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résistance

  • Commémorer hier ou combattre demain ?

    Nous vivons une époque épique. Mesurons-nous la chance que nous avons de partager des moments historiques tels que les commémoration de quatre années de Nicolas Sarkozy ou la célébration des trente ans du 10 mai 1981 ?

    Et encore nous l'échappons belle ! Imaginons que Charles de Gaulle soit mort une année plus tard … Quoique.

    Se trouveraient alors réunis en une messe laïque et baroque le gaullisme qui sauva l'honneur de la France en 1940 pour le perdre en 1962 à Alger; le mitterrandisme qui porta toutes les espérances des travailleurs en 1981 pour les trahir, de politique de rigueur en cohabitation, pendant 14 ans et le sarkozysme qui fait de notre pays un protectorat américain après s'être fait élire dans les costumes de Barrès, Jaurès et Clémenceau.

    Le peuple de France après avoir été amputé de ses meilleurs fils durant les deux guerres mondiales, la campagne d'Indochine et les « évènements » d'Algérie n'a cessé depuis de se donner une série de grandes gueules à la tête de ce qui restait de nation. Mais une grande gueule, même gesticulante et tonitruante sur un corps invalide, c'est pitoyable et grotesque comme un pantin désarticulé.

    Louis XVIII, gras dès sa jeunesse, attaqué par la goutte, obèse au point de pouvoir à peine se déplacer, faisant allusion à son successeur le comte d'Artois fringant mais « de cervelle point », dit un jour à ses conseillers : «  Vous vous plaignez d'un roi sans jambes, vous verrez ce que c'est qu'un roi sans tête ».

    Heureux mortels que nous sommes, nous avons les deux.

    Singulièrement, depuis la V° république comme disait l'ermite de Colombey : « ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein. » En effet, nous n'avons pas manquer et ne manquons pas de prétendants pour « porter le chapeau ».

    Président de la république française : Valorisant peut-être ? Le sommet de la réussite à la Guizot : « Enrichissez-vous ! » ? Un lieu de bon plaisir ? Le triomphe d'une pathologie de l'orgueil ?

    Mais pour nous citoyens, être dirigés par des névropathes à la solde de l'étranger ou par des vieillards en naufrage, nous fait passer de l'anorexie à la phase terminale. Ne nous y trompons pas : les gesticulations de tel ou tel n'empêchent en rien les barbares de piller et terroriser Marseille, ni les postures politiciennes hypocrites d'arrêter la destruction programmée, dans une lâche résignation, de l'identité française.

    De Gaulle, Mitterrand ou Sarkozy ou plutôt Croquignol , Filochard et Ribouldingue ont ramassé les lambeaux que, très démocratiquement, le peuple français leur a abandonnés. N'en déplaisent aux tenants paranoïaques du « complot » , c'est bien en étant élus que nos présidents président.

    C'est une galéjade de croire qu'il en sera autrement demain. Si, par exemple, DSK, l'expert en … Porsche, gagne la présidentielle , ce sera si une majorité de français le veulent , si et seulement si.

    Manquent-ils d'informations ces compatriotes ? Sont-ils idiots ? Veules ?

    Certainement pas, c'est en toute conscience qu'il font et feront leur choix, malgré toutes les conséquences catastrophiques prévisibles sur leur vie quotidienne. Bien sûr, les politologues assermentés, les sociologues médiatisés, les spécialistes autoproclamés, les psychologues de Secret story trouveront toutes les explications convenues et rassurantes incluant la nécessaire et inévitable évolution des temps, la sainte prise de conscience de l'utilité sans faille de la mondialisation, le respect des droits de l'homme, la victoire de la diversité.

    Mais le peuple des catacombes, le plus éclairé, car vivant dans la nuit de l'abandon et de la pauvreté, y verra des réalités plus dérangeantes : la paresse, le conformisme et la peur.

    La paresse de se reconstruire une identité contre les médias, nouveaux professeurs Diafoirus d'un totalitarisme où comme écrivait corneille :  « Les visages souvent sont de doux imposteurs, et où de beaux semblants cachent des âmes basses ! ».

