17.09.2009

Où va la Russie ?

Moscou, à la recherche d’une identité post-soviétique

 

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‘’La Russie aura un niveau d’armement tel que personne n’aura 

 

 l’idée de menacer notre pays ou nos alliés.’’[i]

 

D. Medvedev

Président de la Fédération de Russie

10/09/2009

 

La fin de la Guerre froide a précipité la chute du communisme soviétique, tombé en 1991, dans les oubliettes libérales de l’histoire. Dans le même temps, cette chute finale a été le point de départ d’une renaissance de la Russie post-communiste, après une phase de transition ‘’libérale’’, particulièrement délicate - sous l’impulsion de B. Eltsine - qui l’a affaiblie et aggravé, in fine, un trouble identitaire.

 

Aujourd’hui, la Russie de D. Medvedev a quasiment achevé sa reconstruction économique et politico-psychologique. Mais sa réémergence comme puissance internationale majeure n’est pas toujours acceptée, notamment par le leadership américain, qui a pris le contrôle de la destinée du monde depuis la lutte implacable contre la menace communiste - perçue comme ‘’l’axe du mal’’ - et, en cela, imposé son unilatéralisme dans la gouvernance mondiale. La lutte Est/Ouest aurait, en quelque sorte, légitimé l’hégémonie internationale de Washington, comme leader incontesté et messianique du monde libre. Par la suite, sous l’impulsion de l’idéologie néo-conservatrice expansionniste de G.W. Bush, elle a entrepris de réhabiliter le ‘’facteur force’’ comme régulateur géopolitique, en réarmant le bras de la justice internationale et en relançant, par ce biais, la course aux armements[ii].

 

Face à cette résurgence de l’impérialisme politico-militaire américain et se sentant menacée, Moscou a été contrainte de recentrer son système de défense sur l’arme nucléaire – pour se protéger d’une Otan de plus en plus agressive à sa proche périphérie comme l’a montré, en 1999, le scénario yougoslave avec l’attaque et la déstabilisation d’un Etat souverain. En violant allègrement la résolution 1224 du conseil de sécurité de l’ONU sur l’intégrité territoriale de la Serbie, l’Otan - sous la bienveillance de Washington - montre alors qu’elle est au dessus des lois internationales et que sa capacité d’intervention s’est élargie à l’ancien espace communiste. Et son élargissement programmé est susceptible d’accroitre les tensions avec la Russie, comme le reconnait D. Medvedev : ‘’L'OTAN devrait éviter d'aggraver les relations avec ses voisins. Avant d'admettre de nouveaux membres, il faut étudier les éventuelles conséquences d'une telle décision (…)’’[iii] Mais, le plus troublant est de voir, au cœur de l’espace post-soviétique, le maintien d’une forme de conflictualité latente américano-russe issue de la Guerre froide, dans la mesure où la Russie post-communiste reste l’adversaire stratégique privilégié de l’hyper-puissance américaine – et inversement.

 

Dans son essence, la lutte américano-russe pour le leadership politique en Eurasie post-soviétique n’a pas cessé avec l’arrivée d’Obama à la présidence américaine. Cela est implicitement confirmé par Herman Pirchner, président du Conseil américain de politique étrangère, qui reconnait l’existence de tensions, liées au maintien de barrières idéologiques et de pressions américaines sur la politique russe dans les ex-républiques soviétiques. Le 9/09/2009, il admet notamment que ‘’les disputes sur les destinées de l'espace post-soviétique entravent la coopération sur plusieurs questions d'intérêt commun’’[iv]. Car désormais, Washington doit assumer ses nouvelles responsabilités issues de son avancée en zone post-soviétique permise, à l’origine, par le recul russe. Et cette configuration explique la radicalisation d’une lutte d’influence centrée sur le contrôle d’un espace stratégique.

