09.09.2009
Un français devient un des "patrons" de l'OTAN
Le général Stéphane Abrial, prend aujourd'hui la tête d'un des commandements «suprêmes» de l'Otan. Un poste stratégique pour la FRANCE ?
Le général Abrial incarne le retour de la France au sein de l'Otan. C'est la première fois dans l'histoire de l'Otan que l'un de ses commandements suprêmes est confié à un non Américain, l'ancien chef d'état-major de l'Armée de l'Air, succède au général américain James N.Mattis. La passation de pouvoir aura lieu sur la base navale américaine de Norfolk ( en Virginie, est des États-Unis), la plus grande au monde, à bord de l'un des onze porte-avions géants de l'US Navy, l'USS Dwight D.Eisenhower. Après la cérémonie, le Français se retrouvera à la tête du Commandement allié Transformation, véritable «tête chercheuse» de l'Alliance atlantique, en charge, notamment, de la réflexion sur les défis, besoins et missions futurs de l'Otan.
Stéphane Abrial, qui a fêté lundi ses 55 ans, se réjouit de cette nomination, qui couronne une carrière marquée par sa forte dimension internationale. Après l'École de l'air, ce natif de Condom, dans le Gers, a franchi pour la première fois l'Atlantique en 1974 pour rejoindre l'US Air Force Academy. Deux ans plus tard, de retour en France, il devient pilote de chasse. Déplacé dans différentes parties de l'Europe, le Français prend vite du galon et accomplit plusieurs missions d'importance.
En 1996, il rejoint Bruxelles et découvre les coulisses de l'Otan. La France n'en fait plus partie, mais il se voit cependant confier la «rénovation» des structures militaires intégrées, avec succès. «Elle a été agréée par les dix-neuf États membres en 1999». À la tête de l'Armée de l'Air française, de juillet 2006 à août 2009, le général est finalement nommé à son nouveau poste en juillet dernier, pour une durée de trois ans. Une fois en place, Stéphane Abrial devrait en toute logique se faire l'écho des ambitions réformistes de la France. Paris ne s'en cache pas: «Nous voulons une Alliance plus réactive et dotée de structures plus légères», a-t-on déjà appris. L'avenir dira si cette nouvelle voix saura se faire entendre. Cependant le général vient de déclarer que sa mission était clairement le service de l'ensemble des états membres et non pas une quelconque influence occulte de la France.
08:40 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.09.2009
Achmed le terroriste mort ... Mieux vaut en rire.
12:59 Ecrit par Ivan dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.08.2009
Israël : Enfin vers l’Indépendance ?
Il semble qu’on ne peut, sans crouler sous les sarcasmes des « experts » , dissocier l’existence d’Israël de la bienveillance, du soutien, de « l’indéfectible amitié » américaine. On voudrait nous faire croire à une histoire d’amour idyllique. C’est oublier un peu vite la crise de Suez et la menace nucléaire (excusez du peu ! ), l’attaque monétaire contre la livre sterling et l’envoie de forces navales et aériennes pour interférer dans le dispositif franco-israélo-britannique de la part du conglomérat américano-soviétique
C’est oublier, aussi, l’attitude de l’ami américain durant la « guerre des six jours » et la riposte israélienne : le 8 juin 1967 des jets israéliens attaquent le navire-espion américain USS Liberty : 34 morts, 171 blessés.
Pour la classe politique israélienne, se souvenant des pressions américaines de 1956 , c’est le moyen de rappeler à Washington que l’État hébreux n’entend certes pas se contenter de jouer les Républiques bananières pour son compte, mais au contraire, de récupérer sa liberté d’action pleine et entière. Pour les Américains, empêtrés dans cette sombre histoire de navire-espion, ayant fort imprudemment prêté à Israël six RF-4C (version de reconnaissance du McDonnell Phantom II), appartenant à la 26ème escadre de reconnaissance tactique basée à Ramstein (Allemagne) et opérant sous cocardes israéliennes mais avec des pilotes américains (!), il importait de mettre fin, le plus rapidement et le plus discrètement possible, à une désastreuse erreur dans une guerre « non maîtrisée ». Washington ruminera son humiliation, bien décidée à rappeler qui était le maître à son encombrant protégé israélien.
