17.09.2009
Où va la Russie ?
Moscou, à la recherche d’une identité post-soviétique

‘’La Russie aura un niveau d’armement tel que personne n’aura
l’idée de menacer notre pays ou nos alliés.’’[i]
D. Medvedev
Président de la Fédération de Russie
10/09/2009
La fin de la Guerre froide a précipité la chute du communisme soviétique, tombé en 1991, dans les oubliettes libérales de l’histoire. Dans le même temps, cette chute finale a été le point de départ d’une renaissance de la Russie post-communiste, après une phase de transition ‘’libérale’’, particulièrement délicate - sous l’impulsion de B. Eltsine - qui l’a affaiblie et aggravé, in fine, un trouble identitaire.
Aujourd’hui, la Russie de D. Medvedev a quasiment achevé sa reconstruction économique et politico-psychologique. Mais sa réémergence comme puissance internationale majeure n’est pas toujours acceptée, notamment par le leadership américain, qui a pris le contrôle de la destinée du monde depuis la lutte implacable contre la menace communiste - perçue comme ‘’l’axe du mal’’ - et, en cela, imposé son unilatéralisme dans la gouvernance mondiale. La lutte Est/Ouest aurait, en quelque sorte, légitimé l’hégémonie internationale de Washington, comme leader incontesté et messianique du monde libre. Par la suite, sous l’impulsion de l’idéologie néo-conservatrice expansionniste de G.W. Bush, elle a entrepris de réhabiliter le ‘’facteur force’’ comme régulateur géopolitique, en réarmant le bras de la justice internationale et en relançant, par ce biais, la course aux armements[ii].
Face à cette résurgence de l’impérialisme politico-militaire américain et se sentant menacée, Moscou a été contrainte de recentrer son système de défense sur l’arme nucléaire – pour se protéger d’une Otan de plus en plus agressive à sa proche périphérie comme l’a montré, en 1999, le scénario yougoslave avec l’attaque et la déstabilisation d’un Etat souverain. En violant allègrement la résolution 1224 du conseil de sécurité de l’ONU sur l’intégrité territoriale de la Serbie, l’Otan - sous la bienveillance de Washington - montre alors qu’elle est au dessus des lois internationales et que sa capacité d’intervention s’est élargie à l’ancien espace communiste. Et son élargissement programmé est susceptible d’accroitre les tensions avec la Russie, comme le reconnait D. Medvedev : ‘’L'OTAN devrait éviter d'aggraver les relations avec ses voisins. Avant d'admettre de nouveaux membres, il faut étudier les éventuelles conséquences d'une telle décision (…)’’[iii] Mais, le plus troublant est de voir, au cœur de l’espace post-soviétique, le maintien d’une forme de conflictualité latente américano-russe issue de la Guerre froide, dans la mesure où la Russie post-communiste reste l’adversaire stratégique privilégié de l’hyper-puissance américaine – et inversement.
Dans son essence, la lutte américano-russe pour le leadership politique en Eurasie post-soviétique n’a pas cessé avec l’arrivée d’Obama à la présidence américaine. Cela est implicitement confirmé par Herman Pirchner, président du Conseil américain de politique étrangère, qui reconnait l’existence de tensions, liées au maintien de barrières idéologiques et de pressions américaines sur la politique russe dans les ex-républiques soviétiques. Le 9/09/2009, il admet notamment que ‘’les disputes sur les destinées de l'espace post-soviétique entravent la coopération sur plusieurs questions d'intérêt commun’’[iv]. Car désormais, Washington doit assumer ses nouvelles responsabilités issues de son avancée en zone post-soviétique permise, à l’origine, par le recul russe. Et cette configuration explique la radicalisation d’une lutte d’influence centrée sur le contrôle d’un espace stratégique.
Ainsi, la Russie moderne cherche à retrouver sa place dans le système des relations internationales contre une certaine forme de méfiance, voire d’hostilité de la part du bloc libéral occidental, qui continue à voir en elle l’héritière de la puissance communiste. Et sa montée en puissance fait d’autant plus peur que de facto, elle remet en question l’influence de la puissance américaine en Eurasie post-soviétique – principalement en zones caucasienne et centre-asiatique, où de gros intérêts politiques, militaires et énergétiques sont en jeu. Autrement dit, son retour remet en cause les fondements même du nouvel ordre international libéral, dirigé par Washington et au-delà, menace de multilatéraliser ce dernier. Un enjeu sous-jacent au retour russe est donc le nouveau statut de Moscou sur la scène internationale qui, dans ses grandes lignes, sera fonction de sa capacité à reprendre en main l’espace post-soviétique – autrement dit, à recouvrer une certaine légitimité dans son ancienne zone de domination impériale, que la stratégie américaine visait, jusque là, à éroder.
De ce point de vue, il serait opportun de s’interroger sur la capacité de Moscou à se définir une nouvelle identité post-soviétique, intégrant les principales évolutions géopolitiques issues de la faillite du communisme. Et, en définitive, de se poser une question centrale et redondante : où va la Russie ?
[i] ‘’Défense : la Russie doit être suffisamment armée’’, D. Medvedev, 10/09/2009, www.fr.rian.ru.