    Le conformisme avec comme idéal premier de naître avec les pompes funèbres payées d'avance et se fondre dans la masse des zombis, surtout sans se faire remarquer, pour suivre sa petite route avec sa petite auto jusqu'à sa petite maison préférant la chaleur bourgeoise du foyer à l'air pur des glaciers.

    La peur de combattre dans nos rues les armes à la main pour conserver, oui conserver contre les assauts des vandales, les valeurs ancestrales de nos lignées.

    Au fond ces commémorations, sans vergogne, des hontes d'hier, préparant celles de demain, sont une façon déguisée pour casser les rotules à l'animal et mépriser la loi naturelle.

    Aucune bête au monde ne se laisserait manipuler, tourmenter ou martyriser, depuis des décennies comme notre peuple a pu l'accepter.

    Les coups de griffes auraient jailli, les crocs auraient déchiqueté.

    Aucune bête sauf le chien, ce loup brisé, apprivoisé, domestiqué comme esclave.

     

    Sándor Petőfi, poète et âme de la révolution hongroise de 1848 qui trouva la mort au combat écrivit deux textes un pour les chiens l'autre pour les loups.

    Les chiens : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Que nous importe, il fait si doux dans notre coin de cuisine, notre bon maître qui nous aime a permis que nous y restions. Aucun souci de nourriture quand finit le repas du maître, il reste toujours à sa table des reliefs qu’il nous abandonne … Le fouet il faut le reconnaître claque parfois sur nos échines. Cela fait mal, évidemment, mais plaie de chien se cicatrise. Une fois tombée sa colère, le maitre à nouveau nous appelle et nous venons lécher, ravis,la semelle de ses souliers. »

    Les loups : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Ici règne la désolation et un désert nous environne. Il n’y a même pas un petit buisson qui nous protège. Au dehors il y a le froid et la famine en dedans. Double ennemi, double tourment qui nous harcèle sans répit. Mais encore un ennemi, le chasseur et son fusil. Voyez la neige rougie par notre sang qui s'enfuit. Nous avons froid, nous avons faim et le flanc transpercé de balles. Voilà notre sort horrible, mais vivons et mourrons libres. »

     

    A chacun librement de choisir quel sorte d'animal français nous voulons être.

    Alors, au lieu, la larme à l'œil , de commémorer, de gémir, de regretter ou d'encenser, nous redeviendrons ce peuple fauve, renversant les idoles de mauvais plâtre.

    Nous crierons de nouveau l'adresse du Commandant Changarnier à ses hommes le 24 novembre 1836 : «  Soldats, ils sont six mille, vous êtes trois cents. La partie est donc égale. Regardez-les en face et tirez juste. »

    Peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre origine sociale et notre cosmogonie, nous repartirons ensemble à la conquête de l'Histoire.

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur -----> http://www.armees.com/info/actualites/commemorer-hier-ou-combattre-demain,42276.html

                                     http://voxfnredekker.canalblog.com/archives/2011/05/08/21088049.html

                                     http://www.legaulois.info/2011/05/commemorer-hier-ou-combattre-demain-par.html

                                     http://jean-marielebraud.hautetfort.com/archive/2011/05/10/le-billet-de-jean-marc-desanti.html

                                      

     
  • Et le déshonneur et la guerre !

     

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    « Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. »

    Charles de Gaulle

    On a donc annulé l’Apéro géant Saucisson et Pinard de La Goutte d’Or !

    Il est donc impossible pour un citoyen européen, de festoyer avec les produits de son terroir, dans la lignée de Bruegel quand la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements  : jeux d’hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards.

