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  • Les coqs de la grande muette

    Hier soir, en rentrant chez moi, je passais Avenue Victor Hugo, devant  le campus européen de Sciences Po, au moment précis où une kyrielle d' officiers de nos trois armées, chamarrés, jeunes et fringants se disséminaient comme une flopée de moineaux femelles.

    Un colloque, sans doute ou une bonne parole à porter, ou encore un rituel de séduction pour l'élite future de l'Europe mondialisée, ils étaient plusieurs à orchestrer un curieux ballet, tortillant de l'arrière- train avec de larges gestes étudiés, parsemés de sourires béats et satisfaits.

    Brutalement une chose me frappa. Sur leurs uniformes impeccables sentant l'obsession de l'élégance convenue, exigée d'un maître tailleur, se dessinaient des dizaines de décorations. Tous, officiers de l'armée de terre, de la marine ou de l'air ressemblaient à ces bedonnants maréchaux soviétiques, ces roitelets africains ou colonels sud-américains qui semblent manquer de place pour pouvoir accrocher leurs hochets.

    Une question à l'odeur désagréable me vint à l'esprit : d'où tenaient-ils ces décorations ?

    Ma génération eut des chefs qui connurent les combats de la France Libre, de l'Indochine et de l'Algérie. Cependant, ils semblaient se contenter d'une ou deux rangées de médailles mais il est vrai avec citations et palmes.

    J'ai présenté les armes à Bigeard, venu visiter mon régiment, le 6° Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine, son ancien 6° Bataillon de Parachutistes Coloniaux de l'Indochine. « Bruno » n'avait qu'un imperméable bleu …

     

    Mais ceux-là, des couleurs de Carnaval pour afficher sans complexe l'agonie de ma patrie, la fin de l'indépendance de ma nation. On les connait leurs Campagnes : la guerre du Golfe, les bombardements de la Serbie, le Rwanda, Kaboul … et aujourd'hui la Libye.

    Si l'on excepte l'Afghanistan où nos jeunes camarades tombent dans des conditions pitoyables , pour faire de la « présence », mais avec honneur et courage, tous les autres engagements sont traités par de petits fonctionnaires internationaux, « beaux comme des américains », au service de sigles vagabonds : ONU, OTAN …

    Certes, on peut incriminer les politiques ectoplasmiques au service des diktats de l'Empire.

    Mais il faut y ajouter, et avant tout réclamer, l'obéissance inconditionnelle des hommes, de ces chefs, ces « soldats » qui, plus que jamais, méritent leur appellation indigne et vulgaire dérivée de « solde ».

    Où sont nos grands Capitaines, guerriers, à l'époque du zéro mort, pour les puissances de l'Hémisphère Nord ?

    Après tout, aujourd'hui, on risque plus sa peau sur la route, lors des accidents domestiques, en étant douanier ou policier qu'en faisant carrière dans l'armée.

    D'ailleurs, « la carrière » d'officier mène inévitablement chez Areva, Elf ou dans les cabinets ministériels, les piou-piou , eux, finiront au RMI.

    Nous sommes loin de Servitude et Grandeur militaires où Vigny écrivait : « Il n'y a au monde que deux classes d'hommes : ceux qui ont et ceux qui gagnent. Les premiers se couchent, les autres se remuent. »

    Depuis une semaine on nous fait vibrer d'inquiétude pour nos glorieux pilotes qui attaquent la Libye en expliquant eux-mêmes qu'ils ne courent aucun danger... Ils ont une frustrante heure de gloire où Juppé, l'inénarrable, les félicite d'avoir détruit six ou sept blindés …. A 350.000 euros le missile AASM , c'est sûrement tragique et malheureusement comique ! Pauvres gosses immatures pleins de rêves à la Mermoz, mais passés trop vite du jeu vidéo à la guerre virtuelle ... qui fait des morts.

    Voyez-vous, ces cadavres libyens, victimes « du droit d'ingérence » ne seront pas très embarrassants. Ce sont eux, de mauvais arabes. Ils habitent Tripoli ou Ajdabiya , pas de chance , les bons demeurent à Benghazi.

    Personne ici ne pleurera Kadhafi à qui Sarkozy proposa des « Rafales » et une centrale nucléaire, clés en main. Mais tout de même, entre-nous, une « coalition alliée » d'une force titanesque contre un pays aride de six millions d'âmes, sombrant dans une guerre civile ….

    Les « insurgés », une poignée de pauvres bougres ou on peut, par exemple, trouver des royalistes nostalgiques du régime d'Idris I, nous aiment, parait-il.

    « Vive Sarkozy et vive la France » hurlent-ils devant une télévision made in China.

    La voilà donc la faute du tyran lifté : avoir proposé de commercer avec la Chine et surtout d'envisager des contrats de matières premières avec le grand dragon du millénaire.

    Mon cher Mouammar , il ne suffit pas de combattre « les islamistes », de bloquer les mouvements migratoires colossaux venant d'Afrique ou de réparer financièrement les préjudices subis par les victimes du terrorisme pour continuer de parader avec tes amazones. Il fallait surtout casser ton addiction au jeu. On ne joue pas au poker menteur avec Oncle Sam. On est toujours perdant. Entends-tu ? Toujours. Les « compagnies » vont piquer le pétrole de « ton » peuple. Pauvre naïf … Pour un ancien agent émancipé du MI6 , diplômé du British Army Staff College de Camberley, tu t'es fait avoir comme un gamin romantique.

    Mais, au moins, dans cette triste histoire, à épisode, de spoliation de richesses des peuples, il y aura au ciel contaminé de la planète des cons heureux de promener leurs barrettes, cordons et croix, de colloques en terrain de tennis, où là, enfin, ils entendront les balles siffler.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

     

     
    http://www.politique-actu.com/osons/coqs-grande-muette-jean-marc-desanti/251512/
    http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2011/03/29/Les-coqs-de-la-grande-muette

     

  • Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

      

     

    Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

    « Peuple, toi que l'on craint, que l'on flatte et que l'on méprise; toi souverain reconnu, qu'on traite toujours en esclave, souviens-toi que partout où la justice ne règne pas, c'est que le peuple a changé de chaînes et non de destinées ! » Robespierre dernier discours 8 Thermidor AN II

    ***

    Surtout en parler le moins possible.

    Tel semble être le mot d'ordre de la classe politico-médiatique concernant le mouvement des Indignés.

    Après la Grèce, où de très violentes manifestations rythment, désormais, la cavalcade du gouvernement vers l'abime, le Portugal, c'est au tour de l'Espagne de voir pousser des campements sauvages de citoyens. Le mois de Mai est ensoleillé, il fait chaud et les « indignados » sont plutôt jeunes. Cela rassure les experts des polices européennes qui expliquent que pour l'instant nous naviguons entre Woodstock et Mai 68. Pas de quoi , en effet , affoler les parvenus qui scrutent avec délice la venue de l'enfant Sarkozy. Notre monarchie se porte à merveille, un héritier nous est promis. Carlitta l'italienne s'apprête à mettre au monde un nouveau roi de Rome au royaume de Napoléon le petit, dirait Hugo, dans l'enfer de Néron disent les  "Jovenes sin futuro", les jeunes sans avenir . Tout va bien. On croit en l'essoufflement du petit peuple.

    Sauf que.

    Sauf que, la police, à la Puerta del Sol, a très violemment dispersé les 15000 puis 25000 personnes qui selon El Païs déployaient leurs slogans «  Somos ciudadanos y tenemos derecho indignamos », « indignamos y organisados ! ».

    Sauf qu'on veut étouffer la parole qui se libère : « Nous sommes la jeunesse de l'Europe de demain ? Oui avec 35% de chômeurs et la précarité comme horizon ».

    Mais voilà qu'à Athènes 15000 grecs se retrouvent devant le siège du parlement aux cris de « Espagne, nous sommes réveillés! Quelle heure est-il ? L'heure qu'ils s'en aillent ! » , «  Voleurs ! Dehors la junte du FMI  ! »

    A Paris, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble des comités de liaison s'organisent. Venus de Tunisie et d'Espagne des jeunes gens font remonter la révolte du printemps des peuples vers le Nord. Ils expliquent que la lutte continue au Maghreb, que rien n'a changé, que les manipulateurs des agences mondialistes répriment dans le silence des médias, en toute impunité cette fois-ci.

