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  • IRAN – USA : la grande parodie par Desanti Jean-Marc

    «  Le pouvoir n'existe plus que comme parodie  »

    (Jean Baudrillard )

     

    Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies «  une fois pour toutes  ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.

    Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflitIran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.

    D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient lesSandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.

    Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des moisl'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.

    Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.

    Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert deNassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.

    Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.

    Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …

    Mais il n'en est rien et pour cause.

    Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.

    Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.

    Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.

    Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?

    De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?

     

    Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.

    On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).

    Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.

    Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?

     

    Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ? 

    Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?

    Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ? 

     

    Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?

    Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.

    De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.

    Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?

     

    « Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation,la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs », a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK. 

    « Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».

    Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi

    « La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit  », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection  ».

    Comment comprendre de telles circonvolutions ?

    Il nous suffit de regarder une carte du «  grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.

    Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée «  états arabes chiites  », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les «  territoires intérieurs saoudiens indépendants  », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.

     Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.

    Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.

    N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.

    Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».

    Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.

    Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que la banque ne perd jamais.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

    LIRE AUSSI SUR ------> http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/iran-usa-la-grande-parodie-96367

     

                                          http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-iran-usa-la-grande-parodie-77453446.html

                                          http://www.legaulois.info/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie-par-jean.html

     

                                          http://redekker.unblog.fr/2011/06/21/iran-usa-la-grande-parodie/

     

                                          http://ainsivalemonde-opinions.blogspot.com/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie.html

     

                                          http://www.monjournal.ma/news/iran-usa-la-grande-parodie

     

     

     

     
  • Le Liban clé de l'abandon de SION par les USA ?

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    Comment Obama et ses conseillers « juifs américains » osent-ils leur funeste projet de destruction d’Israël en imposant un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale « négociée » ?

    Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro-économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifiaient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région. 

    Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales, puis l'intervention en Afghanistan  et en 2003, l'invasion de l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie, par l’intermédiaire des « révolutions arabes » …. Mais plus contre l’Iran dont les USA ont sollicité l‘aide précieuse en Irak pour une alliance avec les chiites contre les « sunnites irakiens » .

    La dernière opération contre le Liban en 2006 a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». Bush avait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un soi-disant bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrivait dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient: Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC et du FMI. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur. L’invasion du Liban visait à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour les ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique. 

    L’attaque contre le Hezbollah a offert à Israël l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Cependant le Hezbollah avait connu deux évolutions majeures. 

    En premier lieu, il a été équipé de matériels très modernes, par la Syrie et l’Iran. Il dispose en particulier des missiles à longue portée, capables de frapper les grandes villes israéliennes. 

    Il a ensuite intégré le gouvernement libanais. Les élections de juin 2005 lui ont donné 11% de suffrages et 14 députés, au sein d’une coalition chiite qui en obtient 35 (sur 128) . Cela lui permit d’obtenir un ministère, celui de l’énergie, auquel il faut ajouter officieusement ceux des affaires étrangères et du travail, confiés à des proches du mouvement. Cette implication dans la vie politique libanaise, l’appel au dialogue, le renoncement, au moins officiellement, à l’idée de république islamique, la volonté de se financer de manière autonome apparaissaient à beaucoup d’analystes comme des signes d’une réelle volonté de se démarquer du tuteur iranien. Pour d’autres, au contraire, le renforcement de son arsenal et la présence de nombreux conseillers iraniens en son sein prouvent que le Hezbollah reste l’émanation de l’Iran. Cette conjonction d’une puissance militaire autonome au Liban, de l’influence de l’Iran et de l’infiltration dans les rouages de l’État, rendaient et rendent le Hezbollah particulièrement dangereux. 

    Le Hezbollah est dirigé par un Conseil consultatif exécutif de 7 membres, présidé par Nasrallah. Ce conseil est secondé par un très grand nombre d’organes, dont la Convention Générale qui fait fonction de Parlement. Cette Convention est elle-même dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. 

