18.06.2009
Le nucléaire français contre l’Iran ?

L’article n’a pas suscité de commentaires. Il n’a pas provoqué de débats dans les médias (exception, sur le site de Marianne, le 17 juin, Régis Soubrouillard,« La France, parapluie nucléaire des Emirats Arabes Unis ? » . Il n’a suscité aucune réaction des politiques. Pourtant, publié par la correspondante du Figaro, en général bien informée, il fait frémir. Dans « La France se donne les moyens de la riposte » (16 juin), Isabelle Lasserre révèle le contenu du nouvel accord signé entre la France et les Emirats arabes unis, à la suite de l’inauguration de la base française à Abu Dhabi (lire Philippe Leymarie, « Rêves d’Abou Dhabi, » 25 mai 2009)
« Selon les clauses secrètes de l’accord renégocié entre Paris et Abu Dhabi, la France s’engage à utiliser tous les moyens militaires dont elle dispose pour défendre les Émirats arabes unis s’ils venaient à être agressés. Tous les moyens militaires, c’est-à-dire également l’arme nucléaire, s’il le faut. Figaro un diplomate qui a pu consulter l’accord. Mais les moyens militaires, s’ils sont déclenchés, devront être définis en commun par la France et les Émirats. Extrêmement contraignant, plus encore, selon ceux qui l’ont lu, que l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui engage les membres de l’Otan à se porter au secours – y compris par la force armée – d’un autre membre qui aurait été attaqué, le nouvel accord de défense n’offre pas une garantie nucléaire sans limite aux Émirats. Juste un petit parapluie, dont le manche, bien sûr, reste dans les mains françaises. Mais il fait franchir à la France un pas supplémentaire dans son alliance avec un petit pays qui se situe au cœur du nouvel arc stratégique définit par le livre blanc sur la défense en mai 2008.
Le mot « nucléaire » en lui-même n’apparaît pas, bien sûr, dans le texte. “Ce serait contraire à la philosophie de la dissuasion, qui consiste à en dire le moins possible sur la doctrine d’emploi”, explique au
(...)
La base d’Abu Dhabi en elle-même n’est pas “nucléarisée”. Mais la dissuasion française, toujours basée sur deux composantes, garde à sa disposition des SNLE, sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, qui patrouillent en permanence au fond des mers, ainsi que des avions de chasse pouvant se poser sur le porte-avions Charles-de-Gaulle avec des bombes nucléaires.
(...)
Lorsqu’il avait été élu, Nicolas Sarkozy avait promis de revoir les accords de défense qui lient la France à ses alliés, afin de les adapter à la nouvelle posture stratégique. Il avait aussi promis de les rendre transparents en les faisant approuver par le Parlement et en les rendant publics. Ce processus est désormais largement engagé. L’accord avec les Émirats est le troisième à avoir été renégocié depuis la publication du livre blanc sur la défense. Deux nouveaux textes ont été signés avec le Cameroun et le Togo. Un quatrième est en cours de renégociation avec le Gabon. Mais en raison de la lenteur des processus parlementaires, leur publication n’est pas annoncée avant de longs mois… »
Si, dans les prochains mois, une crise éclatait dans la région, la France risquerait d’être entraînée dans un conflit et d’utiliser sa dissuasion nucléaire, sans même que la représentation nationale n’ait pu en discuter. Comme le précise Le Figaro, cet « accord place Paris au premier rang en cas de conflit avec l’Iran ». On savait que la diplomatie française s’inquiétait de la trop grande ouverture de la nouvelle administration américaine en direction de Téhéran, mais cette information du quotidien français a de quoi inquiéter... Et de quoi réjouir les conservateurs iraniens qui, autour de M. Ahmadinejad, essaient d’agiter la menace extérieure pour casser la mobilisation populaire contre les fraudes électorales..
Alain Gresh Les blogs du Diplo
18:52 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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28.03.2009
La fausse jeunesse de Besancenot
On le présente comme le porte parole d'une nouvelle extrême gauche. D'autres veulent y voir le meilleur allié du gouvernement.
De nombreuses inconnues pimentent heureusement la fade perspective de l'élection européenne au suffrage universel de juin 2009. Parmi celles-ci on citera le sondage à balles réelles que représentera le score des listes de Besancenot et de son Nouveau parti anticapitaliste.
Mesurons quand même le rythme d'ascension de cet hypothétique présidentiable, moins impressionnant qu'on voudrait nous le faire croire.
En 2002, âgé de 28 ans, la LCR de Krivine le présente à la place du vieux chef rhumatisant : il obtient 4,3 % face à Arlette Laguiller encore presque présentable (5,7 %) et au candidat d'un parti communiste pratiquement encore vivant le nain de jardin Robert Hue (3,4 %).
En 2007 Besancenot n'en obtient que 4,1 % contre l'inaudible Marie-Jo Buffet (1,9 %), Bové (1,3 %), Laguiller pour un combat de trop (1,3 %).
La très forte participation permet à la LCR de faire état de 1,5 million de voix.
On retient ce chiffre : on oublie qu'il ne pèse que le 1/3 des voix de l'extrême gauche.
Depuis 8 ans, son conseiller personnel, le camarade Sabado, un vieux de la vieille est parvenu à médiatiser ce jeune compagnon de la directrice littéraire des éditions Flammarion. On a pu, de la sorte, lire sa prose dans Le Parisien, dans 20 Minutes, l'entendre sur RMC Infos, le voir dans l'émission satirique "Groland", sur Canal+, et même à un "Vivement dimanche", de Michel Drucker, sur France 2. On dit que les Français le trouvent "sympathique", "proche des gens", "courageux", "honnête". Sa spontanéité fait l'objet d'une préparation soignée. Des fiches sont rédigées. on lui explique ce que pense Monsieur Français Moyen, qu'à la vérité il côtoie assez peu. Bref, on se trouve en présence d'un travail de pro. Heure de gloire : un sondage affirme que si les citoyens devaient revoter, 13 % des sondés lui donneraient leur suffrage (cf. Opinion Way des 17 et 18 septembre 2008).
