26.02.2009

Le Pen islamophile

Le Pen vient de participer au trentième anniversaire de la révolution islamique organisé au centre Zahra-France. À cette occasion, il s'est déclaré un ami de l'Iran "nation libre" ! selon lui. Il a répondu avec affabilité au "Salamalékum" puis aux questions d'une journaliste portant un foulard islamique et a clos l'entretien par la formule "Dieu est grand" (traduction du fameux "Allâh Akbar").

Par ce comportement, il démontre qu'il s'accomode des manifestations de l'islamisme sur le sol français.

Après ses déclarations sur la dalle d'Argenteuil, Le Pen surenchérit, trahissant au passage son électorat. Il semble avoir oublié le statut des minorités chrétiennes en terre d'islam et les victimes de fatwas...

11.02.2009

Le guide tombé de son piédestal

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En instrumentalisant la figure prestigieuse du guide de la révolution, le président Mahmoud Ahmadinejad a réussi à ébranler l’édifice du régime islamique, estime Rooz, le quotidien des Iraniens en exil.

Depuis le premier jour de la République islamique, les théoriciens de la doctrine du “gouvernement des doctes” [velayat-e faqih, en persan] font du “guide de la révolution” [l’ayatollah Khomeyni, de 1979 à 1989, puis Ali Khamenei jusqu’à aujourd’hui] la colonne vertébrale du régime islamique. Selon l’image qu’ils ont imposée, le guide suprême n’appartient à aucun parti et ne défend pas d’idées particulières [même si le guide actuel incarne l’aile la plus conservatrice du régime]. C’est une figure paternelle, juste et libre, qui est censée s’imposer à la société tout entière. Dès qu’il voit le gouvernement dévier, il intervient pour arbitrer. Le guide suprême ne soutient pas un parti au détriment d’un autre. Il est au-dessus des batailles et donne son jugement en utilisant la sagesse, la justice et la raison.
Pendant les seize ans où Ali Akhbar Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami ont successivement occupé le poste de président de la République, cette image a été préservée. Mais le président actuel, Mahmoud Ahmadinejad, a fait tomber le guide suprême, Ali Khamenei, de son piédestal. Il l’a impliqué dans toutes les polémiques. Ahmadinejad s’est servi du guide pour défendre l’un de ses ministres [Ali Kordan, ministre de l’Intérieur, qui avait menti sur son diplôme], pour gagner le soutien du Parlement, pour justifier les attaques contre des citoyens innocents qui se plaignent de l’inflation. A l’origine, le guide était un coup de poing dans la tête du gouvernement (selon les mots du leader de la révolution, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, qui faisait référence au dernier gouvernement du chah). Mais, aujourd’hui, on s’y réfère pour opprimer des étudiants nés de la République islamique, éduqués par elle, et dont les associations contiennent pourtant toutes le mot “islamique”.

Dans ces conditions, les véritables partisans du guide suprême devraient se poser cette question : un guide chahuté en permanence dans les discussions de rue, au Parlement, dans les maisons, dans les ministères, dans les bureaux de répression morale, dans la section 209 de la prison d’Evine [où sont enfermés les opposants politiques] peut-il vraiment rester le principal pilier de la République islamique ? La stature du guide ne devrait-elle pas être respectée par le président Mahmoud Ahmadinejad ? M. Khamenei peut-il encore se considérer aujourd’hui comme le “dirigeant du monde opprimé” et le remplaçant du douzième imam ? Est-ce qu’associer le nom du guide suprême à celui d’un leader du Hezbollah, d’un parti gouvernemental ajoute à la stature du leader de la République islamique ?


Nooshabeh Amiri
Rooz  http://www.roozonline.com/

IRAN l'heure du choix

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Reza Pahlavi est le fils du dernier shah et de l'impératrice Farah Pahlavi. Depuis la révolution islamique, il vit entre les Etats-Unis et l'Europe. Michel Taubmann, auteur d'une biographie du président iranien Ahmadinejad, est rédacteur en chef de la revue Le Meilleur des mondes.

