26.02.2009
Le Pen islamophile
Le Pen vient de participer au trentième anniversaire de la révolution islamique organisé au centre Zahra-France. À cette occasion, il s'est déclaré un ami de l'Iran "nation libre" ! selon lui. Il a répondu avec affabilité au "Salamalékum" puis aux questions d'une journaliste portant un foulard islamique et a clos l'entretien par la formule "Dieu est grand" (traduction du fameux "Allâh Akbar").
Par ce comportement, il démontre qu'il s'accomode des manifestations de l'islamisme sur le sol français.
Après ses déclarations sur la dalle d'Argenteuil, Le Pen surenchérit, trahissant au passage son électorat. Il semble avoir oublié le statut des minorités chrétiennes en terre d'islam et les victimes de fatwas...
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13.02.2009
Irak: une kamikaze tue 35 pèlerins chiites en route vers Kerbala
HILLA, Irak - Une kamikaze a tué vendredi 35 pèlerins, dont une majorité de femmes et d'enfants, qui se rendaient à pied vers la ville sainte chiite de Kerbala, dans un attentat rappelant les violences confessionnelles qui ont ensanglanté l'Irak ces dernières années.
Les victimes se restauraient dans l'une des tentes dressées le long des 110 km qui relient Bagdad à Kerbala, selon un témoin.
"Trente-cinq personnes, en grande majorité des femmes et des enfants, ont été tuées et 68 blessées", a affirmé à la télévision Abdel Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"Les deux attaques portent l'empreinte d'Al-Qaïda", a-t-il ajouté, en référence à l'attentat qui a causé la veille la mort de huit pèlerins près du mausolée chiite de l'imam Hussein à Kerbala.
D'après Mohammed al-Awadi, capitaine de police de la province de Babylone, située entre Bagdad et Kerbala, l'attentat a eu lieu vers midi à Iskandariyah, à 40 km au sud de Bagdad.
"Les pèlerins déjeunaient. (La kamikaze) est entrée, vêtue d'une abaya, a avancé jusqu'au milieu de la tente et fait détonner sa charge", a indiqué à l'AFP Amir Mohammed, le frère de l'un des blessés hospitalisés à Hilla, qui se trouvait à proximité lors de l'attentat.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit "consterné", selon sa porte-parole Michèle Montas.
"Ces actes ne peuvent être justifiés par aucune cause politique ou religieuse et doivent être condamnés dans les termes les plus forts", a affirmé Mme Montas dans un communiqué.
Le journaliste de l'AFP à Hilla a vu des dizaines d'ambulances se diriger vers l'hôpital général de la ville. Un médecin a indiqué avoir reçu "25 blessés, en majorité des femmes et des enfants, sérieusement atteints à la tête et au ventre".
Le mode opératoire porte la marque d'Al-Qaïda ou des groupes jihadistes qui proclament leur haine des chiites, considérés comme des "apostats" et des "suppôts de l'occupation américaine".
L'attentat s'est produit dans ce qui avait été baptisé le "triangle de la mort" après l'invasion de 2003 car les insurgés sunnites contrôlant cette région agricole au sud de Bagdad y tuaient des chiites qui traversaient cette zone pour gagner les deux villes saintes de Kerbala et de Najaf.
Chaque année, des pèlerins se rendent à pied à Kerbala pour fêter le quarantième jour après l'Achoura, commémorant le martyre en 680 de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et fils de l'imam Ali. Cette commémoration aura lieu lundi.
Il s'agit du quatrième attentat contre des pèlerins chiites en une semaine. Le gouverneur de la province de Kerbala, Akil al-Khazali, a indiqué vendredi à la presse que cinq millions de pèlerins étaient déjà arrivés à Kerbala, dont 110.000 venant des pays arabes, d'Iran et d'autres pays.
Il y a juste un an, à l'occasion du même pèlerinage et dans la même localité, un kamikaze avait tué 43 personnes et blessé plus de 60 autres.