    Le Hezbollah est organisé en trois branches interdépendantes qui lui permettent d’agir presque simultanément dans toutes les facettes des conflits modernes. Il est à la fois une milice, un parti politique et une organisation socio-économique. Il comprend une branche militaire, détaillée plus loin, une branche de propagande et du recrutement et une très importante branche sociale (baptisée «Organe de la Sainte Reconstruction»). Premier employeur du Liban, l’organisation gère directement des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et une chaîne de télévision (Al-Manar) 

    Le financement du mouvement provient de sources très variées. La Syrie et surtout l’Iran sont les principaux donateurs avec peut-être plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais le Hezbollah peut bénéficier aussi de dons privés, directs ou indirects par le biais d’organisations non gouvernementales. Il dispose de sociétés privées qui lui fournissent des fonds et servent de relais avec l’étranger. Grâce à sa représentation parlementaire, le Hezbollah parvient aussi à faire financer certains projets par de l’argent public. 

    La branche paramilitaire du mouvement est divisée entre un appareil de sécurité et un appareil de combat. Le premier comprend un service de protection des dirigeants du parti (le cheikh Nasrallah vit chaque jour dans un villa différente), un service de «sécurité centrale» (le service de renseignement) et un service de «sécurité opérationnelle» pour les actions clandestines. 

    Alors que Tsahal est une armée qui s’est créé et développée pour faire face à des armées arabes conventionnelles, la «Résistance islamique», l’appareil de combat, s’est construite dans l’opposition à Tsahal .Elle comprend deux composantes. 

    La première est une force purement défensive à base d’infanterie. Celle-ci est forte avant tout de ses deux à quatre mille soldats permanents, souvent vétérans de la guerre civile ou de la lutte contre la présence israélienne. Ces hommes, aidés par plusieurs dizaines de conseillers iraniens, disposent d’armements et d’équipements individuels de grande qualité (gilets pare-balles, casques, appareils de vision nocturne, masques à gaz, équipements miniaturisés de radio et de téléphonie). Complétée éventuellement par une dizaine de milliers de «réservistes», cette infanterie est organisée de manière rigoureuse, du trinôme au bataillon de 250 hommes. Elle est parfaitement incrustée dans le terrain et la population et donc largement invisible à la multitude de capteurs dont dispose Tsahal. Grâce à un équipement léger, une parfaite organisation du terrain et l’utilisation cynique de la population, l’armée du Hezbollah atteint un haut niveau de furtivité, prouvant ainsi que cette notion de furtivité n’est pas forcément synonyme de haute technologie. 

    Deux lignes de défense («Nasser» et «Badr») ont été édifiées sur les lignes de crête parallèles à la frontière. Pour faire échec à la suprématie aérienne israélienne, ces lignes s’appuient sur une multitude de villages fortifiés et un réseau souterrain de bunkers, de caches d’armes, de poste de commandement, etc.…reliés par des tunnels. 

    A partir de ce réseau de type «Viet-Cong», qui descend parfois à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, les sections d’infanterie (15-20 hommes) pratiquent un combat très décentralisé fondé sur des attaques à très courte portée à l’arme légère ou au lance-roquettes, suivis de disparitions soudaines .Les miliciens chiites sont aussi passés maîtres dans l’emploi des mines et engins explosifs. 

    La particularité du Hezbollah, par rapport aux Tchétchènes ou aux rebelles irakiens par exemple, est que ce combat défensif «en essaim»  est appuyé par une puissante «artillerie portable» à base de missiles antichars. L’arsenal est impressionnant, allant des vénérables AT-3 Sagger 2 jusqu’aux très modernes AT-13 Metis-M, AT-14 Kornet-E en passant par les AT-4, AT-5 ou même des versions iraniennes des Dragon et TOW américains. Le Kornet-E est le plus redoutable de tous puisqu’il peut percer jusqu’à 1200 mm de blindage réactif grâce à une charge tandem de grande puissance et ce jusqu’à 5000 m. Le Hezbollah dispose aussi de nombreux RPG-29, capables de lancer une charge tandem de 4-5 kg à 450 m . 

    Cette organisation, soutenue par une profonde motivation, permet de défendre des positions avec une grande efficacité mais elle est forcément statique. Le Hezbollah ne peut prétendre effectuer de grands mouvements offensifs, ni se replier, sans être soumis à des feux massifs. Cette donnée est pleinement acceptée et l’infanterie du Hezbollah n’a pour seule mission que de freiner les troupes israéliennes (en lui infligeant des pertes) et couvrir ainsi la deuxième composante, offensive cette fois, constituée par les lance-roquettes et les missiles à longue portée. 

    Le Hezbollah dispose d’un stock de 14 à 16 000 roquettes ou missiles. 

    Ces projectiles sont insuffisamment précis pour frapper autre chose que des localités ou de larges infrastructures. 

