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  • IRAN – USA : la grande parodie par Desanti Jean-Marc

    «  Le pouvoir n'existe plus que comme parodie  »

    (Jean Baudrillard )

     

    Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies «  une fois pour toutes  ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.

    Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflitIran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.

    D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient lesSandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.

    Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des moisl'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.

    Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.

    Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert deNassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.

    Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.

    Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …

    Mais il n'en est rien et pour cause.

    Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.

    Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.

    Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.

    Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?

    De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?

     

    Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.

    On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).

    Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.

    Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?

     

    Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ? 

    Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?

    Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ? 

     

    Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?

    Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.

    De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.

    Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?

     

    « Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation,la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs », a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK. 

    « Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».

    Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi

    « La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit  », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection  ».

    Comment comprendre de telles circonvolutions ?

    Il nous suffit de regarder une carte du «  grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.

    Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée «  états arabes chiites  », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les «  territoires intérieurs saoudiens indépendants  », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.

     Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.

    Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.

    N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.

    Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».

    Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.

    Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que la banque ne perd jamais.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

    LIRE AUSSI SUR ------> http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/iran-usa-la-grande-parodie-96367

     

                                          http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-iran-usa-la-grande-parodie-77453446.html

                                          http://www.legaulois.info/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie-par-jean.html

     

                                          http://redekker.unblog.fr/2011/06/21/iran-usa-la-grande-parodie/

     

                                          http://ainsivalemonde-opinions.blogspot.com/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie.html

     

                                          http://www.monjournal.ma/news/iran-usa-la-grande-parodie

     

     

     

     
  • Gaullistes et Islamistes

     « Les algériens crient : « Vive de Gaulle ! » comme le font d'instinct tous les français quand ils sont plongés dans l'angoisse ou emportés par l'espérance.

    Les français d'Algérie donnent la meilleure preuve qu'ils ne veulent pas, ne veulent à aucun prix, se séparer de la Métropole. Car on ne crie pas : «Vive de Gaulle ! » quand on n'est pas avec la nation » Charles de Gaulle, le 19 mai 1958.

     

    « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » Charles de Gaulle, le 5 mars 1959.

    On peut saisir dans la confrontation de ces deux textes, non pas toute la duplicité du général, mais plus exactement toute la difficulté dans la gestion des contradictions qu'amène une conscience aiguë des réalités.

    Au-delà du cadre historique particulier, nous avons là un éclairage particulier sur la tendance lourde et longue de l'influence pétainiste dans la politique extérieure française.

    Ce qui amène le général à refuser la confrontation militaire avec l’Islam, c'est sa perte absolue de confiance dans le génie français.  Le général,  à l'image de son ex maître,  confiera que le soldat français n'est plus le même parce que le français est différent. Il ne veut plus se battre. Alors la solution sera double, tout d'abord une cessation des combats justifiée par le développement d'autre chose : la dissuasion nucléaire. L'arme inutile par excellence pour les peuples qui ont une identité et qui sont prêts à la défendre. Les  palestiniens comme les irakiens ou les afghans le prouvent chaque jour. Puis l'erreur magistrale de penser que l'économie suffira à normaliser les relations entre l'Europe et les pays musulmans.

    « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » La réponse se dévoile peu à peu sous nos yeux n'est-ce-pas ?

    Et là encore, faute d'avoir tenu, il y a cinquante ans, nous sommes invités par les « gaullistes » à apprendre à « négocier ».

     Alain Juppé, a proposé un dialogue aux mouvements islamistes dans le monde arabe « dès lors que les principes, les règles du jeu démocratique, sont respectés »

     Sans blague ?

    La France aurait pu démonter la pertinence des positions de leurs diplomates à maintes reprises,  précisément en Algérie, et ceci, au moins, depuis la victoire politique du F.I.S aux élections législatives de décembre 1991. On connait le soutien politique, financier et militaire des « gaullistes » au FLN dans cette affaire.

    Alors quoi ? Une illumination subite ? L'impatience de se couler dans le statut si enviable de dhimmi ?

    La réalité est évidemment plus terriblement banale et écœurante. Après avoir soutenu, partout, du Maghreb auMachrek , contre les islamistes, les mafias économico- politique des généraux , notre diplomatie, toujours à l'affut des marchés indispensables à sa survie comme Nomenklatura , comprend que le nouveau monde « démocratique » arabo-musulman, faute de culture « d'opposition » et d'alternative crédible se tourne vers la seule force organisée et structurante pouvant se porter garante de l'ordre si nécessaire pour conclure de bonnes affaires.

    Il va être éclairant alors de suivre les circonvolutions de nos élites pour se placer dans la file d'attente des boutiquiers tout en ménageant leur anciens alliés.

    Quid de la nouvelle Turquie et de l'AKP « islamiste » après sa collusion avec le Hamas  « islamiste » dans l'affaire du Mavi-Marmara, ses premières manœuvres aériennes avec la Chine et son opposition toute nouvelle aux sanctions contre l'Iran « islamiste » ? Nos « gaullistes » se contenteraient-ils de la mise à disposition de la base d'Incirlik permettant le transfert d'Irak vers l'Afghanistan des forces militaires de nos alliés US ?

    Quid alors de l'Iran ?

    Il y a peu on soulignait les tensions persistantes avec nos alliés américains et l'Arabie Saoudite ( Souvenons-nous wikileaks : Le roi Abdallah souhaite faire « couper la tête au serpent iranien » )

    En apparence nos « gaullistes » semblent se réjouir des propos d'Obama considérant que l'Occident a du temps pour négocier, car le programme nucléaire iranien rencontre des « problèmes techniques » ( Les US faisaient  référence aux vieilles centrifugeuses vendues par le Pakistan).

    Ignorent-ils qu'en réalitél'Iran a reçu un véritable missile informatique ?

    Les services israéliens ( l'unité 8200 ) ont conçu le virus STUXNET   puis collaboré avec les USA pour faciliter la mise en place d'un test « grandeur nature » . Ce test fut mis en place dans le désert du Négev à la centrale « secrète » de Dimona. L'introduction du virus a été rendu possible par l'intermédiaire d'ingénieurs russes ( malgré eux ) via une clé usb qui permit d'injecter un code malveillant sur chaque programme d'un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens,  dans les sites iraniens de Natanz et Bouchehr.

    Résultats : destruction des centrifugeuses (trop grande vitesse de rotation devenue incontrôlable ).S'inspirant de ces faits, on souhaiterait que notre diplomatie développe, bien évidemment, son  désir de paix et de dialogue MAIS après avoir mené, par exemple, ce type d'opération plus efficace qu'une frappe militaire. On apprend au rugby que la franche camaraderie avec l'adversaire se nourrit aussi de bourrades viriles.