    L’État français sait parfaitement qu’aucun participant à cet évènement n’aurait physiquement agressé un allogène . Il sait tout aussi bien que la réciprocité n’est pas vrai. Le risque considéré était de voir de violentes altercations meurtrières ayant leurs origines chez les habitants de ces quartiers qui considèrent nos lieux publics comme leur espace privé, avec leurs propres lois, étrangères à nos principes républicains. On peut toujours invoquer, dans les médias aux ordres, une manipulation nécessairement occulte de « l’extrême droite ». On connaît le proverbe « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage », mais là on dépasse toute mesure dans l’abjection. En effet ce ne sont pas moins de 23 associations, mouvements, organisations ou formations politiques qui avaient appelé à « teuffer » français, dont excusez du peu :

    • Cercle d’étude de réformes féministes, association pour « la défense des intérêts des femmes, l’étude et la promotion de réformes féministe »

    • Debout la République

    • La Droite libre, « mouvement libéral-conservateur associé à l’UMP »

    • Free World Academy, « think tank » de « diffusion d’études, d’essais et de concepts destinés aux décideurs et aux intellectuels du monde libre »

    • les Jeunes Pour la France (JPF), mouvement de jeunes du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villier

    • Rassemblement pour l’indépendance de la France présidé par Paul-Marie Coûteaux, ancien député au Parlement européen

    • Résistance républicaine, organisation de « défense de la République et de ses fondamentaux hérités de l´histoire et des lumières », présidée par Christine Tasin

    • Riposte laïque, « journal des esprits libres, pour l’égalité hommes-femmes, pour la République sociale », dirigé par Pierre Cassen

    • Union des athées

    • l’Union gaulliste, association ayant pour but de « de redonner vie à la démocratie en réaffirmant que celle-ci n’a de sens que si elle s’incarne dans la souveraineté du peuple, dans la solidarité du peuple, dans la solidarité de la Nation, et dans les valeurs républicaines »

    • Vérité Valeurs & Démocratie, association ayant pour but de défendre « la démocratie, la laïcité et les droits de l’Homme »

    Oui, en effet, de dangereux fascistes n’est-ce-pas ?

    Bien sûr que non ! L’inquiétude de nos gouvernants hypocrites était de vivre en direct, la démonstration de la rupture totale et irrémédiable entre les patriotes laïques et les « indigènes de la république ». En d’autres termes de ne plus pouvoir cacher que ce ne sont pas de simples tensions communautaires qui agitent notre pays, mais bien la mise en place, sur notre sol, de notre part, nous français des lumières, d’une véritable lutte anticoloniale. Nous refusons l’occupation de notre terre, la persécution de notre population, les atteintes intolérables au premier des droits : celui d’aller et venir librement partout en France.

    Il est assez facile de parler de la ligne de démarcation et de la Résistance de 1940, mais en 2010, ici et maintenant, des rues de France, des quartiers sont occupés et finalement annexés car nos us et coutumes y sont interdits.

    Parce que c’était quoi un collaborateur en 1940 ? C’était celui qui tolérait et encourageait par ses actes la destruction de la singularité, de l’identité française, celui qui faisait de « l’intelligence avec l’ennemil’état de fait », qui croyaient encore aux valeurs de la république malgré un gouvernement de soumission, qui combattaient l’acceptation de la politique économique et sociale de la tonte du mouton français pour nourrir le loup irrespectueux, conquérant et Souilleur d’âmes. ». Et, en face , qui résistait ? C’était celles et ceux qui refusaient «

    Le président Sarkozy commémore. Il s’est même rendu à Londres ! Plût-il à Dieu qu’il y restât pour organiser la Résistance contemporaine ! Les décisions d’interdiction, comme d’ailleurs la scandaleuse réforme des retraites, sont de véritables oukases où se confondent vitesse et précipitation. C’est toujours la marque des pouvoirs, exécutants provisoires de causes étrangères.

    Les résistants d’aujourd’hui sont bien semblables à l’armée des ombres de la Bataille du rail et du Vercors. On les insulte, les raille, on les traque et certains refusant de baisser les yeux sont poignardés à mort.

    Il ne faut pas s’inquiéter si pour l’instant rien ne bouge vraiment. La canaille, morne plaine, est toujours du côté du pouvoir légal … Jusqu’au moment où celui-ci s’effondre.

    Alors pour faire oublier sa coupable léthargie, on sort les piques pour y accrocher de tristes trophées : les têtes grotesques et sanguinolentes des collaborateurs … leurs anciens maîtres.