 

Ainsi, la Russie moderne cherche à retrouver sa place dans le système des relations internationales contre une certaine forme de méfiance, voire d’hostilité de la part du bloc libéral occidental, qui continue à voir en elle l’héritière de la puissance communiste. Et sa montée en puissance fait d’autant plus peur que de facto, elle remet en question l’influence de la puissance américaine en Eurasie post-soviétique – principalement en zones caucasienne et centre-asiatique, où de gros intérêts politiques, militaires et énergétiques sont en jeu. Autrement dit, son retour remet en cause les fondements même du nouvel ordre international libéral, dirigé par Washington et au-delà, menace de multilatéraliser ce dernier. Un enjeu sous-jacent au retour russe est donc le nouveau statut de Moscou sur la scène internationale qui, dans ses grandes lignes, sera fonction de sa capacité à reprendre en main l’espace post-soviétique – autrement dit, à recouvrer une certaine légitimité dans son ancienne zone de domination impériale, que la stratégie américaine visait, jusque là, à éroder.

 

De ce point de vue, il serait opportun de s’interroger sur la capacité de Moscou à se définir une nouvelle identité post-soviétique, intégrant les principales évolutions géopolitiques issues de la faillite du communisme. Et, en définitive, de se poser une question centrale et redondante : où va la Russie ?

 



[i] ‘’Défense : la Russie doit être suffisamment armée’’, D. Medvedev, 10/09/2009, www.fr.rian.ru.

[ii] Selon le rapport du Congrès américain, Washington aurait exporté, en 2008, pour 37,8 milliards de dollars d’armes contre seulement 3,5 milliards à la Russie. Autrement dit, elle vendrait 10 fois plus d’armes dans le monde que la Russie, renforçant ainsi sa première place internationale. Et surtout, sous la pression du lobby militaro-industriel américain, elle remporte une victoire spectaculaire dans la course aux armements initiée, depuis la Guerre froide, contre la Russie. Réf. : ‘’Washington affirme avoir vendu dix fois plus d’armes que la Russie’’, Revue de la presse russe du 8 septembre, Gazeta.Ru/Izvestia/Komsomolskaïa pravda, 8/09/2009, www.fr.rian.ru.

[iii] ‘’Elargissement de l'OTAN: le président russe conseille d'étudier les éventuelles conséquences’’, D. Medvedev, 2/04/2009, www.fr.rian.ru.

[iv] ‘’Russie-USA : la lutte antiterroriste entravée par les divergences en ex-URSS’’, H. Pirchner, 09/09/2009, www.fr.rian.ru.

 

LIRE LA SUITE : Idée.nationale.russe.doc

03.06.2009

Fermeture de la base Manas : recul américain sur l’échiquier eurasien ... Echec et mat pour Brzezinski ?

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‘’La partie qui se joue dans le pourtour de la Russie n’est plus l’endiguement de la guerre froide, 

 mais le refoulement (‘roll back’)’’

Brzezinski (2000, p. 19)

‘’Le Grand échiquier’’

 

Spectaculaire défaite diplomatique pour Washington ! La fermeture de sa base (kirghize) de Manas en 2009 - après celle de sa base (ouzbek) de Karshi-Khanabad en 2005 - aura, à terme, un impact stratégique majeur, dans la mesure où elle implique une refonte de sa politique en zone post-soviétique, traditionnellement axée contre la Russie. En effet, depuis l’implosion de l’URSS le 25/12/1991, Washington a mis en œuvre une politique de reflux (‘’roll back’’) de la puissance russe, destinée à se substituer à son leadership impérial hérité du soviétisme. Or la perte de ce maillon stratégique vers l’Afghanistan obligera l’administration américaine à renouer un vrai dialogue avec Moscou, désormais incontournable dans la région. Et cet échec est d’autant plus flagrant qu’il raisonne comme un aveu d’impuissance pour Washington, incapable de ‘’persuader’’ aucune autre république de l’ex-URSS d’héberger – en substitution de Manas – une base américaine sur son territoire. Une raison majeure étant pour ces dernières d’éviter toute source de tension avec Moscou, de nouveau maitre de son pré-carré. La Russie est de retour.