Il se veut à la tête "d'un parti qui les défend jusqu'au bout". Il "ne lâche rien", car il se veut "le seul à être totalement indépendant", viscéralement opposé au Diable, je veux dire à "Sarkozy".
Mais, curieusement, il dit la même chose du parti socialiste que de l'UMP. Faut-il y voir un nouveau "populisme" ? – comme aiment à l'énoncer ceux que n'effraient pas les mots qui ne veulent rien dire.
Depuis plusieurs mois en effet, on crédite l'Élysée, d'où certains pensent que viennent toutes les nuisances, d'une sorte de stratégie machiavélienne sinon méphitique. On soupçonne le gouvernement de se servir de cet épouvantail, qui pourtant ne fait encore peur à pratiquement personne, afin d'empêcher le retour de la gauche au pouvoir. On se souvient sans doute que pendant un quart de siècle, la Mitterandie avait su prospérer, cohabitant à distance, avec les frasques et tirant parti des mauvaises intentions d'un petit diable breton, qui, nominalement lui faisait horreur. Faisant profession de l'exorciser elle-même, la gauche exhortait avec succès la droite à refuser les voix de ses électeurs.
Pour démonétisé que semble désormais cet outillage-ci, on peut imaginer qu'il en aille de même avec son homologue d'extrême gauche. Or, le NPA, de son côté, ne s'affirme aucunement preneur du moindre soutien sans participation. Il ne veut pas aller au gouvernement. Et Krivine théorise : "je préfère, voir le PS dans la rue que faire le guignol au Parlement en chantant La Marseillaise."
Les anciens bénéficiaires de la diabolisation de l'impossible union des droites n'hésitent pas à opérer une projection manifeste. Ils accusent carrément l'actuel chef de l'État de vouloir faire comme eux avec le petit agitateur trotskiste. On s'étonne même qu'une telle rumeur ne sache tirer aucun argument du fait que cet ancien jeune homme, aujourd'hui âgé de 35 ans exerce la sympathique profession de facteur dans la bonne ville de Neuilly. "Comme par hasard".
Admettons possible que, d'aventure le fantasme prenne corps… Révons, cauchemardons que les 9 000 cartes placées par le parti fondé en février 2009, – alors qu'on en promettait 10 00 à la Ligue communiste révolutionnaire depuis les années 1970. Si donc cela donnait naissance à un vrai péril pour le système capitaliste, voilà qui ferait concurrence à cette gauche superdiplômée dont l'Europe nous jalouse l'influence… Afin de conjurer cette hypothèse on doit se remémorer un certain nombre de caractéristiques bien réelle du petit crocodile.
Tous d'abord, commençons, contrairement à ce qu'il fait lui-même par évoquer ses propositions positives.
Le Nouveau parti anticapitaliste déclare qu'il veut "abolir l'économie de marché". Il propose donc de lui substituer : une économie fondée sur la collectivisation des entreprises "sans indemnité, ni rachat", la "régulation centrale de l'activité par le Plan", la "gestion des établissements par des directeurs élus et révocables par les salariés".
Il revendique l'interdiction "de tous les licenciements", l'augmentation immédiate de tous les salaires de 300 euros net par mois, "la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires tout de suite, pour toutes les entreprises, et à 30 heures très rapidement" ; "la réunification de toutes les banques, publiques ou privées, dans un seul et même pôle public", etc.
Comme le dit élégamment le sénateur Henri Weber, aujourd'hui social-démocrate mais qui connaît bien la source de cette inspiration pour y avoir contribué dans le passé "le programme du NPA ne s'embarrasse pas de réalisme." (cf. sa tribune libre publiée par Le Monde du 7 février)
On lui fait crédit également d'avoir rénové l'imagerie sectaire en passant de Trotski à Che Guevara. Réfléchit-on au fait que désormais les trotskistes se sont réconciliés avec les staliniens. Car le Cheux au service des Gueux, fausse figure romantique, les a servis jusqu'au bout. Au moins Lev Davidovitch, lui s'était insurgé contre le totalitarisme soviétique, après l'avoir largement construit de ses mains sanglantes.
Besancenot n'a pas su trouver un mot, en octobre, après le merveilleux sondage cité plus haut, pour se démarquer de Rouillan et de son entretien imbécile et non repentant publié par L'Express.
Krivine, lui, a l'habileté de prétendre que "la violence vient toujours de la droite". Pur mensonge, mais qui esquive le coup.
Par conséquent Besancenot, si l'on devait faire une différence, me semble pire que Krivine.
Avec Krivine, je n'emploierais évidemment pas le mot de sympathie. Il paraîtrait un peu fort, sinon déplacé. Je lui dois quand même, à ce vieil ennemi, un vrai bon souvenir : en 1961, à l'âge de 17 ans, je figurais en qualité de benjamin dans le peloton de tête de la liste noire qu'il avait dressée au titre du Front Universitaire Antifasciste. Dans les 10 premiers sur 200, voila un classement épatant pour un lycéen. Merci qui ? Merci Krikri. Bon, mettons que cet homme-là, en dépit de ses œillères inchangées, de son absence totale d'humour, mérite au moins une part, une once, un verni d'estime, par exemple pour avoir rompu dès 1965 avec l'appareil stalino-soviétique et aussi, un peu, pour sa fidélité militante persévérant malgré tout, courageusement, dans l'erreur.
