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soudan

  • IRAN : Nouveaux tirs de missiles

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    Malgré une mise en garde lancée par les États-Unis, l'Iran a procédé, aujourd'hui, à une nouvelle série d'essais de missiles dans le cadre d'exercices militaires qui font monter la tension dans la région depuis maintenant trois jours.

    Selon la télévision iranienne, les Gardiens de la Révolution ont testé jeudi plusieurs missiles sol-mer, mer-sol et sol-sol dans le golfe Persique. L'Iran a également procédé à l'essai de la torpille iranienne à grande vitesse Hout.

    Mercredi, les Gardiens de la Révolution, qui sont les troupes d'élite de la République islamique, ont testé neuf missiles, dont un Shahab 3, capable d'atteindre Israël et des bases militaires américaines au Proche-Orient.

    Washington hausse le ton

    De passage à Tbilissi, en Géorgie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a averti Téhéran que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région pour y assurer la sécurité et défendre leurs alliés, dont Israël.

    « Nous défendrons les intérêts américains et les intérêts de nos alliés. Nous prenons très au sérieux nos obligations de défendre nos alliés et nous avons l'intention de le faire », a déclaré Rice.

    La chef de la diplomatie américaine a ajouté que Washington était déterminé à « empêcher l'Iran de menacer nos intérêts ou les intérêts de nos amis et alliés [...]. Je ne pense pas que les Iraniens se posent trop de questions sur la capacité et la puissance des États-Unis pour faire cela ».

    Cette mise en garde de Washington survient à la suite d'un regain de tensions dans le golfe Persique en raison de cette série d'exercices militaires, baptisés Grand Prophète 3.

    Ces exercices, qui comprennent l'essai de plusieurs types de missile à courte et moyenne portée, surviennent alors que la tension est vive entre l'Occident et Téhéran, qui refuse de suspendre son programme nucléaire et qui multiplie les menaces à l'endroit d'Israël.

    Les États-Unis et Israël menacent régulièrement d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran si Téhéran refuse de coopérer avec la communauté internationale. Des discussions particulièrement difficiles à ce sujet sont en cours.

    « Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne », a déclaré mercredi le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, à l'agence Al-Alam. « Nos missiles sont prêts à être lancés n'importe où, n'importe quand, vite et avec précision ».

    En plus du Shahab 3, d'une portée d'environ 2000 kilomètres, des missiles Zelzal, d'une portée de 400 km, et Fateh, d'une portée d'environ 170 km, ont également été testés lors de ces manoeuvres militaires, baptisées Grand Prophète 3. Tous les missiles iraniens étaient armés de charges conventionnelles lors de ces exercices.

  • Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

    2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

    Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

    Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

    Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

    Khaled Asmar ( MAI )