Le 21 janvier, la police avait arrêté une femme de 51 ans qui avait avoué avoir recruté 80 femmes pour commettre des attentats suicide dans la province de Diyala (est), dont 28 étaient passées à l'acte.
Par ailleurs, un général et son fils ont été retrouvés morts vendredi dans leur appartement à Ghazaliyah, un quartier à majorité sunnite de Bagdad, selon les ministères de l'Intérieur et de la Défense.
Abbas Al-ANI
Tolerance.ca
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11.02.2009
Le guide tombé de son piédestal

En instrumentalisant la figure prestigieuse du guide de la révolution, le président Mahmoud Ahmadinejad a réussi à ébranler l’édifice du régime islamique, estime Rooz, le quotidien des Iraniens en exil.
Depuis le premier jour de la République islamique, les théoriciens de la doctrine du “gouvernement des doctes” [velayat-e faqih, en persan] font du “guide de la révolution” [l’ayatollah Khomeyni, de 1979 à 1989, puis Ali Khamenei jusqu’à aujourd’hui] la colonne vertébrale du régime islamique. Selon l’image qu’ils ont imposée, le guide suprême n’appartient à aucun parti et ne défend pas d’idées particulières [même si le guide actuel incarne l’aile la plus conservatrice du régime]. C’est une figure paternelle, juste et libre, qui est censée s’imposer à la société tout entière. Dès qu’il voit le gouvernement dévier, il intervient pour arbitrer. Le guide suprême ne soutient pas un parti au détriment d’un autre. Il est au-dessus des batailles et donne son jugement en utilisant la sagesse, la justice et la raison.
Pendant les seize ans où Ali Akhbar Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami ont successivement occupé le poste de président de la République, cette image a été préservée. Mais le président actuel, Mahmoud Ahmadinejad, a fait tomber le guide suprême, Ali Khamenei, de son piédestal. Il l’a impliqué dans toutes les polémiques. Ahmadinejad s’est servi du guide pour défendre l’un de ses ministres [Ali Kordan, ministre de l’Intérieur, qui avait menti sur son diplôme], pour gagner le soutien du Parlement, pour justifier les attaques contre des citoyens innocents qui se plaignent de l’inflation. A l’origine, le guide était un coup de poing dans la tête du gouvernement (selon les mots du leader de la révolution, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, qui faisait référence au dernier gouvernement du chah). Mais, aujourd’hui, on s’y réfère pour opprimer des étudiants nés de la République islamique, éduqués par elle, et dont les associations contiennent pourtant toutes le mot “islamique”.
Dans ces conditions, les véritables partisans du guide suprême devraient se poser cette question : un guide chahuté en permanence dans les discussions de rue, au Parlement, dans les maisons, dans les ministères, dans les bureaux de répression morale, dans la section 209 de la prison d’Evine [où sont enfermés les opposants politiques] peut-il vraiment rester le principal pilier de la République islamique ? La stature du guide ne devrait-elle pas être respectée par le président Mahmoud Ahmadinejad ? M. Khamenei peut-il encore se considérer aujourd’hui comme le “dirigeant du monde opprimé” et le remplaçant du douzième imam ? Est-ce qu’associer le nom du guide suprême à celui d’un leader du Hezbollah, d’un parti gouvernemental ajoute à la stature du leader de la République islamique ?
Nooshabeh Amiri
Rooz http://www.roozonline.com/
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IRAN l'heure du choix

Reza Pahlavi est le fils du dernier shah et de l'impératrice Farah Pahlavi. Depuis la révolution islamique, il vit entre les Etats-Unis et l'Europe. Michel Taubmann, auteur d'une biographie du président iranien Ahmadinejad, est rédacteur en chef de la revue Le Meilleur des mondes.
