées préconçues, fausses ou obsolètes sont sans doute les pires maux en matière de débat, bien sûr, mais surtout pour trouver et appliquer des solutions rapides et acceptables par tous aux problèmes posés.
EN FINIR AVEC LES IDÉES PRÉCONÇUES
D’abord, celle d’un homme blanc coupable, forcément coupable, de racisme vis-à-vis d’un homme d’une autre couleur qui ne serait que victime, sa victime, forcément victime, toujours victime. Un tel concept est d’ailleurs d’un racisme évident, puisqu’il sous-entend que les non-Européens ne sont capables que de subir.
Une autre idée préconçue est celle de l’immigré non-européen, avide de s’intégrer à la civilisation occidentale. Encore une fois, c’est mettre cette civilisation-là « au-dessus » de toutes les autres, ainsi que se justifiaient les colonisateurs européens du XIXe siècle.
Une telle démarche sous-entend implicitement aussi que la civilisation occidentale est, non pas seulement la plus puissante, mais surtout la seule qui doit servir de modèle au reste de l’Humanité. Une idéologie très « à gauche » sur l’échiquier politique dont Léon Blum se fit le chantre en proclamant qu’il fallait apporter la civilisation aux peuples qui ne la possédaient pas.
Seule différence aujourd’hui, on n’apporte pas « notre » bonheur chez les autres, ce sont les autres qui viennent soit-disant s’en repaître chez nous. Seulement, la majorité des immigrés ne tient pas, et c’est tout à l’honneur de ces derniers, à oublier son identité, ne méprise pas sa civilisation et n’a donc pas forcément envie de s’intégrer à la nôtre.
EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES
Parmi celle-ci, celle d’une race blanche bientôt disparue, parce que malade de dénatalité. Elle serait submergée par les autres races, beaucoup plus prolifiques. C’est oublier qu’il n’y a jamais eu autant, quantitativement, de « Blancs » – comme de toutes les autres races – de par le Monde depuis le début de l’Humanité… et que l’on sache, aucune race ne prône, et n’a jamais prôné d’ailleurs, l’extermination totale d’une autre. Des civilisations ont disparu, jamais des races.
Lorsque Claude Bébéar, ex-Pd-g d’AXA, affirmait lors de l’université du Medef en 2002 que « la race blanche est en train de se suicider en raison de sa faible démographie et (…) qu’il y a un véritable suicide par les taux de natalité », il ne fait que renforcer, en fait, l’idée que c’en est fait de cette « race-là » et que seuls les racistes – totalement diabolisés par ailleurs et donc sans pouvoir – peuvent le déplorer. Ce n’est pas l’Humanité qui va disparaître puisque la « fécondité » des autres races, africaine et asiatique, est extrêmement forte, alors où est le problème ? Si on en trouve un, c’est que l’on est raciste : on ne conçoit que la couleur de la peau et non l’espèce humaine dans son ensemble.
D’ailleurs, Claude Bébéar avait poursuivi son analyse de façon parfaitement logique en appelant au renouveau de la natalité (sous-entendue européenne) par un surcroît d’immigration. On connaît le « baiser qui tue », voilà désormais « l’aveu qui tue ».
Il est également nécessaire de relativiser la « fécondité » des peuples : ceux-ci ne sont prolifiques que tant qu’ils sont pauvres : les immigrés africains ou asiatiques qui se sont implantés en Europe limitent dès la deuxième ou troisième génération le nombre de leurs enfants, ramenant celui-ci au même niveau que les Européens « de sang ». Certes, il en vient toujours d’autres d’Afrique ou d’Asie, mais on assiste désormais, à défaut encore d’une nécessaire réglementation des frontières – leur « fermeture » est un non-sens et leur « étanchéïté » parfaitement utopique –, à une prise de conscience de tous les gouvernements occidentaux sur la nécessité d’arrêter cet afflux exagéré et par trop déstabilisant de populations étrangères.
Ne serait-ce que parce que les Africains ou Asiatiques naturalisés connaissent tout naturellement, en la matière, les mêmes craintes et les mêmes angoisses que les Européens. Eux aussi sont, de fait, « logés à la même enseigne » : comment ne réaliseraient-ils pas qu’ils pourraient perdre tout ce qu’ils ont acquis s’ils doivent travailler, eux aussi, pour subvenir aux besoins de toujours plus d’immigration ?