    Alors on déploie des banderoles jusqu'à Rennes où 300 personnes hurlent devant la mairie: « Ils prennent l'argent ? Prenons la rue ! »

    Alors le pouvoir use de jeux de masques. Le faux bipartisme des « socialistes » et des « libéraux » cache le vrai pouvoir des banques et du marché, véritables dictateurs de lois iniques de paupérisation : Germinal de Zola triomphe encore au vingt et unième siècle.

    On comprend l'élan romantique de ces « Misérables » pour faire tomber l'Ancien Régime. Donc s'attaquer aux grands bourgeois du G8 de Deauville puis prise d'assaut de Bruxelles, de la city de Londres, de Wall Street et enfin de Washington ?

    Brider de court les fous, qui se prétendant les successeurs légitimes des grands hommes, veulent entraîner la civilisation dans l'abîme de la ruine et de la barbarie ?

    N'est-il pas là le piège ? Montrer l'ampleur d'une tache impossible ? Expliquer que frapper à la tête est insurmontable parce que tout est hors de portée ? Winston Churchill répondrait : « Agissez comme s'il était impossible d'échouer ! ». Car la vraie question est celle-ci : « Que veut-on ? ».

    Les traditions ont largement évolué compte tenu d’une déconsidération pour les valeurs culturelles locales. La culture est de moins en moins transmise aux nouvelles générations, préférant les biens de consommation modernes. Nous sommes pourtant, encore et toujours, dans une logique de développement « matérialiste », et de préférence hédoniste,sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d’aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation.

    Fait-on une grande révolution pour plus ou moins d'écrans plats, pour plus ou moins de « portables », pour plus ou moins de bruits, pour plus ou moins de silence ? Savons-nous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? Que les émissions de gaz à effet de serre dues à la production d’un kg de bœuf équivalent à celles d’un parcours de 70 km en voiture ? Que fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2 ?

    Voulons-nous vraiment être libre, manger à notre faim et investir notre énergie dans l'éducation qui ne rapporte rien ? L'agriculture française et européenne peut alors réaliser ce programme. Mais convenons alors que nous ne serons pas bien « riches » et que notre République deviendra une sorte de socialisme autogestionnaire où l'industrie du luxe n'aura pas sa place.

    Nous serons une nation de paysans-soldats, isolée, en but au risque « d'interventions étrangères », aux sabotages, aux déstabilisations, aux contre-révolutions financées par des agents à la solde des ploutocrates.

    Le veut-on ?

    En ont-ils pleinement conscience les braves indignados ?

    Sommes-nous prêts à faire le coup de feu derrière les barricades dans un premier temps puis à organiser des milices populaires dans les villes, les campagnes et les montagnes ?

    Sommes-nous prêts à déployer notre armée en maquis opérationnels sur tout le territoire ?

    Sommes-nous prêts à construire des abris et des tunnels pour, si besoin est, nous enterrer et ainsi permettre une défense farouche contre les mondialistes ?

    Notre jeunesse est-elle prête à cheminer, en armes, sur les routes et les sentiers , nuit et jour, par tous les temps et en toutes saisons ?

    Sommes-nous prêts au scoutisme d'état ? Tout un peuple, jeunes et vieux qui campe sur sa terre, par rotation.

    Sommes-nous prêts à accueillir les révolutionnaires du monde entier dans des camps de formation et de devenir les maudits résistants à l'ordre mondial ?

    Sommes-nous prêts à être plus Suisse que les suisses et plus viets que les vietnamiens ?

    Si la réponse est oui, alors c'est possible car personne ne veut mourir pour Georges Tron ou Nicolas Sarkozy. Il ne faudra alors pas plus de trois semaines pour que les marionnettes nous rejouent la fuite à Varennes …

    Mais si c'est non, il est à craindre que les cyniques comme Poutine, qui soutiennent Christine Lagarde et abandonnent la Libye aux prédateurs, puissent contempler avec un méchant rictus de jeunes leaders singer Cohn-Bendit en attendant de vieillir en Bernard Tapie.

    Un peuple prêt à supporter toutes les humiliations et à perdre tous ses droits pourvu qu'il n'est pas à prendre les armes et à risquer sa vie, se trouve à son dernier soupir.

    Une authentique révolution ne laisse pas en héritage une nostalgique mode vestimentaire ou des posters « made in USA » pour des bipèdes en mal d'acné. Elle laisse des têtes comme Maximilien Robespierre. Pour l'instant on loue le pacifisme et l'esprit de responsabilité des indignados de tous les pays. On voit le résultat des  « révolutions arabes ». Les mercenaires de l'empire encore plus puissants. 

    Ce n'est pas avec des fleurs que l'on va se payer l'OTAN, le FMI, l'UE, l'OMC et la NSA.

    Oh que non ! Car il s'agit bien de ça !

    No pasaran !

    La libertad o la muerte ! La libertad y la muerte !

    Jean-Marc DESANTI

  • La stratégie du déclin

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    On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

    Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

    Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

    Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

    Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

    Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

    Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

    La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

    Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

    Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

    Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

    Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

    Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

    DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

    « Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

    La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

    Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

    Jean-Marc DESANTI

  • « NICOLAS ET LE MAQUIS » par Jean-Marc DESANTI

     

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    C dans l’air comme on dit. La France malade de son monarque se découvre un réseau «Vercors», «Réunissant – Magistrats, Officiers d’active, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le Réseau opérationnel «VERCORS» s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comités de Salut public, des Comités insurrectionnels et des Comités de grèves générales – »

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-vercors-cnr/104120/

    Bien, mais là, rien de surprenant. Il existe déjà le Comité Valmy, l’Arc Républicain de Progrès, ainsi que la réactualisation du CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE … Il semble cependant qu’un pas de plus est franchi vers l’affrontement «musclé» entre le peuple qui souffre et ses souverains.

    Jusqu’où cela ira-t-il ?

    Qui pensait en 1789 que les têtes du roi et de la reine tomberaient ?

    Qui prévoyait en 1917 le crime atroce de la famille impériale russe à Iekaterinbourg ?

    Celui qui, à cette heure, nourrirait une pulsion quelconque de massacre concernant Nicolas, Carla, François ou les autres n’aurait sa place que dans un asile d’aliénés.

    Chacun sait que les braves gens veulent parler, espèrent que «là-haut» on les entendra et ne souhaitent jamais, a priori, occire, voler, violer ou piller. Ils veulent que le président «aille au peuple» sans gardes du corps et sans médias parasites collés à lui. Ils souhaitent parler «d’homme à homme» pour vérifier si ce président peut proposer comme espoir autre chose que le pire de l’Amérique : quelque chose entre le Brésil, la Colombie et Harlem mâtiné de Miami.

    Il veulent vraiment savoir si celui-ci ne s’étonne pas des riches vivant de plus en plus reclus, à l’abri «des classes dangereuses» derrière leurs alarmes, leur codes confidentiels, leurs caméras de surveillance pendant que dans nos cités dortoirs de terreur et d’extermination les dents des gosses se pourrissent, les peaux se rident à 25 ans, les caves font peur et les murs sentent l’urine.

    Il suffirait donc de parvenir au pouvoir ? D’être un parvenu ? C’est là une parade mortelle pour la nation que d’avoir seulement pour chef un portrait dans les mairies et de se contenter de jouer les statues du Commandeur.

    Que reste-t-il de Chirac ? Un gars un peu voyou mais sympa ?

    Que restera-t-il de Nicolas Sarkozy ? Une parole de derviche à la place du glaive indispensable ? Les mots de Guaino pour guérir la détresse du petit peuple ? Rien ou la volonté de vider la France de sa substance et le génie de gérer ce vide.

