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  • Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

      

     

    Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

    « Peuple, toi que l'on craint, que l'on flatte et que l'on méprise; toi souverain reconnu, qu'on traite toujours en esclave, souviens-toi que partout où la justice ne règne pas, c'est que le peuple a changé de chaînes et non de destinées ! » Robespierre dernier discours 8 Thermidor AN II

    ***

    Surtout en parler le moins possible.

    Tel semble être le mot d'ordre de la classe politico-médiatique concernant le mouvement des Indignés.

    Après la Grèce, où de très violentes manifestations rythment, désormais, la cavalcade du gouvernement vers l'abime, le Portugal, c'est au tour de l'Espagne de voir pousser des campements sauvages de citoyens. Le mois de Mai est ensoleillé, il fait chaud et les « indignados » sont plutôt jeunes. Cela rassure les experts des polices européennes qui expliquent que pour l'instant nous naviguons entre Woodstock et Mai 68. Pas de quoi , en effet , affoler les parvenus qui scrutent avec délice la venue de l'enfant Sarkozy. Notre monarchie se porte à merveille, un héritier nous est promis. Carlitta l'italienne s'apprête à mettre au monde un nouveau roi de Rome au royaume de Napoléon le petit, dirait Hugo, dans l'enfer de Néron disent les  "Jovenes sin futuro", les jeunes sans avenir . Tout va bien. On croit en l'essoufflement du petit peuple.

    Sauf que.

    Sauf que, la police, à la Puerta del Sol, a très violemment dispersé les 15000 puis 25000 personnes qui selon El Païs déployaient leurs slogans «  Somos ciudadanos y tenemos derecho indignamos », « indignamos y organisados ! ».

    Sauf qu'on veut étouffer la parole qui se libère : « Nous sommes la jeunesse de l'Europe de demain ? Oui avec 35% de chômeurs et la précarité comme horizon ».

    Mais voilà qu'à Athènes 15000 grecs se retrouvent devant le siège du parlement aux cris de « Espagne, nous sommes réveillés! Quelle heure est-il ? L'heure qu'ils s'en aillent ! » , «  Voleurs ! Dehors la junte du FMI  ! »

    A Paris, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble des comités de liaison s'organisent. Venus de Tunisie et d'Espagne des jeunes gens font remonter la révolte du printemps des peuples vers le Nord. Ils expliquent que la lutte continue au Maghreb, que rien n'a changé, que les manipulateurs des agences mondialistes répriment dans le silence des médias, en toute impunité cette fois-ci.

    Alors on déploie des banderoles jusqu'à Rennes où 300 personnes hurlent devant la mairie: « Ils prennent l'argent ? Prenons la rue ! »

    Alors le pouvoir use de jeux de masques. Le faux bipartisme des « socialistes » et des « libéraux » cache le vrai pouvoir des banques et du marché, véritables dictateurs de lois iniques de paupérisation : Germinal de Zola triomphe encore au vingt et unième siècle.

    On comprend l'élan romantique de ces « Misérables » pour faire tomber l'Ancien Régime. Donc s'attaquer aux grands bourgeois du G8 de Deauville puis prise d'assaut de Bruxelles, de la city de Londres, de Wall Street et enfin de Washington ?

    Brider de court les fous, qui se prétendant les successeurs légitimes des grands hommes, veulent entraîner la civilisation dans l'abîme de la ruine et de la barbarie ?

    N'est-il pas là le piège ? Montrer l'ampleur d'une tache impossible ? Expliquer que frapper à la tête est insurmontable parce que tout est hors de portée ? Winston Churchill répondrait : « Agissez comme s'il était impossible d'échouer ! ». Car la vraie question est celle-ci : « Que veut-on ? ».

    Les traditions ont largement évolué compte tenu d’une déconsidération pour les valeurs culturelles locales. La culture est de moins en moins transmise aux nouvelles générations, préférant les biens de consommation modernes. Nous sommes pourtant, encore et toujours, dans une logique de développement « matérialiste », et de préférence hédoniste,sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d’aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation.

    Fait-on une grande révolution pour plus ou moins d'écrans plats, pour plus ou moins de « portables », pour plus ou moins de bruits, pour plus ou moins de silence ? Savons-nous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? Que les émissions de gaz à effet de serre dues à la production d’un kg de bœuf équivalent à celles d’un parcours de 70 km en voiture ? Que fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2 ?

    Voulons-nous vraiment être libre, manger à notre faim et investir notre énergie dans l'éducation qui ne rapporte rien ? L'agriculture française et européenne peut alors réaliser ce programme. Mais convenons alors que nous ne serons pas bien « riches » et que notre République deviendra une sorte de socialisme autogestionnaire où l'industrie du luxe n'aura pas sa place.

    Nous serons une nation de paysans-soldats, isolée, en but au risque « d'interventions étrangères », aux sabotages, aux déstabilisations, aux contre-révolutions financées par des agents à la solde des ploutocrates.