    Jean-Marc DESANTI

  • "La Corse : Un juste destin universel" de Jean-Marc DESANTI

    Arrii.jpgMonsieur Maxime Cohen, président de la communauté juive de Corse,a entamé une procédure pour que l’île soit le premier territoire au monde à obtenir le statut de «Juste» concernant son rôle joué dans la protection des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.
    L’enjeu n’est pas mince . Cela reviendrait à concevoir qu’il existât un peuple corse, une langue corse, un territoire corse, une nation corse qui ont permis de sauver, protéger, cacher des juifs.
    Oui, il serait effectivement « juste »  de rappeler  qu’en 1732, au couvent d'Orezza, une Consulta des patriotes proclama l'indépendance de l'île de Corse. Et que Paoli rédigea un projet de constitution dont le préambule décrétait, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité :
    " Les hommes naissent libres et égaux en droit ".
    Il serait « juste » de reconnaître, qu’après avoir donné au monde la première constitution, cet héritage juridique et moral ne cessa de couler dans les veines de chaque corse  d’une  manière naturelle et vitale comme le sang qui irrigue le corps.
    Oui, les corses ont sauvé massivement des juifs précisément parce que nos anciens ont choisi de faire vivre les qualités de chevalerie, de droit et de bonté. La protection des faibles est inspirée par l’ancestral christianisme insulaire ( « Le royaume élit pour sa protectrice l’immaculée conception de la Vierge Marie …Dio vi Salvi » ) qui a su se nourrir aux sources d’autres cultures. Les corses ont beaucoup voyagé, marins, guerriers ou lointains fonctionnaires dans les colonies françaises. Ils en ont rapporté l’expérience de l’altérité et la connaissance des savoirs indigènes .On aime à décrire notre population comme d’orgueil ombrageuse alors qu’elle pratique encore la pudeur qui sied aux peuples « qui ont la plus longue mémoire », ceux qui enracinés ou en diaspora ont cultivé et médité l’adage : « lorsque tous trahiront, nous resterons fidèles ».
    L’Omerta, si étrange et étrangère aux individualismes des « sans famille » est, en réalité, une mise à distance du conformisme et de l’autoritarisme d’État, une réflexion, une interrogation mais aussi une certitude que les solutions d’honneur viennent de la tradition séculaire de chaque peuple qui veut survivre. Les corses n’avaient rien à apprendre, à attendre, à emprunter des occupants de l’île. La vue de l’injustice, de l’imbécile cruauté frappant les innocents ont suffi. Nos compatriotes n’ont jamais voulu et ne veulent en rien parler de leur héroïsme. Bon sang ne saurait mentir…
    Le dossier suit son cours à Yad Vashem et nul ne doute que l’issue soit favorable avant deux ans. Alors, peut-être qu’en dehors de toute polémique politicienne, la Nation corse sera honorée à la face du monde et enfin perçue pour ce qu’elle est : un heureux compromis historique, géographique et éthique entre ombres et lumières. Pour René Goscinny, issu d’une famille d’origine polonaise de confession juive, Astérix le breton, représentait l’archétype du petit, résistant à l’Empire … Il existait un autre îlot : la corse. Relisons avec délice Astérix en Corse.
    Si le vingtième siècle fut « le siècle juif » - comme le décrit admirablement Yuri Slezkine dans son ouvrage - voyant l’opposition structurale des « apolliniens », paysans et guerriers et d’une minorité de « mercuriens », nomades « fonctionnels »; gageons que ce siècle à l’exemple de notre île soit le siècle des petites patries, des terres familiales, des valeurs de la Restonica et des lacs où l’autorité des pères, forgée à l’enclume de l’Humanisme et du courage, sert de boussole aux enfants égarés.
    Que les solidarités des villages et des montagnes s’imposent contre l’indifférence glacée des mégapoles sans âme.
    Cultivons les symboles de la résistance d’un peuple face à l’ouragan déchaîné et aveugle de la mondialisation et  ses crimes.
    Résister contre le « colonialisme français », c’est un peu court  i mio  fratéllu …Nous risquons de manquer d’air et de nous y étouffer.
    Nous devons, comme nos frères grecs, petit peuple mais grande nation, jouer dans la cour des grands. Nous sommes la Nation des « justes ». Mettons haut, bien haut la barre : Contre l’Empire !
    Nous avons, hier, dans notre Maquis combattu les fascismes et dressé une barrière infranchissable entre le bourreau et ses victimes. Aujourd’hui, au nom de l’héritage imprescriptible que nous devons à l’humanité pour demain, nous devons mener une lutte aussi titanesque.
    Elle nous conduit à nous lever, encore une fois, pour abattre les théocraties ou les dictatures fardées en démocrates mondialistes, qui écrasent les patries charnelles de l’Europe aux mille drapeaux et osent poser leurs pieds sanglants sur le sol sacré de notre terra corsa tant'amata .

