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politique

  • Sécurité : identifier l’ennemi

     

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    « De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses. » (Aristophane)

     

    Un ennemi invisible est pire qu’un ennemi visible. Le plus difficile pour assurer une sécurité maximale de haute valeur est l’identification dans toutes sortes d’environnement des structures techniques des réseaux auxquels le professionnel se trouve confronté. Agir au moment de l’action néfaste est déjà un signe de faiblesse voire d’échec. Cela signifie l’aveu pour les acteurs de la sécurité de n’avoir pas su frapper avant le déclenchement des hostilités. Or, il est toujours tentant et rassurant de croire qu’il est impossible de dégager un logiciel unique « d’appréhension ». C’est la légitimation parfaite de la préférence d’une intervention spectaculaire musclée, justifiant les émoluments demandés. Cependant, il est préférable d’opter pour une neutralisation discrète dans tout types de situation. Le responsable de la sécurité doit toujours avoir l’initiative. Seule une identification précise de l’architecture et des hiérarchies des réseaux peut permettre l’annihilation de ceux-ci avant le début de leurs actes. Ainsi, même si nous devons évidemment « ajuster » notre traitement de données à chaque type de situation, les rôles qu’on retrouve dans tous les réseaux sont au nombre de sept. Un même individu peut en jouer plus d’un. Nous devons repérer :

     

    1) Les organisateurs qui forment le noyau assurant la direction du réseau.

     

    Ce sont eux qui déterminent l’échelle et l’ampleur des activités ainsi que l’orientation et

     

    l’impulsion nécessaires à la mise en œuvre de ces activités.

     

    2) Les isolateurs qui sont des individus ou des groupes qui se chargent d’isoler le noyau du réseau des menaces posées par l’infiltration ou les compromis auquel il est exposé. Ces acteurs transmettent les directives et les orientations venant du noyau en direction de la périphérie. Ils s’assurent aussi que les flux de communication venant de la périphérie ne contribuent en rien à compromettre le noyau.

     

    3) Les communicateurs , sont les individus qui s’assurent que les flux de communication transitent efficacement d’un acteur à l’autre à travers l’ensemble du réseau. À la différence des isolateurs, ils doivent recueillir du « feedback » à propos des directives qu’ils transmettent aux autres acteurs du réseau. Il peut y avoir des conflits entre ceux qui jouent des rôles d’isolateurs et ceux qui jouent des rôles de communicateurs, les mêmes individus peuvent jouer les deux rôles à la fois de façon à éviter ces conflits.

     

    4) Les gardiens qui se chargent de la sécurité du réseau et prennent les mesures requises pour minimiser sa vulnérabilité à des infiltrations ou à des attaques venant de l’extérieur. Leur rôle consiste aussi à veiller sur le recrutement qui se fait dans le réseau et à s’assurer de la loyauté des recrues au moyen d’un mélange de serments rituels et de coercition latente exercé sur les nouveaux membres et leur famille. Les gardiens cherchent à empêcher qu’il y ait défection de la part des acteurs du réseau et à minimiser les dommages quand des défections se produisent.

     

    5) Les prolongateurs dont le rôle est d’étendre le réseau grâce au recrutement de nouveaux membres, mais aussi de négocier des collaborations avec d’autres réseaux et d’encourager des collaborations venant du monde des affaires, du gouvernement ou de la justice. Les tactiques utilisées à cette fin sont variées. Elles vont du recrutement volontaire au moyen de pots-de-vin ou de corruption, jusqu’au recrutement involontaire au moyen de la coercition, appuyé à l’occasion par des incitations et des récompenses.

     

    6) Les surveillants voués à l’efficacité du réseau et dont les responsabilités consistent à fournir des renseignements aux organisateurs sur les faiblesses et les problèmes existants dans le réseau, de façon à ce que les organisateurs puissent y remédier. Les surveillants font en sorte que le réseau soit capable de s’ajuster à des circonstances nouvelles et maintienne un haut degré de flexibilité, ce qui est nécessaire pour déjouer la loi.

     

    7) Les « agents doubles » qui font partie d’un réseau criminel, mais qui continuent de travailler dans des organisations de nature licite, qu’elles soient gouvernementales, financières ou commerciales. À ce titre, ces personnes fournissent de l’information précieuse et contribuent à la protection du réseau.

     

    Ainsi, les isolateurs, les gardiens, les surveillants et les agents doubles contribuent à protéger les réseaux contre ceux qui cherchent à les neutraliser . Nous ajouterons quelques considérations sur les mesures d’auto-protection utilisées par ces réseaux.

     

    Ces mesures d’auto-protection concernent principalement le noyau du réseau.

     

    L’infiltration de la périphérie est possible, mais celle du noyau est beaucoup plus difficile non seulement parce qu’il est mieux protégé mais aussi parce que les membres de ce noyau sont unis par des liens forts et un degré élevé de confiance mutuelle et de loyauté.

     

    De plus, l’infiltration ou la mise en accusation de certaines parties de la périphérie ne pose pas des problèmes trop sérieux au réseau, dans la mesure où ces parties de la périphérie peuvent être coupées du réseau ou encore remplacées par le recrutement de nouveaux membres. Le fait que l’information de nature stratégique soit compartimentée dans la périphérie contribue également à limiter les dommages.

     

    Nous devons ajouter que dans les réseaux criminels fondés sur des bases  ethniques les mécanismes défensifs sont tout particulièrement efficaces. Dans ces réseaux la confiance mutuelle et la loyauté sont encore plus grandes dans le noyau et le renouvellement des parties atteintes dans la périphérie est plus facile étant donné les liens forts existant dans les milieux ethniques et le peu de visibilité de ce qui s’y passe.

     

    Depuis des années et sans attendre le choc du 11 septembre l’histoire constate qu’une haute technicité ne saurait remplacer l’infiltration, le noyautage et la réduction des réseaux grâce à la parfaite connaissance des processus de mécanique qui les animent.

     

    Focalisée sur un type précis de comportement humain, cette connaissance n’a d’autre choix que d’accepter l’interdisciplinarité, dans le but d’étude du phénomène criminel « à anticiper », au sens large : crimes, délits, mais également témoignages, méthodologie de recherche, étude pénale, épidémiologie et sémiologie… Tous les aspects du crime, de la personne criminelle (sa psychologie, ses droits, les causes de son comportement) aux explications plus profondes sur « les groupes » permettent cette indispensable identification de l’ennemi sans laquelle la notion même de « sécurité » se trouverait gravement remise en cause.

     

    Jean-Marc DESANTI

  • Vers les guerres du pain et de l’eau ?

    "Quand les temps seront venus, – Aucune famille – N’aura plus d’enfants pieds-nus,
    Traînant la guenille. – Tout le monde aura du pain, – Vive la Commune, – Enfants"
    ( Eugène Chatelain )

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    Qui ne se rappelle aujourd’hui encore le slogan qui voyageait de New-York à Berlin et de Londres à Rome pendant la crise de 1929 : « le pain et la liberté ! » ? Ces mots avaient été les mêmes en 1905 et 1917 en Russie, en 1956 lors du soulèvement de Poznan en Pologne et en 1953 et 1989 en Allemagne de l’Est avec les conséquences que l’on connait …

    Or aujourd’hui encore plus qu’hier, le problème des émeutes de la faim , cette manifestation des besoins physiologiques de survie élémentaire (manger, boire, dormir, respirer), est à la base de bien des enjeux planétaires.

    La sécurité alimentaire est le point de rencontre de trois vecteurs mondiaux instables :

    • La géophysique (les changements environnementaux à grande échelle, dont l’urbanisation et les changements climatiques).

    • La géoéconomie (le déplacement du centre de gravité économique vers l’Asie et l’émergence du capitalisme chinois prenant la forme, par exemple, d’investissements de fonds souverains visant des terres agricoles).

    • La géopolitique (les rapports nouveaux et incertains entre l’Orient, l’Occident ).

    Ces trois facteurs influent sur la sécurité alimentaire.

    À titre d’exemple, les vagues de chaleur qu’a connues la Russie en 2010 ont contribué à la sécheresse et donc aux incendies qui ont détruit les récoltes. Or, pour sa propre stabilité, la Russie doit veiller à conserver des réserves intérieures de blé à un coût abordable. Elle a donc décidé d’interdire les exportations de blé, qui est devenu un bien stratégique nécessaire à la sécurité intérieure plutôt qu’une denrée échangée sur le marché libre. Le retrait du blé russe du marché a favorisé la spéculation et exacerbé le prix déjà exorbitant des aliments à l’échelle mondiale.

    L’un des plus gros importateurs de blé de la Russie est l’Égypte.

    Le gouvernement égyptien devant, lui aussi, fournir des denrées à un prix abordable dans l’intérêt de la sécurité intérieure, subventionnait fortement le pain depuis longtemps. Privée du blé russe et devant la hausse des prix sur le marché, l’Égypte n’a pu faire autrement que d’augmenter le prix du pain. Ainsi, le coût du blé sur le marché mondial ayant augmenté de 80 % dans l’année, le prix du pain en Égypte augmenta de 30 % dans la même période. Cette hausse suscita le mécontentement populaire et contribua aux bouleversements politiques en Égypte et au « Printemps arabe » dans le reste du monde arabe. Mais le soulèvement de ses habitants affaiblit la position de l’Égypte face à ses voisins, ce qui ouvrit la porte aux autres États du réseau hydrographique du Nil, dont le Soudan, pour exiger un accès accru à cette eau, si vitale aussi.

    Le Soudan n’a-t-il pas déjà conclu un partenariat avec la Chine pour la construction de barrages qui risquent de faire éclater des conflits, ce qui pourrait avoir un effet considérable sur la stabilité dans la région et au delà ?

    Dans un monde où l’interdépendance s’accroît sans cesse, l’approvisionnement alimentaire à prix abordable devient rapidement l’un des secteurs les plus critiques de conflits éventuels.

    L’occident, lui, se croit à l’abri de troubles liés au prix des aliments. Pourtant, dans les pays riches, le recours aux banques alimentaires augmente et la nourriture devient un enjeu politique.

    La sécurité alimentaire est une manifestation omniprésente et tangible du célèbre « effet papillon ».

    Déjà, et ce sans même qu’il y ait eu d’attaque délibérée contre le système alimentaire mondial, la sécurité du système et la sécurité fournie par le système sont chancelantes. Il suffit d’évoquer la possibilité d’une attaque contre un maillon critique de la chaîne d’approvisionnement alimentaire pour que l’utilité de stratégies alimentaires nationales devienne évidente.

    Une stratégie globale « de défense » tiendrait compte, non seulement, des trois « vecteurs » mais elle prendrait, aussi, en considération les politiques, l’économie et les ressources naturelles d’aujourd’hui, mais encore leurs projections dans l’avenir.

    Certains États ont une longueur d’avance dans l’élaboration d’une stratégie de sécurité alimentaire. Il en va ainsi de la politique de l’enfant unique en vigueur en Chine. Cela a eu pour effet de réduire la demande de nourriture et d’autres ressources. Parallèlement, le gouvernement chinois tente de s’assurer un approvisionnement fiable sur les marchés, cherche à faciliter l’achat de terres agricoles à l’étranger, à investir ses fonds souverains et à établir des relations avec des États qui, comme le Zimbabwe, sont isolés politiquement, mais riches en ressources naturelles. Les épigones de Pékin savent bien que, pour se sentir en sécurité, ils doivent fournir à la majorité de la population de la nourriture à un prix abordable.