    Le veut-on ?

    En ont-ils pleinement conscience les braves indignados ?

    Sommes-nous prêts à faire le coup de feu derrière les barricades dans un premier temps puis à organiser des milices populaires dans les villes, les campagnes et les montagnes ?

    Sommes-nous prêts à déployer notre armée en maquis opérationnels sur tout le territoire ?

    Sommes-nous prêts à construire des abris et des tunnels pour, si besoin est, nous enterrer et ainsi permettre une défense farouche contre les mondialistes ?

    Notre jeunesse est-elle prête à cheminer, en armes, sur les routes et les sentiers , nuit et jour, par tous les temps et en toutes saisons ?

    Sommes-nous prêts au scoutisme d'état ? Tout un peuple, jeunes et vieux qui campe sur sa terre, par rotation.

    Sommes-nous prêts à accueillir les révolutionnaires du monde entier dans des camps de formation et de devenir les maudits résistants à l'ordre mondial ?

    Sommes-nous prêts à être plus Suisse que les suisses et plus viets que les vietnamiens ?

    Si la réponse est oui, alors c'est possible car personne ne veut mourir pour Georges Tron ou Nicolas Sarkozy. Il ne faudra alors pas plus de trois semaines pour que les marionnettes nous rejouent la fuite à Varennes …

    Mais si c'est non, il est à craindre que les cyniques comme Poutine, qui soutiennent Christine Lagarde et abandonnent la Libye aux prédateurs, puissent contempler avec un méchant rictus de jeunes leaders singer Cohn-Bendit en attendant de vieillir en Bernard Tapie.

    Un peuple prêt à supporter toutes les humiliations et à perdre tous ses droits pourvu qu'il n'est pas à prendre les armes et à risquer sa vie, se trouve à son dernier soupir.

    Une authentique révolution ne laisse pas en héritage une nostalgique mode vestimentaire ou des posters « made in USA » pour des bipèdes en mal d'acné. Elle laisse des têtes comme Maximilien Robespierre. Pour l'instant on loue le pacifisme et l'esprit de responsabilité des indignados de tous les pays. On voit le résultat des  « révolutions arabes ». Les mercenaires de l'empire encore plus puissants. 

    Ce n'est pas avec des fleurs que l'on va se payer l'OTAN, le FMI, l'UE, l'OMC et la NSA.

    Oh que non ! Car il s'agit bien de ça !

    No pasaran !

    La libertad o la muerte ! La libertad y la muerte !