    Jean-Marc DESANTI


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    PS : Seule une nouvelle révolution française et l’établissement d’une hyper république renforcera la double  identité de notre patrie corse car la corse ne porte pas en elle la haine de la France mais le dégoût de l’injustice. Pourquoi respecter un Ordre aux ordres de la tyrannie de l’argent roi ? Où sont et qui sont les modèles « de la grande nation française » ?
    L’Homme doit vivre libre, c’est le principe de base de la DDH, et par conséquent craindre plus que tout l'esclavage. Quel est le républicain « français » qui oublierait que la Corse est apparue , aux yeux des philosophes encyclopédistes, notamment Rousseau et Voltaire, comme le premier État démocratique de l'Europe des lumières ? Quel historien ignore qu’avant d’être victime de trahisons, Paoli rallié à la révolution française est accueilli par Lafayette et est reçu le 22 avril 1790 à l'Assemblée nationale puis, le 26, par le Club des Jacobins, alors présidé par Robespierre, qui l'admet à l'unanimité en son sein …
    Le sujet du débat n’est pas politique pour les corses ( Il ne s’agit pas de discuter de l’indépendance que la France octroierait  à l’île ) mais bien de conclure une dissertation philosophique … Où comme dirait mon ami Marc : « Pour que la corse donne enfin, son indépendance à la France. »
    Selon la phrase célèbre de Simonde de Sismondi : «  L'indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples ; la langue et l'origine commune font les
    nations. »
    On ne décrète pas le génie du Jacobinisme. Avoir une origine commune dépasse une quelconque analyse littéraire où se disputeraient les valeurs concédées à la cosmologie ou l’épistémologie ! Le lieu de création de la fraternité franco-corse s’est dissout avec la souillure des valeurs de la République !
    Redressons l’impartialité de l’État et nous verrons alors les combattants du juste combat pour l’indépendance de la Corse entrer VOLONTAIREMENT dans l’armée des patriotes luttant pour l’indépendance de la France.
    On dit chez nous : « Una lingua si cheta, un populu si more. » ( Une langue qui se tait, c’est un peuple qui meurt.) et aussi « Aceddu in cabbia S'eddu un canta d'amori Canta di rabbia » ( L'oiseau en cage : s'il ne chante pas par amour, il chante de rage. ).
    C’est dans l’armée de Libération, contre l’Empire que se forgera le chant de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. La nouvelle armée du Rhin partira d’Ajaccio, de Bastia et de Sartène …

    http://www.politique-actu.com/osons/corse-desanti/110468/

  • « NICOLAS ET LE MAQUIS » par Jean-Marc DESANTI

     

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    C dans l’air comme on dit. La France malade de son monarque se découvre un réseau «Vercors», «Réunissant – Magistrats, Officiers d’active, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le Réseau opérationnel «VERCORS» s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comités de Salut public, des Comités insurrectionnels et des Comités de grèves générales – »

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-vercors-cnr/104120/

    Bien, mais là, rien de surprenant. Il existe déjà le Comité Valmy, l’Arc Républicain de Progrès, ainsi que la réactualisation du CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE … Il semble cependant qu’un pas de plus est franchi vers l’affrontement «musclé» entre le peuple qui souffre et ses souverains.

    Jusqu’où cela ira-t-il ?

    Qui pensait en 1789 que les têtes du roi et de la reine tomberaient ?