    En Chine comme en Russie, les denrées alimentaires sont ainsi considérées comme des biens stratégiques plutôt que des produits de base. Les pays industrialisés exportateurs de produits alimentaires ont encore tendance à considérer la nourriture comme une denrée « ordinaire ».

    Par ailleurs, les investissements considérables faits par les pays du Golfe, entre autres, dans les terres agricoles à l’étranger pourraient, par exemple, renforcer l’incertitude quant au prix du blé et, par ricochet, toucher les producteurs des pays riches de l’hémisphère nord.

    Alors que de plus en plus de pays entreprennent des évaluations stratégiques de la propriété, de la vulnérabilité et de l’accessibilité du système alimentaire mondial et élaborent des stratégies alimentaires nationales (en janvier 2010, la Russie a mis en œuvre sa doctrine de sécurité alimentaire), les retardataires, que nous sommes, pourraient être acculés à des choix de plus en plus limités nous menant à des chocs et à des situations de crise.

    Jean-Marc DESANTI 

  • La stratégie du déclin

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    On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

    Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

    Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

    Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

    Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

    Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

    Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

    La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

    Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

    Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

    Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

    Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

    Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

    DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

    « Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

    La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

    Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

    Jean-Marc DESANTI

  • Mercure contre Sion

     


    «Oui Je vous entends dire Sion Jeruscialaïm …

    Mais, ô peuple, ce sont des mots vides de sens que vous murmurez là.

    Égarés, sans guide ni lumière, nous errons

    Perdus parmi les foules.

    Nous ne sommes que le fantôme de notre ancienne nation …

    Nous ne sommes plus rien ! »

    Flora Randegger

    «L’exilé est un mort sans tombeau. »

    Publius Syrus

     

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    On ne dira jamais combien la complexité inhérente à toute vie, à toute société, à toute civilisation nous prive , non seulement du plaisir que serait de déguster ensemble, toutes individualités confondues, la simplicité des choses et des gens, mais aussi combien ce paradigme de la réalité peut causer, dans le contrat social, autant de dommage que de préjudices irréparables. L’Homme aime les choses élémentaires, les modèles théoriques qui roulent encore, par leurs simples forces d’inertie, sur les rails d’une pensée rudimentaire, rustique mais opérante. Yuri Slezkine dans son ouvrage Le siècle juif nous invite à un voyage subtil dans la tourmente du vrai savoir de cette connaissance que Nietzsche nomma Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza.

    Abandonnons le « superficiel » « au troupeau », qui se nourrit de certitudes satisfaites et affrontons le tragique de l’existence … La délivrance de notre condition de dévot viendra de cette recherche de la vérité, cependant, intrinsèquement mortelle, contre toute illusion intrinsèquement vitale parce que si rassurante.

    Que nous enseigne Slezkine ? Il nous rappelle tout d’abord la permanence dans toute civilisation de l’opposition structurale entre guerriers « apolliniens » et nomades fonctionnels « mercuriens », vivant de leur « agilité d’esprit ». Le début de l’ouvrage nous comble. Le juif est bien ce mercurien nomade qui deviendra un capitaliste moderne et même, dans la tradition babélienne, un messianique sentencieux pendant la révolution russe. Nous voilà rassurés. Les choses sont si simples. Seulement Slezkine pour nous aider comme Thésée à ne pas se perdre dans le Labyrinthe continue de détricoter le fil d’Ariane : « Hier peuple élu par Dieu, les juifs sont devenus le peuple élu par les nazis, et ce faisant, le peuple élu par le monde occidental ( …) En créant un Etat-nation de type européen, le projet sioniste a donné naissance au plus excentrique de tous les États européens. Cela explique le degré de liberté et d’action qui prévaut en Israël mais aussi l’isolement croissant de l’État juif. La liberté par rapport aux conventions est à la fois cause et conséquence de l’isolement. »

    Fukuyama comme Hegel, en son temps, nous annoncèrent « la fin de l’Histoire » car nous sommes parvenus au consensus universel sur la démocratie libérale qui met un point final aux conflits idéologiques. Mercure triomphe. Big Brother lui vole sa place. Tirons le rideau.

    Seulement Slezkine sort sa botte secrète … On ne peut avoir eu, durant trois mille ans, des ancêtres qui ont été torturés, battus, humiliés, ruinés, exclus, parce que dans leur prières, ils répétaient sans cesse «  l’an prochain à Jérusalem  », et demander après, aux héritiers, de faire abstraction de cette volonté. Du désert au désir . Les adolescents qui ont survécu à l’Holocauste n’avaient pas pour objectif, en théorie, de tuer en eux « le vieux juif gênant  »- mais ne l’avait-il vraiment pas ? La nature des commandements du Sionisme polarisa la pénible intégration de ces jeunes dans une vie difficile, faite d’un travail éreintant sur un sol aride et de préhension vitale de la langue hébraïque, tout cela sur fond de razzias incessantes d’indigènes ulcérés… Hier mercuriens exemplaires dans un monde d’apolliniens, les juifs devenus, pour certains d’entre eux, israéliens sont aujourd’hui des apolliniens dans un monde occidental acquis au règne universel de Mercure. Ils incarnent la violence justicière et le nationalisme ethnique en un temps eschatologique ( A’harit HaYamim ) qui ne leur accorde plus aucune valeur. Ils représentent l’acceptation par chacun , de la responsabilité pour chacun, du destin des autres ( Kol Yisrael Arevim Zeh Lazeh )

    C’est ce caprice de la destinée historique qui nous désoriente. Une religion, une terre, un peuple, une exclusion . L’Europe en Orient ? D’un côté des jeunes filles qui bronzent nues sur des plages. De l’autre des femmes en tchador qui ne peuvent pas toujours faire des études et qui sont condamnées au « petits boulots ingrats ». Volonté post Saint-Simonienne humaniste contre théocratie identitaire musulmane. Imagine-t-on un bus d’amis arabes et juifs allant, ensemble, visiter La Mecque ?

    Quoi donc ? Nous assistons au découplage de l’alliance indéfectible entre les USA et Israël ? Des juifs américains comme Alan Sabrosky ( professeur à l’US Army War Collège ) peuvent déclarer : « j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majorité des juifs américains donnent leur allégeance à un pays étranger. Ils peuvent avoir la citoyenneté américaine, mais leur allégeance va à Israël. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique. ils sont des traîtres. » et de réclamer rien moins, que la destruction d’Israël. Des juifs, présentés comme des « progressistes » de gauche, embauchés par la Maison Blanche préconisent la paix avec tout le monde, mais font leurs guerres, obligent Israël à suivre un processus catastrophique comparable à l’Afrique du Sud pour une seule raison : le triomphe des affaires. La finance est juive, arabe, protestante, chinoise, athée … Elle est apatride et s’apprête à sacrifier Israël comme elle domine l’Europe en osant, par un véritable coup d’État, placer sous tutelle économique seize pays de la zone euro. Mais il est très vraisemblable que ces actions, pour nous encore, largement incompréhensibles, marquent l’absolue puissance obscène des victorieux mercuriens. Ils eurent besoin d’Israël pour mieux régner sur ce Moyen-Orient, autrefois position stratégique pour tenir le monde islamique, bénéficier de son pétrole et contrôler le sud de la Russie. Mais aujourd’hui, à quoi bon une telle charge, à l’heure où les élites planétaires immorales se mélangent à Dubaï, pôle « du tourisme d’affaires », première destination mondiale du « luxe », réincarnation de Sodome et Gomorrhe ? A quoi bon aujourd’hui où la puissance technologique US a permis de piéger les systèmes informatiques russes de défense nucléaire et d’imposer ainsi la sécurité de la « double clé » ?

    Les médias simples outils de propagande nous repassent en boucle des images de terroristes résistants au Nouvel Ordre Mondial, histoire de dérouler, devant nos yeux désespérés et apeurés, la possibilité que quelque chose se passe … Espérez encore braves gens, l’Histoire se fracasse mais la vieille carcasse frémit encore !

    La disparition programmée d’Israël représente-t-elle seulement une défaite juive ou bien plus fondamentalement une autre version de la défaite de la civilisation ? C’est une parabole de la fin de la survivance que nous commençons à vivre. Tous les peuples libres et de quelque identité sont manipulés menacés et finalement annihilés.

    Notre optique se doit d’être infiniment plus large et de cerner la « maladie », ou dans une autre sémantique « l’anomalie », de tous les petits d’homme en diaspora qui perdent leur âme, en quêtes vaines, à se noyer dans la diversité d’un monde sans autres frontières que Coca ou Pepsi.

    Le juif en exil comme le palestinien, l’africain, l’européen ou l’asiatique sont les victimes du chaos mercurien, de l’holocauste spirituel, ce processus contemporain en pleine accélération.

    Jean-Marc Desanti

  • Rapport CIA : "Global Trends 2025 - a Transformed World"

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    C'est déjà le livre de chevet de Barack Obama. Dans un rapport publié tous les quatre ans et intitulé "Global Trends 2025 - a Transformed World", le Conseil national du renseignement américain (National Intelligence Council, NIC) prend acte de la probable perte de puissance des Etats-Unis, qui ne pourront plus agir de manière unilatérale. De même, l'UE se transformera en géant incapable de transformer sa puissance économique en influence globale. Surtout, il redoute que "des armes nucléaires soient utilisées du fait de la prolifération de la technologie et de la possibilité de procéder à des frappes limitées".

    Les experts s'inquiètent particulièrement de la situation au Moyen-Orient, où plusieurs pays envisagent d'acquérir des technologies pouvant permettre de produire l'arme atomique. Certains pays ainsi que des mouvements terroristes risquent de se hasarder à des frappes nucléaires à l'horizon de 2025, selon un rapport publié jeudi par les services de renseignement américains.

    "Au cours des quinze à vingt ans qui viennent, plusieurs puissances régionales pourraient intensifier leurs efforts en ce sens et envisager activement de se procurer des armes nucléaires", s'alarme le rapport, qui compte 121 pages. L'équilibre de la terreur, qui prévalait dans le monde durant la guerre froide, ne se répèterait pas forcément dans ce contexte. Au contraire, l'arme nucléaire pourrait donner à ses détenteurs un sentiment de confiance qui risque de les amener à livrer des guerres classiques ou à commettre des actes de terrorisme.

    "Le risque de vol ou de détournement de technologie, de matériaux et d'armes nucléaires risque d'augmenter, de même que le potentiel d'utilisation illégale de l'atome", selon le rapport. Le terrorisme sera toujours une menace en 2025, même si le réseau Al-Qaida pourrait avoir disparu du fait de ses faiblesses : objectifs stratégiques irréalisables, incapacité de susciter un soutien populaire, actes d'autodestruction, estiment les experts américains. La stratégie antiterroriste devra s'attacher à comprendre comment et pourquoi une autre organisation pourrait prendre le relais d'Al-Qaida, selon eux.