    Nous allons aussi observer avec un brin d'inquiétude, quelle sera la position de nos « chargé d'affaires » concernant le contentieux lié à la récente découverte par Israël dans la « mare nostum » du « léviathan » , de gigantesques réserves de gaz, plus de 700 milliards de mètres cubes , mais dont le Hezbollah affirme qu'il se situerait « plutôt » dans les eaux libanaises. Dans cette querelle nos amis turcs soutiennent le Hezbollah.

    Mais peut-être que la volonté programmée de l'ONU de déclarer unilatéralement la création d'un État Palestinien sans négociation sur "les frontières" de 1967 aura-t-elle   rendue l'escalade vers la guerre dans la région irréversible ?

    Zbigniew Brzezinski précisant l'analyse de son livre The Crisis of Américan super power  déclare : « Le discours du Caire d'Obama était essentiellement destiné à changer la façon de penser des « américains ». Obama n'a pas réussi encore en Israël car tout a été fondé sur l'idée que le processus de paix devait venir de l'intérieur, d'un arrangement entre Israéliens et Palestiniens. En réalité le processus doit être imposé de l'extérieur, et il n'y a que les USA qui peuvent le faire »

    On ne peut être plus clair…

    D'où le discours de Barack Obama  en septembre 2010 à l'ONU :« Quand nous reviendrons l'an prochain, nous aurons un accord qui amènera un nouveau membre aux Nations-Unies : L'État souverain de PALESTINE vivant en paix avec Israël » …. Puis échec de Georges Mitchell pour imposer ce dictat à Israël …. Puis , comme par hasard, "révolutions arabes" et chute de "la maison Moubarak". Donc pour les USA et l'UE ( à la botte des USA ) ça devient parfait et imparable : La "Démocratie" s'impose en Orient, et Israël ne peut plus avancer qu'il est le seul état démocratique au Moyen-Orient … Commencez-vous à saisir le but de la manœuvre ? Dans le déclin économique, financier et monétaire de l'Occident, il faut le contrôle absolu de nouveaux marchés … Alors Israël …..

    Au fond les américains sont aussi des gaullistes, à moins que les gaullistes malgré leurs dénégations aient toujours favorisé les intérêts américains …

    L'intervention en Libye semble confirmer cette complicité. Nous choisissons les insurgés islamistes anciens djihadistes en Afghanistan mais qui ne cessent de nous promettre des « accords économiques ».

    La realpolitik gaulliste : c'est un bordel monstre chez « les arabes », alors  soyons diplomates … affirmons notre force de frappe … financière.

    On peut bien faire mourir, rarement, mais pour n'importe quelle cause, le soldat français puisque désormais c'est un professionnel. D'un côté la loi du profit, le bourgeois calculateur et gestionnaire, de l'autre une armée plus que jamais mercenaire, endurant son calvaire masochiste, mettant le culte du sacrifice de serviteur bien plus haut que le culte de la victoire, que le service des français.

    Les gaullistes ont dompté la fougue et l'honneur de notre armée en 1962 en la faisant collaborer avec les islamistes dans l'abandon de l'Empire rappelant la prise de Rome par les barbares.

    Ils ont fusillé Degueldre mais bien plus encore, en exterminant les guerriers de l'OAS, ils ont « dévirilisé » toute une nation. C'est le sens de la remarque de Jean-Claude Perez : « Mais il est une chose qu’il ne faut pas oublier : à cette époque-là, si nous voulions vivre, il nous fallait mordre ! Si nous arrêtions de mordre, nous étions morts politiquement, spirituellement, avant de l’être physiquement. Et on ne peut mordre que ce qui se situe à portée de ses crocs.

    Voilà des hommes qui avaient manifesté pendant des années leur hostilité à la France. Ils avaient semé la graine du rejet de notre patrie dans les esprits d’une jeunesse qu’ils ont engagée contre la France l’Europe et l’Occident. Des hommes qui, en même temps, préparaient leur avenir dans le cadre de l’Algérie indépendante ».

    Nous payons, nous patriotes français et européens, le refus pathologique des Gaullo-pétainistes à envisager le réarmement moral de notre patrie, la nécessité de combattre pour la survie de notre identité tous nos ennemis, c'est à dire les islamistes déguisés en « modérés ».

    Ils finiront par faire de nous des vaincus, comme Brasillach, tout juste bons devant l'ampleur du désastre de nos terres ravagées à prononcer les vers faustiens du Psaume IV :

    « Seigneur voici couler le sang de nos garçons

       il a tout recouvert la patrie déchirée.

       Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison

       De tout ce sang versé la moisson désirée ? »

    Nous ne cessons de reculer, de céder du terrain. Le bassin méditerranéen se transforme en une petite piscine pour de pauvres boatpeople maghrébins. Oui c'est un crève cœur, oui c'est déchirant mais la guerre civile est à nos portes. Ces foules très pauvres ne sont pas nécessairement dans une logique de haine contre un  « Occident riche et perverti » comme on voudrait nous le faire croire. Mais elles avancent comme tous les miséreux des grandes invasions, la faim au ventre et une détermination sans faille pour imposer leur loi et leurs valeurs.

    Les israéliens mènent ce dernier combat contre ces grands mouvements millénaires venus d'Orient. Nous, nous pensons, qu'au final, nos supermarchés et notre « laïcité » suffiront à conjurer le mauvais sort. Cela  s'appelle au pire la politique de Montoire actualisée, au mieux la nouvelle devise assumée de nos régents « gaullistes » américanisés : « Leave and let die ». Vivre et laisser mourir.