    La très grande majorité de ces projectiles sont des roquettes de 122 mm (10 000 exemplaires) à 240 mm (Fajr-3), dont la portée ne dépasse pas 45 km, ce qui suffit à frapper Haïfa. Les charges explosives vont de 6 à 45 kg. Ces engins sont mis en œuvre par salve depuis des camions (le lanceur du Fajr-3 peut en lancer 14) ou individuellement depuis n’importe quel point, y compris depuis l’intérieur de bâtiments civils. La procédure de tir est extrêmement rapide et permet de changer facilement de positions. 

    Les pièces maîtresses sont cependant les roquettes frappant au-delà de 45 km et, surtout, les missiles d’origine iranienne de type Zelzal qui peuvent projeter plusieurs centaines de kilos d’explosifs sur Tel-Aviv .La dernière version du Zelzal est même capable de toucher n’importe quel point au nord du désert du Néguev, c’est-à-dire dans tout l’Israël «utile». La mise en œuvre des ces missiles est cependant assez longue et laisse une forte signature thermique. 

    Au moment où débuta la dernière « guerre», le Hezbollah disposait également d’une batterie de missiles sol-mer C-802 Noor, version iranienne du missile chinois Silkworm. Ce missile, guidé par radar, peut envoyer à vitesse subsonique (mach 0,9) une charge de 165 kg à plus de 120 km. 

    Le Hezbollah possède aussi une petite flotte d’une dizaine de drones de type Mirsad-1 ou Ababil-3 Swallow. 

    Deux d’entre eux ont même survolé le nord de la Galilée, en mars 2004 et en avril 2005, sans que Tsahal puissent les intercepter. De leurs bases au Sud Liban, les miliciens chiites ont pu voir en détail le dispositif adverse. 

    Le Hezbollah dispose enfin de quelques armements antiaériens, SA-7 et SA-14 MANPADS (manportable surface-to-air missile system), mais aussi des SA-16 et des SA-18 (version améliorée du SA-14, portant à 3500 m d’altitude sur 5 km de rayon). Mais il n’y a là rien qui puisse vraiment menacer la suprématie aérienne israélienne. 

    Le renseignement israélien estime que les armements les plus sophistiqués, missiles balistiques, drones, missiles sol-mer ou sol-air sont mis en œuvre, à partir d’un poste de commandement enterré, par des Iraniens du corps des Gardiens de la révolution islamique. Un centre de renseignement commun à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah existe aussi à Damas, à l’ambassade d’Iran. Le Hezbollah a mis en place aussi un réseau de communications, combinant le très ancien, comme d’archaïques téléphones de campagnes enfouis dans le sol, et le très moderne, capable de résister aux intrusions et au brouillage. 

    L’ampleur de cette organisation mise en place depuis 2000 a échappé en partie au haut commandement israélien : défaut de renseignement ou d’assimilation des donnée? Avant de lancer leur dernière offensive, Tsahal avait cependant une bonne image des capacités du Hezbollah en termes de roquettes et missiles, la menace principale. On a en revanche nettement sous-estimé la capacité de résistance de l’infanterie du Hezbollah. 

    Ce « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Les conséquences ont été fulgurantes : Top départ donné aux fausses révolutions arabes. Accélération du contrôle total du Moyen-Orient. Extension du système capitaliste et sacrifice à très court terme de l’État d’Israël, désormais sans grande utilité dans un ordre nouveau « où tout le monde est démocratisé », en réalité « balkanisé». Les dirigeants israéliens n’ont rien vu venir trop occupés à ne jamais trop mécontenter leur puissant allié manipulateur. On peut parier, sans aucun risque, que le droit international capitaliste les mènera, pour toute récompense, devant un quelconque TPI. On leur réserve, à Washington, le sort des colonels grecs, des dictateurs argentins, ou des putschistes chiliens. leurs survies, aujourd’hui, dépend plus que jamais, malheureusement, de cette « alliance » , ou plus exactement de cette soumission. 

    En réalité le projet de l’administration américaine est calqué sur la destinée tragique de l’Afrique du Sud. 

    Il est grand temps que la politique israélienne se décide en Israël. Il est certain que seul le retour au sionisme historique, basé sur le volontariat des combattants et la lutte pour l'indépendance, pourra encore sauver des vies juives. Nous en sommes là. 