Il y a trente ans, son père, le shah d'Iran, était renversé par la révolution islamique. Piétinant les aspirations démocratiques portées par une partie des révolutionnaires, l'ayatollah Khomeyni instaurait une dictature théocratique et sanglante. Alors que l'entêtement des dirigeants islamistes de Téhéran à vouloir se doter de l'arme atomique risque de précipiter le monde dans une crise incertaine, Reza Pahlavi, héritier du trône, croit fermement pour son pays à un avenir différent: démocratique, laïque et intégré à la communauté internationale. Tirant sans complaisance les leçons du passé, il prône dans ces entretiens avec Michel Taubmann l'instauration d'une démocratie parlementaire, respectueuse des droits de l'homme, de l'égalité des sexes et de la séparation de la religion et de l'Etat. L'Iran, qui pourrait être l'égal de la Corée du Sud, se rapproche économiquement de la Corée du Nord. Incapable de satisfaire les besoins élémentaires de la population, le régime islamique a choisi la fuite en avant, la radicalisation, l'extrémisme et la provocation envers la communauté internationale. Il est encore temps d'éviter le pire! Dans ce livre, Reza Pahlavi lance un vibrant appel à la communauté internationale et surtout à l'Europe: Aidez les forces démocratiques - plus nombreuses qu'on ne le pense - à renverser le régime par une stratégie pacifique de désobéissance civile. C'est l'heure du choix! Véritable plaidoyer pour un Iran tourné vers l'avenir, ces entretiens tracent le portrait d'un homme d'État lucide, considéré par nombre d'observateurs comme la seule personnalité capable de fédérer les forces démocratiques et laïques iraniennes.

04.02.2009

Selon la CIA : une alliance entre les radicaux sunnites et chiites, drigée par l’Iran, déstabilise le Proche-Orient تقرير للـ CIA يكشف عن الأبناء الشرعيين للولي الفقيه في العالم السني:

محمد حميدة من القاهرة: لم تكن الاتهامات المصرية للامين العام لحزب الله السيد حسن نصر الله بالعمالة لإيران شيئا جديدا أو غير معروف ، فالرجل قد أعلنها علنا في تصريحات سابقة مفتخرا ومتباهيا بأنه ابن للولي الفقيه . فقد ربط الإمام الخميني مشروع تصدير الثورة الإسلامية بموضوع ولاية الفقيه المطلقة ، وعمل النظام الإيراني على تأسيس تنظيمات وأحزاب عديدة في البلدان و الدول العربية والإسلامية على هذه القاعدة ، وقد اعترف السيد حسن نصر الله أثناء أحداث بيروت الدامية في 2008 بذلك صراحة حين قال " يتصورون أنهم يهينوننا عندما يقولون حزب ولاية الفقيه. افتخر ان أكون فردا في حزب ولاية الفقيه ".

لكن السؤال: هل نصر الله وحده الذي يتبع ولاية الفقيه في العالم العربي؟

تعرض تقرير استخباري لوكالة الـ "سى أي اية " الأميركية للإجابة على هذا السؤال كتبه "رويل مارك غريشت" ضابط مخابراتي سابق في الوكالة وزميل في مؤسسة الدفاع عن الديمقراطيات ، وتحت عنوان " المتشددون الشيعة والمتشددون السنة معا لزعزعة استقرار الشرق الأوسط " حاول غريشت شرح طبيعة العلاقة وسر التقارب الأصوليين الشيعة مع الأصوليين السنة وكيف نجحت إيران في الوصول الى الإخوان والقاعدة والجهاد وحماس وغيرها من التنظيمات السنية رغم التاريخ الحافل بالصراع والدموية ،

Lire la suite : http://65.17.227.80/Web/Politics/2009/2/406092.htm

Le site "Elaph.com" reprend, ce 3 février, un rapport de la CIA qui évoque "les enfants sunnites du Wali Al-Faguih" chiite, et affirme qu’une alliance régionale a été mise sur pieds par l’Iran, regroupant les radicalismes sunnites et chiites, pour déstabiliser le Proche-Orient et parvenir à réaliser l’empire perse. Exactement comme l’avait évoqué MediArabe.info en mars 2008.