    Pourtant, le président semblait avoir chaussé les bottes de l’homme du 18 juin. Mais voilà notre drame politique : il se déplace avec les bottines à talonnettes d’un chanteur à minettes. Nous nous sommes assoupis sous la protection du grand Charles mais nous nous éveillons bercés par les rengaines d’un petit « Cloclo ».

    Mais que diable ! Que nous importe sa taille ou sa rhétorique ! Nous voulons un patriote !

    Allende avec son ventre rond, sa démarche de gauche cassoulet, sa dégaine de pas de couilles mains moites, a su tenir une arme dans la Moneda et défendre l’indépendance de son pays au prix de sa vie !

    C’est l’odeur de la poudre aussi que Bonaparte sentit à Arcole et non pas la douce brise d’une croisière pour pré-retraités à Rolex.

    Je suis français et comme mes compatriotes je ne suis pas irrespectueux et chahuteur par «nature». En des temps affreux nos anciens suivirent un gars mal fagoté, tout petit, tout vieux mais les deux bottes dans la boue : Clemenceau.

    Il est presque minuit dans ce siècle nouveau mais il n’est pas encore trop tard pour détourner la barbarie «qui est entrée dans Paris». A l’Horloge de l’Histoire, le président peut encore marquer son temps.

    C’est la guerre nous dit-on. A l’intérieur et à l’extérieur. Alors qu’il agisse en guerrier !

    Qu’il partage le vin rouge chaud sur les piquets de grève avec les ouvriers épuisés, délocalisés, désespérés.

    Qu’il mobilise chaque citoyen au service du peuple dans l’armée du peuple à la campagne comme à la ville.

    Qu’il ne transige plus avec la laïcité et qu’il écrase toutes velléités communautaristes.

    Qu’il engage le processus de sortie de l’euro, de taxation des profits spéculatifs, de la suppression du bouclier fiscal.

    Qu’il installe un pôle judiciaire de 300 magistrats pour réduire la corruption et la prévarication dans les sphères de l’État, seule condition crédible pour écraser les trafiquants des cités.

    Qu’il ordonne de quitter l’OTAN.

    Qu’il exige de nos armées de se déployer dans l’unique souci de la défense de nos intérêts stratégiques.

    Qu’il demande à notre diplomatie de se situer dans l’axe Caracas-Paris-Berlin-Moscou.

    Bref qu’il soit enfin le digne fils de la Commune et des partisans des Glières qu’il affectionne tant.


    Il le peut. Il en a l’énergie et l’intelligence.

    Nous verrons alors notre peuple, son peuple à ses côtés.

    Sinon selon l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

    Puissent les dieux le protéger alors, car personne ne pourra maîtriser le courroux impitoyable et sacré de la Patrie.

    Jean-Marc DESANTI

    PHOTO : ALLENDE dans le Palais de la Moneda

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-resistance/104911/

    http://www.ripostelaique.com/Que-reste-t-il-de-Nicolas-Sarkozy.html

  • Sarkozy déjà au bout du rouleau

    A la fin de l'été, l'Etat Sarkozyste avait fixé le déficit de la France pour 2009 à 57 milliards d'euros. Depuis quelques jours, ce déficit a été revu largement à la hausse puisqu'on nous annonce désormais 79 milliards d'euros ! Soit un montant très au dessus du maximum fixé par l'Europe.

    Mais qu'à cela ne tienne, toujours volontariste, le ministre de l'économie, Christine Lagarde, nous promet une croissance entre 0,2 et 0,5% l'an prochain. La même Lagarde qui annonçait 2,2% pour 2008… alors qu'elle n'atteindra même pas la moitié.

    La réalité est que, derrière les discours, le gouvernement Sarkozy ne sait pas où il va, mais il y va à toute vitesse, incapable de réduire les dépenses publiques de l'Etat.

    Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il ne reculerait pas devant les grèves. Son ministre Darcos a reculé pour lui.

    Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il réformerait l'Etat. Au bout de deux ans, on voit ce qu'il en est : déficit et dette record, comme dans n'importe quel Etat socialiste.

    Sarkozy avait promis « d'aller chercher la croissance avec les dents ». C'est la réalité qui lui revient aujourd'hui en pleine mâchoire.

    Brillant candidat, c'est-à-dire démagogue hors pair et menteur cynique, Sarkozy le président ne compte plus que sur la nullité de son opposition de gauche pour tenir bon jusqu'en 2012.

    On pourrait se réjouir de cet échec si, une fois de plus, ce n'était pas le peuple de France qui souffre, qui peine, qui se désespère. Alors que son président, son épouse et leur cour réveillonneront sous les tropiques, c'est à ce peuple, à ces millions d'hommes et de femmes trompés, abusés, manipulés, depuis si longtemps, à qui l'on vole son avenir après avoir détourné son passé, que nous pensons en cette veille de Noël.

    BLOC IDENTITAIRE
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  • Sarkozy Wants to Speed-Up Destruction of Whites in France

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    News from around the globe that the newspapers seldom print 
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    PALAISEAU, France (AP) — President Nicolas Sarkozy, impatient with what he said was the slow pace of promoting diversity in France, announced measures Wednesday to put more ethnic minorities on TV screens, in political parties and in elite schools.

    A government action plan to be presented by March will spell out the measures in detail. The project is to be overseen by a newly appointed commissioner for diversity and equality, Yazid Sabeg, a son of Algerian immigrants who is known for his efforts to bring equality to the workplace.

    "It's not moving fast enough," Sarkozy said in a speech at the elite Ecole Polytechnique, south of Paris, a symbol of the very system that has locked minorities out of the mainstream. France must change so that "no French person feels like a stranger in his own country."

    Turning to his audience, Sarkozy said prestigious schools must make room for all.

    "We are going to throw open the doors of places where tomorrow's elite are formed," he said.

    He wants top schools to reserve 25 percent of their places for students receiving state aid by September — and 30 percent by September 2010. Many students who receive government education funds are ethnic minorities from underprivileged backgrounds.

    Increasing diversity was a campaign promise of Sarkozy, elected in May 2007. Long ignored, diversity topped the political agenda after fall 2005 riots in poor French neighborhoods exposed deep anger among people of immigrant origin and revealed the extent of discrimination in France.

    The election of Barack Obama as U.S. president sparked renewed soul-searching about why so few ethnic minorities rise to the top in France.

    Sarkozy squarely rejected affirmative action for France. But in a significant departure from French practice, he raised the possibility that scientists might begin gathering statistics on ethnicity — long taboo in a country that is officially colorblind.

    Researchers are handicapped by the inability to make head counts based on religious or ethnic factors and have pressed for permission to do so. Sarkozy said scientists must be able "to clearly identify lagging and measure progress."

    While offering no firm promises or dates, Sarkozy said a dialogue would be opened with scientists on how to advance ethnic diversity in France.

    He encouraged companies to accept anonymous resumes from job seekers to avoid discrimination due to name or address as is often the case today.

    The government will propose that 100 large companies experiment with using such resumes in 2009, Sarkozy said, adding that he wants to extend the reach of the High Authority Against Discrimination so that it has the right to make surprise checks of work places.

    Among other measures, political parties will be asked to sign a "diversity charter" that could become a criteria for receiving public funds, Sarkozy said.

    Sarkozy also said TV stations will be required to spell out diversity goals to the CSA, France's audiovisual watchdog.

    CHRISTINE OLLIVIER

  • РГРК «Голос России»

    110808119.jpgLe 8 septembre, dans la résidence du chef d’état russe aux environs de Moscou, les présidents de Russie et de France, Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy qui préside l’Union Européenne en ce moment, ont eu des entretiens pour concerter des points supplémentaires dans le plan adopté auparavant du règlement de la situation autour de la crise en Géorgie. Une conférence de presse conjointe des présidents de Russie et de France a clos la rencontre. Nous proposons à votre attention quelques points essentiels de cette conférence. Le chef d’état russe Dmitri Medvedev a pris la parole le premier.
    Le président sarkozy a noté qu’il se prononcerait au nom de monsieur Barroso, de Bernard Kouchner, de monsieur Solana et il a dit qu’il présenterait dans son intervention le résumé des accords obtenus par la délégation de l’UE avec le président Medvedev.
    Ensuite, les chefs d’état russe et français ont répondu aux questions des journalistes. Nous proposons à votre attention certaines de ces réponses. Le correspondant de la chaine Russia Today a demandé : Comment appréciez-vous la position de l’UE face à la situation en Géorgie ?
    Voici l’avis du président français sur l’avenir des relations entre l’UE et la Russie…
    Une question au président russe : « Que pensez-vous sur la nécessité d’élaborer une nouvelle conception de la sécurité internationale ? Ne croyez-vous pas que depuis l’Irak, le Kosovo, l’Ossétie du sud, tout s’est écroulé ? »
    Le correspondant de Libération pose la dernière question aux deux présidents : <audio>

  • « EDVIGE » et la contre Révolution de juillet : la fin des libertés républicaines ?