    Il serait criminel de ne pas le dire haut et fort. C’est l’heure des volontaires de toutes origines dans des brigades internationales, déployées sur le territoire actuel d’Eretz, pour défendre les valeurs de « liberté » autres que celles maudites du fric et du profit. 

    Qui peut avoir confiance dans les USA ? 

    Les manipulations répugnantes de la CIA avec les islamiques bosniaques, les services pakistanais, et les terroristes du Hamas et du Hezbollah devraient ouvrir définitivement les yeux des américanolâtres qui transforment régulièrement les jeunes israéliens en victimes, mercenaires de l’Oncle Sam . 

    Israël, c’est Massada et Massada c’est la lutte contre l’Empire 

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur : http://www.europe-israel.org/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par-les-usa-par-jean-marc-desanti/

                          http://www.armees.com/info/articles/divers/le-liban-cle-de-l-abandon-de-sion-par-les-usa,42907.html

                          http://www.politique-actu.com/debat/liban-abandon-sion-jean-marc-desanti/269015/

                          http://www.legaulois.info/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par.html

                          http://www.terrepromise.net/?p=8510

                          http://mplbelgique.wordpress.com/2011/05/23/le-liban-cle-de-l%E2%80%99abandon-de-sion-par-les-usa/#more-11876

                          http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=9217&Itemid=218

     

        EN GREC     http://infognomonpolitics.blogspot.com/2011/05/blog-post_1841.html

  • Gaza Vidéo : le Hamas rend "justice"

    Hamas burning their own brothers to death - Road90.flv

  • Gaza : l’évolution minute par minute

    Jeudi 15 janvier, à 18h09 : Des sources du Hamas confirment la mort de Saïd Sayyam, de son fils Mohammed et de son frère Khaled, dans un raid le visant à Beit Lahiya. Khaled Mechaal affirme que le martyre de Sayyam ne fait que renforcer la résistance et promet que « l’après Gaza » ne sera jamais comme « avant Gaza ».

    Jeudi 15 janvier, à 17h16 : Les médias israéliens affirment que Tsahal a visé, ce jeudi, le ministre de l’Intérieur et chef radical du Hamas, Saïd Sayyam. On ignore s’il a été touché dans l’attaque menée à Jabaliya, ou dans la maison de son frère Khaled, détruite à Gaza-ville.

    Jeudi 15 janvier, à 16h42 : La télévision égyptienne croit savoir que la réponse israélienne à la médiation du Caire serait positive.

    Jeudi 15 janvier, à 16h27 : La télévision « Al Arabiya » souligne que Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, citant les Egyptiens, a estimé que « les prochaines heures seront décisives ». On ignore le sens de ces propos, mais il pourrait s’agir des suites de la visite du conseiller israélien Amos Guilad au Caire, pour examiner la médiation ; ou de l’avancement de l’armée israélienne sur le terrain, avec le contrôle de Gaza ; ou encore des résultats sur le terrain du commet du CCG à Riyad. [NDLR : Car, il est désormais admis que le conflit n’implique plus les seuls Israéliens et les factions palestiniennes. C’est un conflit régional qui se déroule à Gaza, opposant l’Egypte, l’Arabie, la Jordanie, l’Autorité palestinienne et Israël, d’une part, à l’Iran, la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique d’autre part (auxquels s’ajoutent le Qatar et le Venezuela)].

    Jeudi 15 janvier, à 16h17 : Trois blessés graves sont enregistrés à Beer Shiva, après l’explosion d’un missile Grad tiré il y a quelques minutes depuis Gaza.

    Jeudi 15 janvier, à 16h15 : De nouveaux tirs de missiles ont visé Beer Shiva. Selon « Al Arabiya », les palestiniens ont tiré 25 missiles ce jeudi, dont les derniers, de type Grad, viennent de toucher la ville de Beer-Shiva, dans le Néguev. Il y aurait eu des blessés.

    Jeudi 15 janvier, à 16h10 : La maison de Khaled Sayyam, le frère du ministre de l’Intérieur du gouvernement issu du Hamas, Saïd Sayyam, a été complètement détruite. Une bombe l’a touchée de plein fouet, provoquant un trou de dix mètres de diamètre et de plusieurs mètres de profondeur. Les secouristes sont en train de sortir les cadavres sous les décombres.