[ii] Selon le rapport du Congrès américain, Washington aurait exporté, en 2008, pour 37,8 milliards de dollars d’armes contre seulement 3,5 milliards à la Russie. Autrement dit, elle vendrait 10 fois plus d’armes dans le monde que la Russie, renforçant ainsi sa première place internationale. Et surtout, sous la pression du lobby militaro-industriel américain, elle remporte une victoire spectaculaire dans la course aux armements initiée, depuis la Guerre froide, contre la Russie. Réf. : ‘’Washington affirme avoir vendu dix fois plus d’armes que la Russie’’, Revue de la presse russe du 8 septembre, Gazeta.Ru/Izvestia/Komsomolskaïa pravda, 8/09/2009, www.fr.rian.ru.
[iii] ‘’Elargissement de l'OTAN: le président russe conseille d'étudier les éventuelles conséquences’’, D. Medvedev, 2/04/2009, www.fr.rian.ru.
[iv] ‘’Russie-USA : la lutte antiterroriste entravée par les divergences en ex-URSS’’, H. Pirchner, 09/09/2009, www.fr.rian.ru.
LIRE LA SUITE : Idée.nationale.russe.doc
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03.06.2009
Fermeture de la base Manas : recul américain sur l’échiquier eurasien ... Echec et mat pour Brzezinski ?

‘’La partie qui se joue dans le pourtour de la Russie n’est plus l’endiguement de la guerre froide,
mais le refoulement (‘roll back’)’’
Brzezinski (2000, p. 19)
‘’Le Grand échiquier’’
Spectaculaire défaite diplomatique pour Washington ! La fermeture de sa base (kirghize) de Manas en 2009 - après celle de sa base (ouzbek) de Karshi-Khanabad en 2005 - aura, à terme, un impact stratégique majeur, dans la mesure où elle implique une refonte de sa politique en zone post-soviétique, traditionnellement axée contre la Russie. En effet, depuis l’implosion de l’URSS le 25/12/1991, Washington a mis en œuvre une politique de reflux (‘’roll back’’) de la puissance russe, destinée à se substituer à son leadership impérial hérité du soviétisme. Or la perte de ce maillon stratégique vers l’Afghanistan obligera l’administration américaine à renouer un vrai dialogue avec Moscou, désormais incontournable dans la région. Et cet échec est d’autant plus flagrant qu’il raisonne comme un aveu d’impuissance pour Washington, incapable de ‘’persuader’’ aucune autre république de l’ex-URSS d’héberger – en substitution de Manas – une base américaine sur son territoire. Une raison majeure étant pour ces dernières d’éviter toute source de tension avec Moscou, de nouveau maitre de son pré-carré. La Russie est de retour.
Dans ses grandes lignes, la perte de Manas exprime un double symbole géopolitique, d’une part de l’échec de la stratégie d’influence américaine en Asie centrale et, d’autre part, du retour de l’Etat russe dans sa zone de domination historique. Car la principale réussite de V. Poutine a été de redonner une certaine légitimité à un Etat fort et centralisé, avide de reprendre le contrôle de son ‘’étranger proche’’ (la CEI) en vue de sécuriser ses espaces périphériques et in fine, rompre la stratégie d’encerclement mise en œuvre par Washington depuis la transition post-communiste. Ainsi, V. Poutine a réhabilité un Etat russe recentré sur une stratégie de puissance et de défense de ses intérêts nationaux, élargis à l’ancien espace soviétique. Et selon Z. Brzezinski (2008, p. 208), ce comportement attesterait du refus des russes d’accepter ‘’la nouvelle réalité de l’espace post-soviétique’’, autrement dit, l’ingérence américaine dans leur ancien espace politique – et au-delà, celle de l’Europe dans ce que cette dernière appelle désormais le ‘’voisinage partagé’’. Inutile provocation.
Tendanciellement, la stratégie américaine suit la ligne anti-russe de Brzezinski visant le contrôle de l’Eurasie, cœur stratégique (et énergétique) du monde et, dans ce but, à empêcher l’émergence de toute puissance majeure hostile, dont feraient potentiellement partie la Russie et la Chine. Dans cet axe, il s’agit selon Brzezinski, stratège et conseiller d’Obama, de définir ‘’une géostratégie d’ensemble à long terme concernant l’Eurasie’’ (Brzezinski, 2000, p. 249) en vue d’y stabiliser une forme de domination mondiale. En définitive, cela implique la manipulation des ‘’principaux acteurs géostratégiques présents sur l'échiquier eurasien’’ (Brzezinski, 2004) et en particulier, en Asie centrale – dans l’optique (notamment) d’implanter des bases à la périphérie russe.
Cette haine viscérale à l’égard des russes structure le discours de Brzezinski, percevant la Russie comme l’héritière de la guerre froide et sa stratégie extérieure comme un résidu du soviétisme. Dans son ouvrage, ‘’L’Amérique face au monde’’, Brzezinski (2008, p. 186) rappelle que durant les 4 derniers siècles, la ligne directrice de la Russie se résume par ‘’une expansion impériale à partir d’un centre bien défini pour créer un Etat multinational’’. Et surtout, il est persuadé que V. Poutine n’a pas ‘’admis l’impossibilité de recréer le vieux système impérial’’ (Brzezinski, 2008, p. 191), illustrant selon lui, ‘’la résistance de l’ordre soviétique’’ (Brzezinski, 2000, p. 141). Pour cette raison, Brzezinski prône le maintien d’une politique de contrôle de la puissance russe et d’érosion de son pouvoir en zones caucasienne et centre-asiatique. Reflexe de guerre froide.