    Jean-marc DESANTI

  • Gaza : Les mercenaires d’Obama

     

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    L’arraisonnement de la flottille d’activistes pro-palestiniens aura fait au moins 10 morts dans les rangs de ces derniers et blessé au moins six soldats israéliens dont deux gravement. Il semble bien que l ‘action menée par les Commandos Marines israéliens a rapidement dérapé dans une série d’erreurs techniques … On indique à la tête de l’État Major de Tsahal qu’on ignore qui a donné les ordres de feu tout en précisant que défendre sa vie est aussi valable dans les eaux internationales. Les informations, on peut s’en douter seront, de toute façon, d’un côté comme de l’autre totalement contradictoires et le sympathisant de telle ou telle cause prendra évidemment, pour argent comptant, les informations de son camp. Il n’en reste pas moins qu’en dehors des scènes macabres médiatisées et des conséquences désastreuses pour l’image d’Israël et sur le terrain à Gaza, la résolution nécessairement politique de la question palestinienne n’avancera pas d’un pouce.
    Nous avons, plus que jamais, un gouvernement bicéphale déchiré, une diarchie où s’opposent dans la plus grande cruauté deux pouvoirs inconciliables le Fatah laïque et le Hamas islamique. On semble oublier dans cette pitoyable et tragique affaire, comme l’indiquait  Mark Regev , que les activistes pro Hamas «  prétendent militer en faveur des droits de l’Homme mais restent silencieux dès lors qu’il s’agit d’attaques du Hamas délibérément ciblées contre des civils israéliens ou des brutalités de ce régime envers ses propres citoyens en vue d’anéantir toute opposition politique, de supprimer tout média indépendant, ce qui a entraîné l’arrestation  ou l’exécution de centaines d’opposants politiques.
    S’ils s’intéressaient sincèrement et surtout honnêtement au bien-être de la population de Gaza, ils souligneraient les 15 000 tonnes d’aide humanitaire  expédiées chaque semaine y compris par l‘État d‘Israël. » On pourrait se contenter de se nourrir  des tragédies de ce matériel humain, juifs ou musulmans,  jeté en pâture aux politiques débordés des deux camps.
    Cependant, ne convient-il pas de poser, une fois encore, les questions qui dérangent ?
    Pourrions-nous prendre connaissance des télex secrets, génialement cryptés, entre Ankara et Jérusalem via Washington ?
    Quels sont les derniers ordres de mission donnés à la confrérie religieuse turque "Nurcus" par la CIA  qui a permis à celle -ci et aux fonctionnaires du Département d’État,  grâce à leurs madrasas, d’opérer clandestinement dans les nouvelles républiques turcophones d’Asie Centrale, dont l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Russie ?
    La Turquie a armé, approvisionné,entraîné, dirigé la flottille et couvert la coque du navire de tête - au cas où nous n’aurions pas compris- d’un gigantesque drapeau turc.
    Invraisemblable retournement de situation ?
    Quoi ? L’allié turc, indéfectible ami de Sion prenant le commandement d’un convoi voulant forcer le blocus de Gaza territoire ennemi d’Israël ?

    Oui mais dira-t-on de deux choses l’une : Ou la Turquie n’avait pas totalement l’aval des USA pour mener une telle opération aventureuse et ceci indique, à n’en plus douter, qu’elle est devenue une véritable république islamique autonome ou bien la Turquie avait bien le feu vert US et elle joue le rôle de puissance régionale faisant pression sur Israël pour le compte des USA qui ne digèrent plus le turbulent, incontrôlable et imprévisible Ex allié.

    Compte tenu de l’histoire et de la méfiance envers les dirigeants sionistes, les USA ont réalisé qu’ils ne pourraient pas obtenir le contrôle direct de la région, et auraient par conséquent besoin d’utiliser un mandataire pour faire passer cette zone « sous contrôle », rapidement et effectivement. La Turquie est ce parfait mandataire : membre de l’OTAN, candidat à l’entrée dans l’UE … De parfaits mercenaires pour l’Oncle Sam.
    Les deux hypothèses se confondent donc. Un pays islamique sert les intérêts US pour écraser un résistant au Nouvel Ordre Mondial qui ne peut s’imposer qu’après l’écrasement de tous les nationalismes.
    Oui ! On nous refait le coup du Kosovo pour écraser l’identité nationale serbe !
    Dites-vous bien, humanistes bien intentionnés pour les misérables populations Gaza ouis que vous aurez bientôt, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, le plaisir de voir l’Air Force bombarder, faire bombarder ou laisser bombarder Tel Aviv, Herzlia, Netanya, Ashdod ou  Haïfa ...
    Mais si, aujourd’hui, nous, nous pleurons tous les morts, c’est ne prendre aucun risque que d’affirmer que les morts israéliens n’obtiendront de votre part qu’un rictus malsain de dégoût satisfait.
    Satisfait que les youpins s’en prennent encore plein la gueule !
    Alors nous n’aurons plus rien à nous dire et plus rien à faire que de plaindre votre logorrhée antisioniste pauvre paravent hypocrite de l’antisémitisme qui vous colle à la peau comme une lèpre.
    Vous aurez définitivement choisi votre camp. Celui des mercenaires d’Obama, des mercenaires de l’Empire, des idiots utiles et couards. Il n’y aura plus d’Israël pour vous protéger pauvres crétins et vous vous gorgerez, obligatoirement, la peur au ventre, de Mac Do Hallal entourés de Hidjab.

    A moins que l’Odyssée manipulée de la  petite armada vers Gaza ne marque le début d’une prise de conscience de chacun : arabes, juifs, chrétiens et que de cette misère naisse une nouvelle Ligue, cette fois trois fois sainte qui infligera à l’Empire et à ses épigones une nouvelle Bataille de Lépante.


    Jean-Marc DESANTI

    http://www.resiliencetv.fr/?p=7086

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1681

  • DUBAÏ : « Through the Looking-Glass, de l'autre côté du miroir … » par Jean-Marc DESANTI


    img091.jpgDans notre village monde , on peut considérer que rarement la partie visible des évènements est suffisante pour la compréhension des mécaniques politiques qui ne se produisent jamais, indépendamment, sans provoquer une cascade de conséquences.
    L’affaire de Dubaï en est un des exemples les plus probants. L’objectif poursuivi par le service exécutant n’était pas, seulement, contrairement aux apparences, de liquider un trafiquant d’armes tout en jetant le trouble à l’intérieur du Hamas et en accentuant la division avec le Fatah.
    Le  Cha’man,  l’Organe de collecte de l'AMAN et ses forces spéciales se sont livrés à une véritable exhibition médiatique publique : Une leçon de choses.

    Lire la suite : http://www.politique-actu.com/dossier/dubai-jean-marc-desanti/76745/

    ou >>>> http://www.armees.com/Through-the-Looking-Glass-de-l.html

  • Les Etats-Unis fomentent une "révolution de velours" en Iran

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    TEHERAN, 20 janvier - RIA Novosti. Les Etats-Unis déploient d'intenses efforts afin de provoquer en Iran une "révolution de velours" censée renverser le régime islamique en place, a déclaré lundi le chef du Département du contre-espionnage du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, rapporte la TV locale.

    "Les Etats-Unis utilisent leurs services de renseignement dans différents pays de la région, y compris aux Emirats arabes unis, en Turquie, en Azerbaïdjan et au Koweït, afin de déclencher une "révolution de velours" en Iran", a indiqué le représentant des services spéciaux iraniens, commentant la récente arrestation de quatre citoyens iraniens.