Cette analyse justifie a posteriori les accusations égyptiennes portées contre Téhéran et surtout contre Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, qualifié par la presse égyptienne d’« agent iranien ». Effectivement, Nasrallah ne s’en cache pas et insiste, à chaque occasion, sur sa fierté d’être « un soldat dans l’armée de Wali Al-Faguih », littéralement « le vicaire de Dieu sur terre », l’ayatollah Ali Khamenaï.

Le rapport attribué à la CIA cite en effet tous « les enfants naturels, sunnites, de la Révolution chiite iranienne ». Il en va du Hamas, du Jihad islamique palestinien, mais aussi du Jihad islamique en Egypte qui fut dirigé par Ayman Al-Zawahiri, avant de fusionner dans Al-Qaïda. Grâce au Hamas palestinien, qui est l’une des émanations des Frères musulmans, l’Iran a réussi à s’allier à cette Confrérie, en dépit de son extrémisme sunnite. Ceci s’est fait grâce à deux principaux facteurs : la victoire du Hezbollah au Liban en 2006, et un changement de ton iranien enregistré ces dernières années. Téhéran a en effet accentué ses critiques et concentré sa mobilisation contre le « Grand Satan » et le « Petit Satan » (respectivement les Etats-Unis et Israël), en occultant les conflits secondaires opposant Sunnites et Chiites, notamment en Irak, et en valorisant la cause palestinienne, si chère aux Arabes et aux Sunnites.

La République islamique a également réussi à s’attirer les faveurs des Sunnites en soutenant Al-Qaïda et les Taliban en Afghanistan, et en accueillant des dizaines de cadres de l’organisation de Ben Laden en Iran, après la chute de l’Etat islamique en Afghanistan. Parallèlement, Téhéran a créé une chaîne de télévision arabophone, sous l’impulsion de Ali Larijani, le fils idéologique de Khamenaï. La télévision « Al-Alam » a ainsi apporté un soutien sans faille aux opérations suicides en Israël, recueillant du même coup l’adhésion des Sunnites arabes. Aujourd’hui, avec le lancement du satellite iranien « Omid » (Espoir), et l’apparition de missiles balistiques capables d’atteindre l’Europe et Israël (Safir-2, d’une portée de 4.000 km), les illuminés seront de plus en plus nombreux à se bousculer pour prêter allégeance aux Mollahs, afin de détruire Israël et châtier les Etats-Unis...

Ce faisant, l’Iran a fini par faire oublier son silence complice que lui reprochaient les Frères musulmans depuis les massacres commis par leur allié syrien, le chiite (alaouite) Hafez Al-Assad contre les Sunnites en Syrie, en 1982... Téhéran parvient, peu à peu, à exporter sa révolution non seulement en s’appuyant sur les minorités chiites qui résident dans les pays arabes (Bahreïn, Arabie, Koweït, Liban, Syrie), mais aussi en exploitant les Sunnites. « Une alliance regroupant les radicaux des deux côtés menace la stabilité de la région et permet à Téhéran d’atteindre l’objectif stratégique que les anciens régimes y ont échoué », à savoir étendre l’influence iranienne sur toute la région, conclut le rapport américain [Lire à ce sujet l’Empire perse].

Cette analyse, publiée le 3 février 2009, reprend exactement l’esprit de l’éditorial de MediArabe.info publié il y a déjà dix mois, plus précisément le 25 mars 2008. Pour relire notre analyse, intitulée « Entre le Hezbollah de Hassan Nasrallah et Al-Qaïda de Ben Laden et Al-Zawahiri : complémentarité ou concurrence ? », cliquez ici.