Dans son essence, la perte de la base de Manas va obliger Washington a une attitude plus ‘’compréhensive’’ à l’égard de la Russie[i], au sens où elle a besoin de cette dernière comme relais logistique et politique de ses interventions en Asie centrale, considérée comme une priorité de la politique étrangère américaine. En retour, cette ‘’coopération’’ russe donne à Moscou un droit de regard – et un moyen de pression – sur la politique américaine en zone post-communiste. Dans ce schéma, sous prétexte de lutte anti-terroriste, le recentrage de l’effort américain sur l’Afghanistan – au détriment du bourbier irakien – vise à renforcer l’influence de Washington en Asie centrale : ‘’La fin de l’occupation (de l’Irak : jg) sera une opportunité pour la guerre contre Al Qaïda, mettant ainsi un terme à une aventure malheureuse qui (…) a détourné les États-Unis de l’Afghanistan, où la menace originelle d’Al Qaida persiste et augmente.’’[ii]
Un objectif clé de Brzezinski est de renforcer - au détriment de Moscou et de ses alliances eurasiennes, telles l’OCS et l’OTSC[iii] - le rôle régulateur de l’Otan en zone post-soviétique comme levier de l’avancée géopolitique américaine. Pour cette raison, il prône l’extension de l’Otan aux ex-républiques soviétiques, considérées comme les ‘’pivots géopolitiques’’ de sa stratégie du roll-back de la puissance russe – leur coopération ayant déjà été obtenue dans le cadre du ‘’Partenariat pour la paix’’ (PPP) et de manœuvres militaires provocantes aux portes de la Russie (dont les dernières en mai 2009, en Géorgie !)[iv]. Et surtout, selon Brzezinski (2004, p. 296), le champ d’action stratégique de l’Otan ‘’est appelé à s’élargir à l’espace eurasien’’. Cette extension de l’Otan - perçue par Moscou comme un vestige de la lutte anti-communiste, donc injustifiée - permettrait de poursuivre d’une part, le détachement des Etats post-soviétiques de l’emprise de la Russie et d’autre part, l’encerclement de cette dernière. En outre, cette volonté de détacher la zone post-soviétique de la domination russe est reprise par le Partenariat oriental mis en œuvre par l’Europe - levier de l’influence américaine - dans le voisinage partagé, depuis le 8 mai 2009. A terme, il s’agit de créer une forme de dépendance de la zone post-communiste à l’égard du leadership américain, dans le but de contrôler le cœur énergétique de la planète, à la fois par un contrôle politique des Etats clés (les ‘’pivots’’) et par un contournement de l’Etat russe – via des circuits alternatifs, comme l’attestent le projet Nabucco et la réalisation de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan). L’accès à l’énergie, considéré par Brzezinski (2008, p. 212) comme ‘’une source majeure de puissance politique’’, sera renforcé par le projet Nabucco : ‘’Nous devrions persister dans cette voie. A un certain moment, pas si lointain, des oléoducs et gazoducs allant de l’Asie centrale à l’océan Indien en passant par l’Afghanistan et le Pakistan deviendront réalisables. Voilà de bonnes choses à faire ( ! : jg).’’ (p. 199).
Or, le renforcement de l’influence américaine en Eurasie post-soviétique – via l’élargissement de l’Otan, la création d’alliances politico-militaires (du type GUAM[v]), la mise en oeuvre de politiques libérales et l’implantation de douteuses ONG – implique, de manière dialectique, la compression de la puissance russe. Cette ‘’compression’’ est d’ailleurs la condition permissive de la progression des bases américaines en zone post-communiste. Dans ce contexte, la fermeture de Manas va freiner cette stratégie offensive de Washington, qui s’inscrit dans une perceptive de long terme mais devra s’appuyer, dans un premier temps - pour la gestion de la crise afghane - sur les infrastructures russes. Ainsi, l’orientation structurelle de la ligne Brzezinski ne serait pas remise en cause, mais seulement retardée dans l’optique de s’assurer du soutien russe dans un espace géopolitique explosif et exposé aux crises nationalistes. Brzezinski (2008, p. 199) l’a reconnu sans ambages et souligné la nécessité de contenir toute velléité russe, en poursuivant le rapprochement avec les ex-républiques soviétiques de l’Asie centrale : ‘’Ce qui est vraiment important est de créer un contexte géopolitique tel que le désir nostalgique (de la Russie : jg) de redevenir une grande puissance impériale aura moins de chances de se réaliser (…)’’. Ce qui implique selon Brzezinski (2008, p. 199) ‘’d’instaurer des liens économiques plus nombreux et plus directs avec les pays d’Asie centrale en tant qu’exportateurs d’énergie (….)’’. D’autant plus que ce dernier est persuadé que ‘’la domination coloniale russe sur l’Asie centrale est une chose du passé’ (Brzezinski, 2004, p. 98). Réalisme implacable.
Ainsi, après la double perte américaine des bases militaires de Manas et de Karshi-Khanabad, la mise en cause des révolutions libérales (Géorgie, Ukraine et Kirghizstan) planifiées par Washington et enfin, l’évolution récente de la question énergétique (au profit de Moscou), la Russie tend à renforcer les bases politiques de son leadership dans l’espace post-soviétique. Cette orientation est d’ailleurs appuyée par la volonté du président Medvedev de faire de l’OTSC une organisation concurrente de l’Otan, en vue de rééquilibrer les rapports de force dans la région. En définitive, cette configuration permettra à terme, à la Russie, de renforcer son statut d’Etat majeur du nouvel ordre international et en cela, de s’opposer à une Amérique hégémone, auto-proclamée ‘’clé de voûte de la stabilité internationale’’ (Brzezinski, 2004, p. 35). Et, plus inquiétant, celle-ci reste convaincue de sa ‘’destinée manifeste’’ confiée par l’histoire en Eurasie car, selon l’étrange aveu de Brzezinski (2008, p. 284): ‘’nous (les américains : jg) sommes exceptionnels (…)’’.