    La semaine dernière, le porte-parole du pouvoir judiciaire de la République islamique, Alireza Djamchidi, a annoncé l'arrestation de quatre Iraniens soupçonnés de fomenter un coup d'Etat avec le soutien de l'administration américaine.

    "Ces quatre individus ont collaboré avec les services spéciaux des Etats-Unis, exécutant à la lettre toutes leurs indications", a indiqué le chef du Département du contre-espionnage, dont le nom n'est pas divulgué.

    Selon ce dernier, plusieurs dizaines de personnes figurent dans le dossier concernant le "réseau" chargé de renverser le régime iranien en place. L'administration américaine a dépensé près de 32 millions de dollars afin de financer ladite cellule.

    "Très prochainement, les médias iraniens rendront publiques les dépositions de certains agents arrêtés qui raconteront les plans des Etats-Unis",

  • La montée de l'islamisme radical en Europe est liée à l'abandon des Juifs et d'Israël

    RP_20060126_57_G.jpgEliézer Cherki analyse ici les tenants et les aboutissants de l'islam militant parti à la conquête de l'Europe. Ce faisant, il souligne la propre responsabilité de l'Occident, en particulier dans son rapport aux communautés juives locales et à l'Etat hébreu.
    Question: Assiste-t-on à une réelle montée de l'islam intégriste militant en Europe?
    Eliézer Cherki:
    C'est une réaction tangible presque partout en Europe occidentale avec des accents différents en fonction des pays; en France, en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Italie et en Espagne. Ces différences reposent sur la diversité des origines des immigrants islamistes. En Allemagne, ils viennent de Turquie, et en France d'Afrique du Nord…Cela tient également aux différentes façons de réagir de la société, des classes dirigeantes ou des médias de ces pays face au phénomène d'expansion de l'islamisme. En Italie, on relève ainsi un pôle de résistance plus fort qu'en Espagne par exemple.

    Comment analysez-vous cette impressionnante expansion?
    Le phénomène est avant tout de nature démographique et dû au changement historique massif des 30 dernières années en Europe. Ce qui a changé, c'est cette présence massive de Musulmans en Europe occidentale. Alfred Sauvy, le grand démographe, disait que la démographie c'est comme la "petite aiguille d'une montre": on ne la voit pas bouger, mais c'est celle qui compte….Ce facteur démographique est la base sur laquelle va se développer l'islamisme, accentué par le net déclin des taux de natalité des européens.

    Quelle importance revêt cette dimension démographique aux yeux des islamistes?
    Il faut faire ici une parenthèse et aborder le domaine de la théologie. L'islam ne connait pas la notion de "galout" – l'exil en hébreu. Le peuple d'Israël peut se trouver en exil sur une terre qui n'est pas la sienne, mais cette notion n'existe pas dans l'islam, car les Musulmans ont une notion "territoriale" universelle du monde!
    A partir de là, la présence de Musulmans sur une terre non islamique ne peut s'expliquer, en terme de théologie islamiste, que dans une dimension de Djihad, c'est-à-dire de conquête….Lorsque les Musulmans sont minoritaires, le problème ne se pose pas: ils sont en situation "d'impossibilité de Djihad"; mais dès qu'ils parviennent à une réalité démographique tangible, le pays où ils se trouvent devient potentiellement une contrée islamique, et la tentation est grande chez les islamistes de transformer cette terre d'accueil en terre islamique!

    Cette vague islamiste peut-elle s'inscrire dans une perspective plus large?
    Elle est liée à l'expansion de l'islamisme radical dans le monde arabo-musulman car les évènements qui se déroulent en Europe n'en sont qu'un reflet. En fait, cette renaissance du Djihadisme est beaucoup moins nouvelle qu'elle n'y parait! Dans une perspective historique à long terme, l'arrêt de l'expansion militaire de l'islam fut une parenthèse assez courte. En effet, la dernière tentative de conquête de l'Occident par l'islam date de 1683 lors du siège de Vienne par les turcs ottomans, soit à peine plus de trois siècles.
    Cette expansion ottomane militaire fulgurante était considérée par l'Empire turc lui-même comme un Djihad. Par la suite, l'échec de la conquête de Vienne, la décadence de l'Empire ottoman puis la montée de l'Europe coloniale donnèrent le sentiment que l'islam allait être complètement marginalisé, puis dominé par l'Occident, et qu'il avait achevé son rôle militaire sur la scène de l'histoire. C'était une illusion!
    Aujourd'hui, on assiste à une nouvelle expansion. Le grand orientaliste anglais Bernard Lewis a relevé trois tentatives de conquête de l'Europe par les Musulmans: la première est la conquête arabe qui fut arrêtée à Poitiers en 732, la seconde est l'expansion ottomane qui échoua devant Vienne en 1683, et la troisième tout à fait contemporaine – a une dimension démographique et semble être la plus réussie des trois…

    Cette expansion de l'islam est-elle confortée par d'autres facteurs?
    Il faut citer les changements culturels qui affectent l'Occident lui-même. En effet, l'Europe est en train de perdre ses repères nationaux, culturels et religieux. Elle se trouve dans une situation d'extrême faiblesse idéologique face à un mouvement qui, lui, est extrêmement déterminé de ce point de vue!
    Par ailleurs, l'islamisme se considère comme le représentant de la "force morale" face à ces pays "en décadence". Se prétendant porteur de valeurs "divines", l'islamisme a lancé un combat contre l'Europe "immorale"… De plus, la crise culturelle européenne s'accompagne d'un profond sentiment de culpabilité consécutif à son passé colonial: la voilà aux prises avec l'énorme difficulté – voire l'impossibilité – d'identifier ces anciens peuples colonisés comme étant, non plus des victimes, mais les nouveaux oppresseurs potentiels…