L’attente durerait six ans… 1973 : la NSA indiqua à son frère israélien qu’aucune perturbation ne troublerait ce beau jour de kippour. Pas sympa…. Mais pas fini.
Jonathan Jay Pollard travaillait en 1985 en tant qu’officier de renseignement au Naval Anti-Terrorist Alert Center de Washington.
Les États-Unis lui reprocheront en particulier d’avoir livré à Israël le manuel des codes d’accès et de cryptage des écoutes de la NSA dans le monde, manuel qui fut ensuite livré par Shamir aux soviétiques .Pas sympa du tout.
Mais on s’arrangeait … Avoir un porte-avion, pendant la guerre froide, face aux alliés des russes était très utile et confortable pour Washington. Cela fournissait une armée supplétive, permettant, de fait, de ne pas engager directement des troupes US sur le terrain. Les conflits par procuration sont les meilleures des guerres pour les empires.
Puis la fin de la « guerre froide », le rapprochement avec les pays arabes, l’installation, véritable occupation, des « Marines » à l’intérieur des pays musulmans, la « neutralisation » de l’Irak, rendit caduque, plus que la victoire d’Obama, la pseudo alliance indéfectible. Les rapports diplomatiques solidaires ont laissé place aux épreuves de force et aux diktats.
Si les américains ont profité sans vergogne d’Israël, il est tout aussi évident que l’État israélien n’a jamais totalement souhaité une politique indépendante. En avait-il les moyens ? Il en avait en tout cas l’idéologie. Le Sionisme, héritier de l’humanisme religieux, a voulu concilier Spiritualité et Nation comme le prônait Yeshayahou Leibovitch.
Son organisation sociale première s’inspirait plus des fermes collectives enracinées que des théories capitalistes vagabondes. Israël état socialiste non-aligné ? Le défi aurait pu être relevé et les crises économiques majeures se succédant, n’insultons pas l’avenir. Impossible n’est pas historique.
L’existence d’un état est conditionné par la nature de ses alliances. Quelles alliances pour quelle politique ?
Si nous répondons Indépendance, cela devient : Quelle politique pour quelles alliances ?
Israël ne doit rien s’interdire, à priori. Un des premiers allié pourrait être le Liban débarrassé de l’influence néfaste du Hezbollah avec le retour aux affaires des Chrétiens à des postes de grande responsabilité ( souvenons-nous de L’armée du Liban libre du général Lahad, devenue ALS, regroupant non seulement des chrétiens maronites (majoritaires), mais aussi des musulmans).
Deuxièmement, la Jordanie et L’Égypte peuvent présenter des caractères de sûreté certains, si la question palestinienne se règle définitivement et rapidement : Un État palestinien laïque. Concernant la Syrie, il convient de jouer sur son caractère « laïque-socialiste -arabe ». Cela demanderait aux israéliens, surtout à leurs dirigeants, à se penser comme un État libre, un État indépendant, et disons-le tout net, comme un État pleinement laïque, pilier d’une Union du Proche-Orient, un Commonwealth démocratique, comparable à L’UE. Toutes les parties y ont intérêt. Il suffit, et chacun a conscience des travaux herculéens, de « décrocher » des impérialismes destructeurs d’identités opposés aux « Droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
On verra alors peut-être Israël ressembler plus au Venezuela et Netanyahou plus à Morales. Loin d’être un cauchemar, sauf pour les pilleurs de peuples, cela réalisera le rêve des premiers sionistes qui, comme Meir Dizengoff ( « Nous ne posséderons jamais des canons » ) pensaient que leur cause triompherait par la seule force morale…
« Et les résidus islamistes ? » me direz-vous.
Ils apparaîtront pour ce qu’ils sont : les collaborateurs empressés des impérialistes dans le vaste jeu de divisions et de massacres des peuples qu’est leur pratique nauséabonde du Monopoly mondial.