Au-delà d’un symbole géopolitique fort, Manas traduirait donc l’amorce d’un recul américain et, en ce sens, l’impasse de la stratégie post-communiste de Brzezinski sur le ‘’Grand échiquier’’ eurasien. Echec et mat.
Jean Geronimo
Docteur en Sciences économiques
Spécialiste de l’URSS et des questions russes
Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr
[1] La stratégie eurasienne de l’Amérique est décrite dans 3 ouvrages majeurs de Brzezinski. Voir donc Brzezinski Z. (2000) : ‘’Le grand échiquier – L'Amérique et le reste du monde’’, éd. Hachette (1° éd. : Bayard, 1997) ; ‘’Le Vrai Choix’’, éd. Odile Jacob (2004) ; ‘’L’Amérique face au monde’’, éd. Pearson (2008).
[1] Washington serait plus conciliante sur les questions de l’Iran, du bouclier anti-missiles, de la réduction des armements nucléaires, de la politique énergétique russe et de l’avenir du Caucase.
[1] ‘’Comment sortir intelligemment de cette folle guerre ?’’, Z. Brzezinski, Washington Post, 30/03/2008.
[1] On rappellera : OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et OCS (Organisation de coopération de Shanghai).
[1] www.fr.rian.ru, ‘’Exercices de l’Otan en Géorgie : une ‘provocation ouverte’ ‘’, A. Azimov, ambassadeur russe à l’OSCE, 08/05/2009.
[1] GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie).
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06.05.2009
OTAN contre RUSSIE

L'ambassadeur russe auprès de l'Otan Dmitri Rogozine a estimé que l'Alliance, qui vient de débuter des manoeuvres militaires en Géorgie, devenait "de plus en plus imprévisible" à l'égard de la Russie dans une interview mercredi au quotidien russe Izvestia.
"Le plus affligeant est que cette organisation devient de plus en plus imprévisible. L'Alliance n'arrive pas à se comporter d'une manière adéquate, stable et décente", a déclaré M. Rogozine commentant l'expulsion de deux diplomates russes et le maintien d'exercices de l'Otan en Géorgie.
Il s'en est ensuite une nouvelle fois pris au président géorgien Mikheïl Saakachvili qui a accusé mardi Moscou d'être impliquée dans la mutinerie d'une base de blindés en Géorgie.
"Si le président géorgien souffre d'une indigestion, cela signifie que nous l'avons empoisonné. Je n'arrête pas de le dire: il faut envoyer en Géorgie des infirmiers et non des militaires", a-t-il ironisé, ajoutant que l'Otan aurait dû être "plus flexible" et annuler ses manoeuvres en Géorgie qui commencent mercredi.
Les relations Russie-Otan traversent une nouvelle crise alors que l'Alliance a annoncé la semaine dernière l'expulsion de deux diplomates russes, une mesure à laquelle Moscou a promis de riposter.
Les manoeuvres militaires de l'Otan critiquées par la Russie ont débuté comme prévu en Géorgie aujourd'hui, au lendemain d'une mutinerie derrière laquelle Tbilissi voit l'ombre de Moscou, a indiqué le ministère géorgien de la Défense.
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05.04.2009
Avez-vous honte de tout ce qui s’est passé ?
Jacques Chancel : Lucien Rebatet, vous avez choisi Hitler, ce qui, pour les Français, était une trahison. Vous avez été condamné à mort, et peut-être vous êtes-vous renié. Vous avez été gracié et peut-être avez-vous été surpris. Ma première question va peut-être vous surprendre : avez-vous honte de tout ce qui s’est passé ?
Lucien Rebatet : Ah ! pas le moins du monde ! Si j’avais honte, je ne serais pas à ce micro. Je me suis battu pour la cause que je croyais bonne [...] A partir de 1934, j’ai vu les choses tourner très mal. A tort ou à raison, je n’en sais rien. Enfin, plus exactement, les événements de 1940 m’ont donné raison à bien des titres.
Appartenant à l’Action française, j’avais toujours été, non pas antigermain, mais hostile au pangermanisme. La preuve ? Je me suis abonné à L’Action française en 1927 pendant que je faisais mon service en Rhénanie. Là, j’étais en contact avec l’Allemagne et je voyais renaître le pangermanisme ; je voyais les affiches du père Hindenburg dans toutes les gares, dans toutes les rues, et je trouvais cela très dangereux.
J’étais à ce moment-là, partisan de casser la figure à Hitler.
J. .C. : Vous avez vite changé après !
L. R. : Ce n’est pas que j’ai changé… Non pas du tout. J’étais partisan de lui casser la figure. Mes amis de gauche, à ce moment-là d’ailleurs, se moquaient de moi ; ils me disaient : « Cela va être un phénomène extrêmement passager. Le peuple allemand le balaiera rapidement ». Moi, j’allais en Allemagne et je rapportais les images, dans mes reportages, d’un peuple qui était tout à fait, tout entier derrière son Führer. Alors, cela irritait déjà les gens. Raconter la réalité passait pour une sorte de nazisme.