© Khaled Asmar « MediArabe.info »

17.12.2008

Le visage changeant d’Israël

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Avraham Burg croit à l’évidence que l’occupation a eu un profond effet corrupteur sur Israël. Mais un autre phénomène qui est en cours à l’intérieur d’Israël l’inquiète beaucoup : le changement de nature de cette société. Il dit par exemple que « la société israélienne est fondamentalement divisée, » et même s’il ne précise pas les détails de cette division, elle semble avoir une dimension politique et religieuse. Il pense que le centre de gravité politique d’Israël s’est déplacé sensiblement à droite. En fait, il pense que la gauche « a vu sa base s’effriter et est devenue marginale. » Il considère aussi que l’équilibre entre les Israéliens tenants du sécularisme et les religieux a basculé en faveur de ces derniers, et c’est pourquoi il écrit que « l’avènement d’un Etat dirigé par des rabbins et des généraux n’est pas un cauchemar impossible. »

Je vais tenter d’étayer l’analyse de Burg en précisant quelques tendances internes de la société israélienne qui ont eu et continueront à avoir un effet profond sur l’Etat juif avec le temps, mais qui dont les médiats traditionnels ici en Amérique ne parlent guère. Plus précisément, je voudrais me concentrer sur le renforcement des ultra-orthodoxes ou Haredi en Israël, et de l’émigration hors d’Israël qu’on pourrait appeler « Aliyah à l’envers. »

Au moment de sa fondation en 1948, Israël comportait seulement un petit nombre de Juifs ultra orthodoxes. En fait, les Haredis étaient profondément opposés au sionisme qu’ils percevaient comme un affront à la tradition juive. Cependant, leur nombre s’est accru par à coups ces dernières années comme l’a fait leur proportion dans la population israélienne. La raison en est simple : en moyenne, chaque femme Haredi a 7,6 enfants, ce qui représente à peu près le triple de ce qu’on observe dans l’ensemble de la population juive israélienne. Ainsi le magazine Forward rapportait en août 2007 que « En quinze ans, de 1992 à 2007, la proportion d’enfants juifs fréquentant des écoles élémentaires publiques profanes est passé de 67 % à 55 % ; cette proportion devrait tomber à 51 % en 2012. Le pourcentage d’élèves qui fréquentent les écoles ultra orthodoxes est passé entre temps de 12 ,4 % en 1992 à 26,7 % en 2007 et devrait atteindre 31 % en 2012. »

La croissance rapide de la communauté ultra-orthodoxe a des conséquences significatives pour Israël, parce que seulement 30 % des hommes ultra orthodoxes travaillent et très peu parmi eux effectuent le service militaire. Plus généralement, elle implique que cette communauté jouera probablement un rôle politique important en Israël dans les décennies à venir. Il vaut la peine de noter que lors de la dernière élection municipale à Jérusalem, le candidat ultra-orthodoxe, Meir Porush a déclaré que « Encore quinze années et il n’y aura plus un seul maire non religieux dans aucune ville d’Israël, excepté peut-être dans un petit village perdu ». Il exagérait, c’est certain, mais ses propos montrent l’orientation prise par Israël et pourquoi Burg s’inquiète du contrôle de l’Etat par les rabbins.

La deuxième tendance réside dans le grand nombre d’Israéliens qui ont émigré en Amérique du nord et en Europe, et qui ne rentreront probablement pas. Selon la plupart des estimations, il y a approximativement 5.3 millions de juifs Israéliens et 5.2 millions de Palestiniens habitant le grand Israël [c.à.d. l'ensemble de la Palestine]. Il y a également environ 300.000 individus habitant en Israël que le Bureau central de la statistique définit en tant que «autres. » La plupart sont des parents d’immigrés ou les individus juifs qui ont des ancêtres juifs, mais pas une mère juive, et ne sont donc pas classés dans la catégorie des juifs par le gouvernement israélien. Si on compte ces « autres » comme juifs, alors il y a 5.6 millions de juifs israéliens, et non 5.3 millions. Procédons ainsi, ce qui signifie qu’il y a 5.6 millions de juifs israéliens et 5.2 millions de Palestiniens. Cependant, tous ces juifs n’habitent plus toujours en Israël. Il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur le nombre d’Israéliens qui vivent à l’étranger, parce que le gouvernement a cessé de les publier au début des années 70. En me basant sur divers articles sur le sujet et des conversations que j’ai eues quand j’étais en Israël en juin dernier, il semble raisonnable de supposer qu’au moins 750.000 Israéliens vivent à l’étranger. Ceci signifie qu’il y a maintenant moins de juifs que de Palestiniens habitant le grand Israël, même en comptant les 300.000 «autres» comme juifs.