Je n'en dirais pas autant de Besancenot, adhérant dès 1988 à une Jeunesse communiste révolutionnaire impunie, c'est-à-dire à la Ligue dont la transmutation en NPA ne représente qu'un changement d'étiquette. Simple héritier par conséquent d'un courant qui s'est toujours trompé, il agit au nom d'un dogme immuable, en cours de réaffirmation, plus sectaire de jamais. Il ne mérite donc même pas le soupçon de crédit de son prédécesseur.
JG Malliarakis
10:54 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04.03.2009
texte intégral de la lettre de menaces, accompagnée d'une balle de 9 mm
"VOUS, Sarkozy, Alliot-Marie, Dati, Juppé, Blanc, Alduy, Couderc, Albanel, Lefebvre, Vannestre, dit la fiote et l'enculé car qui mieux qu'une raclure empaffée parle le mieux de ce qu'il connaît.
Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides et de lois fascistes. Vous voulez nous mettre au pas en coupe réglée pour vos amis et au bon vouloir du roy et vous croyez disposer de nos vies et bien non c'est nous qui disposons des vôtres.
Depuis le temps que l'on vous piste, photographie, écoute. ah ces bons vieux micros de plus en plus performants. La haine que vous avez distillé depuis de nombreuses années se retourne maintenant contre vous. Et à partir de ce jour le temps n'ayant en aucune manière d'emprise sur nos décisions le moment d'effacer de nettoyer.
Vous n'êtes que des morts en sursis, des morts verrouillés.
Le mépris total de vous envers le peuple nous impose d'agir dès maintenant. Vous et tout ce qui vous entoure est considéré comme étant effacé par nos serveurs.
Le dispositif de surveillance nous a permis de vous cibler vous et les vôtres dans tous vos déplacements. Donc vous êtes ciblé et verrouiller. Le temps est pour nous sans importance puisque vous êtes déjà mort, en sursis, seulement.
Les serveurs de 12.7 les snipers 308. 222. 7 .62 5.56
Tout ce qui concerne l'artillerie armes d'épaules de poing, munitions et autres Ghillies filets sniper et autres krestel et… sera de cet ordre : provenance Russie, Tchéquie, Afrique du sud, Amérique du nord, et Latine, etc… Tout ce joli matériel ayant été ramener en partie lors de missions.
Les spé explo, informatique, réseaux et crypto, de la désinformation dont vous êtes les spécialistes et notre cher professeur bonne vieille grande muette.
Donc Vous UMP Nouveau centre FN et autres collabos centristes et socialos collabos. Vous êtes dans les starting blocs de la mort.
Le sale hongrois digne de la pire figure du fascisme hitlérien et toute sa descendance et rattacher aura le temps de méditer à l'état létal.
Il est bien évident que tout le matériel destine à ces courriers est déjà détruit quand vous lirez ce courrier et que la boîte M est déjà considérer OUT !
Notez bien que tout cela a tété conçu sur pc portable sous panneaux solaires souples et sans connection réseau papiers et encre de diffusion grand publique etc.
Etuis et ogives nettoyées acide et cuivre.
Vous nous prenez pur des fous et c'est beaucoup d'honneur vous croyez nous faire sortir de nos gonds et donc nous exposés a vue de vos services et bien sachez que vous avez perdu.
Ce courrier est le dernier nous faisons le black-out silence radio total.
Les 1000 combattants
Cellule 34 (exp courrier)
Comment va le peintre débile ??????????
COURRIER UNIQUE POUR TOUS ET TOUTES"
12:17 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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27.02.2009
90 000 chômeurs de plus, c'est un Sarkozy de trop !
La France vient de battre un record : 90 000 chômeurs de plus en janvier ! 90 000 vrais chômeurs, de ceux qui recherchent un CDI à temps plein. Cela porte l'ensemble des chômeurs français dit de classe 1 à 2,2 millions de personnes et ne comptabilise donc pas les personnes recherchant des emplois à temps partiel ou à durée déterminée.
Ce record est celui du président de la République. L'homme qui avait prétendu « aller chercher le pouvoir d'achat avec les dents », l'homme du « travailler plus pour gagner plus », l'homme qui annonçait des croissances supèrieures à 2%, cet homme là n'a cessé de mentir aux Français et, en deux ans, a prouvé son incapacité à gérer ce pays, que ce soit avant la crise ou depuis son début.
Bien évidemment, Nicolas Sarkozy a trouvé en cette crise le bouc-émissaire parfait pour camoufler ses promesses non tenues et excuser ses carences. Il a commencé d'adopter la posture du chef de l'Etat qui fait face à un événement extèrieur. Incapable d'agir sur l'Histoire en cours, il excelle, en revanche, à en raconter aux électeurs...
Mais cette crise, qui n'en est qu'à son commencement, est la crise de l'idéologie mondialiste. Elle est donc la crise d'un Sarkozy comme d'une Merkel, d'un Obama comme d'un Bush. Chaque chômeur supplémentaire n'est pas la victime d'un cyclone ou d'un incendie de forêt, mais la victime d'un système politique et financier qui est parvenu à son terme. Le refus des Etats et des écluses douanières, la « taylorisation » des activités industrielles au niveau mondial, la création de valeurs ne reposant ni sur le travail ni sur la production, sont liés intrinsèquement à l'idéologie du nomadisme contre le localisme, du métissage mondial et obligatoire, à la fin des souverainetés, des identités. Ce monde, aux accents parfois orwelliens, né il y a soixante ans, monté en puissance aprés la chute de l'URSS, est en train de mourir dans la douleur.
Au regard des enjeux, les personnalités d'un Sarkozy, ou de ses rivaux, Royal, Aubry, Bayrou, sont consternantes pour notre pays. Elles disparaîtront avec la crise et le jour n'est plus si loin ou les Français se demanderont comment ils ont pu élire ces gens là. Dans le monde d'aprés crise, quel qu'il soit, un Sarkozy n'aura aucun sens...