J. .C. : Vous êtes l’auteur de deux livres très importants, le premier aux responsabilités illimitées : Les Décombres et Les Deux étendards… Parlons des Décombres. Vous vous voulez pamphlétaire, vous êtes souvent excessif, toujours horrible, parfois juste […] Vous rendez-vous compte que vous avez mis en marche une mécanique dangereuse… aux retombées dramatiques ?
L. R. : Je me rends très bien compte de l’importance que j’ai pu avoir. J’ai toujours protesté contre les écrivains… contre les opinions politiques qu’ils peuvent défendre dans leurs livres sans les engager, en quelque sorte. La thèse de libéralisme dans ces opinions me paraît absurde. J’ai été condamné à mort, j’ai trouvé que c’était normal.
J. .C. : Trouvez-vous normal d’avoir été gracié ?
L. R. : Oui, étant donné que les fabricants du mur de l’Atlantique avaient quatre ans de prison. Tout devenait anormal au niveau des journalistes… et des policiers qui, ayant travaillé avec les mandats des juges, repassaient devant ces mêmes juges qui les condamnaient à mort. Ce sont les deux catégories de Français qui ont payé le plus cher. Mais oublions les journalistes. Nous sommes dans certains cas des combattants. Il faut savoir payer le bonheur d’écrire ce que l’on pense… C’était normal. Pour les policiers ce fut ignoble… Ces gens-là n’avaient fait qu’obéir aux ordres.
J. .C. : J’ai relu Les Décombres, Lucien Rebatet. Votre mitraillette a couché bas une importante catégorie de Français. Je vais vous rappeler quelques-uns de vos phrases…
L. R. : Allez-y !
J. .C. : « L’espérance, pour moi, est fasciste… »
L. R. : Je ne peux pas dire que j’aie tellement changé à ce point de vue-là. Il va falloir que nous montions très haut dans les digressions… Allons-y. Je ne suis pas du tout, en principe, hostile à la démocratie, moi. Au fond, je suis républicain. Mais il y a une question de latitude, vous comprenez… Cela marche très bien en Suède, pays ascétique, protestant, puritain, enfin… puritain autrefois ! Mais en dessous d’une certaine latitude, cela ne marche plus… Un Américain m’a dit un jour cette chose qui m’a beaucoup frappé : « En France, vous n’avez jamais compris que la démocratie se mérite ! […] Il est évident que les gens qui sont les plus proches de nous… jusqu’à un certain point, s’appellent communistes. Pourquoi ? Parce que ce sont nos ennemis mortels."
J. .C. : Je ne suis pas communiste, mais j’ai des amis… disons des camarades dans le Parti…
L. R. : Moi je n’en ai pas.
J. .C. : Manque de libéralisme ?
L. R. : Il n’est pas question de libéralisme quand il s’agit de communistes. Avec eux, vous savez ce qu’est un délit d’opinion. Le délit d’opinion, c’est la « bave de la vipère lubrique »… Alors avec ces gens-là, on ne discute pas.
J. .C. : C’est votre affaire… Voici une autre phrase que vous avez écrite : « Les bras tendus à vous, mes camarades SS de toutes les nations… »
L. R. : Oui, là évidemment, c’est beaucoup plus difficile à expliquer. Il y a eu des SS qui se sont déshonorés. Les gardiens des camps, le S.D. surtout qui était un épouvantable appareil policier. Tout ce qui entourait Himmler n’était pas beau. Mais la Waffen SS a eu de bons soldats. Ils ont été peut-être très durs au combat, mais reconnaissez aujourd’hui, on les imite un peu partout !
J. .C. : Lucien Rebatet, comment peut-on être encore raciste, de nos jours ?
L. R. : Personnellement je ne suis pas raciste. Je trouve que toutes les races ont leurs qualités. Mais c’est le monde qui est raciste… On est là à dire : « Enfin, c’est invraisemblable qu’il y ait encore des racistes dans le monde… » Soyons sincères… Comment se comporte la moitié de l’univers ? Vous croyez que les Chinois ne sont pas racistes ? J’irai même jusqu’à dire que les Flamands, à l’heure actuelle, les Flamands, dans leur querelle avec les Wallons le sont également.
C’est évidemment idiot d’appeler cela du racisme, puisque nous sommes tous de la même race blanche. Mais si vous voulez, c’est la lutte entre le Nord et le Sud… Les Tyroliens du Tessin ne veulent absolument pas cohabiter avec les Napolitains. Comment appelez-vous cela ? Disons alors que c’est de la xénophobie pour ce qui concerne les frictions entre les races blanches… Mais ailleurs le racisme est intense. Vous ne croyez pas ?
J. .C. : Regrettez-vous toutes les phrases que vous avez pu prononcer ?
L. R. : Il y a des phrases que je ne récrirais certainement pas aujourd’hui, mais j’étais au combat… Quand on se bat – nous nous sommes battus –, on tire. Et si on tue l’adversaire, il est rare qu’on le regrette.