    Existe-t-il des forces qui s'opposent à cette montée des islamistes en Europe?
    Il y a d'abord de nombreuses consciences individuelles, de toutes origines, qui tentent d'alerter l'opinion sur les dangers que les dérives islamistes font peser sur la société. Mais ces individus sont de plus en plus marginalisés par les pouvoirs publics, les milieux intellectuels et les médias.
    Certains Musulmans sont d'ailleurs parmi les plus lucides et les plus informés sur ces dangers, et ils mènent un combat très courageux… Mais ils sont trahis par ces pouvoirs qui préfèrent ultimement se concilier les bonnes grâces des milieux les plus radicaux!
    Par ailleurs, les courants islamistes ont identifié les communautés juives comme étant les "poches de résistance" les plus réfractaires: elles sont perçues comme l'obstacle principal à l'expansion de l'islamisme en Europe. Une situation liée bien sûr à leur rapport à l'Etat d'Israël, qui est le modèle de résistance politique et spirituelle faisant face à l'expansion islamique, mais tout autant à leur hostilité à la nature et aux positions intellectuelles et morales des Juifs, souvent eux-mêmes originaires des pays arabes. Or ces Juifs ne peuvent adopter la même attitude victimaire vis-à-vis des Musulmans car ils ont été eux-mêmes victimes de l'oppression des Musulmans en terre d'Islam… Aujourd'hui, le monde musulman est "judenrein", dégagé de toute présence juive sur tout son territoire: un phénomène qui n'est pas un hasard de l'Histoire, ni dû à la simple expansion des Juifs vers l'Occident. Il faut reconnaître que la présence occidentale, si décriée aujourd'hui, a libéré les Juifs de l'oppression de l'islam et les a sortis de leur situation de dhimmis, leur offrant l'égalité des droits et la dignité de citoyen. En tant que collectivité, les Juifs sont désormais non seulement débarrassés du complexe d'infériorité morale vis-à-vis des Musulmans, mais plus encore viscéralement attachés aux valeurs démocratiques et aux traditions culturelles des pays qui les ont accueillis, notamment la France. Enfin, les Juifs ont leurs propres repères religieux fortement ancrés dans une tradition plusieurs fois millénaire que ne peut contester l'islam.

    Pensez-vous que l'Europe abandonne Israël à son sort?
    En choisissant la soumission à l'islam et en jetant Israël en pâture aux islamistes extrémistes, l'Europe a volontairement refusé de se joindre à ses alliés naturels dans le monde que sont les communautés juives et l'Etat hébreu. Cette attitude est non seulement motivée par des intérêts politiques et économiques évidents, mais elle s'explique également par un antisémitisme toujours profondément ancré dans l'espace mental européen. Pour toutes ces raisons, l'Europe a une attitude suicidaire: elle a décidé de trahir les Juifs et Israël en espérant que les Musulmans accepteront de leur faire grâce… Typique de la dhimmitude, cette attitude a été magistralement analysée par l'historienne Bat Yéor dans son livre "Eurabia".
    Il existe une troisième dimension à prendre en compte: c'est un mélange de fascination, de séduction et de peur devant la barbarie – ce mélange impur qui demeure un vieux démon de l'Europe. Les Européens éprouvent une crainte grandissante face aux courants islamistes extrémistes, mais ils laissent se développer sur leur sol un antisémitisme violent – de cette violence qui a pour fonction d'intimider avant de se soumettre!
    Il est vrai que les pays occidentaux ont lancé de vastes opérations sécuritaires en signe de réaction, mais à terme, pour préserver leurs propres valeurs et leur liberté, ils devront changer leur regard sur eux-mêmes, sur Israël et sur les Juifs. Dans le cas contraire, nous aboutissons à une victoire de l'islamisme radical dont l'avenir seul nous dira la forme qu'elle prendra: soumission totale, civilisation "mixte", partition géographique, ou tout autre modèle encore…

  • Le régime de la mer Egée : les violations et les infractions de la Turquie

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    Les Turcs ONT DEPASSE les limites de l’agressivité en mer Égée, le comble ayant été atteint avec le dernier épisode de la frégate parvenue au large du cap Sounion*.

    Cette action prouve clairement que les militaires sont aux commandes des sujets de politique de défense et de politique étrangère à un moment où les responsables militaires d’Ankara, doivent actuellement faire face à des accusations de préparation de coup d'Etat, au moment où viennent d’être arrêtés plusieurs officiers en activité et des officiers supérieurs à la retraite**. Le défi de Sounion n'est pas un hasard au vu des développements politiques internes à la Grèce, Ankara choisit de créer des problèmes et conduit à une aggravation de la situation chaque fois qu'elle constate une crise politique dans notre pays. Heureusement, cette fois, Athènes a fait face à la situation avec sang-froid, sans tomber dans le piège de l'aggravation de la tension.

    Les différends en mer Egée avec la Turquie ont commencé à un moment où la Grèce se révélait affaiblie au cours de la dernière année de dictature, en 1974, le comble ayant été l'invasion de Chypre. L'objectif de ces conflits est le partage de la mer Egée et de l'espace aérien dont le résultat serait le risque que les îles orientales de la mer Égée se trouvent captives de la zone turque.

    Comme en témoignent la persistance des violations et les manquements de la Turquie, les objectifs restent inchangés 35 ans plus tard et les discussions bilatérales n'ont pas porté leurs fruits au fil du temps. Le plus grave est que les espoirs investis dans la normalisation des relations gréco-turques dans la perspective européenne de la Turquie ont été démentis, ce qui oblige maintenant Athènes à revoir sa politique. Le problème est que le gouvernement turc note qu’en Europe, il existe une forte opposition à son adhésion à l'UE, ne permettant pas d'assurer une issue positive des négociations en cours, et que le gouvernement turc est retourné à une logique de superpuissance régionale. D’où son durcissement contre la Grèce.

     

    Notes / Josette V. :

    *Ces dernières semaines, la tension est quelque peu montée entre Grèce et Turquie, induite par les survols d’avions militaires turcs des îles grecques Agathonisi et Farmakonisi, par le problème d’un bateau de sauvetage grec empêché d’intervenir dans ses eaux par un bateau militaire turc… et dernier épisode, la frégate turque « Turget Reis » s’est approchée du cap Sounion, il y a 9 jours.

    **Référence à l’affaire « Ergekemon », procès de grande ampleur en Turquie dont on parle très peu en Europe, mettant en cause des personnes intégrées au sein de l’Etat et soutenues par de hauts responsables militaires et civils.

     

    Pour mieux comprendre les problèmes qui existent dans la mer Égée «To Vima dimanche» donne actuellement 13 réponses à 13 questions. Toutes les données sont issues de la publication des notes du département juridique du ministère des Affaires étrangères.

     

    1       Quelle est la question des «zones grises» dans la mer Égée ?

         La théorie insolite des «zones grises» est apparue chez les Turcs au milieu des années 90, et consiste à remettre en question la souveraineté grecque dans une série d'îles, îlots et rochers dans l'est de la mer Égée. Normalement, la souveraineté grecque s'étend à ces îles, qui sont mentionnées nommément dans les textes des traités suivant lesquels elles ont été cédées à la Grèce.