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16.02.2009
Le dérapage occulté de Nicolas Sarkozy sur le Québec
Le 2 février dernier, Nicolas Sarkozy remettait l’ordre de commandeur de la légion d’honneur à Jean Charest, Premier ministre du Québec. Rien de bien exceptionnel sauf que dans le discours qui a suivi, le président français a taillé des croupières aux indépendantistes québécois. “Dans les valeurs universelles que nous portons au Québec comme en France, il y a le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l’enfermement sur soi-même, le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l’autre.” Passée sous silence dans l’hexagone, l’affirmation présidentielle qui n’a rien d’un dérapage a suscité de vives réactions dans la belle province.
Nicolas Sarkozy a de la suite dans les idées. En octobre, à l’occasion du Sommet de la Francophonie, à Québec, M. Sarkozy avait soutenu que le monde n’avait pas besoin “d’une division supplémentaire” et que “par son fédéralisme”, le Canada envoyait “un message de respect de la diversité et d’ouverture”. Quelques mois plus tard, il remet ça. La remise de décoration à l’Elysée n’aurait dû être qu’un simple moment protocolaire mais, Nicolas Sarkozy, en difficulté sur le terrain intérieur, ne rate pas une occasion pour tenter d’occuper la scène internationale. Les subtilités de la diplomatie, les propos précautionneusement pesés et ciselés ce n’est pas pour le président français.”Ni indifférence ni ingérence qui a été la règle pendant des années, honnêtement ce n’est pas trop mon truc” a-t-il déclaré.
Nos cousins d’Amérique ne s’en sont pas encore remis. Ils ont, à juste titre, le sentiment d’avoir été poignardés par le président français dont l’alignement sur les intérêts anglo-saxons est aux antipodes de la doctrine gaulliste. “La-bas”, l’opposition entre fédéralistes et souverainistes, ce ne sont pas seulement des mots mais des visions très différentes portées sur l’avenir d’une communauté qui cherche à maintenir sa différence culturelle.
De nombreuses personnalités politiques québécoises ont réagi aux propos présidentiels. Tous se déclarent surpris. Les plus cléments évoquent un excès d’enthousiasme. Les souverainistes considèrent eux qu’il s’agit d’une gifle à leur égard. “S’il y a du sectarisme, ce n’est pas au Québec. S’il y a de l’agressivité, ce n’est pas au Québec. Ce mouvement de la souveraineté et de l’indépendance se vit dans un rapport démocratique exemplaire” a tenu à rectifier Gérald Larose le président du Conseil de la souveraineté.
Même Jean Charest, l’heureux récipiendaire, pourtant fédéraliste, n’a pas caché son embarras : “Je ne vois pas d’autre politique possible pour la France que celle de ni ingérence et ni indifférence, dans le cadre d’un référendum.” L’accusation de xénophobie portée contre les souverainistes a du mal à passer outre-atlantique où l’on ne manque pas de relever la contradiction avec la position française favorable à l’indépendance du Kosovo.
Pauline Marois et Gilles Duceppe, les responsables des deux partis indépendantistes du Québec ont pris la plume pour adresser une réponse, rendue publique, à Nicolas Sarkozy. Une longue lettre de quatre pages envoyée à l’ambassade de France d’Ottawa et au consulat de la France à Québec. “Nous devons à la vérité de vous faire savoir que jamais un chef d’État étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se dont prononcés pour la souveraineté”. “Aucun n’a utilisé envers le mouvement indépendantiste les épithètes pour tout dire méprisantes que vous employez”.
Le texte revient sur l’idée d’un souverainisme perclus de ressentiments, bâti sur la haine du Canada. “Malgré nos différends importants avec nos voisins, nous respectons ce pays, ses valeurs et sa population, écrit le tandem. Nous pensons que l’indépendance du Québec mettrait un terme aux rancoeurs et aux débats épuisants qui jalonnent l’histoire de notre présence dans le Canada.”
Le quotidien canadien anglophone The Globe and Mail écrit que “Cela fait longtemps qu’une telle bouffée d’air frais n’était pas venue de France », se félicitant que les déclarations de M. Sarkozy mettent un point final à l’épisode ouvert par le célèbre « Vive le Québec libre » lancé en 1967 par le général de Gaulle à Montréal. Au plan politique, Stephen Harper le premier ministre canadien a saisi l’occasion pour reprocher au chef du Bloc québécois devant la Chambre des communes, son “sectarisme”, son “intolérance” et son “idéologie sectaire”
Le Québec a connu deux référendums sur la question de son indépendance, en 1980 et 1995. La seconde fois, les souverainistes sont passés de trés peu à côté du succés (49,4% des suffrages). Depuis pourtant, l’idée semble en recul (43% d’avis favorables selon un sondage récent). Le “lâchage” par la France arrive donc à un bien mauvais moment pour les partisans dun Québec libre.
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08.02.2009
Taxe professionnelle supprimée ou la méthode Sarko à la dérive
BLOC IDENTITAIRE
Communiqué du 7 février 2009
En annonçant jeudi soir, la suppression de la taxe professionnelle, le président de la République a prouvé une fois encore le caractère imprévisible de ses déclarations qui relèvent davantage de l'annonce médiatique que de la décision d'un chef d'Etat.
Imprévisible car il a pris de court ses ministres du budget, de l'économie et des finances. Imprévisible car il a annoncé cette suppression pour 2010. Or, en temps budgétaire, 2010 ce n'est pas demain, ni tout à l'heure, mais dans un instant.
Nicolas Sarkozy a également montré une fois encore sa totale méconnaissance des dossiers en affirmant que cette suppression couterait à l'Etat 8 milliards d'euros. Or, le montant est, selon les estimations, de 3 à 4 fois supérieur.