J. .C. : Vous êtes reconnaissant et fidèle, tenace et rancunier…
L. R. : Rancunier ? Non… non… mais j’aime que tout le monde fasse son mea culpa. La guerre est une chose abominable en soi ; nous avons tous notre part de responsabilité énorme dans ces horreurs… Aujourd’hui, je passe pour un pro-américain. Cela ne m’empêche pas de reconnaître bien des erreurs de l’Amérique. Pendant la guerre, on me prenait pour un horrible hitlérien… Parce que je protestais contre les épouvantables bombardements américains sur l’Allemagne, sur des villes sans défense comme Dresde…
J. .C. : Oui, mais vous avez vanté les « grandes qualités », le « côté épanoui d’Hitler » et vous l’avez dit à différentes reprises… Vous étiez vraiment l’homme de cet homme…
L. R. : Je ne dis pas que le personnage ne m’ait pas impressionné à partir d’un certain moment… Comprenez-moi : j’avais su sa réussite en Allemagne, sa réussite sur le plan intérieur… Si Hitler n’avait pas fait la gaffe monstrueuse, pangermanique et stupidement raciale, de considérer les Slaves comme un peuple inférieur, il aurait été reçu en libérateur. La Russie venait d’attraper dix années de stalinisme… Tout le monde sait très bien – des quantités de soldats allemands me l’ont dit – qu’en Ukraine par exemple, ils étaient accueillis en libérateurs. Hélas ! quarante-huit heures après, ce bon peuple était mis aux travaux forcés. Alors naturellement, c’était fichu.
J. .C. : Si vous n’aviez pas été amené au fascisme, si vous n’étiez pas devenu par la force des événements, le héraut de cette conduite à droite… vous auriez pu être le champion de la gauche. Simple question de vent dans les révolutions… Pourriez-vous être gauchiste aujourd’hui ?
L. R. : Je ne crois pas. Finalement, toutes les révolutions sont idiotes. Elles arrivent toujours au bout d’un certain temps à regrouper les profiteurs et à tuer les pauvres bougres qui ont fait le travail. Mes expériences me démontrent la faillite de toutes les révolutions, quelles qu’elles soient.
J. .C. : Lucien Rebatet, vous m’avez dit renier certaines phrases. J’ai compris que vous ne reniez pas du tout votre vie. Nous sommes en 1970… vous reste-t-il beaucoup d’amis ?
L. R. : Des amis… il m’en reste beaucoup, naturellement… Comme tous les gens qui ont été engagés dans un combat difficile. Et j’en ai d’un peu tous les bords. Les hommes avec lesquels je ne m’entends plus, ce sont les renégats…
J. .C. : Qu’appelez-vous « renégats » ?
L. R. : Claude Roy, par exemple… Il était notre chouchou. Il nous léchait les pieds – il faut bien employer les expressions réelles. Nous l’avons sauvé des camps des prisonniers allemands en 1940, nous l’avons fait passer en zone libre. Il a travaillé pendant trois ans à la radio de Vichy. A la Libération, on le retrouve communiste et le voilà qui refuse de signer pour la grâce de ,… J’appelle cet homme-là un renégat.
J. .C. : On a le droit de changer d’idées !
L. R. : A ce point-là, non !
En revanche, il y a des résistants, tout à fait authentiques, des gens qui se sont battus, avec lesquels je suis très bien. Pour eux, j’ai beaucoup d’estime et ils me le rendent… Je crois.
J. .C. : Vous vous dispersez un peu !
L. R. : C’est vrai. Je suis un dilettante, en toutes choses. Aujourd’hui, nous sommes à l’ère des professeurs et des pédants. Moi je vais des Décombres à la musique…
J. .C. : Si vous aviez écrit vos Décombres en période gaulliste, quel en aurait été le thème principal ?
L. R. : J’aurais tracé le même tableau, qui me paraît très véridique, des prodromes de la guerre et de notre défaite de 1940. Bien entendu, j’aurais remplacé la dernière partie par une sévère description de l’imposture gaulliste, de ses méfaits (décolonisation ratée, abandon stupide et lâche de l’Algérie, chimère de l’Europe jusqu’à l’Oural, détérioration de la monnaie) camouflés sous la politique dite de grandeur.
J. .C. : Vous n’êtes pas athée, mais vous êtes mécréant, cela vous l’avez dit. Et pourtant, Dieu existe…
L. R. : J’ignore totalement s’il existe un être suprême. Je suis agnostique. C’est l’humilité qui convient, me semble-t-il, à notre nature humaine, et qui entraîne bien entendu un refus de toutes les religions, avec leurs systèmes et leurs dogmes présomptueux. Dans mon ignorance métaphysique, ce dont je suis sûr, c’est de l’inanité de ces systèmes et de ces dogmes qui, s’il existe un au-delà, sont l’obstacle millénaire à notre connaissance de cet au-delà.
J. .C. : Comment voyez-vous demain ? Comment réagissez-vous par rapport à vos idées ?
L. R. : Pour ma part, je suis au-delà du nationalisme. Je me sens d’abord européen, comme je l’étais à vingt ans, avant ma crise maurrassienne. Je suis persuadé que c’est dans l’Europe fédérée que la France jouera son meilleur rôle et atteindra la vraie prospérité. Je regrette que le grand peuple russe, qui a tant donné à l’Europe durant le XIXe siècle, ne puisse actuellement prendre sa place dans cette fédération. S’il trouvait en lui-même la force de rejeter le système soviétique, ce serait le plus beau jour de ma vie...
Propos recueillis par Jacques Chancel en 1970 et publiés dans le recueil Radioscopie.
17:12 Ecrit par Ivan dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.03.2009
Que veut OBAMA ?

La politique internationale américaine a ses constantes. Elle se caractérise depuis la création du pays par son caractère messianique. Le peuple américain est porteur du message divin originel dévoyé par la Vieille Europe abâtardie et corrompue, incapable de dépasser ses divisions pour atteindre l'unification de l'humanité.