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    La révolution de juillet 1830 a été le produit des brimades politiques que le régime coercitif de Charles X imposa au peuple et aux partis. Malheureusement pour la République, le mois de juillet 2008 n'est pas celui de l'émancipation, mais, au contraire, celui de la coercition et de la persécution. MM. Sarkozy et Barroso tissent sournoisement et simultanément la fin des libertés.

    Au niveau de la République française, un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de << toutes personnes âgée de 13 ans et plus >> <<ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif >>.

    En clair, tous les citoyens ayant un jour envisagé de s'investir dans leur cité. Ce fichier doit servir a identifier tout individu, groupe ou organisation dont l'activité est <<susceptible de troubler l'ordre public >>.

    L'enregistrement des données a caractère personnel n'a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l'appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule, etc.

    Malgré les recommandations du Conseil de l'Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d'adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

    En effet, EDVIGE aura vocation à se prémunir contre toute forme d'opposition.

    Le gouvernement choisit de progresser vers un contexte autoritaire plus global, qui remet en cause l'indépendance des médias, comme celle de la Justice, a déclaré Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député gaulliste de l'Essonne et Président de Debout la République.

    Mais, si le Conseil de l'Europe a émis des réserves sur EDVIGE, l'Union européenne a voté le 7 juillet une réforme du droit européen sur les communications électroniques dit <<Paquet Télécom >>. Un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, afin d'introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.

    Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c'est la globalité des usages de l'ensemble des internautes que les fournisseurs d'accès seront contraints d'espionner: mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau ....

    Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances, afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d'un lobby d'affaires.

    Notons que le rapporteur du <<Paquet Télécoms >>, Catherine Trautmann, eurodéputée ancienne ministre socialiste de la culture, ne semble pas vraiment s'opposer a ce saccage d'un droit fondamental, celui de la vie privée.

    Dans un tel contexte, la réforme prend de plus en plus l'aspect d'une contre-réforme, doctrinaire et liberticide.

    Debout La République dénonce vivement ces dangereuses logiques de négation des droits fondamentaux des citoyens qui, sous prétexte de « moderniser » la législation, liquident aussi la liberté d’opinion, le droit à la vie privée et la présomption d'innocence.

    Ch. LECHEVALIER

  • Pourquoi pas ?

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    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
    par Thierry Meyssan

    Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
  • 23 octobre 1983 – 14 juillet 2008

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    25 années se sont écoulées depuis l’attentat du Drakkar à Beyrouth, où 58 jeunes paras (appelés volontaires et engagés) des 1er et 9e Régiments de Chasseurs Parachutistes ont trouvé la mort.

    Bien sûr, l’enquête n’a jamais réussi à identifier les coupables, mais il ne fait aucun doute que la Syrie et les Services secrets Syriens ont joué un rôle, parmi d’autres, dans la préparation ou la réalisation de cet attentat sordide.

    Lundi 14 juillet, jour de la Fête nationale, M. SARKOZY fera défiler une partie de l’Armée française, celle qu’il projette de réduire à l’état de supplétif des Etats-Unis en réintégrant l’OTAN, devant le fils de l’ancien Président Syrien HAFEZ-EL-ASSAD. Pourtant, jamais la Syrie, en 25 ans, n’a fourni ni la moindre explication, ni la moindre excuse !

    Combien de fois, nos soldats, trop souvent transformés en soldats-cibles, ont-ils séjourné au Liban, accomplissant là bas des prouesses, pour contenir les Gardiens de la Révolution islamique et du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et ce dans l’indifférence parfois tout juste apitoyée de la presse et même de nos politiques ?

    On nous parlera d’un pseudo intérêt d’État ou de commerce… c’est dégueulasse !

    Je pense aux familles de mes 58 camarades assassinés là bas, je pense aux blessés qui encore aujourd’hui souffrent des séquelles de leurs blessures. Et tout cela fait monter mon dégoût, pour celui qui lundi acceptera l’inacceptable présence sur les Champs Elysées ! Je pense alors à CHURCHILL et à cette terrible phrase « Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre !».

    Quand sortirons-nous de ce mauvais rêve et de la petitesse démocratique, quand retrouverons nous le chemin de l’honneur ? Et puisque nous parlons d’honneur, une question M. SARKOZY, à quel titre proposez vous Me BETANCOURT pour la Légion d’Honneur, je serais curieux de le savoir ??? Et encore, comment peut-on accepter la présence de M. BOUTEFLIKA sur les Champs Elysées ? Quelle triste Fête nationale !

    Christian PEREZ

    Ancien Sous-officier au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes

    Président du Parti Populiste

  • LE PRESIDENT ALGERIEN A PARIS

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    APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT EN MEMOIRE DES FRANCAIS D'ALGERIE VICTIMES DES ACCORDS D'EVIAN DU 19 MARS 1962

    DIMANCHE 13 JUILLET A 15 HEURES

    PARVIS DES LIBERTES ET DES DROITS DE L'HOMME - PARIS

    (Place du Trocadéro - Métro Trocadéro)

     

    "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois"

    Nicolas SARKOZY, le 31 mars 2007 devant les représentants des Harkis et leurs enfants réunis au siège de l'UMP.

    **************

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    des Associations

    AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS

    ( Communiqué commun ouvert à toutes les associations qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous contacter. )

    Le Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis

    Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le Président de la République a invité à Paris les chefs d’états des pays riverains de la méditerranée, parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.

    Les Français, dont les Harkis, dans leur ensemble, n’ont pas oublié ses déclarations lors de sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France 2, il avait qualifié les Harkis de « collabos » sous-entendant par là que les Français s’étaient conduits en Algérie comme les nazis le firent en France durant la seconde guerre mondiale.

    Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le cadre d’une visite officielle avait suscité de nombreuses réactions dont celle du président de la République, Jacques CHIRAC, qui s’était déclaré « choqué » par les propos de son homologue algérien lors de son interview du 14 juillet 2000.

    La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en France n’est pas souhaitable tant qu’il ne sera pas revenu sur ses propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses circonstanciées aux Français ainsi qu’aux Harkis et à leurs familles.

    Les séquelles de la guerre d’Algérie provoquent encore aujourd’hui des réactions fortes des deux côtés de la méditerranée et c’est se conduire en irresponsable que de jeter encore de l’huile sur le feu. C’est pourquoi les peuples algériens et français doivent dépasser les passions du passé et se tourner résolument vers l’avenir afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

    Se tourner vers l’avenir n’implique pas l’oubli du passé bien au contraire ! Des deux côtés de la méditerranée, un travail sérieux et impartial doit être entamé pour rétablir la complexité de la guerre d’Algérie ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

    Pour leur part, les Harkis réclament que toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000 personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.

    Ce n’est qu’à ce prix que les relations franco-algériennes pourront s’apaiser et se normaliser.

    CONTACTS PRESSE

    Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14

    Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55

     

     

    NON A LA VISITE DU PRESIDENT ALGERIEN

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    du Cercle Algérianiste

    Abdelaziz BOUTEFLIKA présent à Paris pour le 14 juillet
    Quel prix la France a-t-elle payé ?