La raison qui a incité Nicolas Sarkozy à annoncer cette disparition est, de ses propres dires, simple : il veut « garder des usines en France ».
Là encore, le président de la république établit son ignorance des réalités des délocalisations : les usines partent non à cause de la taxe professionnelle mais du coût du travail en France. En supprimant la taxe professionnelle, on soulage sans doute de petites entreprises, dont par nature l'activité interdit toute délocalisation, mais on ne stoppe pas une délocalisation d'usine qui obéit à des stratégies mondiales au sein d'un marché mondial.
Cette suppression de la taxe professionnelle ne sauvera donc aucune usine française. Elle pose cependant de nombreux et complexes problèmes. Le revenu de cette taxe constitue une ressource essentielle, quand ce n'est pas quasiment la seule dans le cas des intercommunalités, des collectivités locales et territoriales. Sarkozy promet que l'Etat suppléera à cette disparition. Comment ? Par d'autres taxes. Lesquelles ? Sarkozy est resté discret sur ce point, agitant le hochet d'une taxe écolo « carbone » dont le revenu serait de toute manière marginale.
Doit-on comprendre que Nicolas Sarkozy accepte de creuser le déficit de l'Etat en créant de nouvelles dotations aux collectivités ? Doit-on aussi penser que ce même Etat qui, depuis plus de dix ans, pousse les communes à se rassembler en intercommunalités, à créer des taxes professionnelles unifiées, revient en arrière et dit à ces groupements de communes : je vous supprime votre seul moyen de subsistance, la taxe professionnelle, pour le remplacer par une dotation étatique et quelques nouvelles taxes éparses ?
Au-delà de l'aspect technique, c'est bien l'incroyable légèreté du chef de l'Etat et de son gouvernement qui apparaît au grand jour. Sarkozy est non seulement incapable de réformer la France mais il ne comprend rien au fonctionnement de l'outil qu'il entend réformer. Pire : il ne s'y intéresse pas, imaginant que son ego vibrillonant suffira à tout faire plier devant lui, le chômage, la crise, Angela Merkel, France Télévision, Patrick Devedjian ou l'Iran…
48 heures après cette annonce, les ministres de Sarkozy ont commencé, prudemment, à revenir sur l'annonce de leur chef. Il ne s'agirait plus d'une totale suppression, mais d'une suppression partielle, celle qui porterait sur les biens de production. En attendant un recul supplémentaire ?
En attendant, une baisse de la TVA n'est toujours pas à l'ordre du jour. Vous savez, la TVA, cet impôt que paient tous les Français, à chaque fois qu'ils achètent leur pain, leur lait, leur viande, leur énergie, leurs biens d'équipement…
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24.12.2008
Sarkozy déjà au bout du rouleau
A la fin de l'été, l'Etat Sarkozyste avait fixé le déficit de la France pour 2009 à 57 milliards d'euros. Depuis quelques jours, ce déficit a été revu largement à la hausse puisqu'on nous annonce désormais 79 milliards d'euros ! Soit un montant très au dessus du maximum fixé par l'Europe.
Mais qu'à cela ne tienne, toujours volontariste, le ministre de l'économie, Christine Lagarde, nous promet une croissance entre 0,2 et 0,5% l'an prochain. La même Lagarde qui annonçait 2,2% pour 2008… alors qu'elle n'atteindra même pas la moitié.
La réalité est que, derrière les discours, le gouvernement Sarkozy ne sait pas où il va, mais il y va à toute vitesse, incapable de réduire les dépenses publiques de l'Etat.
Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il ne reculerait pas devant les grèves. Son ministre Darcos a reculé pour lui.
Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il réformerait l'Etat. Au bout de deux ans, on voit ce qu'il en est : déficit et dette record, comme dans n'importe quel Etat socialiste.
Sarkozy avait promis « d'aller chercher la croissance avec les dents ». C'est la réalité qui lui revient aujourd'hui en pleine mâchoire.
Brillant candidat, c'est-à-dire démagogue hors pair et menteur cynique, Sarkozy le président ne compte plus que sur la nullité de son opposition de gauche pour tenir bon jusqu'en 2012.
On pourrait se réjouir de cet échec si, une fois de plus, ce n'était pas le peuple de France qui souffre, qui peine, qui se désespère. Alors que son président, son épouse et leur cour réveillonneront sous les tropiques, c'est à ce peuple, à ces millions d'hommes et de femmes trompés, abusés, manipulés, depuis si longtemps, à qui l'on vole son avenir après avoir détourné son passé, que nous pensons en cette veille de Noël.
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19.12.2008
Sarkozy Wants to Speed-Up Destruction of Whites in France

PALAISEAU, France (AP) — President Nicolas Sarkozy, impatient with what he said was the slow pace of promoting diversity in France, announced measures Wednesday to put more ethnic minorities on TV screens, in political parties and in elite schools.
A government action plan to be presented by March will spell out the measures in detail. The project is to be overseen by a newly appointed commissioner for diversity and equality, Yazid Sabeg, a son of Algerian immigrants who is known for his efforts to bring equality to the workplace.
"It's not moving fast enough," Sarkozy said in a speech at the elite Ecole Polytechnique, south of Paris, a symbol of the very system that has locked minorities out of the mainstream. France must change so that "no French person feels like a stranger in his own country."
Turning to his audience, Sarkozy said prestigious schools must make room for all.
"We are going to throw open the doors of places where tomorrow's elite are formed," he said.
He wants top schools to reserve 25 percent of their places for students receiving state aid by September — and 30 percent by September 2010. Many students who receive government education funds are ethnic minorities from underprivileged backgrounds.
Increasing diversity was a campaign promise of Sarkozy, elected in May 2007. Long ignored, diversity topped the political agenda after fall 2005 riots in poor French neighborhoods exposed deep anger among people of immigrant origin and revealed the extent of discrimination in France.