    Jeudi 15 janvier, à 16h03 : Selon « Al Arabiya », Amos Guilad, le conseiller du premier ministre israélien Ehud Olmert vient de quitter le Caire, après un entretiens avec les Egyptiens concernant la médiation. Il doit transmettre ses conclusions au gouvernement, lequel doit donner sa réponse dans deux jours. Mais « Al Arabiya » croit savoir que la visite de Guilad en Egypte pourrait aboutir à un cessez-le-feu que décrèterait Israël dans les heures à venir. Ce qui expliquerait la violence des bombardements de ce jeudi, en guise de « bouquet final » avant l’arrêt des hostilités.

    LIRE LA SUITE : http://mediarabe.info/spip.php?article1633

  • Noa : lettre ouverte aux habitants de Gaza

    C’est avec le cœur lourd que je m’adresse à vous aujourd’hui. Gaza est sous les bombes. Les enfants de chaque coté de la frontière sont terrifiés, traumatisés, blessés en leur chair et leur âme.  La vie ! La vie n’est plus. Comme tout cela nous est familier, mes frères.

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    J’ai assisté à tant d’opportunités manquées, oh combien manquées, combien  d’occasions perdues.
    Et aujourd’hui, aujourd’hui je veux vous dire cela : nous avons un ennemi commun, un abominable ennemi commun et nous devons œuvrer tous ensemble pour le supprimer ! Cet ennemi, mes amis, se nomme le fanatisme ! Cet ennemi, ce sont tous ces hommes  qui placent Dieu au dessus de l’âme humaine et de la vie.
    Maintenant je vois l’immonde visage du fanatisme, je le vois grand et infâme,  je vois ses yeux noirs et son sourire glaçant, je vois le sang sur ses mains et je connais un de ses nombreux noms : Hamas. Vous savez qu’il est xénophobe et violent, vorace et égoïste, il se nourrit de votre sang et scande  le nom d’Allah sans cesse Il se tapit tel un voleur, se sert des innocents comme de boucliers humains, utilisent vos mosquées pour entreposer ses armes, il ment et joue, vous utilise, vous torture, vous prend en otage.
    Je sais que vous souffrez d’être retenus en otage par ce démon.

    Je sais de quel coté penche votre cœur. C’est exactement du même coté que du mien, pour mes enfants, pour ma terre, avec le ciel, la musique et L’ESPOIR !! Vous ne désirez rien de cela mais vous n’avez guère d’autre choix
    Je sais qu’au fond de votre cœur vous espérez et souhaitez la disparition de cette bête appelée Hamas qui vous a terrorisé, assassiné, qui a fait de Gaza le terreau de la pauvreté, des maladies et de la misère. Qui au nom d’Allah vous a sacrifié sur l’autel sanglant de l’orgueil et de l’avidité.

    Mes frères, je pleure pour vous. Je pleure pour nous aussi. Je ne peux qu’espérer pour vous qu’Israël fasse le travail que nous souhaitons tous, et qui vous débarrassera enfin de ce cancer, de ce monstre appelé fanatisme. Et puis, … alors, peut-être, Inshallah, nous aurons encore une chance… une chance de tendre  nos mains épuisées, de nous regarder dans les yeux remplis de larmes et d’une voix étranglée nous dirons : «  Shalom. Salam. Assez. Assez mes frères… »

    Avec un cœur brisé qui se désespère d’aimer 
    Votre amie,

    Noa

  • مقاتلات أميركية تقصف معسكرات داخل سوريا لمجموعات مقاتلة تتحضر للانتقال إلى العراق

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    شنّت مقاتلات أميركية غارات عنيفة على مواقع في منطقة بوكمال السورية الواقعة على الحدود مع العراق أسفرت عن سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقالت وكالة الانباء السورية "سانا" ان أربع مروحيات اميركية شاركت في الغارة على مبنى مدني تحت الانشاء في منطقة البوكمال، وأطلقت النار على العمال داخل المبنى وقتلت ثمانية مواطنين من بينهم زوجة حارس البناء ، كما ذكر التلفزيون السوري ان جنودا اميركيين اقتحموا مبنى في المنطقة خلال الغارة، في وقت أكدت مصادر مطلعة لموقع "nowlebanon.com" أن العملية استهدفت معسكرات تدريبية تابعة لمجموعات مقاتلة تتحضر للإنتقال إلى العراق.