    A propos des guerres où sont actuellement engagées les troupes américaines, le rapport prédit que le pouvoir en Irak comme en Afghanistan pourrait encore faire l'objet de luttes en 2025. A la surface du globe, "les écarts croissants dans les taux de natalité, entre les riches et les pauvres et l'impact inégal du changement climatique pourraient exacerber les tensions", prévoient les spécialistes du renseignement. La mafia pourrait s'emparer d'au moins un Etat d'Europe centrale, ajoutent-ils.

    Le rapport comporte cependant quelques bonnes nouvelles. En 2025, le pétrole pourrait déjà être remplacé ou en passe de l'être, plusieurs places financières pourraient faire office d'amortisseurs de crise et la péninsule coréenne devrait être réunifiée sous une forme ou une autre.
    ilioucha
    Pour lire le rapport : Rapport CIA.pdf

  • un journaliste irakien lance une paire de chaussure sur George W. Bush

  • "Lettre ouverte au peuple américain"

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    Les scientifiques sont-ils vraiment plus nombreux à s’impliquer politiquement? Une « Lettre ouverte au peuple américain » signée par 61 Prix Nobel, en donne en tout cas l’impression : jamais autant de Nobel n’auront appuyé un candidat à la présidence américaine.

    Qualifiant de « désastreuse » la politique scientifique du président Bush, c’est vers Barack Obama que se tournent avec espoir ces scientifiques : « nous avons perdu un temps précieux, à un moment critique, pour le développement de nouvelles sources d’énergie, de nouvelles façons de traiter des maladies, de renverser les changements climatiques, de renforcer notre sécurité et d’améliorer notre économie ».

    La lettre a été rendue publique le 25 septembre par l’équipe Obama, en même temps qu’elle dévoilait sa propre politique scientifique. L’essentiel de cette politique avait déjà été dévoilé dans une réponse au questionnaire de l’organisme Science Debate 2008 (voir ce texte )

    Les signataires sont des récipiendaires du Nobel de médecine (25 d’entre eux), de physique (22) ou de chimie (14), étalés entre 1960 et 2007. Onze ont décroché leur prix dans les années 1960 et 1970, et dix-neuf dans les années 2000. Deux d’entre eux, Peter Agre (Chimie 2002), un ardent critique du gouvernement Bush et Harold Varmus (Médecine 1989) sont identifiés par Wired comme deux de ceux qui ont contribué à rédiger la politique scientifique du candidat démocrate.

    En plus de tracer un lien entre la prospérité économique des États-Unis et ses investissements passés en science et technologie, ces scientifiques dénoncent, comme d’autres avant eux, l’ingérence politique dans la recherche qui aurait été plus lourde que jamais au cours de la dernière décennie. En conférence de presse la semaine dernière, Robert Horvitz (Nobel de médecine 2002), du Massachussetts Institute of Technology, a notamment salué la promesse du clan Obama de mettre fin au moratoire sur l’usage de fonds publics dans la recherche sur les cellules-souches, en vigueur depuis août 2001.

    ASP
    La lettre des 61 Nobel

  • UNE DÉMOCRATIE DE SEMI-EXPRESSION

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    Chatouilleuse liberté d’expression ! Tout à chacun ne cesse de s’en gargariser, mais elle est une chose trop importante, sans doute, pour qu’on permette à n’importe qui d’en faire usage comme bon lui semble.
    Jean-Marc Rouillan, deux fois condamné à la réclusion perpétuelle et actuellement en semi-liberté après vingt ans de détention, en fait l’amère expérience.
    L’État est bon Prince, tout de même, mais point trop n’en faut : l’ancien membre d’Action Directe n’a en effet pas le droit – entre autres – « d’évoquer publiquement les faits pour lesquels il a été condamné. »
    Des faits qui remontent à un quart de siècle, que tout le monde –à l’époque et ensuite – a largement commentés. Seul l’intéressé n’en a pas, aujourd’hui, la possibilité. Ses déclarations pourraient-elles être des révélations, gênantes pour certains ? Si c’était le cas, on a peine à croire qu’il n’ait pas encore trouvé le moyen de les exposer sur la place publique.
    Non, si l’ancien leader d’Action directe risque de perdre l’aumône qui lui a été faite de cette généreuse « semi-liberté », ce n’est pas pour avoir évoqué son passé ou quelques zones restées dans l’ombres de celui-ci, mais pour avoir indiqué qu’il en aurait probablement le droit « s’il crachait sur tout ce (qu’ils) avaient fait » et que « par cette obligation de silence on empêche aussi (son) expérience de tirer son vrai bilan critique. » À la lâcheté de ne pas l’avoir, à l’époque, fait exécuter – lui et ses complices qui avaient sciemment versés le sang – la Justice française ajoute aujourd’hui l’ignominie d’exiger du militant politique qu’il est resté, qu’il devienne un renégat.
    Cela fleure bon les méthodes des régimes de Joseph Staline ou de Mao Tse-Tong qui acculaient leurs ennemis politiques à se couvrir eux-mêmes d’opprobre pour bénéficier d’une mort plus rapide, sans torture.
    Le jovial Petit Père des Peuples et le sympathique Grand Timonier entendaient ainsi imposer à leurs peuples leurs excitantes démocraties populaires.
    Nicolas Sarkozy, moins sanguinaire, reconnaissons-le, semble, lui, en tenir plus simplement pour une démocratie de semi-expression.
    Si Jean-Marc Rouillan était acculé à faire repentance, il bénéficierait à l’évidence de quelques conforts de vie, mais ce serait aussi une mise-à-mort. Celle du respect que l’on peut avoir pour quelqu’un qui a mis son existence au bout de ses convictions.
    Aussi imbibées de sang soient-elles.

    Philippe Randa

  • Tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains : le chef d'état-major américain appelle au calme

    avi_ar_100207.jpgWASHINGTON - Le chef d'état-major américain, l'amiral Michael Mullen, a cherché vendredi à apaiser les tensions entre Washington et Islamabad après un incident entre leurs armées jeudi à la frontière afghano-pakistanaise, en appelant au "travail d'équipe" et au "calme".

    "Aujourd'hui plus que jamais est le temps du travail d'équipe, du calme" dans la lutte contre les talibans et Al-Qaïda, qui selon Washington et nombre d'experts ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

    Il a par ailleurs indiqué avoir "reçu des assurances de la part des dirigeants militaires pakistanais qu'il n'existe aucune intention ou projet de tirer sur les forces armées américaines", lors d'une rencontre la semaine dernière avec le chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, et a dit qu'il n'avait pas de raison de croire que ces relations avaient changé depuis.

    Ces propos interviennent au lendemain d'échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains. Les Etats-Unis assurent qu'ils étaient en territoire afghan et n'ont jamais franchi la frontière, Islamabad jure lui qu'ils étaient au Pakistan.

    "Personne ne peut tirer profit de malentendus entre nous, ou d'une rhétorique dure ou d'un conflit ouvert. Nous combattons tous le même ennemi", a insisté l'amiral Mullen.

    "Je reste persuadé que les chefs militaires pakistanais comprennent la nature du problème et travaillent dur pour l'éliminer", a souligné l'amiral Mullen, en saluant les récents efforts entrepris par l'armée pakistanaise pour déloger les insurgés de leur côté de la frontière.

    Les militaires ont affirmé vendredi avoir tué plus d'un millier de combattants islamistes, dont cinq de leurs chefs, depuis le lancement en août d'une grande offensive dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l'Afghanistan.

    L'amiral Mullen a rappelé que l'état-major avait entrepris "un examen de notre stratégie militaire dans la région frontalière, côté afghan mais aussi côté paksitanais, pour identifier les problèmes mais aussi trouver des solutions multilatérales".

    "Nous travaillons dur pour améliorer la coordination des deux côtés de la frontière", et "nous avons eu des réunions tripartites" entre Américains, Pakistanais et Afghans, a souligné le chef d'état-major américain.

    Il s'est dit "encouragé" par la proposition du minsitre afghan de la Défense d'établir une force conjointe afghano-pakistanaise pour patrouiller à la frontière. "C'est précisément le genre de coopération dont nous avons besoin", a-t-il dit.

    Il a toutefois affirmé que la solution n'était pas uniquement militaire, mais aussi économique, alors que le Pakistan est en difficultés.

    L'incident de jeudi a avivé les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant son allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme", ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de multiplier ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones) sur son territoire contre les talibans et des combattants d'Al-Qaïda, en violant sa souveraineté.

    ©AFP

  • Obama et McCain sont les figurants du roi Henry Paulson

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    À J - 43 de l'élection présidentielle, la crise financière qui continue de secouer les États-Unis, et qui a entraîné lundi la plus forte chute de la Bourse de New York en une seule journée (- 372.75 points) a déjà eu une conséquence pour le moins paradoxale. Depuis le week-end, un visiteur débarquant d'une autre planète pourrait être excusé de faire erreur sur la personne du principal dirigeant du pays. George W. Bush, président en titre, a pratiquement disparu de la circulation et son vice-président, Dick Cheney, est invisible. Les deux rivaux qui se disputent la place de Bush, Barack Obama et John McCain, ont l'air de figurants qui ne sont d'ailleurs pas très sûrs du rôle qui leur est dévolu dans le drame qui se joue. Leurs colistiers, Joe Biden et Sarah Palin, sont hors de vue. Celui que l'on voit et entend sur tous les écrans, dont le nom et les propos sont cités à tout propos, et qui est visiblement en charge du gouvernement dans la tempête qui fait rage, est l'homme dont le visage s'étale à la une de l'hebdomadaire Newsweek qui l'a couronné comme "le roi Henry", aussi connu sous le nom de Hank Paulson.

    Le naufrage de Wall Street et la menace d'une Grande Dépression qui continue de peser sur la première économie de la planète (et par extension sur l'ensemble de l'économie mondialisée) a fait du 75e secrétaire au Trésor l'homme le plus puissant des États-Unis, et la face visible d'une dyarchie dont l'autre tête est Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale (la Fed). "Nous voilà entrés dans l'administration Paulson-Bernanke", remarquait dès dimanche l'éditorialiste conservateur du Washington Post , George Will.

    Le duo Paulson-Bernanke a pris le commandement de la plus vaste opération de nationalisation de l'histoire, et d'une véritable "révolution de septembre" qui a fait passer le pouvoir financier de New York à Washington, des marchés de Wall Street au gouvernement de Pennsylvania Avenue, l'axe central de la capitale américaine sur lequel donnent le département du Trésor et la Réserve fédérale, sis de part et d'autre de la Maison-Blanche. Paulson et Bernanke ont présenté samedi au Congrès un plan de sauvetage de l'économie en forme d'ultimatum. Les élus sont pressés de l'entériner d'ici vendredi, sous peine de voir l'Amérique sombrer dans la Dépression...
    LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/obama-et-mccain-sont-les-figurants-du-roi-henry-paulson/1447/0/276197

  • Bush comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of USA

    Pékin 2008 : George W. Bush, ivre, évacué de la tribune officielle

    Le président des États-Unis n’a pas immédiatement réagi à l’attaque surprise de l’Ossétie du Sud par la Géorgie pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin 2008. Ses « conseillers » n’avaient guère eu de difficultés à le neutraliser le temps voulu pour le placer en face du fait accompli.