    Le Président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA vient d'annoncer sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu à Paris le 13 juillet prochain et probablement au défilé du 14 juillet. Ainsi, celui qui insulte notre pays depuis plusieurs années déjà en le comparant à l'occupant nazi, en exigeant que la France reconnaisse les crimes de la colonisation, en qualifiant de génocide la présence française en Algérie sera reçu avec tous les honneurs dus à son rang. C'est une triste nouvelle pour les Français d'Algérie, Pieds Noirs ou Harkis, qui ne sauraient oublier les outrances, les dérapages verbaux et le discours de haine de ce sinistre personnage. Nos compatriotes s'interrogent aujourd'hui légitimement sur le prix que la France et le Président Sarkozy sont prêts à payer pour s'assurer d'une telle présence. S’agit-il d'une repentance officielle de la France ? Cette présence raisonne comme une insulte envers tous ceux qui se sont sacrifiés pour l'œuvre de la France Outre-mer, envers tous ceux qui ont été victimes d'assassinats et d'enlèvements du F.L.N., envers tous les anciens combattants qui s'estiment aujourd'hui bafoués dans leur honneur. Cette présence est une véritable insulte à la France.

    Thierry Rolando - Président national

  • EUROPE RÉELLE CONTRE EUROPE LÉGALE

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    Après les Irlandais, ce sont les Polonais qui s’en mêlent ! Décidément, tout ne va pas pour le mieux en Union européenne et pour Nicolas Sarkozy en particulier, au moment où la France accède à la Présidence de celle-ci.
    Ce n’est certes pas la première crise, ni sans doute la dernière, bien sûr. Au moins, les crises européennes se règlent-elles désormais sinon à l’amiable, du moins en simples crispations, suivi d’accords plus ou moins durables plutôt qu’à coups de canons. Cela évite toujours les routes jonchées de cadavres, on ne s’en plaindra pas.
    Certains responsables de l’UE s’insurgent donc contre ces pays, tels l’Irlande et la Pologne, qui ont largement bénéficié des mannes financières de l’UE et mettent la pagaille en refusant de signer le Traité de Lisbonne, pis-aller de feu la giscardienne constitution européenne, précédemment enterrée, elle, par les Pays-Bas et la France.
    Pour les dirigeants de l’UE, cela semblait pourtant aller de soi : nous payons, vous signez ! Mais aucune clause ne stipulait que l’un n’allait pas sans l’autre. Une colossale erreur, incompréhensible de la part de vieux chevaux de retours de la politique, de hauts fonctionnaires blanchis sous le harnais des échanges internationaux.
    Incompréhensible sauf d’admettre… ce qu’eux-mêmes ne pourront jamais comprendre pour cause de formatage idéologique, certains qu’ils sont de détenir, eux et eux seuls, la seule et unique vérité. Cette folle prétention les empêche d’envisager tout avis contraire.
    La construction européenne telle que la conçoit cette caste d’arrogants – telle qu’on leur a appris à la concevoir – peut ne pas être forcément, automatiquement, du goût de tous. Elle pourrait même ne pas l’être du tout pour une majorité d’Européens.
    Faire fi de l’histoire des peuples, de leurs particularités régionales, de leurs sensibilités nationales, culturelles ou religieuses, vouloir imposer comme une évidence le rouleau-compresseur d’une pensée politique unique, d’une administration totalitaire autant qu’anonyme, de décrets incessants, incompréhensibles, d’ukases insupportables, et surtout la morgue en permanence affichée de leur douteuse supériorité auto-proclamée, déclenche un inévitable et bien naturel sentiment de rejet…
    Vouloir imposer de force des traités, via des politiciens toujours plus jaloux de leur pouvoir légal, mais toujours plus coupés du pouvoir réel, ne peut que susciter d’inévitables déconvenues.
    De la même façon, le royaliste Charles Maurras critiquait déjà, voilà près d’un siècle, le régime républicain et ses administrations hyper-centralisées, ses partis politiques et ses soutiens idéologiques qui formaient, pour lui, un « masque grotesque, tyrannique et inefficace », superposant artificiellement le « pays légal » au « pays réel », le pays qui « travaille et qui vit », que l’on appellerait aujourd’hui la société civile.
    Les blocages de l’Union européenne proviennent bien davantage de cet état d’esprit largement faussé de dirigeants persuadés d’être les propriétaires du destin des peuples européens… que de l’ingratitude de ces derniers.
    Les claques à répétition qui leur sont administrées parviendront peut-être à fissurer leur terrifiante armure de certitudes…

    © Philippe Randa www.philipperanda.com

  • Sarkozy sur France 3, hors antenne, hier soir ...


    Sarkozy en off sur le plateau de France 3

  • Afghanistan: le monde aide la reconstruction, mais veut un effort de Kaboul

    ALeqM5hLU1YRZyFWvWLn9ePu9n3I0SaiAA.jpgPARIS (AFP) — La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a promis jeudi à Paris de fournir près de 15 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Afghanistan, tout en exhortant Kaboul à lutter contre la corruption et à consolider un Etat de droit encore précaire.

    Plus de 80 délégations -68 pays et 17 institutions internationales- se sont réunies sous le parrainage du président afghan Hamid Karzaï, de son homologue Nicolas Sarkozy et du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.

    M. Karzaï a présenté un ambitieux plan de développement de 50,1 milliards de dollars sur cinq ans, axé prioritairement sur les infrastructures, la sécurité, l'éducation et l'agriculture.

    En fin d'après-midi, alors que la conférence n'était pas terminée, les promesses d'aide avoisinaient les 15 milliards de dollars, chiffre proche de l'objectif évoqué par des responsables américains.

    M. Karzaï a notamment insisté sur la nécessité d'aider les agriculteurs à se détourner de la culture du pavot qui sert à fabriquer l'opium, dont l'Afghanistan fournit plus de 90% de la production mondiale.

    Le président afghan a aussi reconnu que la sécurité restait le plus "important défi" du pays, où 70.000 soldats étrangers tentent toujours de contrer la montée en puissance des talibans avec l'aide de forces afghanes pas totalement opérationnelles.

    L'épouse du président américain Laura Bush a confirmé une contribution de son pays de 10,2 milliards de dollars, sur deux ans. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a reconnu quant à elle que la situation dans ce pays restait "encore fragile".

    M. Sarkozy a annoncé "un renforcement de l'aide française" qui sera "plus que doublée", soit un engagement de 107 millions d'euros sur 2008-2010, en priorité pour l'agriculture et la santé.

    Il a confirmé qu'un bataillon supplémentaire serait déployé cet été dans l'est du pays. "La France maintiendra son engagement en Afghanistan aussi longtemps que ce sera nécessaire pour gagner, parce qu'on ne cède pas devant les terroristes", a dit M. Sarkozy. "La France est fière de l'action de ses soldats en Afghanistan. Ils servent une cause juste".

    M. Sarkozy a aussi rendu un hommage appuyé à son homologue afghan : "Hamid, vous êtes un homme courageux, déterminé", a-t-il lancé.

    Parmi les contributions annoncées, l'Allemagne a notamment promis de 420 millions d'euros entre 2008 et 2010, le Canada 600 millions de dollars sur trois ans, et la Grande-Bretagne 1,2 milliard sur cinq ans. La Banque mondiale (BM) a annoncé 1,1 milliard de dollars sur trois ans.

    Le soutien à M. Karzaï a toutefois été assorti d'incitations à lutter contre la corruption et de critiques sur la gestion de l'aide.

    "J'exhorte le gouvernent à prendre des mesures actives" contre la corruption, et à "pratiquer la transparence et la bonne gouvernance", a ainsi déclaré Ban Ki-moon.

    Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a quant à lui pointé du doigt la mauvaise gestion d'une partie de l'aide.

    Des ONG avaient ces derniers jours critiqué la priorité donnée à l'option militaire par les Occidentaux et appelé à ce que la réunion de Paris ne débouche pas sur de nouvelles promesses d'aide sans lendemain.

    Les aspects purement militaires ont été peu abordés jeudi, les organisateurs faisant valoir qu'ils ont déjà été au centre du sommet de l'Otan de Bucarest, en avril.