    وعلم موقع "nowlebanon.com" أيضاً ان العميد السوري جامع جامع، الذي تولّى مسؤوليات أمنية في لبنان إبّان فترة تواجد القوات السورية فيه، قد تولى بعد ترقيته منذ أشهر المسؤولية الأمنية في المنطقة المستهدفة الواقعة على عمق 8 كيلومترات داخل الأراضي السورية. 

    هذا واستدعت وزارة الخارجية السورية القائم بالاعمال في السفارة الاميركية في دمشق وابلغته "احتجاج وادانة سوريا للاعتداء الخطير" الذي حصل. وقالت "سانا" انه تم "تحميل الادارة الاميركية المسؤولية الكاملة عنه". كما تم استدعاء القائم بالاعمال العراقي الى وزارة الخارجية للغرض

    Raid américain en Syrie

    Alors que Damas a confirmé que le bombardement américain a visé des civils, en dévoilant leur identité, le site libanais "Now Lebanon" affirme que le raid américain a visé un camp où s’entraînaient des terroristes, avant de passer en Irak.

    Selon « Now Lebanon », l’opération héliportée de l’armée américaine en Syrie a eu lieu à huit kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, contre des cellules terroristes entraînées en Syrie avant de rejoindre le théâtre irakien.

    Selon la même source, le haut officier syrien Jameh Jameh, qui avait servi au Liban jusqu’au retrait syrien (avril 2005) consécutif à l’assassinat de Rafic Hariri (et qui avait été interrogé par la Commission d’enquête internationale pour son rôle dans cet assassinat), a été récemment promu et nommé responsable de la sécurité de la région visée par le raid américain (Deir Ez-Zor).

    Selon Zouhair Ibrahim, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Damas, souligne ce soir que Damas a reconnu l’attaque américaine, et affirme qu’elle a fait huit morts, tous des civils. Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué les chargés d’affaires américain et irakien, en poste à Damas, pour protester contre cette agression. La Syrie s’en prend violemment à l’administration américaine, responsable de cette attaque, et à Bagdad, puisque les appareils américains ont utilisé le territoire irakien pour mener leur opération.

    MediArabe.info

  • SYRIE : Attentat meurtrier à Damas. Le bilan provisoire fait état de 17 morts

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    L’attentat le plus meurtrier depuis les années 1980 a frappé la Syrie, tôt ce matin. Une voiture bourrée de plus de 200 kilogrammes d’explosif a visé une permanence des forces de l’ordre, sur la route de l’aéroport international de Damas, au sud de la capitale.

    Selon les télévisions « Al Jazeera » et « Al Arabiya », le bilan de l’explosion est de 17 morts et de 14 blessés, mais ce bilan pourrait s’alourdir, certains blessés sont gravement atteints.

    Les autorités syriennes affirment que toutes les victimes sont des civils. L’agence SANA précise que la voiture a explosé sur une route qui mène également à la tombe de Sayyeda-Zeinab, un lieu de culte chiite très fréquenté par les pèlerins (très souvent Iraniens, Irakiens et Libanais.

    Il est permis de s’interroger sur l’identité des commanditaires de cet attentat, en attendant les résultats de l’enquête qui ne seront probablement jamais communiqués. En effet, Damas avait promis de rendre publiques les conclusions de l’enquête sur l’assassinat du responsable du Hezbollah Imad Maghnieh, tué en février dernier. Mais sept mois après les faits, aucune information n’a encore filtré sur cet assassinat. De même, l’exécution du conseiller du président Bachar Al-Assad, le général Mohammed Sleimane, tué à Tartous début août, reste un mystère, de même que la liquidation de deux responsables du Hamas, proches de Khaled Mechaal, morts dans des conditions suspectes.

    De ce fait, la Syrie serait le théâtre d’une guerre secrète qui voit s’affronter plusieurs pays et de nombreux services secrets. Ils utilisent avec le régime syrien les mêmes moyens qu’il a lui-même développés et utilisés à leur encontre, à savoir le terrorisme. Ainsi, l’Irak, Israël, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Etats-Unis, la Jordanie, le Liban... font partie des accusés, sans oublier les mouvements terroristes islamistes liés à Al-Qaïda. A ce lot s’ajoute l’Iran qui n’apprécie pas l’ouverture syrienne sur l’Occident et ses négociations avec Israël. Le Hezbollah peut aussi avoir un compte à régler avec Damas, soupçonné d’avoir sacrifié Imad Maghnieh sur l’autel de son rapprochement avec l’Occident.