    Sur ces photos d’Associated Press et de Getty Images, on voit George W. Bush, en état d’ébriété avancée, faire le pitre dans la tribune officielle. Ne parvenant plus à tenir debout, même appuyé à la rambarde, il est évacué par ses gardes du corps.

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  • Géorgie : le point de non retour ... Une déstabilisation programmée

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    Une fois de plus un grand merci Jean pour ton analyse et cette marque de confiance...
    La crise géorgienne est au cœur d’une lutte d’influence entre les puissances russe et américaine, les deux anciens ennemis de la guerre froide. Désormais, chaque acteur cherche à se repositionner sur le grand échiquier eurasien en vue de contrôler le cœur politico-économique du nouveau monde et d’y stabiliser une forme nouvelle de domination. La ‘’guerre tiède’’, que nous avions annoncée, il y a peu, est là…

    Mais cette crise est surtout un retour de bâton, s’appuyant sur le précédent du Kosovo. Le processus douteux de l’indépendance du Kosovo - en violation des principes onusiens - peut en effet, à lui seul, justifier l’indépendance autoproclamée des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. Avec une certaine légitimité - et dans le cadre des règles internationales - la Russie a profité de l’agression géorgienne pour renforcer ses positions, montrer sa capacité à défendre ses "nationaux" (ossètes et abkhazes) et surtout, empêcher un génocide programmé. V. Poutine a ainsi confirmé, le 8/09/2008, que la Russie s’est conduite au cours de cette crise ‘’de façon tout à fait morale, dans le cadre du droit international’’. En d’autres temps et d’autres lieux - en ex-Yougoslavie, lors de l’intervention meurtrière de l’Otan en 1999 - on aurait appelé cela le ‘’devoir d’ingérence humanitaire’’. Il s’agit donc d’éviter une lecture du droit international à géométrie variable, présentant la Russie comme un agresseur et digne héritier de l’axe (communiste) du mal.

    Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparaît comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques. Cette stratégie offensive a été théorisée par Zbigniew Brzezinski : ‘’L’extension de l’orbite euro-atlantique rend impérative l’inclusion des nouveaux États indépendants ex-soviétiques (…)’’. Longtemps marginalisée et blessée, l’orgueilleuse Russie est à la recherche d’une identité perdue et surtout, désireuse de revanche. La crise géorgienne, suite à l’attaque délibérée du 8 août 2008, en a été le catalyseur.

    Aujourd’hui, cet État post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde. Cela explique l’instrumentalisation politique de l’Otan comme vecteur d’influence, dans l’axe de la ligne Brzezinski focalisée contre les intérêts russes en Eurasie : ‘’le champ d’action stratégique de l’Alliance atlantique est appelé à s’élargir à l’ensemble eurasien’’. Sur ce point, Z. Brzezinski précise, en particulier, que ‘’la responsabilité de la stabilisation du Caucase’’ devrait échoir ‘’pour une part déterminante, à l’Otan’’ ( !). Le célèbre stratège n’hésite pas à prôner un ‘’pacte de stabilité pour le Caucase’’ - verrouillé par l’Otan - sur le ‘’modèle du pacte de stabilité dans les Balkans’’ ( !). Or l’histoire récente montre que de tels ‘’pactes’’ servent de levier à l’influence politique américaine. Dans ce schéma, on peut comprendre l’ingérence américaine en Géorgie, place stratégique du Caucase.

    La Géorgie apparaît véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du ‘’rôle back’’ (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski. En d’autres termes, elle est une pièce clé de l’échiquier eurasien. L’objectif implicite de Washington est de détacher la zone post-soviétique (CEI) de la domination russe, en vue d’y instaurer un ‘’pluralisme’’ politiquement orienté. Or cet objectif a été partiellement réalisé par la main mise de Washington sur le Caucase sud (principalement l’Azerbaïdjan et la Géorgie) et l’Ukraine, par le biais d’une triple ingérence politique, économique et militaire. De suspectes ‘’révolutions de couleur’’ (libérales) ont précipité ce basculement dans le camp occidental. En fait, ces révolutions politiques ont été ‘’encouragées’’ (et planifiées) par le vertueux État américain, porteur du ‘’flambeau de la liberté’’, au nom d’une mission libérale confiée par l’histoire et destinée à étendre la ‘’paix démocratique’’.

    Désormais, ces stratégies politiquement insidieuses, à visée manipulatrice, sont perçues par le discours stratégique russe comme des ‘’menaces principales’’. Cela est attesté par le général d’armée Makhmout Gareev, président de l’Académie des sciences militaires de Moscou, lors de sa présentation des grandes lignes de la nouvelle doctrine militaire russe, le 20 janvier 2007 : ‘’L’expérience de la désagrégation de l’URSS, de la Yougoslavie, des ’’révolutions colorées’’ en Géorgie, en Ukraine, en Kirghizie et dans d’autres régions du monde est là pour nous convaincre que les principales menaces sont mises à exécution moins par des moyens militaires que par des moyens détournés’’. Or, à terme, ces stratégies d’ingérence géopolitique ont fini par exacerber l’instabilité nationaliste des zones caucasienne et centre-asiatique. En quelque sorte, une déstabilisation programmée.

    Aujourd’hui, les crises nationalistes en zone post-soviétique tendent à être instrumentalisées par les deux super-puissances dans leur stratégie d’influence. L’État américain les a notamment utilisé pour déstabiliser l’autorité russe dans la région et se substituer à cette dernière. De son coté, en réaction, la Russie n’hésite pas à surfer sur ces instabilités pour accélérer son retour. Mais il s’agit là d’une réponse légitime à une politique américaine agressive menaçant ses intérêts nationaux et ses prérogatives historiques, dans l’optique finale d’éroder sa puissance. Ainsi Igor Chouvalov, vice-premier ministre de la Russie, a reconnu que ‘’certains tentent actuellement de freiner notre puissance’’. Il y a, pour Moscou, des lignes rouges à ne pas franchir. Car la Géorgie se trouve au cœur du glacis sécuritaire - l’actuelle CEI - que la Russie s’est efforcée de construire, tout au long des siècles, pour faire face aux menaces extérieures latentes.

    La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan - bras armé de l’Amérique - aux portes de la Russie. Cela est dénoncé, sans ambages, par l’ancien Premier ministre russe, E. Primakov : ‘’L’extension de l’Otan s’accompagne d’une rhétorique anti-russe ainsi que d’une politique offensive des Etats-Unis dans les ex-républiques soviétiques’’. Il s’agit donc d’une véritable provocation, au cœur même d’un espace post-communiste défini par Moscou comme partie intégrante de ses ‘’intérêts vitaux’’. Cela explique la ferme réaction du ministre russe des affaires étrangères, S. Lavrov : ‘’Nous ferons tout pour empêcher l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan et prévenir ainsi une inévitable dégradation de nos relations avec l’Alliance, ses principaux membres et nos voisins’’. Par ailleurs, cette intégration permettrait à la fois l’extension des bases militaires américaines et celle (éventuelle) du bouclier anti-missile ABM. Autrement dit, cela concrétiserait l’encerclement stratégique de la puissance russe, la conduisant à se sentir comme une cible potentielle. Un véritable cauchemar pour cette dernière, d’autant plus que la Géorgie est au centre des couloirs énergétiques contrôles par l’Amérique en vue de contourner et isoler Moscou.

    En soutenant l’indépendance (reconnue le 28 août) des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie, Moscou cherche à garder une présence politico-militaire dissuasive en Géorgie et à freiner l’expansion provocante de l’Otan à son Etranger proche (la CEI), perçue comme un réflexe de la guerre froide – et comme une violation des promesses occidentales. D’autant plus que l’Etranger proche, défini comme sa zone d’influence politique, reste la première priorité de sa politique extérieure et le vecteur de sa stratégie de puissance. Ce faisant, la Russie veut montrer à l’Occident ‘’qu’elle n’est pas la Serbie’’ et qu’elle est prête à défendre ses intérêts nationaux, jusqu’au bout. Ce durcissement de la politique russe est considéré par Washington comme une résurgence de l’impérialisme soviétique. ‘’Le but de la Russie est de retrouver l’influence du temps de l’URSS’’ a ainsi récemment affirmé le vice président américain, Dick Cheney. Avec une troublante certitude, Z. Brzezinski a confirmé que la Russie n’a pas ‘’entièrement rompu avec ses ambitions impériales’’. Se sentant trahie par l’Occident et estimant qu’elle a trop reculé depuis l’implosion de l’URSS, la Russie a retrouvé ses forces (économique et militaire) et sa fierté nationale. Et elle veut faire de la Géorgie une preuve éclatante de son retour sur la scène internationale. L’enjeu, sous-jacent, est de retrouver une certaine crédibilité géopolitique.

    En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère ‘’plus juste’’ et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

    Jean Géronimo , Docteur en Économie. ( Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr )

    mardi 16 septembre 2008

  • Les femmes parachutistes russes prêtent serment

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    La première section féminine de cadets a prêté serment à l'Ecole militaire supérieure des troupes aéroportées de Riazan

  • РГРК «Голос России»

    110808119.jpgLe 8 septembre, dans la résidence du chef d’état russe aux environs de Moscou, les présidents de Russie et de France, Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy qui préside l’Union Européenne en ce moment, ont eu des entretiens pour concerter des points supplémentaires dans le plan adopté auparavant du règlement de la situation autour de la crise en Géorgie. Une conférence de presse conjointe des présidents de Russie et de France a clos la rencontre. Nous proposons à votre attention quelques points essentiels de cette conférence. Le chef d’état russe Dmitri Medvedev a pris la parole le premier.
    Le président sarkozy a noté qu’il se prononcerait au nom de monsieur Barroso, de Bernard Kouchner, de monsieur Solana et il a dit qu’il présenterait dans son intervention le résumé des accords obtenus par la délégation de l’UE avec le président Medvedev.
    Ensuite, les chefs d’état russe et français ont répondu aux questions des journalistes. Nous proposons à votre attention certaines de ces réponses. Le correspondant de la chaine Russia Today a demandé : Comment appréciez-vous la position de l’UE face à la situation en Géorgie ?
    Voici l’avis du président français sur l’avenir des relations entre l’UE et la Russie…
    Une question au président russe : « Que pensez-vous sur la nécessité d’élaborer une nouvelle conception de la sécurité internationale ? Ne croyez-vous pas que depuis l’Irak, le Kosovo, l’Ossétie du sud, tout s’est écroulé ? »
    Le correspondant de Libération pose la dernière question aux deux présidents : <audio>

  • L’énigme russe

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    Que font les Russes en Géorgie? Ils se sont retirés, mais pas vraiment complètement puisqu’ils semblent devoir conserver une présence dans la zone du port de Poti, point stratégique naval (la Flotte de la Mer Noire y avait des droits d’escale jusqu’en 1998); l’on débat sur l’ampleur des diverses “zones de sécurité” ou autres. Il a semblé et continue à sembler, depuis les deux semaines qui nous séparent de l’acceptation du cessez-le-feu, que les Russes s’accommodent assez bien de provoquer des réactions hostiles du côté occidental (Europe et USA), voire même qu’ils n’hésitent pas une seconde à les susciter. Poursuivent-ils un but local ou régional, en assurant des positions stratégiques? C’est possible et, de toutes les façons, cela n’empêche pas d’autres objectifs et d'autres explications.