Cependant dans son histoire, finalement courte au regard des autres civilisations, si tant est que l'on puisse parler de civilisation américaine (peut être serait-il plus judicieux de parler de composante américaine de la civilisation occidentale), la politique américaine a connu des variations, entre l'isolationnisme de sa création et l'interventionnisme des présidents démocrates Wilson et Roosevelt, entre le soft power par exemple d'un Carter et le hard power des Bush.
On peut donc s'interroger sur l'orientation de la nouvelle administration. Sera-t-elle en rupture avec celle de l'administration Bush? Quelles seront les rapports que souhaite entretenir Obama avec les BRIC ( et plus particulièrement la Chine et la Russie) et l'Europe? Quelles seront ses positions sur les questions israélo-palestinienne et iranienne?
Tout d'abord il apparaît évident que les États Unis, en la personne de son président, auront à coeur de préserver leurs intérêts et ne répondront en aucun cas aux attentes irrationnelles voire débilitantes des opinions publiques mondiales. La générosité en politique, intérieure ou extérieure ne peut être qu'un stratagème, un moyen au service d'une fin rationnelle, froide et implacable. Toute culture tendant vers la civilisation, tout état tendant vers l'empire, ce qui est le cas des États Unis, aspire à la domination. Cependant une politique trop ouvertement belliqueuse suscite des résistances et rend l'administration de l'Empire plus ardue.
L'administration Bush s'est mise dans une impasse. Alors que la Russie, pendant l'ère Eltsine et y compris au début du mandat Poutine, pouvait être considérée comme un allié, les casus belli se sont multipliés : Kosovo, Géorgie, Ukraine, ABM.
La politique quasi ouvertement impérialiste en Afghanistan et en Irak (Qui n'a jamais douté de la nature réelle des événements du 11 septembre ? ) a aliéné la sympathie des opinions publiques mondiales, plus particulièrement musulmanes mais a également suscité de vives critiques au sein même du pays. La crise irakienne a également été à l'origine de tensions avec Paris et Berlin.
Enfin la crise des subprimes a fragilisé la stabilité américaine rendant de plus en impossible le statu quo, l'effort de guerre devenant insoutenable.
Un changement s'imposait. Les élites américaines ne pouvaient pas ignorer cette évidence. Un changement sur le fond et dans la forme.
Pour la forme, qui de plus sympathique et rassurant qu'Obama ? Métis, poli, cultivé, le gendre idéal.
Pour le fond, l'administration Obama semble privilégier la diplomatie, par nature beaucoup moins coûteuse que la chose militaire.
D'autant plus que le retour de nombreux pontes de l'ancienne administration Clinton , à commencer par Hillary, mais également Holbrooke et Mitchell apparaît comme une gageure d'habileté, sans cependant négliger la fermeté (cf agression du sol européen en 99).
La manoeuvre d'ensemble semble être la suivante. Renouer des liens avec la Russie (cf rencontre Lavrov Clinton, déclarations de Medvedev) et de façon plus surprenante avec l'Iran (message d'Obama), avec comme corollaire une prise de distance avec Israël (et son nouveau gouvernement ultra sioniste).
L'intérêt de la manoeuvre est multiple. L'Irak étant partiellement stabilisé, l'effet majeur américain porte dorénavant sur l'Afghanistan et le Pakistan. Le soutien logistique des militaires américains n'est possible qu'avec l'accord et l'aide des Russes (cf Kirghizstan).
Des Russes plus américanophiles et la main tendue d'Obama pourraient également inciter les Iraniens à agir avec plus de raison. Ce qui pourrait résoudre la question nucléaire et calmer les ardeurs subversives des différentes milices et organisations soutenues par Téhéran, notamment en Irak.
Au final, l'axe Moscou Téhéran Caracas qui semblait poindre, faute de Grand Satan belliqueux, perdrait en vigueur.
Une autre conséquence serait la distanciation voire le lâchage d'Israël, les intérêts des deux entités devenant de plus en plus contradictoires. Washington préférera peut être acheter la stabilité en se dissociant de Tel Aviv qui jouant sa survie, sera prêt à tout, avec comme conséquence l'embrasement du Proche et Moyen Orient.
Pour conclure, une seule certitude : Obama jouera toutes ses cartes pour défendre les intérêts américains. Gardons toujours à l'esprit que le nouveau président américain ne s'est pas forgé tout seul. Une anecdote : un des principaux donateurs de la campagne du candidat démocrate n'est autre qu'AIG, l'assureur américain, dont les pertes causées par la détention d'actifs toxiques ont été compensées par l'argent du contribuable. Autre donateur : Georges Soros ...
August VonK
18:54 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.03.2009
Venezuela: Chavez prêt à accueillir les bombardiers russes
MOSCOU, 14 mars - RIA Novosti. Le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé à la Russie d'employer l'île de La Orchila pour le stationnement provisoire de ses bombardiers stratégiques, a annoncé samedi à Moscou le chef d'État-major de l'Aviation à long rayon d'action russe Anatoli Jikharev.
"Nous avons reçu une telle proposition de la part du président vénézuélien. M.Chavez a mis à notre disposition une île dotée d'un aérodrome que nous pouvons utiliser pour le stationnement provisoire de nos bombardiers stratégiques", a indiqué le général.
Si les dirigeants russes prennent une décision politique à ce sujet, "l'armée de l'air russe pourra utiliser l'île de La Orchila", a ajouté le responsable.