Dans ses grandes lignes, la perte de Manas exprime un double symbole géopolitique, d’une part de l’échec de la stratégie d’influence américaine en Asie centrale et, d’autre part, du retour de l’Etat russe dans sa zone de domination historique. Car la principale réussite de V. Poutine a été de redonner une certaine légitimité à un Etat fort et centralisé, avide de reprendre le contrôle de son ‘’étranger proche’’ (la CEI) en vue de sécuriser ses espaces périphériques et in fine, rompre la stratégie d’encerclement mise en œuvre par Washington depuis la transition post-communiste. Ainsi, V. Poutine a réhabilité un Etat russe recentré sur une stratégie de puissance et de défense de ses intérêts nationaux, élargis à l’ancien espace soviétique. Et selon Z. Brzezinski (2008, p. 208), ce comportement attesterait du refus des russes d’accepter ‘’la nouvelle réalité de l’espace post-soviétique’’, autrement dit, l’ingérence américaine dans leur ancien espace politique – et au-delà, celle de l’Europe dans ce que cette dernière appelle désormais le ‘’voisinage partagé’’. Inutile provocation.

Tendanciellement, la stratégie américaine suit la ligne anti-russe de Brzezinski visant le contrôle de l’Eurasie, cœur stratégique (et énergétique) du monde et, dans ce but, à empêcher l’émergence de toute puissance majeure hostile, dont feraient potentiellement partie la Russie et la Chine. Dans cet axe, il s’agit selon Brzezinski, stratège et conseiller d’Obama, de définir ‘’une géostratégie d’ensemble à long terme concernant l’Eurasie’’ (Brzezinski, 2000, p. 249) en vue d’y stabiliser une forme de domination mondiale. En définitive, cela implique la manipulation des ‘’principaux acteurs géostratégiques présents sur l'échiquier eurasien’’ (Brzezinski, 2004) et en particulier, en Asie centrale – dans l’optique (notamment) d’implanter des bases à la périphérie russe.

Cette haine viscérale à l’égard des russes structure le discours de Brzezinski, percevant la Russie comme l’héritière de la guerre froide et sa stratégie extérieure comme un résidu du soviétisme. Dans son ouvrage, ‘’L’Amérique face au monde’’, Brzezinski (2008, p. 186) rappelle que durant les 4 derniers siècles, la ligne directrice de la Russie se résume par ‘’une expansion impériale à partir d’un centre bien défini pour créer un Etat multinational’’. Et surtout, il est persuadé que V. Poutine n’a pas ‘’admis l’impossibilité de recréer le vieux système impérial’’ (Brzezinski, 2008, p. 191), illustrant selon lui, ‘’la résistance de l’ordre soviétique’’ (Brzezinski, 2000, p. 141). Pour cette raison, Brzezinski prône le maintien d’une politique de contrôle de la puissance russe et d’érosion de son pouvoir en zones caucasienne et centre-asiatique. Reflexe de guerre froide.

Dans son essence, la perte de la base de Manas va obliger Washington a une attitude plus ‘’compréhensive’’ à l’égard de la Russie[i], au sens où elle a besoin de cette dernière comme relais logistique et politique de ses interventions en Asie centrale, considérée comme une priorité de la politique étrangère américaine. En retour, cette ‘’coopération’’ russe donne à Moscou un droit de regard – et un moyen de pression – sur la politique américaine en zone post-communiste. Dans ce schéma, sous prétexte de lutte anti-terroriste, le recentrage de l’effort américain sur l’Afghanistan – au détriment du bourbier irakien – vise à renforcer l’influence de Washington en Asie centrale : ‘’La fin de l’occupation (de l’Irak : jg) sera une opportunité pour la guerre contre Al Qaïda, mettant ainsi un terme à une aventure malheureuse qui (…) a détourné les États-Unis de l’Afghanistan, où la menace originelle d’Al Qaida persiste et augmente.’’[ii]