    D’autres récents développements, dans un domaine stratégique plus large, montrent que les Russes ne rechignent certainement pas à élargir la crise, à l’aggraver. Aucun signe de compromis chez eux, plutôt une poussée massive d’affirmation, non seulement conceptuellement (“la puissance russe est de retour”) mais de façon très concrète, alimentant la tension de la crise. Citons deux cas du jour, parmi d’autres.

    • Les Russes élargissent la crise à l’Afghanistan, en activant leur position menaçante de la rupture de la voie de renforcement des forces de l’OTAN en Afghanistan par la Russie. C’est plus qu’une mesure de rétorsion, c’est une mesure offensive d’élargissement de la crise.

    • Le Parlement russe demande, à l’unanimité, la reconnaissance de l’indépendance des territoires de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Certains ont pondéré aussitôt cette décision. Le Guardian cite un expert russe: «One analyst said it was unlikely that the Kremlin would unilaterally recognise South Ossetian and Abkhazian independence. “This would be more troublesome and problematic for Russia,” said Fyodor Lukyanov, the editor-in-chief of the journal Russia in Global Affairs. […] “My guess is that this vote is a means to achieve better conditions for international negotiations,” he added.» Las, les choses furent aussitôt mises au point par la signature du président Medvedev, reconnaissant effectivement l'indépendance des deux régions. L'émotion est générale dans nos vertueuses capitales.

    Les Russes ont partout durci le ton et l’on peut presque parler, pour qualifier leur attitude dans certains domaines, d’une réelle intransigeance nullement dénuée de provocation. D’une certaine façon, on pourrait considérer cette attitude comme une surprise, tant les Russes nous ont habitués à manœuvrer et à adoucir les affirmations volontaires par les nuances prudentes des positions politiques. L’attitude générale d’intransigeance des Russes, même nuancée de certaines manœuvres, constitue un facteur important de la crise. On pourrait même considérer la chose comme une énigme si l’on s’en tenait au jugement que ce comportement est abrupt et trop peu nuancée. On observera aussitôt que l’absence de nuance et une certaine brutalité peuvent dans certains cas constituer la poursuite de l’habileté politique par d’autres moyens.

    LIRE LA SUITE http://www.dedefensa.org/article-l_enigme_russe.html

  • Sarkozy : tribune au « Figaro»

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    Le moment viendra où l'enchaînement des faits et des responsabilités pourra être établi de façon incontestable et impartiale : les semaines de provocations et d'escarmouches le long de la ligne qui sépare l'Ossétie du Sud du reste de la Géorgie ; l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle dans la nuit du 7 au 8 août ; la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes refoulant la petite armée géorgienne d'Ossétie du Sud, la délogeant d'Abkhazie  l'autre province séparatiste où elle avait repris pied en 2006  , avant d'investir une partie du reste du territoire géorgien.

  • Guerre Russie-Géorgie : Vers la fin du nouvel ordre mondial ?

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    Pour la première fois depuis la chute de l’URSS et l’avènement du nouvel ordre mondial, la Russie mène une opération militaire hors de ses frontières, dans un pays voisin et souverain et ce afin de défendre des citoyens russes. Le jeudi 7 août 2008 restera dans les annale car l’opération militaire russe actuellement en cours va modifier à "jamais" les relations internationales.

    Comment en est-on arrivé là et pourquoi cette petite bande de territoire semble avoir tellement d’importance pour Moscou, Tbilissi, Washington ou encore l’UE ? Et quelles sont les perspectives ?

    La Géorgie est un vieux pays du Caucase occupé par les Arabes (VIIe au XIe siècle), puis par les Mongols et la Horde d’or (du XIIe au XVe) puis partagé entre Ottomans et Perses (XVIe) avant de recevoir la protection de la Russie en 1783. La libération des terres géorgiennes se fera au long du XIXe siècle et sera achevée en 1864. La Géorgie déclara son indépendance en 1918, avant d’être occupée par l’Armée rouge en 1921 et de devenir la République socialiste soviétique de Géorgie en 1936. A la chute du l’URSS, la Géorgie se retrouve face à sa destinée, et à ses régions russophiles d’Ossétie et d’Abkhazie, une région de l’Empire byzantin incorporée de force à la Géorgie au XVIe siècle. Le nouveau gouvernement géorgien fait face à un conflit avec ces provinces et notamment l’Ossétie du Sud dès 1991. Celle-ci déclarera son indépendance en 1994 et en 2006, par référendum. Néanmoins la communauté internationale ne daignera jamais reconnaître cette indépendance, sauf la Russie de Vladimir Poutine et la situation restera très tendue entre la province et l’Etat géorgien, ce jusqu’en 2003 où le gouvernement d’Edouard Chevardnadzé tombe, remplacé par celui de Mikhail Saakachvili.

    La Géorgie, pion du grand échiquier

    En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques. Ont principalement été visés des Etats comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie (lire à ce sujet mon article).

    La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie, ces deux Etats étant membres actifs du GUUAM.

    Depuis la prise de pouvoir de Mikhail Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël, lire à ce sujet cet article extrêmement bien documenté. À la mi-juillet, les troupes états-uniennes et géorgiennes ont tenu un exercice militaire commun dénommé « réponse immédiate » impliquant respectivement 1 200 États-Uniens et 800 Géorgiens.

    J’ai déjà également traité de l’importance de la guerre énergétique en cours et notamment du pipeline BTC. Ce pipeline devant permettre de passer outre la Russie, et de desservir l’Europe du Sud via la Géorgie, la Turquie et Israël, qui souhaite par ce biais jouer un rôle essentiel dans la région bien sûr, en contournant la Russie, mais surtout dans la ré-exportation du pétrole vers l’Asie ! La revue russe Kommersant ne titrait-elle pas le 14 juillet 2006 que : « Le pipeline BTC a considérablement changé le statut des pays de la région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé pour la construction de l’oléoduc vers la Méditerranée, Washington a pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël. »

    Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

    Juillet / août 2008

    Le 12 juillet 2008, une annonce du ministère géorgien de la Défense déclarait que les troupes états-uniennes et géorgiennes « s’entraînent durant trois semaines sur la base militaire de Vaziani » près de la capitale géorgienne, Tbilissi (AP, 15 juillet 2008). Ces exercices, qui se sont achevés à peine une semaine avant l’attaque du 7 août, étaient la répétition générale évidente d’une opération militaire qui, selon toute probabilité, avait été planifiée en étroite coopération avec le Pentagone.

    Dans un premier temps, la Géorgie, puissamment armée et entraînée par l’Amérique et Israël, a contesté l’organe chargé de régler le conflit – la Commission mixte de contrôle – qui est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud.

    Le 7 août, coïncidant avec la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Beijing, le président de Géorgie ordonne d’attaquer militairement tous azimuts la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali. Une attaque militaire d’assez haute intensité pour « rétablir l’ordre constitutionnel ». La Russie a alors réagi comme se doit de réagir un Etat souverain chatouillé sur sa frontière et dont les citoyens sont menacés militairement. Elle a répliqué afin de chasser les soldats géorgiens et de protéger ses citoyens. L’attaque contre l’Ossétie a abouti à l’affrontement direct avec les forces russes.

    Ces cinq derniers jours, les combats ont été extrêmement violents, ce soir, mardi, l’armée géorgienne a été repoussée hors d’Ossétie et les combats entre troupes russes et géorgiennes se seraient rapprochés de l’est du pays, vers la capitale Tbilissi. Comme l’affirme Alexandre Lomaia, le chef du Conseil national de sécurité géorgien, «  Nous n’avons pas capitulé, notre armée reste en bon ordre malgré les pertesJe peux vous assurer que nous recevons une aide militaire de l’étranger… Et nous la recevrons jusqu’à ce que nous ayons chassé les Russes du pays. »

    Le Kremlin a ouvertement accusé l’Amérique de « favoriser » la Géorgie. Comme le Premier ministre, Vladimir Poutine, l’a dit lui-même : « Ce n’est pas le cynisme des politiques (américains) qui étonne (...) mais c’est le niveau de ce cynisme, la capacité à présenter ce qui est blanc en noir, ce qui est noir en blanc, la capacité à présenter l’agresseur en victime de l’agression » «  Saddam Hussein devait être pendu parce qu’il a détruit quelques villages chiites, mais les autorités géorgiennes actuelles doivent être défendues alors qu’elles ont rayé de la Terre en une heure des dizaines de villages ossètes, qu’elles ont écrasé vieillards et enfants avec leurs chars et qu’elles ont brûlé vif les gens dans leurs maisons ». Pourtant malgré l’aide internationale l’armée russe est en train de « très sérieusement » affaiblir la force militaire géorgienne, afin de simplement éviter qu’une opération d’une telle ampleur ne puisse se reproduire.

    «  Qu’est-ce qui peut empêcher les Russes d’aller jusqu’à Tbilissi ? … Saakachvili a pensé qu’il allait pouvoir regagner du terrain par la force. Imaginer que cette petite avancée tactique serait acceptée par la Russie est le calcul de quelqu’un de stupide », reconnaissait hier un diplomate européen plein d’amertume. Effectivement, si l’on regarde les forces en présence, on ne peut comprendre le geste de folie de Mikhail Saakachvili, sauf si ce dernier a naïvement cru que le fait d’être dans les bonnes grâces des Occidentaux lui donnait tous les droits…

    Jugez vous-même :

    RUSSIE : 1 000 000 d’hommes / 23 000 tanks / 26 000 pièces d’artillerie / 1 802 avion de combats / 1 932 hélicoptères.

    GEORGIE : 32 000 hommes / 128 tanks / 109 pièces d’artillerie / 8 avions d’attaques / 37 hélicoptères.

    Comment dans ces conditions et sans l’aval de certains le Petit Poucet géorgien pouvait-il penser faire tomber l’ogre russe, ce dernier bénéficiant en plus de l’appui des milices ossètes et des volontaires cosaques ! Les vrais responsables des tragiques événements ne sont pas la Russie, qui ne fait que défendre des citoyens russes victimes d’une agression militaire de l’armée géorgienne, mais bel et bien la politique de fou de l’Amérique dans cette partie du monde, Amérique qui a fait miroiter à Saakachvili tout et n’importe quoi, de l’Union européenne à l’Otan, celui-ci n’ayant en fait servi que de marionnette pour permettre la création du pipeline BTC sus-cité, et servir de fusible pour chatouiller l’ours sur sa frontière…

    Comme tout fusible, ce dernier va finir par brûler et ce sont les civils géorgiens et ossètes qui vont et ont déjà commencé à en faire les frais. Parallèlement, un second front s’est ouvert en Abkhazie. La Géorgie vient tout simplement de disparaître en tant qu’Etat souverain.

