04.02.2009

La métaphore Darwin

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- Oubliez « l’arbre généalogique », comme illustration de l’évolution des espèces. Sur ce point, il y a 150 ans, Darwin a eu tort. Parce qu’il n’avait pas soupçonné que la réalité était encore plus complexe qu’il ne pouvait l’observer.

Mais de là à titrer « Darwin avait tort », il y a une marge, s’indigne le biochimiste et blogueur Laurence A. Moran. Il s’en prend au magazine britannique de vulgarisation scientifique The New Scientist, qui a choisi ce titre pour attirer l’attention sur sa page couverture du 24 janvier.
« Il se trouve, résume-t-il, que je crois que la science de l’évolution a progressé depuis 1859, et je suis un défenseur de processus évolutifs dont Darwin ne connaissait rien. Néanmoins, proclamer que « Darwin avait tort » est une autre histoire ».

Lui-même et d’autres scientifiques blogueurs ont critiqué cette stratégie de communication, craignant que les créationnistes ne s’en donnent à coeur joie.

Il est certain qu’il y a environ une décennie que se fait sentir le besoin de remplacer une métaphore vieille de 150 ans —l’arbre— par une autre, plus adaptées aux connaissances modernes. Cela pourrait être un buisson, à en juger par l’illustration ci-contre. Un buisson qui, dans sa section correspondant aux premiers milliards d’années de notre planète, serait toutefois fort étrange, là où Darwin avait imaginé un « tronc commun ». « La prime histoire de l’évolution, résume Laurence Moran, est sans doute caractérisée par un réseau de vies plutôt que par un arbre traditionnel. Ce « réseau » est causé principalement par plusieurs exemples de transferts génétiques ».

Pas facile, donc, de trouver une métaphore qui convienne aux multiples ramifications de ce qu’est devenue la biologie depuis Darwin : les actualités qui surgissent ici et là ces dernières années sur le rôle de l’ARN et des protéines, le transfert de gènes d’une espèce à l’autre, ou la quête de gènes communs à tous les êtres vivants, ne sont que la pointe de l’iceberg des discussions actuellement en cours chez les généticiens.

Des débats sur les origines de la vie, qui remettent certes en cause une des visions de Darwin —l’arbre— mais des débats qui, à l’inverse, doivent leur existence même à la percée accomplie par un certain naturaliste britannique, il y a 150 ans...

Pascal Lapointe ASP

12.10.2008

Question de Chimie

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Voici la version d'une question de chimie donnée à l'université de Montpellier. La réponse d'un étudiant a été si remarquable que le professeur l'a partagée avec ses collègues, via Internet, et c'est pourquoi nous avons le plaisir de la lire.

"Question bonus": L'enfer est il exothermique (évacue de la chaleur) ou endothermique (absorbe de la chaleur) ?

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

Cependant un étudiant eut la réponse suivante :

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons donc besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer. Je pense que nous pouvons sans risque présumer qu'une fois entrée en enfer, l'âme n'en ressortira plus. Du coup, aucune âme n'en sort.

De même pour le calcul du nombre d'entrée des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui. La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas un membre de leur religion alors vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons postuler que toutes les âmes vont en enfer.

Maintenant regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer puisque que la loi de Boyle spécifie que, pour que la pression et la température reste identique en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes.

Cela donne deux possibilités :

1 - Si l'enfer se dilate à une vitesse moindre que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

2 - Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat que Teresa m'a répondu durant ma première année d'étudiant qu' "Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi"et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie, et alors je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé. Le corollaire de cette théorie c'est que, comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus... Laissant ainsi seul le paradis, ainsi prouvant l'existence d'un être divin, ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Teresa n'arrêtait pas de crier "Oh mon dieu !".


C'EST LE SEUL ETUDIANT A AVOIR RECU LA NOTE 20