     

    2 Quels sont ces textes?


         Il s’agit du traité de Lausanne de 1923 et du traité de Paris de 1947. Le traité de Lausanne stipule la souveraineté grecque, d’une part, pour toutes les îles orientales de la mer Égée (en particulier Lemnos,  Samothrace,  Mytilène, Chios, Samos et Icare), à l'exception d’Imvros, de Tenedos et Lagouses qui restent sous souveraineté turque et, d’autre part, pour les îles du Dodécanèse, alors possession italienne. La Turquie a également renoncé au profit de l’Italie à tout droit et titre sur le Dodécanèse, «ainsi que les îlots dépendants» (qui sont nommées et listées). Après la Seconde Guerre mondiale, avec le traité de Paris de 1947, l'Italie a donné le Dodécanèse à la  Grèce, «en tant que communauté d’îles contigües». Ainsi, le statut de la souveraineté grecque dans la région portant à la fois sur les îles et sur les îlots est clair.

     

    3 Que dire de la frontière maritime dans la mer Egée orientale ?

     

    En janvier 1932, a été signé un accord italo-turc qui a délimité les eaux territoriales des deux pays entre la côte de l'Asie Mineure et l’ensemble du Dodécanèse. Il est significatif que même les célèbres Imia, qui étaient alors italiennes étaient  mentionnées par leur nom dans le protocole additionnel à l'accord. Comme prévu par le droit international, lorsque que le Dodécanèse est revenu à la Grèce, le système juridique, déjà en vigueur entre l'Italie et la Turquie, a été maintenu. Donc, la délimitation maritime est claire et, naturellement, Imia (comme Agathonisi, Farmakonisi et tous les autres îlots) appartiennent à la Grèce, comme autrefois à l’Italie.

     

    4 Cette définition ne couvre que le Dodécanèse. Quelles sont les règles applicables au nord du Dodécanèse ?

     
        Nous avons le statut prévu par le traité de Lausanne de 1923. En vertu du traité, toutes les îles à moins de trois milles de la côte d’Asie Mineure appartiennent à la Turquie. La frontière maritime est définie par la ligne médiane entre les côtes turques et grecques. Le problème est qu'il n'y a pas eu de délimitation des frontières maritimes, comme cela l’a été avec l'accord italo-turc du Dodécanèse de 1932. Ainsi, ce vide juridique fournit des aliments à Ankara pour soutenir la théorie inacceptable des «zones grises».

     

    5 Outre les «zones grises», la Turquie nie le droit de l'extension des eaux territoriales grecques et de l'étendue de l'espace aérien national grec. Pourquoi ?

     
       
    Les eaux territoriales grecques s’étendent à 6 milles de la rive naturelle du continent et des îles dans le cadre de la loi de 1936. Ce n'est que si la distance de la côte d'un autre pays (c'est-à-dire, de la Turquie) est inférieure à 6 milles qu’entre en vigueur la règle de la ligne médiane. Dans le cadre du nouveau droit de la mer, la Grèce a le droit d'étendre ses eaux territoriales jusqu’aux 12 milles. Et il convient de noter que la Turquie, qui n'a pas signé le nouveau droit de la mer, a déjà étendu à 12 milles ses eaux territoriales dans la mer Noire et la Méditerranée. En 1995, l'Assemblée nationale turque a adopté une résolution qui considère «casus belli» l’extension potentielle des eaux territoriales grecques à 12 milles marins, en violation de la Charte des Nations Unies qui interdit aux États-membres la menace ou l'emploi de la force dans les relations internationales. La Turquie craint que l'extension à 12 milles transformera la mer Égée en un lac grec sans eaux internationales pour la navigation libre.

     

    6 Qu’en est-il de l'espace aérien national?

     

        Par décret présidentiel de 1931, la Grèce a défini la portée de son espace aérien national aux 10 milles. Jusqu’en 1974, date à laquelle a commencé à être posées les revendications unilatérales turques sur la délimitation du plateau continental en mer Egée, Ankara n'a jamais protesté de l'étendue des 10 milles. Depuis, elle fait paraître continuellement les revendications non seulement à travers des violations de la limite entre les 10 et 6 milles mais aussi au-delà de la limite de 6 milles. Ankara appuie son  doute sur le fait que le droit international prévoit que l'étendue de l'espace doit être identifié à la largeur des eaux territoriales. Cela signifie que, si la Grèce le voulait, plutôt que de réduire son espace aérien national à 6 milles, elle pourrait étendre ses eaux territoriales à 10 milles ou trouver une solution moyenne aux alentours des 8 milles, dans les deux cas de figures. Cette question est discutée entre les deux pays, depuis plus de quarante ans, sans que soit trouvée une solution.

     

    7 Où se trouve aujourd’hui la question de la délimitation du plateau continental ?

        Nulle part, parce qu'il n'y a pas de progrès sur cette question, ce qui tourmente les relations gréco-turques depuis 1974 et a porté les deux pays au bord de la guerre. La Grèce estime que la délimitation du plateau continental est une différence juridique entre les deux pays et propose de renvoyer l'affaire à la Cour internationale de La Haye. Turquie, sachant que le droit international ne lui est pas favorable, puisqu’il prévoit que les îles ont droit au plateau continental, refuse cette procédure en faisant paraître d'une série d'autres problèmes, tels que la délimitation des frontières maritimes, la démilitarisation des îles et la réglementation de l'espace aérien. Mais ce qui est essentiellement visé est la  définition du plateau continental dans le milieu de la mer Égée (au milieu, donc, entre la côte de l'Asie Mineure et la côte de la Grèce) en coinçant ainsi les îles grecques orientales de la mer Égée .

     

    8 Quelle est la raison pour laquelle la Turquie demande la démilitarisation des îles orientales de la mer Égée ?


         Le régime militaire des îles grecques de la mer Égée est pas uniforme. Pour les îles de Limnos et de Samothrace, était en vigueur la Convention de Lausanne de 1923, remplacée par la Convention de Montreux de 1936, qui a supprimé le régime de démilitarisation de 1923. (Ici s’intègre aussi le cas de Aghi Strati, qui continue de protester contre la Turquie.) Pour les îles de Mytilène, Chios, Samos et Icare, est en vigueur le Traité de paix de Lausanne de 1923, où il n'est prévu nulle part un statut de démilitarisation. Le gouvernement grec s'engage seulement à ne pas établir des bases navales ou des édifices fortifiés. Pour le Dodécanèse, est en application la convention de paix de Paris de 1947 entre l'Italie et les Alliés (donc la Turquie n'est pas signataire), qui prévoit la démilitarisation. Dans le Dodécanèse sont installées des forces qui ont été déclarées, conformément à l'accord sur les forces conventionnelles en Europe (CFE). En dehors de cela, la Grèce n'a pas renoncé au droit à la défense, lorsque ses îles sont menacées. Ce droit est contesté par la Turquie.