Un objectif clé de Brzezinski est de renforcer - au détriment de Moscou et de ses alliances eurasiennes, telles l’OCS et l’OTSC[iii] - le rôle régulateur de l’Otan en zone post-soviétique comme levier de l’avancée géopolitique américaine. Pour cette raison, il prône l’extension de l’Otan aux ex-républiques soviétiques, considérées comme les ‘’pivots géopolitiques’’ de sa stratégie du roll-back de la puissance russe – leur coopération ayant déjà été obtenue dans le cadre du ‘’Partenariat pour la paix’’ (PPP) et de manœuvres militaires provocantes aux portes de la Russie (dont les dernières en mai 2009, en Géorgie !)[iv]. Et surtout, selon Brzezinski (2004, p. 296), le champ d’action stratégique de l’Otan ‘’est appelé à s’élargir à l’espace eurasien’’. Cette extension de l’Otan - perçue par Moscou comme un vestige de la lutte anti-communiste, donc injustifiée - permettrait de poursuivre d’une part, le détachement des Etats post-soviétiques de l’emprise de la Russie et d’autre part, l’encerclement de cette dernière. En outre, cette volonté de détacher la zone post-soviétique de la domination russe est reprise par le Partenariat oriental mis en œuvre par l’Europe - levier de l’influence américaine - dans le voisinage partagé, depuis le 8 mai 2009. A terme, il s’agit de créer une forme de dépendance de la zone post-communiste à l’égard du leadership américain, dans le but de contrôler le cœur énergétique de la planète, à la fois par un contrôle politique des Etats clés (les ‘’pivots’’) et  par un contournement de l’Etat russe – via des circuits alternatifs, comme l’attestent le projet Nabucco et la réalisation de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan). L’accès à l’énergie, considéré par Brzezinski (2008, p. 212) comme ‘’une source majeure de puissance politique’’, sera renforcé par le projet Nabucco : ‘’Nous devrions persister dans cette voie. A un certain moment, pas si lointain, des oléoducs et gazoducs allant de l’Asie centrale à l’océan Indien en passant par l’Afghanistan et le Pakistan deviendront réalisables. Voilà de bonnes choses à faire ( ! : jg).’’ (p. 199).

Or, le renforcement de l’influence américaine en Eurasie post-soviétique – via l’élargissement de l’Otan, la création d’alliances politico-militaires (du type GUAM[v]), la mise en oeuvre de politiques libérales et l’implantation de douteuses ONG – implique, de manière dialectique, la compression de la puissance russe. Cette ‘’compression’’ est d’ailleurs la condition permissive de la progression des bases américaines en zone post-communiste. Dans ce contexte, la fermeture de Manas va freiner cette stratégie offensive de Washington, qui s’inscrit dans une perceptive de long terme mais devra s’appuyer, dans un premier temps - pour la gestion de la crise afghane - sur les infrastructures russes. Ainsi, l’orientation structurelle de la ligne Brzezinski ne serait pas remise en cause, mais seulement retardée dans l’optique de s’assurer du soutien russe dans un espace géopolitique explosif et exposé aux crises nationalistes. Brzezinski (2008, p. 199) l’a reconnu sans ambages et souligné la nécessité de contenir toute velléité russe, en poursuivant le rapprochement avec les ex-républiques soviétiques de l’Asie centrale : ‘’Ce qui est vraiment important est de créer un contexte géopolitique tel que le désir nostalgique (de la Russie : jg) de redevenir une grande puissance impériale aura moins de chances de se réaliser (…)’’. Ce qui implique selon Brzezinski (2008, p. 199) ‘’d’instaurer des liens économiques plus nombreux et plus directs avec les pays d’Asie centrale en tant qu’exportateurs d’énergie (….)’’. D’autant plus que ce dernier est persuadé que ‘’la domination coloniale russe sur l’Asie centrale est une chose du passé’ (Brzezinski, 2004, p. 98).  Réalisme implacable.

Ainsi, après la double perte américaine des bases militaires de Manas et de Karshi-Khanabad, la mise en cause des révolutions libérales (Géorgie, Ukraine et Kirghizstan) planifiées par Washington et enfin, l’évolution récente de la question énergétique (au profit de Moscou), la Russie tend à renforcer les bases politiques de son leadership dans l’espace post-soviétique. Cette orientation est d’ailleurs appuyée par la volonté du président Medvedev de faire de l’OTSC une organisation concurrente de l’Otan, en vue de rééquilibrer les rapports de force dans la région. En définitive, cette configuration permettra à terme, à la Russie, de renforcer son statut d’Etat majeur du nouvel ordre international et en cela, de s’opposer à une Amérique hégémone, auto-proclamée ‘’clé de voûte de la stabilité internationale’’ (Brzezinski, 2004, p. 35). Et, plus inquiétant, celle-ci reste convaincue de sa ‘’destinée manifeste’’ confiée par l’histoire en Eurasie car, selon l’étrange aveu de Brzezinski (2008, p. 284): ‘’nous (les américains : jg) sommes exceptionnels (…)’’.