Jean-Marc DESANTI
Retrouvez aussi cet article sur :
http://armees.com/Israel-Enfin-vers-l-Independance.html
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=49747&L=fr
http://www.alterinfo.net/Israel-Enfin-vers-l-Independance...
http://www.resiliencetv.fr/?p=4708
10:50 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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09.06.2009
Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam

Si l’islam a non seulement transmis le savoir grec à l’Europe mais l’a carrément initiée aux arts et lettres selon Obambi, (ce qui est faux : ex St Sophie a été la matrice de la technique du dôme) dans ce cas une telle affirmation ne peut que renforcer les islamistes dans leur désir de vivre s’habiller penser précisément comme à cette époque épique. C’est simple lumineux. Puisque le principal dirigeant de la plus puissante nation occidentale avoue en quelque sorte que tout son génie vient de l’islam de cette époque, alors replongeons-nous en elle, revisitons-là, revivons-là, pensons en elle jusqu’au bout de la nuit (qui s’étend).
Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam, et d’affaiblir en même temps tous les démocrates musulmans qui pensaient que s’habiller de manière moderne, ne pas se voiler, intégrer les valeurs universelles dans le renouvellement de leur discours, pouvaient créer un islam nouveau à l’image de son temps, revivifiant la tradition d’une autre façon : ils se trompaient ! c’est au contraire en s’immobilisant dans l’islam des premiers siècles, qui a précisément apporté la civilisation à l’Europe et au monde, que l’islam peut repartir de l’avant voilà ce qu’en conclut à juste titre l’islam politique qui a désormais ses lettres de noblesse.
Nous ne mesurons pas encore l’étendue des dégâts dans les écoles et les universités. Puisque la déperdition qui en a résulté pour l’Islam sera mis sur le dos du libéralisme le colonialisme et ses "youpins sionistes" et le tour est joué : merci Obambi !
( bien sûr il peut être objecté que Ben Laden et consorts ont préalablement condamné les propos d’Obama et qu’ils lui reprochent de les combattre en Afghanistan ; sauf que ceci n’est pas contradictoire en ce que si ceux-là exprimeraient un islam brut tandis que Obama (et Sarkozy Cohn Bendit, Bayrou, Besancenot…) aspirent à vivifier un islam soft, il n’empêche que celui-ci, lorsqu’il verra que les populations d’origine religieuse musulmane lui échappent sera de moins en moins imaginaire et canada dry…)
Lucien SA Oulahbib 9/6/2009 Resilience TV
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03.06.2009
Fermeture de la base Manas : recul américain sur l’échiquier eurasien ... Echec et mat pour Brzezinski ?

‘’La partie qui se joue dans le pourtour de la Russie n’est plus l’endiguement de la guerre froide,
mais le refoulement (‘roll back’)’’
Brzezinski (2000, p. 19)
‘’Le Grand échiquier’’
Spectaculaire défaite diplomatique pour Washington ! La fermeture de sa base (kirghize) de Manas en 2009 - après celle de sa base (ouzbek) de Karshi-Khanabad en 2005 - aura, à terme, un impact stratégique majeur, dans la mesure où elle implique une refonte de sa politique en zone post-soviétique, traditionnellement axée contre la Russie. En effet, depuis l’implosion de l’URSS le 25/12/1991, Washington a mis en œuvre une politique de reflux (‘’roll back’’) de la puissance russe, destinée à se substituer à son leadership impérial hérité du soviétisme. Or la perte de ce maillon stratégique vers l’Afghanistan obligera l’administration américaine à renouer un vrai dialogue avec Moscou, désormais incontournable dans la région. Et cet échec est d’autant plus flagrant qu’il raisonne comme un aveu d’impuissance pour Washington, incapable de ‘’persuader’’ aucune autre république de l’ex-URSS d’héberger – en substitution de Manas – une base américaine sur son territoire. Une raison majeure étant pour ces dernières d’éviter toute source de tension avec Moscou, de nouveau maitre de son pré-carré. La Russie est de retour.