Ces Européens « de sol » ont même un avantage indéniable sur les Européens « de sang » : ils connaissent leurs ex-compatriotes, savent leurs véritables motivations ou leur aveuglement sur les réalités de l’Occident et n’ont aucun sentiment de repentance à leurs égards.
On peut par ailleurs déplorer la loi sur l’avortement, mais elle est applicable pour tous et les immigrés non-européens n’y sont pas plus insensibles que les Européens de souche.
EN FINIR AVEC LES IDÉES OBSOLÈTES
Au début des années 70, il est vrai « qu’un million d’immigrés », c’était « un million de chômeurs français », ainsi que l’affirmait un slogan du Front national de Jean-Marie Le Pen. Mais c’est qu’alors, les Gaulois avaient honte de ne pas avoir de travail ; ils avaient honte de vivre de la charité publique, rebaptisé « Assedics » et les Grands Manitous de l’économie donnaient le travail – leur travail, considéraient-ils à juste titre – à des populations qu’ils pouvaient ainsi sous-payer.(1)
Près de quarante ans plus tard, les Gaulois n’ont plus honte de vivre de la charité publique et la notion même de travail horrifie généralement la plupart d’entre eux. Que des millions d’immigrés soient directement passés à la case « charité » sans être passé par la case « travail » est une autre question.
« LAISSEZ VENIR À NOUS LES ESCLAVES… »
Lorsque l’ancien Premier ministre Alain Juppé déclarait que l’Europe avait besoin de « plus » d’immigration, il n’avait pas tort, à condition de s’entendre sur « quelle » immigration. Car l’immigration dont tous les pays ont besoin est toujours une immigration qualifiée, capable d’occuper des emplois extrêmement spécialisés.
Il est certain que voir des immigrés occuper des emplois de caissières ou de vigiles dans les grands supermarchés est non seulement un non-sens, mais surtout un scandale.
Un non-sens vis-à-vis de nombreux Français de souche qui pourraient occuper ce travail – mais qui préfèrent les avantages des Assedic ou du RMI – généralement sous-payé et de ce fait, un scandale d’un point de vue moral : c’est exploiter volontairement un immigré qui a une rélle volonté de s’intégrer avec dignité et ne peut vivre décemment, du moins comme on l’entend dans nos sociétés, avec un tel salaire, même si sa vie est toutefois préférable à celle qu’il connaîtrait dans son pays d’origine.
Dans l’esprit d’Alain Juppé, le « besoin d’immigration » de la France était surtout un « besoin d’esclaves ». Ni plus, ni moins.
S’il est concevable, juste et indispensable, non seulement de contrôler sévèrement l’arrivée de nouveaux immigrants, de débusquer et de renvoyer sans autre forme de procès dans leur pays d’origine(2) tous les clandestins parvenus à s’introduire sur le sol européen, et de renvoyer les immigrés ne disposant que de simples contrats de travail au terme de ceux-ci – si, évidemment, ils ne sont pas renouvelés par l’employeur –, il est stérile et injuste de penser à remettre en cause la présence de ceux qui ont été légalement naturalisés. La rétroactivité des lois est toujours odieuse.
D’autant que parmi les millions d’immigrés naturalisés, nombreux sont ceux qui ne sont nullement intégrés, et qui ne le seront jamais. Ces immigrés-là, dans une société qui supprimerait à tous, sans distinction, le réservoir démesurément gonflé par la démagogie des politiciens, des subventions et allocations en tous genres, n’auraient bien souvent aucun intérêt, donc plus aucune envie, de rester sur notre sol.
C’est bel et bien l’État-providence, comme l’écrivait Alain Dumait, alors directeur de l’hebdomadaire Les 4 vérités-Hebdo, qui favorise l’immigration. C’est également l’État-Providence qui a réduit le « Gaulois » à l’assistanat des Assedic et du RMI, ces deux mamelles des sociétés contemporaines. La société multiraciale que préconisent certains n’aboutirait, en fait, qu’à une nouvelle race de médiocres, toutes ethnies confondues.
On peut bien discourir à l’infini sur la nécessité de la « préférence nationale » ou de la « société multiraciale », les réalités, elles, ont toujours plus forces de lois que les utopies.
C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elles font si peur...

© Philippe Randa
NOTES
(1) Et aujourd’hui que les ex et nouveaux immigrés coûtent cher, aussi chers que les Gaulois, les Grands Manitous de l’Économie délocalisent le travail, loin de la France et de ses lois sociales.