    Il convient aussi de préciser que l’attentat survient à quelques semaines du lancement du Tribunal international pour juger les commanditaires de l’assassinat de Rafic Hariri. Plusieurs responsables syriens impliqués dans cet assassinat, directement ou indirectement, ont été liquidés, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Ghazi Kanaan et son frère, Imad Maghnieh et Mohammed Sleimane. De ce fait, l’attentat de ce matin pourrait avoir visé d’autres responsables, comme Rustom Ghazalé par exemple (pour mémoire, lire nos informations du 27 mars 2007), dans l’objectif d’effacer définitivement leurs témoignages et de sauver le régime. L’identité des victimes permettrait de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse.

    L’autre hypothèse qui retient l’attention des spécialistes est liée à l’appel lancé hier par le Hamas depuis Gaza, invitant les Palestiniens à multiplier les attentats à Jérusalem. La réponse israélienne serait ainsi venue directement aux commanditaires du Hamas, les Syriens.

    Une autre hypothèse ne devrait pas être écartée, à savoir celle liée à la prise d’otages en Egypte. Le Caire, qui soupçonne la Syrie de manipuler le terrorisme dans l’ensemble de la région, peut avoir riposté à l’enlèvement des touristes sur son territoire par un commando venu de « nulle part ».

    En tout état de cause, la seule chose est certaine, aujourd’hui, c’est que la Syrie commence à déguster les affres du terrorisme aveugle qu’elle a développé et exploité depuis des décennies au Liban, en Irak, en Israël, voire même en France et dans le Golfe.

    MediArabe.info

  • Assassinat d’une soldate israélienne

    "Ahrar Al-Jalil" (Peuple libre de Galilée) revendique l’enlèvement et l’assassinat d’une soldate israélienne

    La première fois que le groupuscule appelé « Ahrar Al-Jalil », ou le « peuple libre de Galilée » ou encore le « bataillon de la liberté pour la Galilée » s’est fait connaître sur la place publique, remonte à 2003 quand l’un de ses membres, un palestinien des territoires de 1948 a poignardé un soldat israélien à Tibériade. Mais leur opération la plus importante fut l’attaque du 6 mars 2008 menée par le « Groupe du Martyr Imad Maghnieh » contre l’école talmudique de Jérusalem.

    Ce groupe palestinien vient de revendiquer, le 10 juin, l’assassinat d’une soldate. Dans un communiqué publié ce mardi et repris par « Islammemo.cc », « Ahrar Al-Jalil » affirme que « ses unités ont enlevé la sioniste Dana Benyamin le 2 juin ». Leur communiqué « révolutionnaire » ajoute que « leur enquête a démontré que cette militante sioniste était responsable de la mort de plusieurs Palestiniens ». A ce titre, le groupe l’a condamnée à la peine capitale. « Ahrar Al-Jalil » affirme néanmoins avoir proposé aux autorités d’occupation un échange de prisonniers, en vain. Le groupe souligne qu’« il détient le cadavre de la soldate dans un lieu sûr ».

    Bien que cette information ne soit pas encore confirmée, son intérêt tient au fait que cet enlèvement et la revendication de l’assassinat de Dana Benyamin interviennent le jour même où le Hamas fait parvenir une lettre de Guilad Shalit à sa famille, par l’intermédiaire de l’Institut Jimmy Carter. Est-ce à dire que certains Palestiniens cherchent à torpiller toute tentative de libération du caporal détenu à Gaza depuis juin 2006 ?

    Pourtant, le groupe « Ahrar Al-Jalil » est soupçonné d’être proche du Hezbollah libanais, et la télévision « Al-Manar » avait, la première, attribué l’attaque contre l’école talmudique de Jérusalem, en mars dernier, aux unités du « martyr Imad Maghnieh » relevant des « Bataillons de la liberté de la Galilée ». De ce fait, certains s’interrogent légitimement sur « le double langage du Hezbollah », d’autant plus que l’enlèvement de Dana Benyamin est intervenu au lendemain de la libération de Nassim Nisr (1er juin), en échange de la remise à Israël des dépouilles de cinq soldats israéliens.

    Lire l'article original : Islammemo.cc

  • Selon un journal koweïtien : le Hezbollah décide d’affronter les Etats-Unis en Irak

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    Le quotidien koweïtien "Al Seyassah" cite des sources proches de l’OTAN à Bruxelles, selon lesquelles le Hezbollah libanais a mis au point deux plans pour neutraliser la FINUL au Sud-Liban, un pacifique, l’autre militaire, en cas de conflit bilatéral avec Israël ou régional impliquant l’Iran et l’Etat hébreu.