    Qui prévoyait en 1917 le crime atroce de la famille impériale russe à Iekaterinbourg ?

    Celui qui, à cette heure, nourrirait une pulsion quelconque de massacre concernant Nicolas, Carla, François ou les autres n’aurait sa place que dans un asile d’aliénés.

    Chacun sait que les braves gens veulent parler, espèrent que «là-haut» on les entendra et ne souhaitent jamais, a priori, occire, voler, violer ou piller. Ils veulent que le président «aille au peuple» sans gardes du corps et sans médias parasites collés à lui. Ils souhaitent parler «d’homme à homme» pour vérifier si ce président peut proposer comme espoir autre chose que le pire de l’Amérique : quelque chose entre le Brésil, la Colombie et Harlem mâtiné de Miami.

    Il veulent vraiment savoir si celui-ci ne s’étonne pas des riches vivant de plus en plus reclus, à l’abri «des classes dangereuses» derrière leurs alarmes, leur codes confidentiels, leurs caméras de surveillance pendant que dans nos cités dortoirs de terreur et d’extermination les dents des gosses se pourrissent, les peaux se rident à 25 ans, les caves font peur et les murs sentent l’urine.

    Il suffirait donc de parvenir au pouvoir ? D’être un parvenu ? C’est là une parade mortelle pour la nation que d’avoir seulement pour chef un portrait dans les mairies et de se contenter de jouer les statues du Commandeur.

    Que reste-t-il de Chirac ? Un gars un peu voyou mais sympa ?

    Que restera-t-il de Nicolas Sarkozy ? Une parole de derviche à la place du glaive indispensable ? Les mots de Guaino pour guérir la détresse du petit peuple ? Rien ou la volonté de vider la France de sa substance et le génie de gérer ce vide.

    Pourtant, le président semblait avoir chaussé les bottes de l’homme du 18 juin. Mais voilà notre drame politique : il se déplace avec les bottines à talonnettes d’un chanteur à minettes. Nous nous sommes assoupis sous la protection du grand Charles mais nous nous éveillons bercés par les rengaines d’un petit « Cloclo ».

    Mais que diable ! Que nous importe sa taille ou sa rhétorique ! Nous voulons un patriote !

    Allende avec son ventre rond, sa démarche de gauche cassoulet, sa dégaine de pas de couilles mains moites, a su tenir une arme dans la Moneda et défendre l’indépendance de son pays au prix de sa vie !

    C’est l’odeur de la poudre aussi que Bonaparte sentit à Arcole et non pas la douce brise d’une croisière pour pré-retraités à Rolex.

    Je suis français et comme mes compatriotes je ne suis pas irrespectueux et chahuteur par «nature». En des temps affreux nos anciens suivirent un gars mal fagoté, tout petit, tout vieux mais les deux bottes dans la boue : Clemenceau.

    Il est presque minuit dans ce siècle nouveau mais il n’est pas encore trop tard pour détourner la barbarie «qui est entrée dans Paris». A l’Horloge de l’Histoire, le président peut encore marquer son temps.

    C’est la guerre nous dit-on. A l’intérieur et à l’extérieur. Alors qu’il agisse en guerrier !

    Qu’il partage le vin rouge chaud sur les piquets de grève avec les ouvriers épuisés, délocalisés, désespérés.

    Qu’il mobilise chaque citoyen au service du peuple dans l’armée du peuple à la campagne comme à la ville.

    Qu’il ne transige plus avec la laïcité et qu’il écrase toutes velléités communautaristes.

    Qu’il engage le processus de sortie de l’euro, de taxation des profits spéculatifs, de la suppression du bouclier fiscal.

    Qu’il installe un pôle judiciaire de 300 magistrats pour réduire la corruption et la prévarication dans les sphères de l’État, seule condition crédible pour écraser les trafiquants des cités.

    Qu’il ordonne de quitter l’OTAN.

    Qu’il exige de nos armées de se déployer dans l’unique souci de la défense de nos intérêts stratégiques.

    Qu’il demande à notre diplomatie de se situer dans l’axe Caracas-Paris-Berlin-Moscou.