En outre, de nombreux indices montrent qu’un nombre substantiel de juifs israéliens voudrait quitter Israël s’il en avait la possibilité. Dans un article qui vient de paraître dans National Interest, John Mueller et l’Ian Lustick rapportent que « une étude récente indique que seulement 69 % d’Israéliens juifs disent vouloir rester dans le pays, et un sondage de 2007 montre qu’un quart des Israéliens envisagent de partir, pourcentage qui inclut presque la moitié de l’ensemble de la jeunesse. Ils signalent également que, «selon une autre étude, 44 % des Israéliens disent qu’ils seraient prêts à partir s’ils pourraient obtenir un meilleur niveau de vie ailleurs. Plus de 100.000 Israéliens ont acquis les passeports européens. « * je suis prêt à parier que la plupart de ces Israéliens qui ont choisi de vivre dans la Diaspora sont non religieux et modérés politiquement, au moins par rapport au contexte israélien. Il est également utile de noter que l’immigration en Israël est faible depuis le début des années 90, et que certaines années, le nombre des émigrants dépasse celui des immigrants.

Ces données semblent confirmer le point de vue de Burg selon lequel la société israélienne devient plus religieuse et moins séculière, et que le centre de gravité politique va beaucoup plus loin vers la droite qu’à l’accoutumée. Je pense que l’évolution de cette situation a cinq conséquences possibles.

Premièrement, ces tendances rendront certainement moins probable une évacuation de la Cisjordanie par Israël et la création d’un Etat palestinien viable. Le Grand Israël deviendra un fait accompli, si ce n’est déjà le cas.

En second lieu, il semble clair que les juifs vont être nettement dépassés en nombre par les Palestiniens dans le Grand Israël. Le fait démographique fondamental que je n’ai pas évoqué antérieurement est que la femme palestinienne a en moyenne approximativement 4.6 enfants, contre environ 2.6 enfants pour la femme israélienne. Le Grand Israël sera un Etat de ségrégation.

Troisièmement, les jeunes Israéliens qui pensent comme Burg sont susceptibles de se sentir de plus en plus mal à l’aise en Israël, et de trouver l’idée de vivre en Europe ou en Amérique du nord de plus en plus attrayante. Et l’Europe, qui devra face dans un proche avenir à de sérieux problèmes démographiques réservera probablement un accueil favorable - peut-être même tentera-t-elle de l’attirer - aux Israéliens qui voudront immigrer.

Quatrièmement, il risque de devenir de plus en plus difficile pour les forces pro-Israël aux Etats-Unis d’arguer que Washington devrait maintenir ses « relations spéciales ” avec l’Israël, parce que les deux pays ont « des valeurs communes. « Il n’y a pas beaucoup de similitude en termes de valeurs fondamentales entre cet Israël émergent l’Amérique contemporaine.

Cinquièmement, il semble également évident qu’il va être de plus en plus difficile pour les juifs américains, particulièrement les plus jeunes, de s’identifier à Israël et de ressentir un attachement profond envers cet Etat, attachement essentiel pour maintenir les relations spéciales.

En somme, Israël est en difficulté et c’est pourquoi les Américains de toutes convictions - particulièrement ceux qui prétendent être les amis d’Israël - devraient lire le livre important de Burg et commencer à en parler.

John Mearsheimer, TPMCafe (USA)

Traduction : Mounadil el-Djazaïri   http://www.mecanopolis.org/?p=2554