  • En adoubant le nouveau président libanais, la France a choisi le déshonneur, mais évitera t-elle la guerre ?

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    Premier chef d’état étranger à se rendre au Liban après «l’élection» du Général Sleimane, notre Président a pris dans ses bagages les éminents représentants de la classe politique, de droite, du centre et de la gauche. Sauf Olivier Besancenot, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, c’est toute la France officielle qui s’est précipitée à Beyrouth pour frapper du sceau de l’honorable le coup d’état du Hezbollah réalisé sous les ordres de l’Iran et de la Syrie. La France pouvait choisir entre le déshonneur et la guerre, elle a choisi le déshonneur et elle a eu la guerre disait Churchill en 1939. On devrait paraphraser ce dicton et dire : La France pouvait choisir entre la majorité anti-syrienne et le déshonneur, elle a choisi le déshonneur …

    Car c’est quoi moins que le déshonneur, pour le pays qui a créé le Liban, quand on accepte la mainmise du Hezbollah sur ses destinées. C’est quoi moins que le déshonneur pour le pays qui a imposé la résolution 1701 (désarmement du Hezbollah) que d’accepter un président après que les trois conditions posées par l’Hezbollah (droit de véto au gouvernement, réseau de communications hors du contrôle de l’Etat Libanais, contrôle de l’aéroport de Beyrouth) eussent été «légalisées» par un accord obtenu par le Qatar ? C’est quoi moins que le déshonneur que de ratifier la mainmise de la Syrie sur le Liban après avoir été éconduit au bout d’un chemin à Damas effectué par deux «hauts» émissaires, vu que notre ministre des affaires étrangères n’a pas réussi à y aller ?

    Lire la suite : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=324

  • Vous devrez enseigner l’esclavage et la colonisation ? Bon courage, Monsieur le professeur !

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    Puisque Nicolas Sarkozy, plein de compassion, voire de culpabilité, veut appliquer la loi Taubira et donner des gages à sa gauche (et surtout à l’extrême-gauche) en remettant à l’honneur l’enseignement de l’esclavage, il va falloir que les programmes d’accompagnement soient très clairs. En effet, l’esclavage n’est pas une mince affaire, et ce n’est pas, non plus, une affaire très claire ! Je plains sincèrement les enseignants qui, dans certains quartiers chauds, vont devoir s’y coller. Comment ? Vous ne comprenez pas ? Vous ne voyez pas pourquoi les enfants d’immigrés et d’ex-colonisés seraient hostiles à une histoire de l’esclavage ?

    C’est que, tout simplement, contrairement à ce qu’affirment les apôtres de la culpabilisation, les revanchards de la colonisation comme de l’esclavage, Indigènes de la République ou autres CRAN, l’esclavage n’a jamais été circonscrit au commerce triangulaire Europe-Afrique-Amériques. Certes, l’Europe a eu sa part de responsabilité et les riches hôtels particuliers de Nantes, Bordeaux, La Rochelle ou Liverpool témoignent à l’envi de l’enrichissement apporté par la traite négrière au XVIII° siècle ; il y bien eu trafic de chair humaine en Europe et on a raison de le rappeler, pour mieux faire comprendre à nos chères têtes, blondes ou brunes, que le respect de la vie, de l’être humain, n’a pas toujours été évident et que l’on doit toujours être vigilants..

    Néanmoins, il faudrait aussi dire que ce ne sont pas les Européens qui ont inventé l’esclavage tel qu’il se pratiquait aux XVII° et XVIII° siècle. Les Européens n’ont pas, sur ce sujet, suivi leurs modèles traditionnels, les sociétés grecque et latine ; en effet, si l’esclavage était non seulement normal mais indispensable pour faire fonctionner la société antique, il était le résultat des guerres perpétuelles qui se faisaient ; les vaincus, ou prisonniers de guerre, devenaient esclaves en échange de la vie sauve, à ceux-là s’ajoutaient leurs enfants ou ceux contraints de se vendre pour rembourser leurs dettes. Qu’ils soient blancs (cas le plus fréquent, et de loin) ou noirs, Européens ou Africains. Bien sûr, la piraterie existait, et des razzias le long des côtes apportaient régulièrement des lots d’esclaves à vendre, mais c’était ponctuel, jamais organisé par les Etats et les pirates étaient pourchassés et combattus comme les délinquants qu’ils étaient.

    Or, les Européens ne se sont pas le moins du monde inspirés de ce modèle antique, ils ont suivi le modèle africain, achetant ou échangeant des esclaves africains à d’autres Africains contre des tissus, de l’alcool ou des armes : en effet, si la première vente d’esclaves africains en Europe a lieu en 1444, au Portugal, le trafic d’esclaves a commencé bien avant, en Afrique, où de jeunes hommes, vigoureux, étaient chassés, kidnappés par des potentats locaux pour aller travailler dans les mines ou pour être vendus à d’autres souverains ; on ne parle jamais de cette traite interne à l’Afrique, qui a duré longtemps, ni de la traite arabe, qui dure du Moyen-âge au début du XX° siècle, et qui aurait réduit, selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, 17 millions de noirs en esclavage, (les musulmans n’ayant pas le droit d’avoir des esclaves musulmans , ils devaient en acheter en Europe ou en Afrique). La situation, résumée par le même Olivier Pétré-Grenouilleau dans son ouvrage, Les Traites négrières. Essai d’histoire globale est celle-ci :

    "Il faut d’abord dire que le caractère abominable de la traite n’est pas corrélé aux chiffres. Le fait que la traite orientale - en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient - ait affecté plus de gens ne doit nullement conduire à minimiser celle de l’Europe et des Amériques. En revanche, je suis surpris que certains soient scandalisés que l’on ose parler des traites non occidentales. Toutes les victimes sont honorables et je ne vois pas pourquoi il faudrait en oublier certaines. La traite transatlantique est quantitativement la moins importante : 11 millions d’esclaves sont partis d’Afrique vers les Amériques ou les îles de l’Atlantique entre 1450 et 1869 et 9,6 millions y sont arrivés. Les traites que je préfère appeler « orientales » plutôt que musulmanes - parce que le Coran n’exprime aucun préjugé de race ou de couleur - ont concerné environ 17 millions d’Africains noirs entre 650 et 1920. Quant à la traite interafricaine, un historien américain, Patrick Manning, estime qu’elle représente l’équivalent de 50 % de tous les déportés hors d’Afrique noire, donc la moitié de 28 millions. C’est probablement plus. "

    Eh bien, le "Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais" a osé porter plainte pour négation de crimes contre l’humanité en 2005 contre le même Olivier Pétré-Grenouilleau, qui avait dit dans un entretien au "Journal du Dimanche" du 12 juin 2005 que l’esclavage n’était pas un génocide car il n’y avait jamais eu volonté d’exterminer "la marchandise", source de revenus, de la part des négriers : "C’est aussi le problème de la loi Taubira qui considère la traite des Noirs par les Européens comme un "crime contre l’humanité", incluant de ce fait une comparaison avec la Shoah.. Les traites négrières ne sont pas des génocides. La traite n’avait pas pour but d’exterminer un peuple. L’esclave était un bien qui avait une valeur marchande qu’on voulait faire travailler le plus possible. Le génocide juif et la traite négrière sont des processus différents. Il n’y a pas d’échelle de Richter des souffrances."