    Bref qu’il soit enfin le digne fils de la Commune et des partisans des Glières qu’il affectionne tant.


    Il le peut. Il en a l’énergie et l’intelligence.

    Nous verrons alors notre peuple, son peuple à ses côtés.

    Sinon selon l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

    Puissent les dieux le protéger alors, car personne ne pourra maîtriser le courroux impitoyable et sacré de la Patrie.

    Jean-Marc DESANTI

    PHOTO : ALLENDE dans le Palais de la Moneda

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-resistance/104911/

    http://www.ripostelaique.com/Que-reste-t-il-de-Nicolas-Sarkozy.html

  • Ne pas craindre, ne pas subir, ne pas abandonner

     

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    Cette nuit, nous savons que nous serons seuls. Chacun a choisi le lieu de sa retraite et de sa méditation. Moi, je pars sur une île. Je vais voir sombrer dans une mer sans couleur le dernier soleil de l'année.

    Quand le bateau repart pour le continent, nous restons à nous attarder sur la cale. Très vite, le bruit du moteur est rongé par la brume. Des oiseaux crient, invisibles. Dans mon île, il n'y a pas d'hivernants. Les touristes ne rôdent pas dans l'Ouest à la mauvaise saison. Les chemins sont déserts sous les arbres dépouillés.

    Nous restons entre nous, entre gens simples. Il y a les gardiens du phare, la patronne de l'hôtel qui se plaint toujours de ses mauvaises jambes et de la morte saison, les pêcheurs aux tignasses emmêlées, le fermier au péril de la mer, le curé avec sa grande barbe grise et ses pantalons ra­piécés de matelot. Nous sommes au bout du monde. Les enfants imaginent les villes illuminées, là-bas, à plus d'une heure de bateau. Les vieux s'attardent dans le jour qui fuit. Pour eux, le prochain voyage vers la grande terre se fera les yeux fermés dans le roulis éternel.

    La fin de l'année, c'est encore l'automne, l'arrière saison. Il ne fait pas froid. Une pluie fine grignote les battements d'une cloche. Ce soir, le vent est tombé et les fumées mon­tent toutes droites au-dessus des maisons écrasées par le ciel gris, immense, presque noir maintenant.

    L'île que je voyais encore tout à l'heure du haut du fort avec ses plages désertes où pourrissent les bateaux, avec ses marécages et ses landes, l'île s'est endormie dans l'odeur du varech humide, du lait frais et de l'ajonc brûlé.

    Les gens d'ici maintenant doivent dormir sous les gros édredons de satin rouge. Les meubles craquent dans la nuit comme les membrures d'un navire. Immobile, une goélette poursuit son voyage dans une bouteille, en plein cœur de l'église.


    Le bruit de la mer est comme une respiration régulière.

    Qui suis-je en train de tromper ? Ces gens simples qui ne font pas de « politique» - on a déjà bien assez de mal pour gagner sa vie. Ces amis ardents qui veulent bâtir un royau­me ? Ceux qui attendent sur le bord du chemin ? Ceux qui travaillent en silence ? Ceux qui sont comme du pain très blanc et très fin sous l'écorce crevassée telle une paume de paysan ? Me voici étranger et désarmé. Comment dire aux gens intelligents que nous nous battons pour des choses simples ? Comment dire aux gens simples que nous nous battons pour des choses intelligentes ? Il faudrait si souvent se taire. Laisser les horloges moudre les heures, retrouver tout doucement cette union sans phrases avec un peuple sans détours.

    Mon île est au bout du monde. Elle est si basse sur la mer, il y a tant de brume certains jours d'hiver, que le continent ne voit plus ces rochers qui viennent respirer à la surface de l’eau. On croit parfois qu'ils vont plonger, disparaître. Mais mon île est un monde bien réel avec sa longue centaine d’hommes, de femmes, d'enfants.
    Les gens de mon île savent que l'eau est glacée au petit matin, que le poisson se vend mal sur la côte voisine, que ceux qui ont péri en mer n'auront jamais une place au ci­metière. Ils savent qu'on ne ruse pas avec le vent, que le courant fait la loi et que la marée mesure le temps.