     

    9 Que se passe-t-il avec le FIR ?

     

    Le FIR (Flight Information Region) est la région d'informations de vols, qui couvre l'ensemble de l'espace aérien grec (internationaux et nationaux) et où le contrôle opérationnel de la sécurité des vols des avions civils et militaires à travers la région est exercé par la Grèce sur la base du Règlement de l'Organisation de l'aviation internationale (OACI). La Turquie, qui, jusqu’en 1975, présentait des plans de vol en règle pour tous ses appareils, soumet maintenant les plans de vol de l'aviation civile, naturellement, seulement pour les avions de l’Etat traversant le territoire grec mais jamais pour les vols de ses avions militaires.

     

    10 Quelles sont les différences entre les violations et les infractions ?

     

    Les violations sont effectuées lorsque les forces aériennes turques entrent dans le seuil de 10 milles de l'espace aérien national. Les entrées à l’intérieur de la FIR grecque sans plan de vol sont des infractions. Et dans les deux cas, les avions de combat turcs sont contrôlés avec vigilance 24 heures sur 24, ce qui nécessite des dépenses de défense énormes.

     

    11 Mais il y a controverse autour de la question des recherches et des sauvetages en mer. Quelle est la différence ?



         La recherche et le sauvetage en cas d'accidents aériens sont régis par des règlements de l'OACI. La Grèce, conformément à la réglementation en vigueur depuis 1952 et ensuite ratifiée par l'Organisation maritime internationale (OMI) est chargée de fournir des services de recherche et de sauvetage dans la zone maritime coïncidant avec la FIR d'Athènes. Cela est contesté par la Turquie, qui a déposé sa propre demande à l'OMI pour une zone de responsabilité s'étendant au milieu de la mer Egée ; elle le revendique auprès de la Grèce dans les négociations bilatérales sur la délimitation des domaines de responsabilité. De cette façon, la Turquie veut piéger dans son propre territoire une grande partie des îles grecques, tout comme elle veut le faire avec le plateau continental. Cela a conduit les deux pays à de dangereux incidents aéronautiques***.

     

    12 La Turquie a-t-elle le droit de mener des exercices aéronautiques dans la mer Égée ?


       
    Bien sûr, elle a le droit, si elle soumet à temps la demande de gel des zones d'exercices qui comprennent les eaux internationales et l'espace aérien international. Les exercices sont effectués assez souvent et donnent toujours l’occasion à la Turquie de montrer ses revendications unilatérales par des violations et des infractions, comme ce fut le cas avec le récent exercice naval dans la mer Égée, où une frégate turque a violé nos eaux territoriales de manière provocante au large du Cap Sounion.

     

    13 Qu'est-il arrivé à la frégate turque ?


        La frégate était impliquée dans l’exercice naval turc dans le centre de la mer Égée et a soudainement changé de cap, elle a ensuite commencé à passer à travers le sud-ouest au large de Sounion près de Kavos Dora. Il convient de noter que, conformément au droit international, le passage inoffensif à travers les eaux territoriales d'un pays étranger d'un navire de guerre n'est pas interdit, à condition que le navire se déplaçât à une vitesse constante en ligne droite et avec ses armements désamorcés. Le navire turc, tout à coup près de Sounion dans les eaux territoriales grecques, a manoeuvré dans la direction opposée, c'est-à-dire qu’il a navigué opposé à la partie centrale mer Égée, zone des exercices turcs. Les règles de passage inoffensif ont été pour dire ainsi violées à travers une provocation manifeste.

     

    ***Collision entre 2 F-16 turc et grec le 23 mai 2006 / Bateau de sauvetage grec empêché d’intervention (il  y a 10 jours environ), par exemple…

     

     

    Yannis Kartalis | Dimanche 18 Janvier 2009

    Traduction : Lena, Georgios et Josette

  • Nouveaux et multiples débats sur l'ennemi principal

    080918a080918bChacun son point de vue, ou son absence de talent. Quant à moi, habitué sans doute au genre polémique, je me passionne volontiers pour tout débat, à condition de demeurer un peu à l'écart et d'exprimer mes idées, ayant cherché auparavant à saisir celles des autres, naturellement impossibles à toujours partager entièrement.

    En dépit de la forte culture bonapartiste de notre pays, particulièrement à droite, en dépit de la cacophonie dérisoire dans laquelle s'abîme la gauche cet automne, entre la Fête de l'Huma de septembre et le congrès de Reims du parti socialiste en novembre, il existe quand même, fort heureusement, de petites structures de débat.

    Aujourd'hui je me bornerai à évoquer les débats de politique extérieure sur l'ennemi principal, et sur l'identité des Européens.

    Ainsi ce soir l'excellent Institut d'Histoire sociale (1) examine les nouvelles zones de tensions internationales, entre le Caucase, l'Afghanistan, etc. et je regrette beaucoup de ne pouvoir assister à cette intéressante réunion.

    Dans une semaine, le "café philo de droite", qui s'adresse à un public se réclamant de la droite nationaliste, donne la parole à un spécialiste de l'islam (2) : voilà bien une occasion, de rappeler à cette frange d'opinion, parmi la globalité des dangers extérieurs qui menacent notre pays, quelle priorité on constate.

    Je suis porté à répondre quant à moi que, spectaculairement, l'islamo-terrorisme nous menace tous assez clairement. Il suffit d'écouter sa propagande désignant tous les pays d'occident, englobant je le répète la Russie, l'Europe autant que l'Amérique. Dans mes chroniques précédentes j'avais déploré l'attitude, selon moi contre-productive du point de vue des intérêts à long terme de la Russie, adoptée par les dirigeants du Kremlin. Écoutant la chronique [fort inégale] d'Alexandre Adler du 17 septembre (3) je me sens d'ailleurs un peu moins seul dans cet argumentaire.

    Je conserve à ce sujet un souvenir très précis de la guerre de Yougoslavie : comme une partie des Ex-Yougoslaves semblait s'apparenter à l'islam, les Bosniaques et les Albanais s'étant [partiellement] convertis à cette religion à l'époque ottomane, les réseaux islamistes, notamment les amis des wahhabites saoudiens et ceux des mollahs iraniens, avaient profité de la circonstance pour s'implanter dans le sud-est européen. Rappelons que les conflits s'y sont révélés multiples. Les défenseurs de Belgrade se réclamaient de la conservation des frontières territoriales et des structures fédérales, et non pas de l'identité. L'opposition conjointe des républiques centrifuges ne les empêchait pas de se faire par ailleurs la guerre entre elles, Croates contre musulmans par exemple.