Au-delà d’un symbole géopolitique fort, Manas traduirait donc l’amorce d’un recul américain et, en ce sens, l’impasse de la stratégie post-communiste de Brzezinski sur le ‘’Grand échiquier’’ eurasien. Echec et mat.

 

Jean Geronimo

Docteur en Sciences économiques

Spécialiste de l’URSS et des questions russes

Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr


[1] La stratégie eurasienne de l’Amérique est décrite dans 3 ouvrages majeurs de Brzezinski. Voir donc Brzezinski Z. (2000) : ‘’Le grand échiquier – L'Amérique et le reste du monde’’, éd. Hachette (1° éd. : Bayard, 1997) ; ‘’Le Vrai Choix’’, éd. Odile Jacob (2004) ; ‘’L’Amérique face au monde’’, éd. Pearson (2008).

[1] Washington serait plus conciliante sur les questions de l’Iran, du bouclier anti-missiles, de la réduction des armements  nucléaires, de la politique énergétique russe et de l’avenir du Caucase.

[1] ‘’Comment sortir intelligemment de cette folle guerre ?’’, Z. Brzezinski, Washington Post, 30/03/2008.

[1] On rappellera : OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et OCS (Organisation de coopération de Shanghai).

[1] www.fr.rian.ru, ‘’Exercices de l’Otan en Géorgie : une ‘provocation ouverte’ ‘’, A. Azimov, ambassadeur russe à l’OSCE, 08/05/2009.

[1] GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie).

 

14.03.2009

Venezuela: Chavez prêt à accueillir les bombardiers russes

Tu-160_57_sm.jpgMOSCOU, 14 mars - RIA Novosti. Le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé à la Russie d'employer l'île de La Orchila pour le stationnement provisoire de ses bombardiers stratégiques, a annoncé samedi à Moscou le chef d'État-major de l'Aviation à long rayon d'action russe Anatoli Jikharev.

"Nous avons reçu une telle proposition de la part du président vénézuélien. M.Chavez a mis à notre disposition une île dotée d'un aérodrome que nous pouvons utiliser pour le stationnement provisoire de nos bombardiers stratégiques", a indiqué le général.

Si les dirigeants russes prennent une décision politique à ce sujet, "l'armée de l'air russe pourra utiliser l'île de La Orchila", a ajouté le responsable.

En 2008, deux bombardiers stratégiques Tupolev-160, capables d'emporter 12 missiles à longue portée, ont réalisé une mission de huit jours au Venezuela après 13 heures de vol sans escale au-dessus des eaux neutres des océans Atlantique et Glacial arctique. Les avions n'étaient pas dotés d'armes nucléaires.

La même proposition de coopération a été faite par Cuba ...

30.12.2008

Gagarine Times

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02.12.2008

Staline, le retour d'une icône

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STRELNA (Russie), 2 déc 2008 (AFP)

- Dans une petite église orthodoxe de la banlieue de Saint-Pétersbourg, une icône pas comme les autres a trouvé sa place, sous le regard bienveillant des fidèles : elle représente Staline, imposant, aux côtés d'une sainte. L'icône a été commandée par un homme d'affaires, Alexandre Evseev, qui l'a offerte en septembre à l'église de la Sainte Princesse Olga à Strelna, à quelques encablures de la résidence d'été du tsar Pierre-le-Grand dans le golfe de Finlande. Elle représente une rencontre de Joseph Staline avec la bienheureuse Matrona de Moscou, qui aurait eu lieu dans la capitale soviétique à l'automne 1941 quelques mois après le début de l'offensive allemande contre l'URSS.

Selon la légende, la sainte (1881-1952) aurait alors conseillé à Staline de ne pas quitter Moscou, alors que la Wehrmacht était aux portes de la ville, et lui aurait promis la victoire du peuple russe sur l'Allemagne nazie. Sur cette icône, "le petit père des Peuples", vêtu d'un pardessus militaire, se tient debout devant la sainte, assise près de la fenêtre. Aveugle de naissance, Matrona Nikonova, à qui l'on attribue des miracles, fut canonisée par l'Eglise orthodoxe après sa mort.

"J'ai commandé cette icône parce que pour moi, Staline est un grand homme politique qui a gagné la guerre contre les nazis et créé l'Union soviétique", confie à l'AFP Alexandre Evseev.