(2) Lorsque des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d’origine, mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d’asile sous de fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un chantage odieux, digne du premier terroriste venu. Tous les gouvernements, de par le monde, admettent qu’on ne négocie pas avec les terroristes, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs motivations. De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S’il y a le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité. L’un et l’autre sont tout aussi innacceptable.

17:36 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.01.2009
LA PREUVE PAR SINÉ ET BERNARD-HENRI LEVY

Depuis l’été dernier, le dessinateur Siné que Pierre Desproges aurait traité en son temps de « seul gauchiste d’extrême droite en France » (rappelle Augustin Scalbert sur le site Rue89) a vu sa réputation quelque peu égratignée (Euphémisme). Georges Brassens en avait fait une magnifique chanson que Siné peut désormais fredonner ou plutôt, suivant son tempérament, hurler :
« Au village, sans prétention,
J’ai mauvaise réputation.
Tout le monde médit de moi,
(…)
Pas besoin d’être Jérémie,
Pour d’viner l’sort qui m’est promis,
S’ils trouv’nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou. »
Son crime ? Deux rubriques-coups de gueule, l’une, d’une rare délicatesse, consacrée à Belphégor : « J’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! »
L’autre à un bellâtre de Jet-Set au nom qui dit quelque chose à tout Français : « Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (encore lui !) a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »
Siné n’a pas (encore) été jeté en prison, mais l’a été aussitôt par dessus le bord de l’hebdomadaire Charlie Hebdo où il tenait rubrique… et poursuivi en justice pour « incitation à la haine raciale » par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme).
Il aurait pu pleurnicher ou faire repentance, mais a préféré rendre coup pour coup. Soit par tempérament, soit parce qu’il avait peut-être compris que lorsqu’on franchit une certaine ligne jaune, ou qu’on est accusé de l’avoir fait, la cause est entendue. Alors, sans doute s’est-il dit qu’autant tomber au champ de bataille, fors l’honneur.
Siné a ainsi créé son propre hebdomadaire satirique, Siné Hebdo… a collecté une trentaine d’attestations de « bonne moralité » comme les demoiselles fournissaient à une époque des certificats de virginité pour pouvoir se marier et sélectionné une brochette de témoins dignes de la seule moralité qui compte en pareil cas : celle de gauche (Guy Bedos – Artiste et délégué de la Ligue des Droits de l’Homme ; Delfeil De Ton – Journaliste au Nouvel Observateur ; Gérard Filoche – Inspecteur du travail. Co-fondateur de SOS Racisme ; Sid Ahmed Ghozali – Ancien 1er Ministre algérien, opposant au FIS, entre autres…).
Fort de telles troupes, il a comparu à Lyon où le parquet a requis mercredi… sa relaxe(1), au grand dam de l’écrivain Bernard-Henri Lévy, venu témoigner contre lui, qui a pleurniché à son tour qu’une relaxe serait « un signe épouvantable (envoyé) à notre pays ».
Décidément, la lutte contre le fascisme, le racisme, le nazisme, l’antisémitisme, le froid, le mal, la colique ou les contributions trop directes n’est pas un long fleuve tranquille. Le dessinateur Siné peut en témoigner. Après bien d’autres tels le philosophe communiste Roger Garaudy et l’humoriste Dieudonné. Ou l’Abbé Pierre, personnalité préférée des Français dix-sept année de suite.
Certains doivent ricaner de ses déboires : c’est l’arroseur arrosé, lui a été de ceux qui ont harcelé trente ans durant tout ce qui n’était pas de gauche et suspecté pour lui de personnifier le Mal. Siné serait donc ni plus ni moins qu’un arroseur arrosé, un docteur Frankenstein dont la créature démoniaque s’est retournée contre lui. C’est tout de même bêta, la vie !
D’autres ne doivent plus bien comprendre ce qui se passe : un chantre de l’antiracisme à son tour voué aux gémonies par les gourous du politiquement correct. Dans ce cas, peuvent-ils légitimement penser, à qui le tour, demain ?
Ce qui est sûr, une fois de plus, c’est bien que Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre. La preuve par Siné et Bernard-Henri Lévy...
NOTE
(1) Le jugement a été mis en délibéré au 24 février.
© Philippe Randa
17:35 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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