    Selon les sources atlantistes citées par le quotidien « Al Seyassah », le Hezbollah se tient prêt à prendre d’assaut les permanences de la FINUL, d’une façon pacifique, à travers d’importantes vagues humaines qui investiraient les positions de la force onusienne et paralyseraient son action. Dans ce cas, la FINUL ne pourra pas riposter ni recourir à la force contre des civils. Mais, un autre plan plus musclé sera actif si la FINUL se défend et empêche les habitants, conduits par le Hezbollah, de prendre ses positions. Dans cette perspective, le quotidien affirme que des unités du Hezbollah se sont récemment entraînées à l’usage de nouvelles armes pour « mieux traiter » les chars français Leclerc, qui constituent la force de frappe de la FINUL. Pour ce faire, le Hezbollah pourra utiliser les missiles antichars qui ont prouvé leur efficacité contre les Merkava israéliens lors du conflit de l’été 2006, soit des engins explosifs.

    Le quotidien ajoute que le Hezbollah est conscient qu’un nouveau conflit armé avec Israël obligerait la FINUL à rester à l’écart, et au mieux, à se contenter de compter les violations du cessez-le-feu de part et d’autre. Et le parti reconnaît implicitement avoir renforcé ses positions au sud du fleuve Litani, mais sans pour autant violer la résolution 1701. Les manœuvres réalisées en novembre 2007 prouvent à la fois que le parti de Dieu s’est renforcé dans cette zone d’exclusion, et que la FINUL y est inefficace.

    Le quotidien croit en outre savoir que « le Hezbollah a décidé d’ouvrir un nouveau front avec les Etats-Unis, mais cette fois-ci en Irak ». Cette semaine, les Américains ont en effet annoncé l’arrestation d’un haut responsable du parti de Dieu à Sadr City, le fief chiite de la banlieue de Bagdad, ainsi que cinq autres cadres de l’Armée du Mahdi de Moqtada Sadr. Des dizaines de cadres du parti de Hassan Nasrallah se trouvent en Irak et entraînent des groupes radicaux irakiens, chiites et sunnites. Le quotidien ajoute que « l’assassinat à Damas du chef militaire du Hezbollah, Imad Maghnieh, est en partie lié à cette évolution. Les Américains étaient au courant de l’activisme de Maghnieh en Irak et de la détermination du Hezbollah à ouvrir un front direct avec Washington dans ce pays ». Hassan Nasrallah ne cache pas ces intentions : il avait consacré une partie importante de son dernier discours, le 26 mai dernier, à l’Irak, et avait appelé toutes les organisations armées irakiennes à accentuer la lutte contre l’occupation américaine.

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ( MAI )

    Lire l'article original : Al Seyassah - Koweït

  • Victime de ses voisins, la Syrie et Israël, le Liban sort du coma et aborde une phase délicate de convalescence

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    Les événements qui secouent le Liban depuis son indépendance semblent confirmer la légende selon laquelle le Créateur a voulu se faire pardonner des atouts qu’Il a attribués au Liban et aux Libanais, en leur donnant des voisins exécrables.

    Cette légende devient aujourd’hui une réalité. L’officialisation des négociations de paix entre Israël et la Syrie, par l’intermédiaire de la Turquie, prouve que le Liban et les Libanais ont servi et serviront de monnaie d’échange. Le régime syrien pense ainsi qu’en renouant le dialogue avec « l’ennemi sioniste », il obtiendrait l’annulation du Tribunal international, et passerait ses crimes contre le Liban aux oubliettes. Ce qui lui accorderait un nouveau souffle et le maintiendrait au pouvoir à Damas. Le premier ministre israélien, Ehud Olmert, croit de son côté que conclure une paix avec la Syrie lui permet de sauver son fauteuil et sa carrière, alors qu’il est trempé dans la corruption et est appelé à répondre de plusieurs scandales financiers.

    Ainsi, les deux pays voisins du Liban, qui font partie des « forces des ténèbres » selon une personnalité libanaise, se sont acharnés sur le Liban, ce « pays message », « pays lumière », jadis « phare de l’Orient », dans le seul objectif d’améliorer leur position respective dans les négociations de paix.

    http://mediarabe.info/spip.php?article1418