    De l’Ossétie au Kosovo, l’échec de l’Otan

    Derrière le conflit qui aboutira sans doute à la partition territoriale de l’Ossétie et de l’Abkhazie, comment ne pas voir un des ricochets de la politique irrationnelle de Washington dans les Balkans et notamment la sombre affaire du Kosovo ? Certes, les cas de figures sont différents, certes les Ossètes n’ont pas envahi l’Ossétie comme les Albanais le Kosovo, mais puisque les Américains ont prouvé que l’on pouvait modifier les frontières des Etats sans aucune raison au mépris des peuples et de toutes les règles de droit international, pourquoi ce qui serait valable pour les Kosovars ne le serait pas pour les Ossètes ou les Abkhazes ? Vladimir Poutine avait parlé de l’Amérique dans des termes "post-guerre froide", comparant ce pays à : "un loup affamé qui mange et n’écoute personne"… Au début de cette année, le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, avait prévenu son homologue américain que : "la reconnaissance du Kosovo constituerait un précédent pour l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud". Mais celui-ci n’a pas été écouté.

    Naïvement, Saakashvili a pensé que d’être dans les bonnes grâces du Pentagone lui conférait un blanc-seing et le droit de recourir à la force sans aucune raison. En ce sens, un parallèle est faisable entre le viol de la souveraineté territoriale de la Serbie (à savoir la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, alors que la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU - qui réaffirmait sans ambiguïté la souveraineté de la Serbie sur ce territoire) et l’agression militaire contre l’Ossétie de jeudi dernier.

    Néanmoins, s’il est facile d’agresser un voisin faible, il l’est beaucoup moins contre un voisin fort, à savoir la Russie. Cette dernière affirme en outre que près de 2 000 civils auraient péri dans les combats, que 30 000 réfugiés auraient fui en Ossétie du Nord et parle habilement et ouvertement de génocide à l’encontre du peuple ossète, des termes qui rappellent ceux utilisés par l’Otan pour justifier sa campagne de bombardements en Serbie en 1999.

    En ce sens, la réaction russe de ces derniers jours est non seulement parfaitement justifiée, mais elle est saine pour l’Europe et l’humanité tout entière : elle prouve que l’Otan ne peut impunément violer les règles de droit international sans que personne ne s’y oppose. Si l’implication de Washington semble évidente pour les Russes, il semble certain que les premiers qui le nient ont lourdement sous-estimés la capacité de réaction russe.

    Vers la fin du nouvel ordre mondial

    L’opération militaire en cours a un sens bien plus important que le seul affrontement russo-géorgien. En effet, pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, la confrontation Russie-Amérique vient de tourner à l’avantage des Russes. Pour la première fois, un coup d’arrêt clair et net est imposé a l’aigle, par un ours réveillé et en colère. Pour la première fois surtout, la Russie vient de s’opposer militairement et de façon "indirecte" à l’Amérique en dehors de ses frontières. Il ne faut pas se tromper sur le sens réel des événements et essayer de comprendre la démonstration de forces des Russes. Le trio "Medvedev-Poutine-Lavrov" vient simplement de mettre fin au système unilatéral agencé par l’Otan pendant la guerre du Golfe de 1991.

    Après la décennie de l’effondrement (de 1990 à 1999), la décennie de l’extension à l’est de l’Otan et parallèlement du réveil russe (de 1999 à 2008), il est fort plausible que nous entrions dans la décennie du reflux à l’Ouest et du regain d’influence russe sur les anciennes marches de l’Empire.

    Eltsine n’avait rien pu faire face à l’endormissement de l’ours, Poutine l’a réveillé, celui-ci est désormais éveillé et attentif. Alors que se tendent les relations russo-américaines via l’Europe de l’Est et le Caucase, se dessinent sensiblement de nouvelles frontières du monde de demain.

    Plus qu’un message à l’humanité, la Russie a montré sa détermination et sa capacité à répondre désormais à toute agression injustifiée. Pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, seule garante de la paix sur notre continent.

    Dans le cas contraire, l’Europe se coupant de la Russie et de ses voisins se suiciderait littéralement, condamnée à ne rester que la vassale de l’Amérique, en froid avec son principal fournisseur énergétique.


    Alexandre Latsa http://alexandrelatsa.blogspot.com/

  • Le monde d’aujourd’hui… ( point de vue israélien sur la guerre Russo-géorgienne )

    La Géorgie vient de faire les frais du monde d’aujourd’hui. Il paraitrait que les russkov viennent de déclarer la fin des hostilités : « Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l’action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. Le gouvernement géorgien a pour sa part affirmé quelques heures plus tard que les bombardements des avions russes continuaient. » 

    Les russes ont donc « puni » la GéorgieIls ne les ont surement pas puni de vouloir régler les problèmes dans leurs provinces indépendantistes, sinon la Russie ne punirait pas ses propres provinces indépendantistes, logique. Les auraient-ils punis de s’être « attaqué » à cette soit disant « force de maintient de la paix russe » présente en Ossétie, sur le sol géorgien donc, comme une armée d’occupation ? Probablement pas non plus. Non, et c’est évident, les russes ont punis les géorgiens pour leur rapprochement avec l’occident, le monde libre, en opposition à la dictature russe. 

    Le pire dans tout ca n’est pas la Russie, semblable à elle-même, sauf pour les grands naïfs de la gauche bien pensante. Le pire, ce sont les Etats-Unis qui, bien qu’accusé par les medias russes d’avoir supporté la Géorgie dans son « agression », n’ont pas fait grand-chose pour montrer comment ils supportaient un allié.

    LIRE LA SUITE :  http://www.houmous.net/2008/08/12/le-monde-d%e2%80%99aujourd%e2%80%99hui%e2%80%a6/

  • أميركا: اعتقال عناصر ينتمون لحزب الله في العراق

    بغداد: قال الجيش الأميركي في العراق ان قواته اعتقلت خلال ال24 ساعة الماضية تسعة عناصر ينتمون الى تنظيم حزب الله في العراق خلال مداهمات نفذت شمال العاصمة العراقية بغداد.

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    وذكر بيان للجيش الأميركي وزع اليوم ان قواته قامت بناء على معلومات من سجناء عراقيين باعتقال احد زعماء التنظيم وهو متورط بقيادة خلية ارهابية تعمل جنوب البصرة وبتهريب الاسلحة من ايران الى العراق مشيرا الى ان عملية الاعتقال طالت كذلك ثلاثة من شركاءه.

    وفي عملية منفصلة تم اعتقال شخص اخر مع اثنين من مساعديه من نفس التنظيم في شمال بغداد قرب قاطع الاعظمية حيث تقع منطقة الشعلة موضحا ان المعتقلين متورطين بصناعة العبوات الناسفة وتنفيذ الهجمات الصاروخية.

    وفي حادثة ثالثة اعتقلت القوات الأميركية عنصرا من حزب الله في العراق متورط بتصميم الموقع الالكتروني للتنظيم وتنسيق العمل الدعائي لهم ولم يكشف البيان عن تفاصيل اعتقال العنصر التاسع في التنظيم. يذكر ان الجيش الأميركي يقول ان حزب الله في العراق يتلقى الدعم والتمويل من ايران مشيرا الى ان عمل التنظيم مشابه لعمل الجماعات الخاصة في العراق من ناحية استخدام الصواريخ والعبوات الناسفة.

    L’armée américaine annonce l’arrestation de combattants du Hezbollah en Irak

    L’organisation "mère" du Hezbollah est l’une des pièces maitresses du régime des mollahs en Iran, qui leur permet d’exporter la Révolution chiite de Khomeïny. Sa présence ne se limite pas au Liban, mais touche aussi le Koweït, le Bahreïn et l’Irak, sans parler de l’infiltration de l’Afrique et de l’Amérique latine. Les Américains viennent d’arrêter neuf membres de l’antenne irakienne, ce qui ne manque pas de tendre davantage les relations avec l’Iran.

    Le site « Elaph.com » cite l’agence koweïtienne « KUNA » pour affirmer que l’armée américaine a arrêté, durant les dernières 24 heures, neuf membres du Hezbollah, dans des perquisitions menées en Irak, notamment au nord de Bagdad. Ces opérations, réalisées sur la base d’informations fournies par des terroristes arrêtés, ont permis l’arrestation du chef d’une cellule du Hezbollah et de trois de ses lieutenants. Ils sont responsables du trafic d’armes depuis l’Iran, et très actifs dans la région de Bassorah. Les autres terroristes étaient chargés de la fabrication d’engins explosifs dans le quartier d’Al-Azamiya. Il leur est attribué plusieurs tirs de missiles... Enfin, un membre du Hezbollah, chargé du site internet du mouvement et responsable de la propagande, figure parmi les terroristes arrêtés.

    L’antenne irakienne du Hezbollah avait été mise en place, armée et financée par l’organisation mère du Hezbollah en Iran, et ses combattants avaient été entraînés par des instructeurs du Hezbollah Libanais. Imad Maghnieh était l’un des plus importants coordinateurs de l’installation du Hezbollah en Irak.

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ( MAI )

  • Les leçons de la Guerre Russo-géorgienne

    Si on en juge par le déroulement des événements en Géorgie et le rôle considérable joué par les blindés et d’une manière plus générale par les schémas classiques où la notion de BLITZKRIEG reste valable, Nicolas Sarkozy et ses épigones devraient revoir le livre blanc et la réduction programmée du nombre de chars Leclerc. A l’Ouest, la notion de BLITZKRIEG est devenue synonyme de mauvaise stratégie. Les russes en revanche, ont depuis longtemps pris conscience et hautement estimé les possibilités du BLITZKRIEG, lorsque cette stratégie est mise en œuvre de façon correcte. Une guerre importante en Europe peut être gagnée rapidement et en n’utilisant que des armes conventionnelles.

    Il s’agit donc de

    - porter des coups inattendus à partir d’attaques aériennes et terrestres, par l’emploi de l’artillerie, des chars et d’une puissance de feu inattendue.

    - manœuvrer avec rapidité et décision et devancer l’ennemi dans ses propres mouvements pour gêner sa riposte.

    - tromper l’ennemi sur ses propres intentions en le laissant croire qu’il a la maîtrise de l’attaque.

    - choisir avec soin les axes de déplacements, d’acheminement , de ravitaillement et les dates probables choisies par l’adversaire ( en l’occurrence le jour de l’ouverture des J.O ) pour le contrer par une contre attaque imprévisible.

    Bref, les russes ont croqué le petit pain d’épices géorgien en intégrant toute une série de paramètres qui devaient inévitablement conduire au développement de diverses manœuvres sur plusieurs axes , puis à la fusion simultanée en une seule offensive stratégique provoquant la déroute complète de l’adversaire.

    C’est la théorie du «  volcan éteint » : le danger ne bouge pas, au bout d’un moment la méfiance du plus prudent est endormie car la source du danger devient un élément du paysage, une chose connue, normale, donc sans risques.

    Entre outre, il n’est pas nécessaire d’attaquer le premier pour profiter de l’effet de surprise. Celui-ci est toujours parfaitement efficace si chez l’adversaire les responsables, au plus haut niveau, sont dupes des manœuvres de l’ennemi potentiel.

    En période de guerre, ces responsables sont les chefs d’État-major mais en période de paix , ce sont les hommes politiques.