    Mais comme [en gros] les éléments les plus pro américains se trouvaient dans ce camp-là on a pu lire des thèses du genre de celle du général Gallois, la plus caricaturale, sur le thème "les États Unis sont gouvernés par un lobby musulman", ce qui ne me convainc guère, et "les Américains se sont alliés à l'islam contre l'Europe".

    Il apparaît clairement du reste qu'aucun pays occidental, Russie comprise, ne commet l'erreur extrême de confondre "musulman" et "islamo-terroriste". Tout au plus certains déploreront-ils ce peu d'efficacité des autorités dites "modérées" de l'islam à s'opposer au terrorisme. Et certains islamologues avertis de s'employer à analyser les mécanismes de cette semi-complaisance.

    Se greffe sur ce débat la question lancinante de la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Une controverse passionnante s'est ainsi déroulée à ce sujet le 16 septembre à l'antenne de Radio-France (4) entre deux personnages éminents, MM. Eli Barnavi et Michel Rocard.

    Paradoxalement l'ancien Premier ministre français, aujourd'hui député européen, affirme lui-même "avoir cru pendant 50 ans" à l'idéal fédéraliste. Cependant il considère aujourd'hui que si la Turquie peut, je ne dis pas entrer, mais envisager d'entrer dans l'Union européenne cela correspondrait, selon lui, au fait que l'idée européenne serait morte depuis l'entrée de la Grande-Bretagne. Aux yeux de M. Rocard

    "la Turquie est une chance pour l’Europe. Une chance, parce que son économie est dynamique et qu’elle constitue un marché de près de 80 millions de personnes, nettement plus jeunes que la moyenne européenne. Une chance géostratégique, parce qu’elle constitue une voie d’accès au pétrole et au gaz de la Caspienne. Une chance, enfin, de donner naissance à un islam européen parce que, en Turquie, l’islam et la démocratie vont main dans la main."

    En aucun cas il ne nous explique, pour autant, pourquoi cette "chance" ferait partie de notre famille de nations. Récusant, par ailleurs, le mythe de l'Europe puissance, il ose affirmer que ce qu'il appelle le "hard power", expression recouvrant en fait la force des armes, ne sert à rien, etc. En somme les dégâts de la psychanalyse sur la belle intelligence de l'ancien chef du PSU ne connaissent aucune limite prévisible.

    Tout cela, posant à l'irréfutable, ne saurait par conséquent revendiquer la moindre part de légitimité scientifique.

    En revanche on a pu entendre avec plaisir l'ancien ambassadeur d'Israël à Paris théoriser les raisons inverses qui plaident pour une Europe unie, active et forte, consciente d'une identité, dans laquelle il sait courageusement rappeler la part du christianisme.

    JG Malliarakis
    2petitlogo



    Notes

    1. L'Institut d'Histoire sociale, 4 avenue Benoît Frachon à Nanterre publie notamment une excellente revue "Histoire et Liberté" dont je me permets ici de recommander vivement le numéro 35 "Cuba suite et fin".
    2. Le "Café philo de droite" présidé par M. Jean-Pierre Pagès-Schweitzer[blog:http://cafephilodedroite.blogspot.com/] organise le Mercredi 24 septembre 2008, à 19h00 une conférence où M. Johan Bourlard universitaire belge parlera sur le thème : "Djihad et apocalypse dans l'islam" au "Café Marguerite" 3 rue Rougemont 75009 Paris (métro : Grands Boulevards)
    3. Sur France Culture à 8 h 15.
    4. Émission Du Grain À Moudre du mardi 16 septembre 2008 "L’identité européenne est-elle mise au défi par la candidature turque ?"
    5. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002. Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles auteur de "L'Europe frigide : réflexions sur un projet inachevé" A. Versaille éditeur
  • IRAN : Nouveaux tirs de missiles

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    Malgré une mise en garde lancée par les États-Unis, l'Iran a procédé, aujourd'hui, à une nouvelle série d'essais de missiles dans le cadre d'exercices militaires qui font monter la tension dans la région depuis maintenant trois jours.

    Selon la télévision iranienne, les Gardiens de la Révolution ont testé jeudi plusieurs missiles sol-mer, mer-sol et sol-sol dans le golfe Persique. L'Iran a également procédé à l'essai de la torpille iranienne à grande vitesse Hout.

    Mercredi, les Gardiens de la Révolution, qui sont les troupes d'élite de la République islamique, ont testé neuf missiles, dont un Shahab 3, capable d'atteindre Israël et des bases militaires américaines au Proche-Orient.

    Washington hausse le ton

    De passage à Tbilissi, en Géorgie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a averti Téhéran que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région pour y assurer la sécurité et défendre leurs alliés, dont Israël.

    « Nous défendrons les intérêts américains et les intérêts de nos alliés. Nous prenons très au sérieux nos obligations de défendre nos alliés et nous avons l'intention de le faire », a déclaré Rice.

    La chef de la diplomatie américaine a ajouté que Washington était déterminé à « empêcher l'Iran de menacer nos intérêts ou les intérêts de nos amis et alliés [...]. Je ne pense pas que les Iraniens se posent trop de questions sur la capacité et la puissance des États-Unis pour faire cela ».

    Cette mise en garde de Washington survient à la suite d'un regain de tensions dans le golfe Persique en raison de cette série d'exercices militaires, baptisés Grand Prophète 3.

    Ces exercices, qui comprennent l'essai de plusieurs types de missile à courte et moyenne portée, surviennent alors que la tension est vive entre l'Occident et Téhéran, qui refuse de suspendre son programme nucléaire et qui multiplie les menaces à l'endroit d'Israël.

    Les États-Unis et Israël menacent régulièrement d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran si Téhéran refuse de coopérer avec la communauté internationale. Des discussions particulièrement difficiles à ce sujet sont en cours.

    « Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne », a déclaré mercredi le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, à l'agence Al-Alam. « Nos missiles sont prêts à être lancés n'importe où, n'importe quand, vite et avec précision ».

    En plus du Shahab 3, d'une portée d'environ 2000 kilomètres, des missiles Zelzal, d'une portée de 400 km, et Fateh, d'une portée d'environ 170 km, ont également été testés lors de ces manoeuvres militaires, baptisées Grand Prophète 3. Tous les missiles iraniens étaient armés de charges conventionnelles lors de ces exercices.

  • Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

    2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

    Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

    Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

    Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

    Khaled Asmar ( MAI )