En 2008, deux bombardiers stratégiques Tupolev-160, capables d'emporter 12 missiles à longue portée, ont réalisé une mission de huit jours au Venezuela après 13 heures de vol sans escale au-dessus des eaux neutres des océans Atlantique et Glacial arctique. Les avions n'étaient pas dotés d'armes nucléaires.
La même proposition de coopération a été faite par Cuba ...
17:23 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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20.02.2009
Crise gazière Russo-ukrainienne : un enjeu géopolitique au cœur de l’Eurasie
17:56 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.02.2009
Katyn, Un génocide progressiste

Katyn, un génocide à l’actif du glorieux et immaculé parti du camarade Maurice Thorez et de la camarade Marie-George Buffet, couvert d’une chape de silence par la gauche et par de Gaulle. La Forêt de Katyn, en Biélorussie, n’est que l’un des sites où furent enfouis les corps des quelque 23 000 officiers et sous officiers polonais exécutés d’une balle «progressiste» dans la nuque.
Alors que le film d’Andrzej Wajda, consacré au massacre, entre mars et avril 1940, de ces militaires polonais fait prisonniers par les communistes en septembre 1939 à la faveur de leur alliance avec Hitler, doit sortir en salle en France le 1er avril prochain, nos médias se font bien discrets.
Bernard Père, dans le Figaro du 31 janvier, nous dit que «les distributeurs ont été réticents parce que ce drame complexe, méconnu et étranger à notre mémoire de la Seconde Guerre mondiale, suscite peu d’intérêt en France».
Cette explication, qui reflète bien la réalité française, appelle néanmoins une question : le «peu d’intérêt» et notre «méconnaissance» ne s’expliquent-t-ils pas par la mainmise, dès la Libération, de l’information, de l’enseignement et de l’écriture de l’Histoire par les communistes appuyés par leurs réseaux de «sympathisants», de «compagnons de route» et leurs alliés de gauche soucieux de ménager un Parti Communiste au sommet de sa puissance et donc nécessaire pour constituer une coalition de la gauche au sein de l’Assemblée Nationale ?
Et ce silence n’arrangeait-il pas de Gaulle qui, cherchant à dégager la France de l’emprise anglo-américaine, faisait ami-ami avec Staline ? C’est ainsi qu’une chape de silence recouvrait à nouveau cet impensable crime de guerre, ce crime contre l’humanité. L’URSS se trouvait encore dans le camp du Bien en raison de l’agression par son allié nazi de la veille, tandis que le Mal était exclusivement du côté nazi. De surcroît, ce sont les nazis qui, en envahissant l’URSS, ont découvert et révélé au monde ce massacre, ce qui rendait cette information «suspecte». Ce qui a permis aux juges soviétiques, ceux des Procès de Moscou, ceux du système concentrationnaire qui perdurait, de siéger au Procès de Nuremberg pour condamner les crimes contre l’humanité et les criminels de guerre nazis. Dès lors, à l’instar de la façon dont l’islamisme de nos jours nous impose la réécriture de notre Histoire, il devenait politiquement incorrect d’évoquer le côté négatif du communisme. Les totalitarismes se relaient mais leurs méthodes demeurent.
Or les manuels d’Histoire mis entre les mains de nos écoliers et étudiants portent encore l’empreinte de cette «Alliance des civilisations» avant la lettre dans laquelle le Kremlin, qui remplissait la fonction reprise de nos jours par l’OCI et la constellation des organisations islamiques, tenait la main des occidentaux lorsque ceux-ci écrivaient l’Histoire. Le drapeau rouge frappé du marteau et de la faucille du prolétariat ne flotte plus sur le Kremlin mais le tabou reste. Et avec lui l’imposture.
Un dernier mot à propos du commentaire de Bernard Père cité plus haut, quand il évoque l’immobilisation de l’Armée Rouge dans les faubourgs de Varsovie alors que la Résistance polonaise se soulevait contre l’Allemagne. L’Armée Rouge ne reprit effectivement son offensive qu’après l’écrasement de cette insurrection et l’extermination des insurgés. Staline voulait une Pologne docile, donc décapitée de ses forces vives. Ça nous le savons. Mais quitte à ne pas me montrer charitable, dois-je rappeler que ces mêmes résistants polonais sont restés impassibles devant l’insurrection, quelques mois auparavant, des derniers survivants du Ghetto de Varsovie ? Les patriotes polonais voulaient une Pologne sans Juifs et mieux valait laisser aux seuls nazis la responsabilité de l’extermination des Juifs polonais. Dois-je aussi rappeler que quelques mois avant d’être agressée par Hitler, le Premier ministre de ce pays se rendait en Allemagne à une conférence internationale consacrée à la façon de débarrasser l’Europe de sa population juive. L’imbécillité polonaise faisait alors bon ménage avec l’odieux nazisme.
Gare à l’effet boomerang et avis aux crétins, aux jobards et autres idiots utiles qui, bien engagés dans la dhimmitude, nous accusent d’islamophobie.
© André Dufour pour LibertyVox
12:16 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04.01.2009
Grèce : Un nouveau conflit en préparation ?
Camarade,
Tu trouveras en pièces jointes un article/revue de presse grecque sur ce qui est appelé en Grèce "Un nouveau conflit en préparation ?" .Flotte russe en egee.doc
ΠΟΛΛΑ ΧΡΟΝΙΑ
Josette V.
15:24 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30.12.2008
Gagarine Times
23:37 Ecrit par Ivan dans Amis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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