Il affirme avoir offert l'icône à l'église de la Sainte Princesse Olga à Strelna en raison "de l'amour et du respect" qu'il porte à ce lieu de culte et à son prêtre Evstafi. Cette petite église, à laquelle on ne peut accéder qu'après un kilomètre de sentier à pied à travers un vieux parc, est très fréquentée. Des dizaines de personnes y affluent le samedi et le dimanche, attirées par la personnalité du père Evstafi Jakov, 67 ans, qui officie là depuis huit ans.

"Je ne connais aucun prêtre qui soit aussi bon, simple, sensible et pur que le père Evstafi", affirme Lidia Nikolaïeva, 55 ans. "S'il a accepté cette icône, il sait pourquoi", dit-elle, tout en assurant ne pas être "du tout staliniste". Viatcheslav, un homme d'affaire d'une trentaine années, affirme lui aussi être loin d'admirer Staline mais se refuse néanmoins à tout jugement négatif sur l'icône. "Pour moi c'est la représentation d'un épisode historique de la vie de la sainte Matrona de Moscou", dit-t-il. "Je ne peux pas juger le credo politique du père Evstafi, c'est une personnalité unique, exceptionnelle, qui fait beaucoup de bien", conclut Viatcheslav. "Si cela pose problème à batiouchka (père) Evstafi, je retirerai mon icône", ajoute Alexandre Evseev dans une allusion à plusieurs articles sur le sujet dans la presse. Le père Evstafi, un homme grand et maigre à la longue barbe grise, ne cache pas pour sa part sa sympathie envers Staline et sa surprise devant "tant de bruit autour de cette icône". "Il y a deux types d'icônes : celles représentant des saints et celles sur des événements liés à la vie des saints", explique-t-il à l'AFP. 'Ce n'est pas une icône de Staline, c'est une icône de la bienheureuse Matrona", dit-il. "En ce qui concerne Staline, pour moi c'est un vrai père du peuple, qui a créé un Etat fort et une société morale. Après sa mort, la Nation a perdu son père et est devenu orpheline. Je voudrais que Staline revienne", lance le père Evstafi.

Pour nombre de Russes, Staline reste avant tout l'artisan de la victoire sur les nazis, source d'une immense fierté nationale, et de l'empire soviétique, de Berlin-Est à Vladivostok, aujourd'hui défunt.

Près de la moitié des Russes (47%) ont une perception positive de Staline, contre moins d'un tiers (29%) d'avis négatifs, selon un des derniers sondages sur la question publié en février 2006 par l'institut d'opinion russe FOM.

Par Marina KORENEVA

30.11.2008

Адмирал. Адмирал Колчак. Трейлер

Ален де Бенуа стал гостем МГУ

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Alain de Benoist a été reçu par l'Université d'Etat de Moscou, Lomonossov (MGU). Le site de l'Union de la Jeunesse Eurasiatique a rendu compte de cette rencontre ainsi que le service de presse de la faculté de sociologie du MGU / Lomonossov:

Мероприятия с участием французского ученого и российской интеллектуальной элиты, организованные Центром консервативных исследований, проходят на социологическом факультете МГУ. Визит Алена де Бенуа начался с его встречи с деканом, профессором Владимиром Добреньковым. Российский и французский ученые сошлись во взглядах по многим вопросам, проявив полное единодушие в критике ограничения социологической науки рамками так называемой «чистой», позитивистской социологии, принципиально лишенной ценностного основания при изучении социальных феноменов. Французский мыслитель поддержал декана в утверждении того, что социологам «необходимо базироваться на традиционных ценностных системах». «Подход в оценке явлений глобализации у нас одинаков, поиски идут в одном направлении», - заключил по итогам беседы с теоретиком «Новых правых» В.И. Добреньков.

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Lire la suite : http://rossia3.ru:80/news/2008/11/26/15:17:53

19.11.2008

Estonie : Herman Simm, ancien du KGB a porté des coups sérieux à l’OTAN

Gerb_fsb.pngHerman Simm, un ancien haut responsable du ministère estonien de la Défense, a pu vendre d’importants secrets de l’OTAN à la Russie, a affirmé le quotidien estonien Postimees.

« Simm est soupçonné d’avoir divulgué les plus grands secrets de l’OTAN aux services de renseignement russes », a affirmé le journal sans citer ses sources.