    Le problème n’est pas de savoir vers quel pays notre sympathie personnelle nous pousse aujourd’hui mais de réaliser combien les autorités politiques de notre pays ou de ce qu’il en reste doivent reconsidérer au plus vite le principe unique de la « guerre asymétrique » avec comme couverture politico-militaire l’OTAN ou l’ONU c’est-à-dire les USA. Pour paraphraser Brecht : « Celui qui ne sait pas est un imbécile mais celui qui sait et ne fait rien est un criminel ».

    Sauf à considérer que le Président, le gouvernement ou notre État-major sont des imbéciles et des criminel, nous devrions , peut-être voir les choses évoluer. Sans quoi, au-delà de la perte de l’indépendance nationale, c’est la sécurité même des citoyens qui se trouverait mortellement menacée.

    Jean-Marc DESANTI

  • Le conflit Russie-Géorgie heure par heure

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    Un conflit militaire multimodal doublé d'une redoutable bataille médiatique. Lepoint.fr vous propose de prendre connaissance des principales informations du jour entre Géorgiens, Russes et la communauté internationale : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/le-conflit-russie-georgie-heure-par-heure/924/0/266269

     

  • Les chars russes doivent rouler dans les rues de Tbilissi !

    douguine.jpgLes huit années de règne de Poutine se sont terminées le 7 août dernier, au moment de l’attaque géorgienne contre Tskhinval. Poutine a rendu sa souveraineté à la Russie, souveraineté à laquelle elle avait renoncé durant la période Gorbachev-Eltsine, mais il a évité tout conflit armé avec les USA et leurs marionnettes dans ce qui avait été l’URSS. Le président Medvedev a accédé au poste suprême comme un compromis afin de ne pas provoquer Washington avec un troisième mandat.

    Jusqu’à récemment (juillet 2008) les USA jouaient au chat et à la souris avec Moscou. Furtivement, et de manière pragmatique, ils menaient divers projets clandestins et de basse intensité. Le 7 août, a été un point de rupture. Poutine et Medvedev doivent donner un réponse claire : qu’est-ce qui est le plus important à leurs yeux ? Est-ce la souveraineté de la Russie ou la sauvegarde de bonnes relations avec les USA ?

    Les Américains nous ont posé un ultimatum en ordonnant aux Georgiens d’attaquer Tskhinval. Le temps des décisions difficiles et déplaisantes est venu. C’est la guerre. La troisième guerre mondiale vient peut-être de débuter.

    A midi, le 8 août, Moscou n’a pas encore pris de décisions. Nos autorités n’arrivent pas à se décider, elles ne croient pas encore que ce qui se passe est la réalité et non pas un rêve. Mais il est impossible d’éviter plus longtemps de faire un choix, sinon quelqu’un d’autre le fera à notre place.

    Alors, quels sont les choix et quelles sont les positions possibles entre lesquels Poutine (et Medvedev) doivent choisir.

    Le choix de la trahison

    Si la Russie décide de ne pas entrer dans le conflit (c’est la position que défendent les agents américains dans les hautes sphères du pouvoir) et se contente de se plaindre et de protester contre l’attitude contraire aux normes des Georgiens et la catastrophe – ce sera un choix, un choix fatal. Il signifiera que la Russie a renoncée à sa souveraineté.

    En fait, le choix cette position reviendrait à admettre que les huit années de Poutine n’ont été que du bluff et du temps perdu. La Russie retournerait aux années 1990 en un instant. La Russie et les observateurs extérieurs réaliseraient qu’elle ne serait plus d’aucune aide et qu’il ne servirait à rien de la prendre en considération. Le résultat serait aisé à prévoir : une nouvelle étape dans la désintégration de la Russie, commençant par le Caucase. Nos partenaires au sein de la CEI se détourneraient alors de nous en réalisant qui est le maître. Et Washington serait ce maître.

    La Russie perdrait non seulement son statut de grande puissance mais aussi celui de puissance régionale. Ce choix serait l’équivalent d’un coup d’État ou d’une révolution orange, cette fois-ci en Russie. La démission de Poutine de son poste de Premier ministre et la désintégration de l’appareil d’État serait l’étape suivante sur cette voie.

    Le choix de l’honneur

    Qu’elle est l’alternative ? La voici : la déclaration d’indépendance de l’Ossétie du Sud (et de l’Abkhazie), et le pas suivant, son rattachement à la Russie. Dans le même temps l’entrée de la 58ème armée en Ossétie du Sud et la guerre contre la Georgie jusqu’à ce que nos troupes entrent dans Tbilissi et dictent à son gouvernement notre paix.

    Si cela se produit, la Russie s’affrontera violemment avec les USA et l’Europe occidentale. Ce sera le début d’un long processus de blocus et d’isolement de la Russie de la part du gouvernement des USA. Mais la Russie prouvera ainsi que son statut n’est pas uniquement celui d’une puissance régionale mais aussi d’une grande puissance. La Russie prouvera qu’elle est capable de lancer un défit aux USA et au Nouvel ordre mondial. Cela signifiera que la Russie est revenue dans l’arène mondiale, qu’elle est de retour dans l’Histoire.

    A la veille de la guerre (la Russie est en danger)

    Il est possible de comparer la situation actuelle avec celle du 22 juin 1941. Nous avons été attaqué sans qu’il y ait de déclaration de guerre, nous avons été attaqué alors qu’on nous faisait une « déclaration de paix ». Il est possible d’éviter la guerre, mais seulement en capitulant devant l’ennemi. L’Ossétie du Sud est une partie de la Russie par sa civilisation et par son choix politique. Si nous abandonnons l’Ossétie du Sud, n’importe qui pourra s’emparer ne n’importe lequel de nos territoires.

    Nous sommes dans la même situation qu’en 1991-1993. A ce moment aussi la Russie était face à un choix radical.

    En août 1991, le sort de l’URSS s’est décidé. Le Comité d’État des situations extraordinaires n’a pas résisté, l’URSS a éclaté en morceau, les « marionnettes » américaines ont accédé au pouvoir.

    En 1993, le gouvernement a tenté de redonner à la Russie une politique de souveraineté nationale. Il était évident qu’Eltsine et les réformateurs vendaient notre pays aux Américains. Eltsine a renversé le gouvernement et notre État a atteint le niveau suivant dans la désintégration : celui du séparatisme dans le Caucase du Nord (Tchétchénie, Daghestan, etc.)

    En 1999, Poutine a gagné, mais il n’a pas emporté la décision finale.

    Les Russes ont fait leur choix, l’élite ne l’a pas encore fait.

    Actuellement, la situation est la suivante : soit la Russie existe et devient plus forte, soit elle se résout à n’être qu’un mirage.

    Ce n’est pas un choix acceptable par un Russe responsable. « Nos chars doivent rouler dans les rues de Tbilissi ! », voici la réponse de notre Histoire.

    Malheureusement, notre élite est encore irresponsable. Le réseau des agents de l’Occident s’étend dans tout l’appareil d’État de la Russie. Poutine n’a pas fait de purges sérieuses. Cela peut nuire à notre nation. Ainsi est-ce dans un moment comme maintenant que nous pouvons déterminer qui est des nôtres et qui ne l’est pas !

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EkEluVVZZywJmbFwEf.shtml

  • « Les Russes veulent un État faible à leur porte »

    N1GE03C_20080811_apx_470__w_ouestfrance_.jpgSalomé Zourabichvili.Franco-géorgienne, elle a été ambassadrice de France à Tbilissi. Puis ministre des Affaires étrangères de Géorgie, de 2004 à 2005. Elle dirige à présent un parti d'opposition et publie Les cicatrices des nations (Bourin éditeur).

    Avez-vous été surprise par le déclenchement de ce conflit ?

    Surprise, non. Les bruits de bottes se faisaient entendre depuis plusieurs semaines, mais c'était davantage lié à la situation en Abkhazie. Ce qui est une surprise, c'est l'extrême violence de cette guerre. La Russie, pour la première fois depuis la fin de l'Union soviétique, attaque un État indépendant. Elle viole son espace aérien, bombarde les environs de la capitale, occupe son espace maritime. C'est une véritable agression.

    Toutefois, en attaquant l'Ossétie, le président géorgien a pris une lourde responsabilité ?

    Tant qu'on est en état de guerre, je ne commenterai pas la politique des autorités géorgiennes. Je ne donnerai sûrement pas des arguments qui pourraient être repris par la partie russe.

    Les Russes demandent le départ de M. Saakachvili.

    Ce n'est pas à la Russie de le décider. C'est à la population géorgienne, qui aura sûrement des comptes à demander à ses autorités sur ce qui s'est passé, mais c'est une affaire intérieure géorgienne. En outre, je ne suis pas sûre qu'un Saakachvili affaibli et discrédité ne soit pas finalement, pour la Russie, tout aussi confortable qu'un nouveau dirigeant. Les Russes veulent surtout un État faible à leur porte, voire un État fantoche.

    Craignez-vous une contagion à toute la région ?

    Chacun sait, depuis les généraux de l'Empire russe, que celui qui contrôle Tbilissi contrôle le Caucase ou a la main sur ce qui s'y passe. Donc, c'est non seulement l'indépendance et la stabilité de toute cette région qui est en cause, mais c'est, à l'avenir, son utilité pour l'Europe comme zone de transit fiable, stable et pacifique, qui est en jeu.

    Qu'attendez-vous de l'Europe ?

    Ce qu'elle est en train de faire aujourd'hui. Négocier très rapidement avec la Russie, d'abord un cessez-le-feu. Puis entamer une négociation politique. Les Européens doivent faire comprendre à Moscou que l'Union ne peut pas accepter que l'indépendance d'un État souverain soit remise en cause. Si l'Europe avait mené une politique de voisinage plus affirmée dans cette région, avec des exigences démocratiques plus claires, on n'en serait peut-être pas là. C'est elle qui bénéficie en premier de l'approvisionnement énergétique venant d'Asie centrale. Malheureusement, elle en prend acte une fois la crise déclenchée.

    Recueilli par Laurent MARCHAND. ( Ouest-france )

  • « Saakachvili a voulu tester Moscou »

    L'académicienne Hélène Carrère d'Encausse, spécialiste de l'ex-URSS, dont le père était Premier ministre géorgien en 1921, donne son point de vue géopolitique avec un temps de recul. Cousine germaine de Salomé Zourabichvili qui conduit l'opposition géorgienne, elle considère que tout le Caucase est aujourd'hui instable, d'où une situation à la fois compliquée et grave à la charnière de l'Europe et de l'Asie.

     

    - Pensez-vous que le président géorgien a joué avec le feu ?

    « À mon avis, oui. Pour lui, c'était l'occasion de tester les Russes. Et il est servi. Il a effectivement joué avec le feu. Quand les pays baltes s'étaient émancipés, j'avais dit au président lituanien que les Russes n'allaient pas bouger. Si Saakachvili m'avait posé la même question la semaine dernière, il n'aurait pas eu la même réponse. »

     - L'Ossétie et l'Abkhazie sont-elles des territoires géorgiens ?

    « Oui, cela ne fait aucun doute au point vue géographique et historique. En fait, c'est le principe des républiques autonomes décrété par l'URSS qui pose problème aujourd'hui. On le voit bien avec la Tchétchénie. »

    - En faisant cela, Staline avait-il joué à court terme ?