Il y a trente ans, son père, le shah d'Iran, était renversé par la révolution islamique. Piétinant les aspirations démocratiques portées par une partie des révolutionnaires, l'ayatollah Khomeyni instaurait une dictature théocratique et sanglante. Alors que l'entêtement des dirigeants islamistes de Téhéran à vouloir se doter de l'arme atomique risque de précipiter le monde dans une crise incertaine, Reza Pahlavi, héritier du trône, croit fermement pour son pays à un avenir différent: démocratique, laïque et intégré à la communauté internationale. Tirant sans complaisance les leçons du passé, il prône dans ces entretiens avec Michel Taubmann l'instauration d'une démocratie parlementaire, respectueuse des droits de l'homme, de l'égalité des sexes et de la séparation de la religion et de l'Etat. L'Iran, qui pourrait être l'égal de la Corée du Sud, se rapproche économiquement de la Corée du Nord. Incapable de satisfaire les besoins élémentaires de la population, le régime islamique a choisi la fuite en avant, la radicalisation, l'extrémisme et la provocation envers la communauté internationale. Il est encore temps d'éviter le pire! Dans ce livre, Reza Pahlavi lance un vibrant appel à la communauté internationale et surtout à l'Europe: Aidez les forces démocratiques - plus nombreuses qu'on ne le pense - à renverser le régime par une stratégie pacifique de désobéissance civile. C'est l'heure du choix! Véritable plaidoyer pour un Iran tourné vers l'avenir, ces entretiens tracent le portrait d'un homme d'État lucide, considéré par nombre d'observateurs comme la seule personnalité capable de fédérer les forces démocratiques et laïques iraniennes.
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04.02.2009
Selon la CIA : une alliance entre les radicaux sunnites et chiites, drigée par l’Iran, déstabilise le Proche-Orient تقرير للـ CIA يكشف عن الأبناء الشرعيين للولي الفقيه في العالم السني:
محمد حميدة من القاهرة: لم تكن الاتهامات المصرية للامين العام لحزب الله السيد حسن نصر الله بالعمالة لإيران شيئا جديدا أو غير معروف ، فالرجل قد أعلنها علنا في تصريحات سابقة مفتخرا ومتباهيا بأنه ابن للولي الفقيه . فقد ربط الإمام الخميني مشروع تصدير الثورة الإسلامية بموضوع ولاية الفقيه المطلقة ، وعمل النظام الإيراني على تأسيس تنظيمات وأحزاب عديدة في البلدان و الدول العربية والإسلامية على هذه القاعدة ، وقد اعترف السيد حسن نصر الله أثناء أحداث بيروت الدامية في 2008 بذلك صراحة حين قال " يتصورون أنهم يهينوننا عندما يقولون حزب ولاية الفقيه. افتخر ان أكون فردا في حزب ولاية الفقيه ".
لكن السؤال: هل نصر الله وحده الذي يتبع ولاية الفقيه في العالم العربي؟
تعرض تقرير استخباري لوكالة الـ "سى أي اية " الأميركية للإجابة على هذا السؤال كتبه "رويل مارك غريشت" ضابط مخابراتي سابق في الوكالة وزميل في مؤسسة الدفاع عن الديمقراطيات ، وتحت عنوان " المتشددون الشيعة والمتشددون السنة معا لزعزعة استقرار الشرق الأوسط " حاول غريشت شرح طبيعة العلاقة وسر التقارب الأصوليين الشيعة مع الأصوليين السنة وكيف نجحت إيران في الوصول الى الإخوان والقاعدة والجهاد وحماس وغيرها من التنظيمات السنية رغم التاريخ الحافل بالصراع والدموية ،
Lire la suite : http://65.17.227.80/Web/Politics/2009/2/406092.htm
Le site "Elaph.com" reprend, ce 3 février, un rapport de la CIA qui évoque "les enfants sunnites du Wali Al-Faguih" chiite, et affirme qu’une alliance régionale a été mise sur pieds par l’Iran, regroupant les radicalismes sunnites et chiites, pour déstabiliser le Proche-Orient et parvenir à réaliser l’empire perse. Exactement comme l’avait évoqué MediArabe.info en mars 2008.