    L’herbe gorgée d'eau salée est douce sous le pied, mais les épines et les ronces déchirent les mains. Un fagot de bois arrache une vieille épaule. Le granit pèse aussi lourd que le monde.

    Dans mon île, je n'ai pas appris de grandes choses ; je n'ai pas découvert les lois qu'il faut donner à l'État, ni comment faire pour que les impôts soient utiles et les armées efficaces. Mon île, qui n'est même pas une commune, ignore l’expansion économique et le fédéralisme politique. Ici, les gens se soucient peu de la Normandie, de la France et de l’Europe. Ils trouvent seulement que les touristes allemands ressemblent aux plaisanciers britanniques et qu'on ferait mieux de s'entendre une bonne fois plutôt que de mobiliser les inscrits maritimes pour les faire tuer aux Dardanelles, à Dunkerque, à Dakar, à Haïphong ou à Nemours.

    Ce n'est pas dans mon île, minuscule royaume de sables, de dunes et de galets, que j'ai appris les lois de la bataille politique où nous nous sommes lancés pour prendre à bras-le-corps tout un continent. Mais c'est pourtant là-bas que je m’en vais quand je veux retrouver le sens profond de toutes choses en ce monde. Pourquoi tant de misères acceptées et tant de joies inattendues? Pourquoi ces jeunes marins qui ne reviendront plus et ces vieillards qui n'arrivent pas à mourir ? Pourquoi des actes absurdes, pourquoi des amis inoubliables, pourquoi des fleurs fanées?

    Dans mon île, j'ai appris ce qui était autrefois et ce qui demeure aujourd'hui le plus nécessaire: ne pas craindre, ne pas subir, ne pas abandonner.

    Notre action est exactement semblable à celle du pêcheur qui repart en mer après une tempête, les filets déchirés, le matériel perdu, le porte-monnaie vide. L'océan attend le labour de son bateau comme l'Europe attend 1e labour de notre charrue. Le mauvais temps ne nous rend pas amers, ni tristes. Nous sommes juste un peu fatigués. Les yeux se fer­ment certaines heures à la barre. On imagine le soleil, une plage, la joie...

    Dans mon île, on ne se pose pas de questions. On trouve d'instinct ce qui est nécessaire et ce qui est inutile. On ne lit guère le journal, mais on consulte souvent le baromètre. On croit plus volontiers ce que votre père vous a appris que ce qu'on entend à la radio. On aime mieux ceux qui sont proches que ceux qui sont étrangers. On ne cherche pas tellement à comprendre pourquoi il faut travailler, mais comment.

    Ce qui compte, ce sont des choses réelles, solides sous la main. Un casier à réparer, un état à remplir, une vie à sauver.

    Je ne pense pas que je puisse apprendre quelque chose aux gens de mon île. Mais ce matin, quand le soleil de l'an nouveau se lève, je sais qu'il va éclairer, avant mon île, tout un continent, là-bas vers l'est, qui émerge du sommeil et de la si longue nuit.

    Immense et rouge, le soleil illumine une année nouvelle. Les rochers sont comme des aiguilles sombres. Des paillettes jaune pâle scintillent sur la mer. Mon île, mon pays, mon peuple, mes amis saluent le soleil.

    Et lentement, tu surgis du sommeil. J'ai veillé sur toi pendant toute cette nuit, ô mon Europe aux longs cheveux d'or dénoués sur mon épaule. Ouvre les yeux, vois, nous allons partir ensemble, pour une île immense, hérissée de cathédrales et de stades. Nous naviguerons du Cap Nord au détroit de Gibraltar, de la mer d'Irlande au golfe de Corinthe. Nous découvrirons les Shetlands et les Cy­clades, les Baléares et les Lofoten, îles innombrables de ta couronne, merveilleux royaume de ta beauté et de ta puis­sance, sous le grand tournant du soleil.

    Viens, c'est une année nouvelle.

    Jean MABIRE

    Paru en 1965 dans l’Esprit Public
    Repris dans le recueil Contes d’Europe III, 1992 éditions du Flambeau.