The election of Barack Obama as U.S. president sparked renewed soul-searching about why so few ethnic minorities rise to the top in France.
Sarkozy squarely rejected affirmative action for France. But in a significant departure from French practice, he raised the possibility that scientists might begin gathering statistics on ethnicity — long taboo in a country that is officially colorblind.
Researchers are handicapped by the inability to make head counts based on religious or ethnic factors and have pressed for permission to do so. Sarkozy said scientists must be able "to clearly identify lagging and measure progress."
While offering no firm promises or dates, Sarkozy said a dialogue would be opened with scientists on how to advance ethnic diversity in France.
He encouraged companies to accept anonymous resumes from job seekers to avoid discrimination due to name or address as is often the case today.
The government will propose that 100 large companies experiment with using such resumes in 2009, Sarkozy said, adding that he wants to extend the reach of the High Authority Against Discrimination so that it has the right to make surprise checks of work places.
Among other measures, political parties will be asked to sign a "diversity charter" that could become a criteria for receiving public funds, Sarkozy said.
Sarkozy also said TV stations will be required to spell out diversity goals to the CSA, France's audiovisual watchdog.
CHRISTINE OLLIVIER
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15.11.2008
Sarko le Russe

Ou comment le président de la République, qui avant son élection n'avait pas de mots assez durs envers Poutine et rêvait de faire plier Moscou, a fini, au pouvoir, par devenir un partenaire très accommodant. Une enquête de Vincent Jauvert
La scène, qui n'a jamais été racontée, se déroule au Kremlin, le 12 août, en début d'après-midi. Nicolas Sarkozy est seul face à Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev. Il essaie de convaincre les deux Russes d'arrêter les combats en Géorgie et surtout de ne pas prendre Tbilissi. Il sait qu'une grande partie de l'armée russe veut aller jusqu'au bout et renverser Saakachvili. Comment ? Grâce aux interceptions des services secrets français ! Selon une note de la direction du renseignement militaire à ce sujet, certains responsables de l'état-major à Moscou conseillent à leurs chefs de foncer puisque la voie est libre. Sarkozy sait aussi - ou croit savoir qu'un pouvoir géorgien fantoche a été constitué par le Kremlin et qu'il est prêt à prendre la relève.
Le président français interpelle Poutine et Medvedev : «Vous ne pouvez pas faire cela, le monde ne l'acceptera pas.» Poutine réplique dans son langage ordurier habituel : «Saakachvili, je vais le faire pendre par les couilles.» «Le pendre ?» demande le président français, effaré. «Pourquoi pas ? répond le Premier ministre russe. Les Américains ont bien pendu Saddam Hussein.» «Oui, mais tu veux terminer comme Bush ?», rétorque Sarkozy. Poutine est interloqué. Comme Bush ? Il réfléchit puis lâche : «Ah, là, tu marques un point.» C'est gagné : Saakachvili sauve sa tête et ses... Cet échange fleuri, épisode crucial de la geste géorgienne de Sarkozy, nous a été relaté par Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique à l'Elysée. Normal : il donne le beau rôle au président français, auquel beaucoup, en Europe comme en France, reprochent d'avoir - par ignorance ou par calcul - trop cédé aux Russes cet été. Même le président du groupe d'amitié France-Russie à l'Assemblée, l'UMP Hervé Mariton, le dit : «Nous avons été h caricature de nous-mêmes, une France faible sur les principes.» «Ce ne sont que sornettes», répond l'onctueux Levitte, alias «Diplomator».
Sornettes ? Pourtant, ce même 12 août à Moscou, Nicolas Sarkozy affirme haut et fort qu'il est «parfaitement normal» que Moscou défende les «russophones à l'extérieur de la Russie», faisant ainsi sienne la propagande néo-impériale du Kremlin. Certes, plus tard, il assure que les Russes vont se retirer sur les positions qu'ils occupaient avant le début de la guerre. Et menace, plusieurs fois, d'en «tirer les conséquences», s'ils ne le font pas. Mais, à ce jour, les Russes ne se sont pas repliés partout. Au contraire, ils ont annexé des morceaux de la Géorgie où ils n'étaient pas présents avant le conflit : la vallée de la Kodori et la ville d'Akhalgori, à soixante kilomètres de Tbilissi. En outre, ils refusent que les observateurs européens pénètrent en Ossétie du Sud et en Abkhazie.
Qu'en dit Nicolas Sarkozy ? Rien. Mieux, ou pis, il applaudit le Kremlin. Ainsi, le 8 octobre, le président français, lors d'une conférence organisée par l'Ifri à Evian (et financée, en partie, par l'oligarque préféré du Kremlin Oleg Deripaska), remercie Medvedev d'avoir «rempli tous ses engagements». Traduction : on peut reprendre le «business as usual» avec le Kremlin et notamment les négociations sur un «partenariat stratégique», à Bruxelles. Bref, il est temps de passer l'éponge et d'accepter les faits accomplis russes dans le Caucase - un «Kosovo à l'envers», selon la formule d'Alain Mine, qui se félicite de l'habileté diplomatique de son ami Sarkozy. «Sarkozy a fait exactement ce que nous espérions : donner, de fait, la bénédiction de la France à l'annexion de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud», dit un officiel russe. Il ajoute : «Rendez-vous compte, il est aujourd'hui le meilleur ami de la Russie en Europe, son meilleur avocat en tout cas. Et nous qui étions si inquiets quand il a été élu ! Qui aurait pu imaginer ce revirement ?»
Et quel revirement ! Conversion ou reniement ? Souvenons-nous. Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy milite pour la défense des droits de l'homme en Russie et contre la realpolitik façon Jacques Chirac. Il dénonce «le silence sur les 200 000 morts en Tchétchénie» et assure qu'il vaut «mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine».
