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radovan karadic

  • CIA do 2000. štitila Karadžića

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    Radovan Karadžić, bivši lider bosanskih Srba, optužen za genocid i ratne zločine, sve do 2000. godine bio je pod zaštitom SAD, kada je CIA presrela njegov telefonski razgovor, na osnovu čijeg sadržaja je bilo očigledno da lično rukovodi sednicom SDS - tvrdi sagovornik „Blica“, blizak američkoj obaveštajnoj agenciji.

    Izuzetno obavešten sagovornik „Blica“ tvrdi da mu je Ričard Holbruk, državni sekretar i tvorac Dejtonskog sporazuma, lično priznao da je sklopljen dil sa Karadžićem, na osnovu kojeg su SAD tražile od lidera SDS i bosanskih Srba povlačenje sa svih javnih funkcija u zamenu za zaštitu pred Haškim tribunalom.


    LIRE LA SUITE : http://www.blic.co.yu/temadana.php?id=51542

    Karadzic protégé par les Américains jusqu'en 2000

    Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA l'a surpris en train de rompre les termes de l'accord qui le liait à eux et qui lui permettait d'échapper à la justice internationale.

    L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, inculpé pour génocide et crimes de guerre, bénéficiait de la protection des Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu'il dirigeait personnellement encore son parti, le SDS.

    Radovan Karadzic, qui a comparu jeudi pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l'émissaire américain Richard Holbrooke, l'un des architectes de l'accord de paix en Bosnie, en 1995, lui avait promis qu'il échapperait à la justice internationale s'il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti de nouveau un tel accord.

    "Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un document écrit confirmant (un tel accord), mais je sais par contre que Holbrooke a admis que des garanties verbales avaient été fournies à Karadzic au plus haut niveau", ajoute une source américaine.

    "Au cours de l'année 2000, au moment des élections (générales de novembre) en Bosnie, la CIA a appris que Karadzic dirigeait le SDS (la formation nationaliste serbe qu'il avait mis en place au début des années 90), en dépit de leur accord stipulant qu'il ne devait pas s'occuper de politique", a poursuivi la même source.

    "En 2000, a précisé cette source, s'est tenue une réunion du SDS dans la localité de Bijeljina (est de la Bosnie), dirigée personnellement par Karadzic. Il donnait des instructions aux militants et désignait les membres de la direction qui devaient être remplacés ou encore les personnes qui devaient être nommées et à quelles positions".

    Karadzic "était personnellement engagé dans toutes les activités du SDS. En Amérique, ils sont devenus furieux lorsqu'ils ont réalisé que Karadzic se payait leur tête de la sorte". Les Américains et la CIA ont décidé alors d'interrompre la "protection informelle" dont bénéficiait l'ancien chef des Serbes de Bosnie, conclut la source.

    Dans le cadre de cet accord avec la CIA, Radovan Karadzic était également protégé d'une arrestation par d'autres services de renseignement, comme ceux de France et de Grande-Bretagne.

  • TOI AUSSI, UN JOUR, MA COUR PÉNALE INTERNATIONALE …

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    Radovan Karadic a donc comparu pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).
    Après Slobodan Milosevic et en attendant sans doute l’ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, toujours en fuite ou, c’est selon, toujours en attente d’une très médiatique arrestation lorsque les vertueux États-Unis d’Amérique auront besoin de détourner l’attention de leurs difficultés, voire de leurs propres crimes de guerre, si ce n’est contre l’Humanité.
    Il en va ainsi sinon des lois de la guerre, du moins de celles des vainqueurs. Le « malheur aux vaincus » du chef gaulois Brennus aux défenseurs du Capitole obligés de lui payer un lourd tribut pour qu’il lève le siège date de 390 avant JC. Autres temps, même mœurs… Rien n’a changé ! Rien ? Si, les vainqueurs, désormais, rançonnent tout autant les vaincus, mais ajoutent à la loi du plus fort des champs de bataille, d’insupportables et hypocrites procès. Rappelons ce qu’un Juge du Tribunal de Nuremberg en 1946 avait asséné au maréchal Keitel (qui se défendait des accusations portées contre l’Allemagne en prétextant ce qu’avaient fait les Alliés) : « Nous sommes là pour juger vos crimes, pas les nôtres. »
    Ainsi, quatre États et non des moindres ont refusé de ratifier le Traité de Rome (la Russie ou la Chine) ou l’ont signé, mais pas ratifié (les États-Unis et Israël). Traité de Rome qui a créé la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis s’en explique d’ailleurs avec un rare cynisme : ils craignent que cette dernière soit utilisée contre eux à des fins politiques.
    Les USA savent de quoi ils parlent. Et pour cause ! Julien Detais, Doctorant chargé d’enseignement à la faculté de droit d’Angers, l’explique clairement : « L’entrée en vigueur le 1er juillet 2002 de la Cour pénale internationale est sans conteste un événement historique majeur, mais il est à regretter que de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et notamment les États-Unis ne soient pas parties au Statut de Rome. Les réticences exprimées par ces derniers sous la présidence Clinton ont en effet été concrétisées par le gouvernement Bush. La politique suivie se révèle toutefois ambivalente au regard de l’objectif recherché qui est de soustraire les ressortissants américains de la compétence de la Cour et plus particulièrement les soldats engagés dans des missions de maintien de la paix. Pour ce faire, les gouvernants américains ont donc mis en place toute une série de mécanismes juridiques qui s’avèrent être en contradiction avec l’objet et le but de la Convention de Rome. » (www.droits-fondamentaux.org).
    On est jamais mieux protégés… que par soi-même !
    Jules César avait promené Vercingétorix comme trophée de sa longue campagne militaire en Gaule, en vue de son triomphe à Rome, puis l’avait maintenu prisonnier, avant de s’en débarrasser en le faisant étrangler.
    Mais un jour, au faîte de sa puissance, César fût frappé de 23 coups de poignard par les sénateurs qui l’entouraient. Voyant Brutus, fils de sa maîtresse Servilia, parmi eux, il lui lança : « Tu quoque, mi fili » (Toi aussi, mon fils). Par dépit… ou comme une malédiction à son adresse : « Qu’il t’arrive à toi aussi le même sort ! »
    Aujourd’hui, l’empire américain expose les vaincus au TPIY pour abuser les naïfs et poursuivre son business… jusqu’au jour, sans doute, où, ayant à son tour chuté, l’Oncle Sam gémira à la face du Monde : « Tu quoque, ma Cour pénale internationale… »

    © Philippe Randa