    Effectivement la loi Taubira, votée par le gouvernement socialiste en mai 2001, est une loi partisane qui fait porter sur les seuls Européens la responsabilité du trafic humain, laissant délibérément les autres de côté :

    " Article 1er - La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XV° siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindienne, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. "

    Dans le même ordre d’idées, des intellectuels ont vivement critiqué Pétré-Grenouilleau, considérant qu’évoquer l’esclavage musulman revenait à minimiser la traite atlantique, voire à l’excuser. Comme s’il y avait plusieurs vérités, et que n’était bonne à dire que celle qui appuie sur la culpabilité des Blancs, des Européens, des colonisateurs… Comme si le monde était manichéen, avec d’affreux Occidentaux… et de gentils africains, noirs, arabes ou musulmans, exploités, incapables de réduire en esclavage, incapables d’envahir et de coloniser… (La conquête de l’Espagne par les armées islamiques fut sans doute une vue de l’esprit et il y a beau temps que l’on n’enseigne plus à l’école primaire que Charles Martel repoussa les arabes à Poitiers …)

    C’est à la même dérive que nous assistons avec l’affaire Gouguenheim, ce professeur coupable d’avoir écrit un livre de vulgarisation qui montre que la philosophie grecque a pu arriver en Europe par d’autres canaux que ceux des pays arabes… Crime de lèse-majesté. Crime de lèse islam. Crime de lèse-bobo. Crime de lèse gaucho. Sus sur le traître, de Libération à Télérama tous les bien-pensants s’acharnent sur ce malheureux qui devient même sous leur plume un partisan de l’extrême-droite ! Pas touche à ma colonisation. Pas touche à mon esclavage. Pas touche à mon islam. Louis Chaignon en a fait la triste expérience.

    Ce professeur d’histoire-géographie a été traîné en justice par le Mraap et lâché par sa hiérarchie pour avoir fait noter à ses élèves en 2003 des faits historiques – mais peu glorieux- concernant Mahomet. L’entretien (1) qu’il a donné à Primo Europe est particulièrement intéressant, notamment quand il analyse notre société : Je ne comprends pas très bien ce désir d’auto flagellation qui perdure et qui fait qu’on montre les Occidentaux sous un jour forcément négatif et les non-Occidentaux comme forcément des victimes. Alors que la réalité est tout autre. […] En 8 ans, il y a eu des changements (au sein de l’Education Nationale, N.D.L.R.). J’ai ressorti les fiches pédagogiques du CNDP d’il y a 8 ans. A cette époque, il était possible de critiquer l’islam sur la condition féminine, par exemple. Aujourd’hui, cela a été expurgé. Il n’y a plus aucune critique possible. Il faut gommer tout ce qui peut paraître négatif dans les sociétés extra-européennes.

    La mémoire sélective et partisane est partout, elle culmine d’ailleurs quand il s’agit de la guerre d’Algérie : malheur à celui qui dirait que le FLN a tué plus d’Algériens en France que la police de Papon, malheur à celui qui, tout en dénonçant les tortures pratiquées par l’armée française dénoncerait les tortures pratiquées, également, par le FLN, qui terrorisait la population pour l’obliger à être de son côté…

    Tant il va falloir du courage, ou des œillères, aux enseignants qui voudront faire des cours d’histoire qui respectent les faits, qui respectent l’histoire.

    Question subsidiaire : pourquoi Nicolas Sarkozy va-t-il au devant même des revendications des soi-disant opprimés ? Pourquoi, après avoir eu le courage de dire qu’il ne s’excuserait pas pour la colonisation, éprouve-t-il le besoin de donner des gages à la bien pensance et aux descendants de l’immigration ??? Pourquoi une ministre de son gouvernement défend-elle la légitimité d’une annulation de mariage pour non-virginité ??? Les descendants de colonisés et d’immigrés seraient-ils, tout simplement, la cible privilégiée pour les futures échéances électorales ?

    Christine Tasin

    http://christinetasin.over-blog.fr

    (1) http://www.occidentalis.com/article.php ?sid=697

    Mieux vaut en rire ...

  • Prochaine visite de Sarkozy au Mexique

    1492379926.jpgLe MEDEF et Sarkozy sont à la recherche de Mexicains au fort taux de labeur pour les faire gagner moins que les ouvriers des pays de l’Est pourtant « à faibles coûts ».

    La section internationale du MEDEF a effectué une visite au Mexique du 2 au 6 octobre 2007, au cours de laquelle elle a pu s’entretenir avec le président Caldéron et le ministre des transports et des communications, entre autres.

    Début avril, les membres du GHN (Groupe de Haut Niveau, créé à la demande des présidents du Mexique et de la France pour renforcer la coopération entre les 2 pays dans les domaines économique et commercial) ont tenu leur deuxième réunion de travail à Paris, la première rencontre ayant eu lieu les 28 et 29 janvier au Mexique.

    Le président français réalisera une visite au Mexique les 14 et 15 mai prochains. Il s’agira là de son premier déplacement dans un pays latino-américain. Le 5 juin 2007, il avait reçu Felipe Caldéron ; c’est la première fois que le président Sarkozy a reçu un chef d’État du continent américain.

    à Martin Jolicoeur-Le journal des affaires / 02-05-08 :

    Le Mexique nouvel eldorado aéronautique?

    En matière d'aérospatiale, il n'y a pas que les québécoises qui se tournent vers le Mexique. Les européennes aussi, si on en juge par l'accélération de leurs investissements.

    Des entreprises aussi connues que Daher, Zodiak, Messier Services et Safran, de France, et Eaton Aerospace ou GKN, du Royaume-Uni, s'y sont installées ces dernières années, souligne Luc Beaudoin, vice-président de The Everest Group, à Mexico, spécialisée dans la délocalisation d'entreprises au Mexique.

    Confirmant cet engouement, le président français Nicolas Sarkozy se rendra au Mexique à la mi-mai pour y inaugurer un pôle de compétitivité franco-mexicain en aérospatiale.

    Le phénomène est relativement récent pour les entreprises du Vieux Continent, plus enclines depuis dix ans à impartir ou carrément délocaliser leurs activités dans les pays de l'Est (Pologne, République tchèque, Hongrie).

    Mais l'augmentation des salaires des travailleurs dans ces pays jadis considérés "à faibles coûts" les forcent à chercher ailleurs. Sans compter que leurs marges bénéficiaires s'effondrent : celles des transporteurs à cause de la flambée du prix du pétrole, et celles de avionneurs à cause de la faiblesse du dollar américain.

    "Certes, pour les Européens, le Mexique n'est pas la porte à côté. Mais à la différence de l'Inde, de la Chine, et même du Maghreb, explique M. Beaudoin, il offre l'avantage de se trouver à mi-chemin entre les grands donneurs d'ordres américains et la grappe qui s'est constituée autour de la brésilienne Embraer."

    Et pendant ce temps, le peuple mexicain se mobilise autour de la défense du pétrole national. En 1938, le général Lazaro Cardenas avait exproprié les compagnies pétrolières étrangères malgré les menaces des représailles américaines. Cardenas avait pris le soin d’inscrire dans la constitution la propriété nationale imprescriptible des ressources du sous-sol. Le président Caldéron veut toucher à cet héritage à travers le projet néolibéral d’ouvrir au capital privé la compagnie d’État PEMEX (Petroleos de Mexico) et il a cru pouvoir régler rapidement cette question au Parlement. C’était sans compter 1/sur les tensions induites par ce sujet sensible à l’intérieur du PRI, Partido Revolucionario Institucional, allié parlementaire du PAN, Partido Accion Nacional, de Caldéron, 2/sur l’occupation du Sénat et de l’assemblée nationale par les élus de l’opposition, 3/sur la mobilisation de milliers d’ouvriers et paysans pour défendre l’industrie nationale du pétrole.

    Il est intéressant de noter que la stratégie de l’opposition est de confier aux femmes le soin de mener les manifestations de rue grâce à la constitution de brigades « Les Adelitas ». « Le pétrole du Mexique appartient au peuple mexicain ». A qui appartient la main d’œuvre mexicaine ?

     

    JO

  • Le gaullisme, ou l’art de faire d’un assassin, un héros

    1146037765.jpg

     

    Inauguration de « l’Historial de la honte »

    « La victoire du père générateur du terrorisme islamique international »

    Le plaidoyer prononcé par Nicolas Sarkozy en faveur de DE GAULLE, ne fait que confirmer ce que certains d’entre nous ont toujours avancé. Nous avons à faire à un gaulliste qui, comme son mentor, ne nous a jamais aimés et continue dans la droite ligne de la dialectique employée par les gaullistes de tous poils.