En décembre 2006, il organise un petit déjeuner «Russie» place Beauvau. En catimini, pour ne pas s'attirer les foudres de Chirac, il convie à sa table les critiques plus féroces du Kremlin à Paris. «Sarkozy nous tient alors un discours très antipoutinien, se souvient l'un des participants. Il dit que, s'il entre à l'Elysée, il invitera Garry Gasparov [le champion d'échecs devenu la bête noire de Poutine]. Et il parle avec chaleur de son ami «Micha» Saakachvili.» «A l'époque, il avait des convictions très fortes, résume son conseiller stratégique d'alors, Pierre Lellouche. Enfin, je crois...»
En retour, Poutine bat froid le candidat Sarkozy. Il refuse de l'accueillir au Kremlin quand il est invité à Moscou par son homologue de l'Intérieur. Le président russe ne cache pas sa préférence pour Dominique de Villepin, le poulain de son ami Chirac. Et quand le candidat de l'UMP est élu, le 6 mai, il attend plusieurs jours avant de le féliciter. D'autant que le premier chef d'Etat reçu à l'Elysée par le nouveau président n'est autre que... Saakachvili. «Mais, la campagne finie, dit sans ambages «Diplomator» Levitte, il fallait passer à autre chose : place à la France et à ses intérêts.»
Lire la suite : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2297/articles/...
18:49 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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13.11.2008
Carla Bruni l’alliée des assassins de l’identité française ?

La perversion du sens
Selon la tradition biblique, la construction de la Tour de Babel qui devait permettre aux humains de se hisser au niveau de Dieu pour en devenir les égaux et même le détrôner, échoua au moment où ils cessèrent de se comprendre, rendant la poursuite de leur tâche commune impossible. Ce n’est pas qu’ils se missent à parler diverses langues, plus vraisemblablement ils parlaient toujours la même langue, employaient le même vocabulaire et respectaient la même syntaxe mais chacun donnait un sens différent au même mot. C’est ce qu’a observé, dans un tout autre contexte, celui du Troisième Reich, le philologue Victor Klemperer dans son LTI. Dommage seulement qu’une fois recouvrée sa chaire à l’université de Dresde en R.D.A, il ait oublié sa propre leçon face à la perversion lexicale de la République Démocratique Allemande dont il devint un laudateur. De son côté, Orwell, dans son roman «1984», met en vedette la perversion du sens dans le discours de «Big Brother» et de ses «cireurs de pompes», alors qu’avant lui, Camus rappelait que «mal nommer les choses ajoute au malheur du monde». On a ainsi inventé, naguère, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques avec ses Mouvements de la Paix et ses Démocraties Populaires dont chaque terme était un mensonge, au point qu’il y avait davantage de socialisme dans l’imposture National Socialiste qu’en URSS. C’est une des raisons pour lesquelles je dénonce l’imposture de l’UPM, de la «discrimination positive», du multiculturalisme, de la «laïcité ouverte» ou «positive», de l’Obamaphrénie ou de la prétendue discrimination que les manipulateurs des «indigènes de la république» nous jettent à la figure.
L’Union «Pour» la Méditerranée.
UPM, voilà un machin enfanté par Sarkozy dont les termes sont dès à présent pervertis par la réalité. Au départ, il s’agissait d’une Union des Etats bordant la Méditerranée, mer «intérieure» aux contours précis à laquelle on peut inclure les Etats riverains de la Mer Noire, celle-ci n’ayant d’autre débouché que la Méditerranée.
Mais ses objectifs et ses motivations sont assez floues pour autoriser toutes sortes de dérives perverses. Certes une seule chose paraissait évidente et claire : il s’agissait d’Etats et uniquement d’Etats bordant cet espace marin et y ayant des intérêts communs.
La première perversion se révèle avec l’adjonction de la Mauritanie à cette Union alors que ce pays n’est pas plus méditerranéen que la Norvège. Les incorrigibles islamophobes, dont je m’honore de faire partie, susurreraient qu’il s’agit d’accroître le nombre, donc le poids et le pouvoir des pays dont l’Islam est religion d’Etat. Or, comme pour nous donner raison, voilà que pour acheter le consentement des Etats musulmans à l’adhésion d’Israël, qui va pourtant de soi en tant qu’indiscutable pays méditerranéen, les Etats Européens commencent par capituler en accordant à un machin, dénommé Ligue Arabe, un statut de membre à part entière de l’UPM. Il y a donc là une «discrimination positive» supplémentaire et un privilège en faveur d’un organisme exprimant l’impérialisme panarabe qui sait, lorsqu’il en est besoin, se faire le porte parole de tout l’islam. Et comme je doute que le Congrès Juif Mondial ou le Vatican, dans lequel une majorité d’Européens se reconnaît, puissent bénéficier de la même faveur et au même titre que la Ligue Arabe, il est facile d’imaginer l’avenir de ce qui n’est ni une «Union» ni «pour» ni «méditerranéenne».
Nous avons déjà été et sommes encore témoins de la perversion du sens d’organismes onusiens tels que la Commission des droits de l’Homme dominée par des Etats musulmans et présidée par un terroriste et preneur d’otages libyen, ou de la foire «antiraciste» de Durban où une alliance dans la nature des choses entre islamistes et altermondialistes a pu cracher tout le venin antisémite récupéré dans l’arsenal nazi.
Alors comme les Etats européens ont déjà assez de mal pour faire de l’Europe une véritable puissance politique, économique et militaire, à quoi bon nous embarrasser d’une Union pour la Méditerranée transformée en «mare nostrum» de l’impérialisme arabe et une large brèche dans l’ultime ligne de défense de l’Europe contre la barbarie islamiste.
Pour une France métissée et multiculturelle.