    « Effectivement. Il maîtrisait son pouvoir en morcelant l'immensité du territoire. C'était autant de bombes à retardement qui explosent une à une aujourd'hui avec ces revendications autonomistes. »

    - Une avenue George-W.-Bush relie l'aéroport au centre de Tbilissi où, devant le Parlement, flotte le drapeau européen. C'est ambigu...

    « C'est peu de le dire. Cette avenue Bush est une idiotie. Le président Bush est en fin de mandat. Nous n'avons aucune visibilité à propos de qui sera le futur président américain et ce qu'il fera dans cette région. Les Américains ont vite fait de laisser tomber un pays. Ils l'ont fait avec le chah d'Iran, qui est un grand pays. Aussi, avec la petite Géorgie, cela ne leur poserait pas un gros cas de conscience. »

    - C'est peut-être l'occasion et le moment pour l'Union européenne de se positionner ?

    « Oui. Mieux vaut pour la Géorgie l'Union européenne que l'OTAN. Pour autant, je ne vois pas Nicolas Sarkozy faire fléchir Medvedev à Moscou. Les Russes ont réagi brutalement et ils ne feront pas marche arrière facilement. L'Union européenne doit se positionner rapidement et s'affirmer. La présidence de Saakachvili est une catastrophe. »

    - Quel rôle peut jouer votre cousine aujourd'hui ?

    « Salomé Zourabichvili est géorgienne à cent pour cent. Elle a une légitimité. Aujourd'hui, elle déclare qu'elle demandera des comptes après les événements. Elle joue la carte de la solidarité dans un réflexe nationaliste que je comprends face à une telle machine de guerre. »

    - La situation dans le Caucase est-elle préoccupante ?

    « C'est comme dans les Balkans à une certaine époque. Il est très dangereux de jouer de la sorte dans le Caucase. Vous additionnez Tchétchénie, Daguestan, Abkhazie, Ossétie, Géorgie, puis les pays limitrophes, et cela don- ne une zone extraordinairement instable dans le contexte actuel. »

    PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI DUDZINSKI ( La Voix du Nord )

  • Géorgie: repli pour défendre la capitale Tbilissi

    Les forces russes ont pénétré en territoire géorgien et se sont emparées de Gori, la plus grande ville géorgienne près de l'Ossétie du Sud. Les soldats géorgiens se replient quant à eux près de Mtskheta, situé à 24 km de Tbilissi.

    "Les forces armées géorgiennes ont reçu l'ordre de quitter Gori et de fortifier les positions près de Mtskheta pour défendre la capitale" géorgienne, a précisé le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien. L'agglomération de Gori, ville natale de Joseph Staline, est considérée comme un noeud stratégique en Géorgie, pays montagneux du Caucase.

    Près de 80% de ses habitants ont fui par peur des bombardements russes dans la zone, a annoncé un porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Habituellement, plus de 50'000 personnes y résident.

    Peu avant, le président russe Dmitri Medvedev avait annoncé que les opérations militaires en Ossétie du Sud étaient "en grande partie terminées". Il avait assuré que la capitale de cette région séparatiste géorgienne, Tskhinvali, était "sous le contrôle du contingent renforcé des forces russes de maintien de la paix".

    Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu côté géorgien, les tirs à l'arme lourde et automatique ont été nourris à Tskhinvali. Six hélicoptères de combat géorgiens ont bombardé des cibles aux abords de la ville. L'armée russe a signalé des bombardements de l'aviation et de l'artillerie géorgiennes.

  • Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu

    TBILISSI — Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu dans le conflit en Ossétie du Sud. Les chefs des diplomaties française et néerlandaise comptaient gagner lundi Moscou, après Tbilissi où le président Saakachvili a signé l'accord dans la matinée. Mais pour l'heure l'armée russe continue de bombarder le territoire géorgien et exige que les forces géorgiennes désarment en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, et son homologue finlandais Alexander Stubb, qui préside l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), ont fait signer le document à Mikhaïl Saakachvili.

    Selon le président géorgien, les médiateurs européens comptaient se rendre à Moscou dans la journée pour tenter de convaincre les autorités russes d'accepter l'accord. Alors que l'Elysée a annoncé dimanche soir que Nicolas Sarkozy se rendrait à Moscou "dans les prochains jours", l'ambassadeur de Géorgie en France, Mamouka Koudava, a par ailleurs affirmé lundi sur France Info que le président Nicolas Sarkozy se rendrait mardi à Tbilissi avant d'aller à Moscou.

    Alors les troupes géorgiennes se sont retirées dimanche d'Ossétie du Sud, cédant face à la puissance de feu russe, Moscou a accusé Tbilissi de ne pas respecter ses promesses de cessez-le-feu. Et la Russie exige désormais également que la Géorgie désarme ses forces en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Toutefois, le président russe Dimitri Medvedev a estimé que la Russie a achevé "une large partie des efforts pour contraindre les autorités géorgiennes à la paix en Ossétie du Sud", ce qui laisserait entendre que Moscou pourrait accepter l'accord de cessez-le-feu.

    En attendant, le chef de la diplomatie française s'est rendu à Gori, où un raid russe a fait plusieurs morts samedi. Bernard Kouchner a pu voir les bâtiments détruits par les bombardements, avant d'être rejoint par le président géorgien.

    L'aviation russe n'a pas relâché ses bombardements sur la Géorgie. D'après les autorités géorgiennes, ses appareils ont frappé lundi un radar à la périphérie de la capitale Tbilissi, pilonné un terrain d'aviation et visé également le port de Poti, sur la mer Noire, sans faire de victimes. D'après le président géorgien, un bombardement a visé la région de l'aéroport juste une demi-heure avant l'arrivée des émissaires européens.

    Selon le chef du Conseil de sécurité géorgien Alexandre Lomaïa, jusqu'à 50 avions russes ont été recensés en même temps dans le ciel géorgien.

    Les autorités russes assurent que les frappes aériennes visent des lignes de ravitaillement et des installations militaires et ne prennent pas directement pour cible les civils, même si un raid russe sur la ville de Gori a fait plus de 20 morts et de nombreux blessés samedi.

    Le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur Chota Outiachvili a expliqué que les chars russes tentaient de progresser en direction de Gori, en dehors de l'Ossétie du Sud, mais avaient été repoussés par les forces géorgiennes. La ville de Gori, qui compte 50.000 habitants, se trouve sur le principal axe est-ouest du pays.

    Le chef d'état-major adjoint de l'armée russe, le général Anatoli Nogovitsine, a affirmé lundi que la Russie n'avait pas l'intention de s'avancer plus loin en territoire géorgien. Mais dans le même temps, a-t-il expliqué, elle exige que la Géorgie désarme la police de Zugdidi, près de l'Abkhazie, autre région séparatiste protégée par Moscou.

    Le gouvernement géorgien interprétait cette exigence comme la menace d'une offensive russe dans cette région et d'une nouvelle escalade dans le conflit.

    Dimanche, le gouvernement séparatiste d'Abkhazie avait mobilisé l'armée et rappelé les réservistes promettant de repousser les forces russes de la partie nord des gorges de Kodori, la seule région d'Abkhazie encore sous contrôle géorgien.

    Là encore, la Russie envoie des renforts: selon les médias russes, le général Sergueï Chaban a précisé que 9.000 soldats supplémentaires et 350 véhicules blindés étaient arrivés en Abkhazie pour soutenir les forces russes de maintien de la paix. Il a ajouté que les forces russes étaient également prêtes à aider au désarmement des forces géorgiennes dans les gorges.

  • Свободу Караджичу! Танки на Тбилиси! : Political meeting in Moscow

    10 августа в Москве в Новопушкинском сквере прошёл митинг, поводом к которому послужили сразу два трагических события: арест и передача в Гаагский трибунал сербского героя Радована Караджича и начало войны между Россией и Грузией. В мероприятии в общей сложности приняло участие около тысячи молодых людей - из молодёжных патриотических организаций Евразийский Союз Молодёжи, Россия Молодая и "Русский Образ" - аналога сербской радикальной организации "Образ". С трибуны к присутствующим обратились с речами лидер Международного «Евразийского Движения» Александр Дугин, лидер "Русского Образа" политолог Дмитрий Тараторин, депутат Госдумы России, лидер "России Молодой" Максим Мищенко, лидер ЕСМ Валерий Коровин, деятели науки, культуры, представители казачества. 

    Все они говорили о глубокой неслучайности совпадения двух тем мероприятия, поскольку на обоих направлениях - балканском и кавказском сегодня происходит столкновение русской цивилизации с врагом в лице атлантизма и США. Именно изощрённые стратегии последних по глубокому убеждению выступавших являются причинами трагедий сербского и осетинского народов. Для того, чтобы противостоять этому напору, народам, входящим в круг евразийской цивилизации необходимо мужество, историческая память и, главное, решимость политического руководства, которой так часто не достаёт России. "Свободу Караджичу!", "Танки на Тбилиси!", "Слава России! Слава Империи!", "Один за всех и все за одного!" - скандировали собравшиеся.

    Freedom to Karadjich! Tanks to Tbilisi! - the meeting in Moscow

    Today, at the 10th of August, there has been a political meeting in Moscow on the occasion of two tragic events - serbian hero Radovan Karadjich had been put under arrest and delivered to military tribunal in Hague and the war broking out between Georgia and Russia. There have been about 300 young men from Eurasian Youth Union, Young Russia and "Russian Way" taking part in this meeting. The Leader of The Internetional Eurasian Movement Alexander Dugin, the leader of "Russin Way" Dmitrij Taratorin, the delegate of State Dume Maxim Mishenko, the leader of ESM Valery Korovin, cultural workers, representatives from the Cossacks have spoken at a meeting.

     

    All sreakers have indicated the perfect coincidence between two causes of the meeting - in the direction of Balkan both of the Caucasus there is collision between russian civilization and enemy in the person of USA and Atlanticism. They also said, that operations of USA are the causes of Serbian and Ossetian people tragedy. People of Eurasia must have courage, historical memory and determination of political power to resist the the enemy pressure. Here are the slogans of meeting: "Freedom to Karadjich!", "Tanks to Tbilisi!", "For the glory of Russia! For the glory of Empire!", "All for one and one for all!"

  • Ossétie du Sud: les Etats-Unis déplacent des troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie

     

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    WASHINGTON, 11 août - RIA Novosti. Les Etats-Unis ont procédé dimanche à un déplacement partiel de troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie par avions militaires de transport, a annoncé lundi la chaîne américaine NBC se référant au commandement de l'armée américaine.

    Selon des médias américains, environ 2.000 militaires géorgiens se trouvent actuellement en Irak. Compte tenu la détérioration de la situation en Ossétie du Sud, le gouvernement géorgien a pris la décision de rappeler une partie de ses soldats d'Irak pour les transférer vers la Géorgie.

    Les Etats-Unis sont en contact étroit avec des militaires russes pour éviter toute confrontation aérienne au cours de cette opération militaire de transport, soulignent des sources officielles américaines.

    Les autorités géorgiennes se sont adressées aux Etats-Unis et au commandement de la coalition militaire internationale en Irak pour effectuer ce transfert de troupes, a noté la chaîne NBC.

  • La guerre vue de Moscou : РТР. Вести. Война на Кавказе продолжается. Заявления российского правительства.