    Jean-Marc DESANTI

  • Blitzkrieg ou Game Over

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    La France se trouve engagée, au moins dans trois guerres ou « opérations militaires d’envergure », Afghanistan, Libye et Côte d’Ivoire.
    Il est bien « humaniste » que la position première soit de se prononcer contre ces guerres, et évidemment « contre toutes les guerres ». Soit.
    Je suis contre ces guerres, contre la faim dans le monde, contre le SIDA, contre la neige en été, contre le racisme et les calvities précoces. On me dit « Indignez-vous ! », alors je m’indigne et tempête. C’est fait.
    Maintenant, tentons d’installer une position moins « humaniste » mais plus tristement humaine.
    La politique, c’est moche et violent. Et, comme le rappelle Carl von Clausewitz : « La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens, On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, « une certaine forme » de paix ».
    C’est ainsi, encore plus moche et plus violent.
    Mais, hormis le fait de jouer les Robinson en une île paradisiaque, si nous refusons de nous préoccuper de la politique, la politique,elle, s’occupe de nous jusqu’à la mise en guerre.
    On nous abreuve d’images de soldats, professionnels ou rebelles, de colonnes de blindés, en mouvement ou en cendres, de morts civils ou militaires, d’incendies, de bombardements. C’est du « déjà-vu ». Un quotidien de cruauté dans les relations internationales avec de très courts répits qu’exprimait parfaitement Valéry « et l’on nomme paix cet effort de tous contre tous ! »
    Nous en prenons acte et laissons aux pasteurs de nos âmes le sublime courage de réconcilier « des hommes et des dieux ».
    La question centrale et déterminante pour l’avenir des citoyens de notre pays n’est pas d’ordre métaphysique mais politique, mais pas de cette politique des évidences consternantes : « les talibans sont des égorgeurs, Kadhafi est cruel, Gbagbo n’était pas un vrai démocrate ».
    Allons plutôt au fond des choses dérangeantes : «  Pourquoi bombarder tel camp et pas tel autre ? Pourquoi tuer ces enfants, ces femmes et ces vieillards et pas ceux d’en face ? Comment se fait-il que l’ami d’hier devienne l’ennemi d’aujourd’hui ? ».
    La réponse est immédiate :« la communauté internationale unanime ……. condamne ». Traduisez, nous faisons la politique de notre allié, plus exactement nous sommes une force supplétive de notre puissant allié.
    Et pourquoi pas ? Ami des USA ce n’est pas « en soi » choquant. Il est préférable de choisir la force contre la faiblesse, de préférer la victoire à la défaite. Encore faut-il ne pas se tromper de monture et de destination. C’est précisément là le cœur de l’erreur. Les États-Unis d’Amérique sont une puissance en déclin.
    Devant la Chine, l’Inde et le Brésil, elle se disperse et comme tous les empires déclinants, pris de panique, jette ses forces dernières dans des guerres de rapines. Les brigands courent au pillage et raclent les fonds de tiroir avant la banqueroute.
    Ça à l’air, disent les médias sondeurs, de recueillir l’assentiment des européens.
    Vraiment ? Ces enfantillages de cours de récréation ? Ces conflits de pendard ? Ces turpitudes de malandrins gagne-petit ?
    Voulons-nous vraiment sauver l’Occident ? L’Hémisphère Nord ? L’Europe ? Sommes-nous vraiment lassés de ce bordel innommable ?
    Oui ? Alors d’accord, accrochons-nous au mât , ça va tanguer.
    1. Union militaire d’urgence entre l’UE et ce qui reste des USA et de la Russie.
    2. Écrasement total de la caste dirigeante Chinoise par tous les moyens.
    3. Destruction totale des organisations fondamentalistes sunnites ( pas des sunnites ! ) , ces gauchistes verts internationalistes, fauteurs de terreur, y compris « les monarchies pétrolières arabes »
    4. Alliance politique et militaire avec l’Iran, les chiites et leur clergé nationaliste ( Charbonnier est maitre chez soi ).
    5. Rétablissement de la pax romana Christiana au Moyen-Orient par la remise au pouvoir des chrétiens, au Liban, et la destruction de toutes les milices et de leurs pourvoyeurs.
    6. Annexion définitive de Gaza et de la Cisjordanie par Israël en contrepartie d’un statut juridique de Jérusalem, comparable au Vatican et de la création d’une CEM ( communauté économique méditerranéenne ) reposant sur un partenariat Israélo-Libano-Egyptien, s’inspirant du couple franco-allemand de la CEE.
    7. Autonomie politique totale de l’Amérique du Sud, en échange au Nord d’un repeuplement démographique d’Européens « de souche », de l’Atlantique à l’Oural.
    8. Indépendance absolue de l’Afrique subsaharienne, en échange de l’établissement d’une entité, lointaine cousine Indo-européenne, par la refondation du royaume berbère d’Afrique du Nord.
    9. Exfiltration des tribus blanches d’Afrique noire contre le retour en Afrique des tribus noires de l’Europe blanche.
    10. Élaboration d’un projet de survie écologique mondial, d’inspiration « solidariste »
    Alors Français, européens et peuples de la planète, voulez-vous un nouveau type de guerre ou la continuation de la chienlit ? Voulez-vous ensemble et pour une fois, d’une manière originale et radicale remettre de l’ordre face à la violence ou accompagner la décadence et la mort de notre Histoire commune ?
    On vous a imposé la barbarie contre le socialisme « à visage humain », il ne vous reste comme choix que La blitzkrieg ou le Game Over.
    Par Jean-Marc DESANTI – JSSNews
  • La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

    58b85522-472e-11dd-b22a-c0e466ddee57.jpgLe président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

    Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Pour lui cette question est pour le moment « sans objet ». Et d'ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

    Cette défection est un sérieux coup porté au premier jour de la présidence française de l'Union, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Un objectif qui s'éloigne avec le refus polonais, qui s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus. Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

    Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/01/01003-20080701ARTFIG00223-la-pologne-refuse-de-ratifier-le-traite-de-lisbonne.php

  • Europe, et si on changeait le contexte ?, par Bronislaw Geremek

    geremekby6.jpgAprès le non irlandais au traité de Lisbonne, l'Union européenne a évité de prendre des décisions à la hâte. Mais il semble qu'il y ait déjà un plan : faire aboutir la ratification du traité de Lisbonne dans tous les pays qui ne l'ont pas fait et obtenir de la part de l'Irlande, isolée dans son refus, la répétition du référendum sur le même texte.

    Le plan qui consiste à pousser l'Irlande à organiser un deuxième référendum a plusieurs précédents dans l'histoire de l'Union et n'est pas en contradiction avec les règles juridiques. Tout de même on ne peut pas nier que c'est un peu humiliant pour les Irlandais (oserait-on le demander aux Français ?) et que la culture démocratique des Européens en souffrirait aussi. Et imaginons ce que l'Europe ferait si des Irlandais s'obstinaient dans leur refus et répondaient non encore une fois ?

    Lire la suite : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/27/europe-et-si-on-changeait-le-contexte-par-bronislaw-geremek_1063685_3232.html