Les officiels estoniens se sont refusé jusqu’ici à dévoiler le détail des soupçons qui pèsent sur Simm, 61 ans, responsable précisément au sein de son ministère de la gestion des documents secrets.

Selon un autre quotidien estonien, Eesti Päevaleht, l’espion présumé a perdu l’accès à ces documents au moment où Tallinn fut prévenu par ses partenaires de l’OTAN sur une fuite possible d’informations secrètes via l’Estonie.

« En novembre 2006, Simm a été démis de ses fonctions de chef du département de la protection des secrets d’État, devenant conseiller du ministère sans accès aux secrets », a affirmé Eesti Päevaleht. Herman Simm a quitté son poste de conseiller en mars dernier.

« La personne concernée n’a pas été jugée et à ce stade l’OTAN n’a pas de commentaire à faire », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’OTAN, Carmen Romero.

« C’est un cas extrêmement embarrassant », a affirmé un fonctionnaire anonyme du ministère de la Défense, cité par Postimees. Selon le journal, Herman Simm a pu travailler avec un intermédiaire espagnol ou italien.

L’épouse de Simm, une juriste travaillant pour la police, a été arrêtée avec lui pour complicité présumée.

Ancienne république soviétique, l’Estonie a recouvré son indépendance en 1991. Ce petit pays balte de 1,3 million habitants a rejoint l’OTAN et l’Union européenne en 2004.

Comme beaucoup de fonctionnaires estoniens de sa génération, Herman Simm avait été formé à l’époque soviétique, obtenant un diplôme de l’Académie de l’Intérieur de l’URSS. Il a travaillé pour le ministère estonien de la Défense depuis 1995.

Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a qualifié cette affaire d’« extrêmement regrettable » et appelé à renforcer les services de contre-espionnage, « pour éviter de tels cas à l’avenir ».

01.11.2008

Bienvenue à l'Armée Rouge !

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La révolution poutinienne : " FSB : FIERTE SOUVERAINETE BEBES "

25.10.2008

L'Académie des renseignements extérieurs de la Russie: "forge" de nouveaux effectifs d'espions ou vestige du passé bolchevik stalinien?

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Nous ne réchaufferons pas artificiellement l'intérêt du lecteur par les trucs bon marché et nous dirons tout de suite, que dans cet article, ne prétendant pas à la vérité dans la dernière instance, mais s'appuyant avant tout sur le bon sens, la bonne vielle méthode déductive, les documents publiés dans la presse et l'Internet, ainsi que sur les récits de quelques témoins (à défaut d'accès direct aux archives confidentielles du Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR), qui préfère faire interpréter son passé seulement par les plumes officielles et, donc, par définition non objectives de ses propres historiens), il s'agira des mythes et les réalités de l'institution éducative la plus fermée de notre pays formant jusqu'à présent les effectifs et les cadres pour le SVR, de cette École secrète qui en octobre 2000 a fêté ses 62 années, si l'on cumule l'âge de tous de ses prédécesseurs formels.

Cet établissement secret, l'héritier de l'École de destination spéciale (CHON NKVD de l'URSS, 1938), de l'École de renseignement (RACH NKVD de l'URSS, 1943) et l'École Supérieure de reconnaissance (VRCH du MGB de l'URSS, et plus tard École N° 101 du KGB près du Conseil des Ministres de l'URSS, 1948), a été réorganisé encore une fois en 1968 et devenu l'Institut du Drapeau Rouge (en abrégé le KI), recevant en 1984 le nom du défunt Secrétaire Général du PCUS et l'ex-chef du KGB Youri Andropov. Toujours appelée par le peuple "École de la Forêt", elle préparait à l'époque soviétique les effectifs pour la PégéOU du KGB en commençant par la période de la stagnation brejnévienne jusqu'au règne de Eltsine. En 1994, après l'échec de la perestroïka gorbatchévienne, la dissolution du PCUS, du KGB et de l'URSS, l'Institut a été pour la dernière foi transformé en Académie des renseignements extérieures (AVR), dépendant administrativement du SVR, qui est venu en 1992 pour remplacer l'ex PégéOU de l'ex KGB.

LIRE LA SUITE : http://geocities.com/jirnov_serguei/index_fr.html

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