«Une lycéenne de 18 ans d’origine algérienne a été victime de violences aggravées de la part de sa famille, la semaine dernière à Toulon, parce qu’elle refusait d’être mariée en Algérie à un homme de 30 ans. Enlevée et séquestrée quelques heures, elle a eu le visage et l’abdomen lacérés par un couteau». Ce que cette brève information parue dans les journaux du 11 novembre ne dit pas, c’est que des proches en service, et sévices commandés l’ont copieusement violée durant sa sequestration. Sommé de croire, sous peine de me voir taxé de facho colonialiste, que toutes les cultures son respectables et se valent, je me garderai bien de porter un jugement de valeur sur ce fait divers culturel et cultuel. Je trouve seulement que cette jeune fille méritait bien une correction : n’a-t-elle pas, par son refus d’épouser un barbon en Algérie, empêché celui-ci de grossir les rangs des «français de plein droit» ? Et, circonstance aggravante, n’a-t-elle pas préféré partager sa vie avec son petit ami «souschien» plutôt qu’avec un musulman maghrébin ? Pourquoi cela déplait-il aux farouches défenseurs d’une France métissée ? Mais, parbleu, parce que le «promis» algérien se trouve ainsi victime d’une discrimination en faveur d’un français «gaulois». Attendons nous donc à une plainte du MRAP et de la LDH contre cette raciste discriminatrice et islamophobe.
De Königsberg à Kaliningrad
Le président russe, marche pied de Poutine, annonce le déploiement de missiles dans «l’enclave russe de Kaliningrad». Sans aborder les conséquences stratégiques de ce chantage sur l’Europe, rappelons qu’au sortir de la 2ème guerre mondiale, les Alliés occidentaux ont laissé sans broncher les Soviétiques expulser la population de cette ville historique allemande, patrie de Kant, qui s’appelait Königsberg, pour y installer à leur place des colons russes. On m’objectera que les Allemands ne l’on pas volé. Certes mais pourquoi justement Königsberg alors que la majorité des hauts «dignitaires» nazis, à commencer par Adolf Hitler, étaient autrichiens ? Comme quoi, la Justice était le cadet des soucis de Staline. Quoi qu’il en soit, si nous ne pouvons guère nous étonner de cette falsification pratiquée par l’impérialisme russe, nous ne sommes pas moins témoins de la perversité et de la couardise de nos médias et de nos responsables politiques qui se rendent complices de cette mystification russe. «Kaliningrad» n’est pas une «enclave russe» au cœur de l’Union Européenne mais un territoire occupé, vidé de sa population première et annexé non pas à l’URSS mais à la Russie. Le nombre de réfugiés chassés par les Russes dépasse largement celui des réfugiés qui ont fui la guerre déclenchée contre Israël par les pays qui allaient constituer la Ligue Arabe. Si on parle toujours des «réfugiés» palestiniens et des sommes colossales extorquées en leur nom à la communauté internationale, qui se souvient encore des réfugiés de la Prusse Orientale ? Et si les israéliens qui s’installent sur des terres de leur patrie historique sont appelés «colons» par nos médias et si leurs implantations sont traduites par «colonies» dans la LTI du politiquement correct, pourquoi les Russes installés à «Kaliningrad», qui n’a aucun lien historique avec la Russie, ne sont-il pas désignés de la même façon ? Sans doute à cause de la Tour de Babel.
Les Obamaphrènes
L’Amérique a voté, elle a choisi son président, point barre. Ne partageant pas le crétinisme américanophobe de nos Gestapistes de la pensée qui contrôlent les citoyens français, je souhaite bonne chance à l’Amérique sous le règne d’Obama pour lequel je n’aurais certainement pas voté, comme je l’aurais également souhaité à une Amérique présidée par McCain. Ne serait-ce que parce qu’en tant que citoyen français, je m’interdis de m’immiscer dans le choix des citoyens américains, comme j’interdis aux ressortissants américains, arabes, russes, maliens ou autres de s’immiscer dans le choix des Français. A en juger par les conséquences catastrophiques d’une politique française qui s’aligne sur nos donneurs de leçons, on comprend que l’Amérique n’aie que faire de nos mouches du coche.
Par contre je suis abasourdi, non pas par l’allégresse des «jeunes des banlieues» et autres indigènes de la République dont l’inculture crasse entretenue pas leurs mentors idéologiques et religieux explique, sans les excuser, tous ses fantasmes d’un racisme «antisouchien», antioccidental et antijuif, mais de la manifeste débilité mentale de nos zélées «zélites» intellectuelles, des médias et des professionnels de la politique que l’on rencontre jusqu’à l’Elysée. Mon confrère John Connor a déjà, dans Liberty Vox du 10/11/2008, réglé leur comte à ces cireurs de pompes : http://www.libertyvox.com/article.php?id=354
Et voilà que le lobby immigrationniste sort son artillerie lourde, allant jusqu’à appeler à la rescousse notre Première Dame, drapée pour la circonstance dans le rôle de Notre Dame des Racailles (Note pour le MRAP ou la LDH : Je ne fais qu’emprunter ce qualificatif à son présidentiel époux) pour déclarer que seule sa fonction élyséenne l’empêche de signer le «manifeste pour l’égalité réelle». Ce n’est pas moins une déclaration politique qu’elle prétend pourtant s’interdire. Pour une non politicienne, elle s’y prend plutôt bien et serait une dangereuse rivale de Ségolène lors d’une prochaine présidentielle, sauf si d’ici là, il faudrait une peau obligatoirement noire pour avoir quelque chance de se faire élire. Il paraît qu’en bonne professionnelle de la politique, Ségolène prend déjà des séances de bronzage et s’est choisie un coiffeur africain ...
LIRE LA SUITE : http://www.libertyvox.com/article.php?id=356
19:02 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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