Cette analyse justifie a posteriori les accusations égyptiennes portées contre Téhéran et surtout contre Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, qualifié par la presse égyptienne d’« agent iranien ». Effectivement, Nasrallah ne s’en cache pas et insiste, à chaque occasion, sur sa fierté d’être « un soldat dans l’armée de Wali Al-Faguih », littéralement « le vicaire de Dieu sur terre », l’ayatollah Ali Khamenaï.
Le rapport attribué à la CIA cite en effet tous « les enfants naturels, sunnites, de la Révolution chiite iranienne ». Il en va du Hamas, du Jihad islamique palestinien, mais aussi du Jihad islamique en Egypte qui fut dirigé par Ayman Al-Zawahiri, avant de fusionner dans Al-Qaïda. Grâce au Hamas palestinien, qui est l’une des émanations des Frères musulmans, l’Iran a réussi à s’allier à cette Confrérie, en dépit de son extrémisme sunnite. Ceci s’est fait grâce à deux principaux facteurs : la victoire du Hezbollah au Liban en 2006, et un changement de ton iranien enregistré ces dernières années. Téhéran a en effet accentué ses critiques et concentré sa mobilisation contre le « Grand Satan » et le « Petit Satan » (respectivement les Etats-Unis et Israël), en occultant les conflits secondaires opposant Sunnites et Chiites, notamment en Irak, et en valorisant la cause palestinienne, si chère aux Arabes et aux Sunnites.
La République islamique a également réussi à s’attirer les faveurs des Sunnites en soutenant Al-Qaïda et les Taliban en Afghanistan, et en accueillant des dizaines de cadres de l’organisation de Ben Laden en Iran, après la chute de l’Etat islamique en Afghanistan. Parallèlement, Téhéran a créé une chaîne de télévision arabophone, sous l’impulsion de Ali Larijani, le fils idéologique de Khamenaï. La télévision « Al-Alam » a ainsi apporté un soutien sans faille aux opérations suicides en Israël, recueillant du même coup l’adhésion des Sunnites arabes. Aujourd’hui, avec le lancement du satellite iranien « Omid » (Espoir), et l’apparition de missiles balistiques capables d’atteindre l’Europe et Israël (Safir-2, d’une portée de 4.000 km), les illuminés seront de plus en plus nombreux à se bousculer pour prêter allégeance aux Mollahs, afin de détruire Israël et châtier les Etats-Unis...
Ce faisant, l’Iran a fini par faire oublier son silence complice que lui reprochaient les Frères musulmans depuis les massacres commis par leur allié syrien, le chiite (alaouite) Hafez Al-Assad contre les Sunnites en Syrie, en 1982... Téhéran parvient, peu à peu, à exporter sa révolution non seulement en s’appuyant sur les minorités chiites qui résident dans les pays arabes (Bahreïn, Arabie, Koweït, Liban, Syrie), mais aussi en exploitant les Sunnites. « Une alliance regroupant les radicaux des deux côtés menace la stabilité de la région et permet à Téhéran d’atteindre l’objectif stratégique que les anciens régimes y ont échoué », à savoir étendre l’influence iranienne sur toute la région, conclut le rapport américain [Lire à ce sujet l’Empire perse].
Cette analyse, publiée le 3 février 2009, reprend exactement l’esprit de l’éditorial de MediArabe.info publié il y a déjà dix mois, plus précisément le 25 mars 2008. Pour relire notre analyse, intitulée « Entre le Hezbollah de Hassan Nasrallah et Al-Qaïda de Ben Laden et Al-Zawahiri : complémentarité ou concurrence ? », cliquez ici.
© Khaled Asmar « MediArabe.info »
12:07 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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