    Alors je m’adresse à tous nos amis qui oeuvrent en toute indépendance et avec cette sincérité qui donne la faculté de savoir se mettre à la place de tous ceux qui ont enduré le cataclysme des horreurs de cet assassin d’Etat, pour que nous continuions à faire face et à nous battre pour dénoncer cette duplicité institutionnalisée !

    Quant aux autres, pensez que vous cautionnez des déclarations qui prouvent, sans ambiguïté, votre peu de poids et le mépris qu’elles révèlent pour nous tous : « Serions-nous capables de faire, le moment venu, ce que de Gaulle et ses compagnons ont su faire ? »

    Ce que votre idole et une poignée d’arrivistes ont su faire Monsieur Le Président ? :

    C’est  faire se battre les Français entre eux et faire couler leur sang,

    C’est s’auto-proclamer libérateurs de la France en oubliant les alliés, en profitant des sacrifices de la  résistance et de la glorieuse armée d’Afrique,

    C’est, dans les pires conditions et avec une duplicité hors normes, faire d’un abandon une victoire, alors que s’accomplissait une tragédie pour des populations de toutes appartenances.

    Et maintenant vous, comme dignes successeurs, que faîtes-vous ?

    C’est encore faire  perdurer le mensonge comme mode d’action politique,

    C’est cacher aux Français la gravité d’une situation qui met l’identité Nationale et Européenne en péril et, en « avant goût » :

    C’est, avec le KOSOVO, dramatique responsabilité, soutenir et reconnaître la création d’un état islamiste radical dans une province serbe, berceau chrétien historique de cette nation,

    C’est créer ainsi un précédent « qui vous  reviendra en pleine gueule (Poutine) » en se répercutant, dans le siècle présent, sur d’autres provinces européennes et surtout Françaises. En effet, une immigration hégémonique confortée par une démographie galopante fait  force de loi reconnue par un occident suicidaire en pleine décadence. Hélas celui-ci n’a pas retenu la leçon du génocide arménien ni celle des 200.000 chrétiens qui périssaient dans le blocus du Mont Liban en 1920, suivi de l’exécution de 23.000 d’entre eux par les kemalistes en 1923. Aujourd’hui ils quittent l’ex « LIBAN chrétien » par cohortes annuelles de 50.000 personnes. Pas plus qu’il ne retient aujourd’hui la terreur dont sont victimes ceux d’Irak, églises incendiées, décapitation d’un prêtre syriaque en 2007, assassinat d’une chrétienne et jet d’acide au visage d’autres parce qu’elles allaient têtes nues et tout récemment l’enlèvement et l’assassinat de l’archevêque de Mossoul.  Quant au  Darfour…. silence on tue !

    Nous assistons à un déchaînement de cette haine anti-chrétienne que l’Europe favorise aujourd’hui au KOSOVO. La victoire du terrorisme islamique accordée lâchement par

    DE GAULLE en 1962 en Algérie est le point de départ d’un incendie qui ne fait que s’étendre et on ne voit pas comment il pourrait être éteint. Le développement exponentiel en Europe de mosquées et de leurs imams, certains prêchant la djihad, est autant de flammèches dangereuses.  

    Alors ne vous faîtes aucun souci Monsieur le Président, avec vos homologues européens, vous êtes dans la droite ligne des « capacités » que vous louez chez vos prédécesseurs et avec, en prime, des œillères particulièrement efficaces !

    Alors, comme vous le déclarez « Si le gaullisme est une histoire qui a encore pour nous une signification, c’est parce qu’elle nous parle d’une idée de l’homme et de la politique qui a encore une valeur, et peut-être plus grande encore qu’elle n’en a jamais eu, tant la crise identitaire et morale que traverse aujourd’hui notre pays est profonde ! »

    Permettez-nous de vous répondre que :

    Si l’histoire, pour avoir une signification, doit être écrite en lettres de sang, le gaullisme restera éternellement marqué indélébilement.

    Si vous considérez que le gaullisme c’est une idée de l’homme, il s’agit d’une vision tout à fait fictive qui se rattache exclusivement à la valeur que voulait se donner un individu qui ne pensait qu’à sa gloriole personnelle, avec le mépris pour l’autre qui le caractérisait.

    Si le gaullisme c’est une idée de la politique, la démonstration est faite effectivement que la pourriture n’a pas de limite dans l’exercice de cette fonction tant le mensonge, les reniements et la trahison de la parole donnée sont des évidences encore plus grande.

    Alors si notre pays « traverse une crise identitaire et morale profonde », à qui la faute quand, au nom de l’anticolonialisme, on renie une indéniable œuvre civilisatrice, quand on reste sans broncher après l’assassinat des moines de Tiberine et quand on continue à se coucher quand on condamne un prêtre qui a osé donner une messe à Marnia en Algérie, sans autorisation ?

    Vous dites qu’ « être gaulliste, c’est être révolutionnaire.» Oui, mais voilà, ce n’est pas vous qui allez la faire ! Vous n’avez aucun souci à vous faire, vous l’aurez bientôt la révolution, vous y avez mis tous les ingrédients en place et vous en avez eu quelques échantillons ces derniers temps. Laxisme et fécondité musulmane aidant, les 50% sont déjà dépassés dans nombre de cités. Vous les avez déjà vos petits KOSOVOS !    

    Et si « l’historial Charles-de-Gaulle » propose une plongée au cœur de l’épopée gaullienne grâce à une muséographie qui s’appuie uniquement sur l’image et le son, nous devrions donc entendre toute la panoplie des déclarations du monstre qui sont un florilège de déclarations  xénophobes vis-à-vis des populations musulmanes d’alors, qui mènent aujourd’hui, pour moins que cela, leurs auteurs devant les tribunaux. Mais aussi, ses promesses sans ambiguïté de foi en l’Algérie Française sur fond des cris des suppliciés victimes de sa trahison.

    Nous sommes prêts à parier que « l’épopée gaullienne » ne laissera dans cet « historial » aucune place à ce qui restera dans l’histoire de France le plus grand déplacement de population, fuyant l’horreur d’un abandon programmé qui aurait dû déboucher sur un génocide généralisé, concocté avec l’ennemi, par celui qui ne mérite pas d’édification d’un tel monument, pas plus qu’Hitler, Staline, Pol Pot, et tous les autres dictateurs sanguinaires du siècle dernier !

    Mais pour nous l’espoir demeure, la justice et la vérité finiront par triompher et le mythe finira un jour par tomber dans les basses fosses. Alors ne nous élevons pas contre cette institution, elle servira un jour à démolir et à descendre la sinistre idole du piédestal où ses complices la place aujourd’hui !  

    Et alors nos enfants apprendront  « pourquoi le gaullisme n’est pas une leçon d’histoire parmi d’autres, pourquoi cette histoire nous concerne encore, pourquoi elle a pour nous une signification profonde qui n’est pas seulement historique mais qui est aussi morale…. » et nous rajoutons : Enfin le peuple Français, comme les Allemands, les Russes, les Cambodgiens…, apprendra et dénoncera celui qui représente la tâche la plus sanglante de l’histoire de France depuis la révolution et de « l’épuration » dont il était déjà le maître d’œuvre !

    De quel droit osez-vous faire abstraction des monstruosités avérées commises par ce criminel en l’honorant de manière aussi odieuse alors que sa place se situe aux côtés des plus sinistres dictateurs sanguinaires du siècle dernier ?

    C’est bien aussi de se pencher sur les enfants de la SHOAH, pauvres petits martyrs victimes d’un fou criminel, chef ennemi étranger, mais balayez devant votre porte et dénoncez les actes monstrueux de votre mentor infanticide Français, qui a engendré le supplice des enfants de harkis, de ceux d’EL HALIA, des petits fusillés du 26 mars et des massacrés, avec leurs parents, de la tragique journée du 5 juillet à ORAN. Ceux là ce n’est pas le nazisme qui les a crucifiés mais bien le gaullisme, c’est DE GAULLE que vous osez honorer, vous en faisant complices, dans cet « Historial de la honte » !

    Alain ALGUDO

    Président des comités de Défense des Français d’Algérie et des Agriculteurs rapatriés

    Porte parole de la Maison du Pied-noir de BEZIERS