Dans ses grandes lignes, la perte de Manas exprime un double symbole géopolitique, d’une part de l’échec de la stratégie d’influence américaine en Asie centrale et, d’autre part, du retour de l’Etat russe dans sa zone de domination historique. Car la principale réussite de V. Poutine a été de redonner une certaine légitimité à un Etat fort et centralisé, avide de reprendre le contrôle de son ‘’étranger proche’’ (la CEI) en vue de sécuriser ses espaces périphériques et in fine, rompre la stratégie d’encerclement mise en œuvre par Washington depuis la transition post-communiste. Ainsi, V. Poutine a réhabilité un Etat russe recentré sur une stratégie de puissance et de défense de ses intérêts nationaux, élargis à l’ancien espace soviétique. Et selon Z. Brzezinski (2008, p. 208), ce comportement attesterait du refus des russes d’accepter ‘’la nouvelle réalité de l’espace post-soviétique’’, autrement dit, l’ingérence américaine dans leur ancien espace politique – et au-delà, celle de l’Europe dans ce que cette dernière appelle désormais le ‘’voisinage partagé’’. Inutile provocation.
Tendanciellement, la stratégie américaine suit la ligne anti-russe de Brzezinski visant le contrôle de l’Eurasie, cœur stratégique (et énergétique) du monde et, dans ce but, à empêcher l’émergence de toute puissance majeure hostile, dont feraient potentiellement partie la Russie et la Chine. Dans cet axe, il s’agit selon Brzezinski, stratège et conseiller d’Obama, de définir ‘’une géostratégie d’ensemble à long terme concernant l’Eurasie’’ (Brzezinski, 2000, p. 249) en vue d’y stabiliser une forme de domination mondiale. En définitive, cela implique la manipulation des ‘’principaux acteurs géostratégiques présents sur l'échiquier eurasien’’ (Brzezinski, 2004) et en particulier, en Asie centrale – dans l’optique (notamment) d’implanter des bases à la périphérie russe.
Cette haine viscérale à l’égard des russes structure le discours de Brzezinski, percevant la Russie comme l’héritière de la guerre froide et sa stratégie extérieure comme un résidu du soviétisme. Dans son ouvrage, ‘’L’Amérique face au monde’’, Brzezinski (2008, p. 186) rappelle que durant les 4 derniers siècles, la ligne directrice de la Russie se résume par ‘’une expansion impériale à partir d’un centre bien défini pour créer un Etat multinational’’. Et surtout, il est persuadé que V. Poutine n’a pas ‘’admis l’impossibilité de recréer le vieux système impérial’’ (Brzezinski, 2008, p. 191), illustrant selon lui, ‘’la résistance de l’ordre soviétique’’ (Brzezinski, 2000, p. 141). Pour cette raison, Brzezinski prône le maintien d’une politique de contrôle de la puissance russe et d’érosion de son pouvoir en zones caucasienne et centre-asiatique. Reflexe de guerre froide.
Dans son essence, la perte de la base de Manas va obliger Washington a une attitude plus ‘’compréhensive’’ à l’égard de la Russie[i], au sens où elle a besoin de cette dernière comme relais logistique et politique de ses interventions en Asie centrale, considérée comme une priorité de la politique étrangère américaine. En retour, cette ‘’coopération’’ russe donne à Moscou un droit de regard – et un moyen de pression – sur la politique américaine en zone post-communiste. Dans ce schéma, sous prétexte de lutte anti-terroriste, le recentrage de l’effort américain sur l’Afghanistan – au détriment du bourbier irakien – vise à renforcer l’influence de Washington en Asie centrale : ‘’La fin de l’occupation (de l’Irak : jg) sera une opportunité pour la guerre contre Al Qaïda, mettant ainsi un terme à une aventure malheureuse qui (…) a détourné les États-Unis de l’Afghanistan, où la menace originelle d’Al Qaida persiste et augmente.’’[ii]
Un objectif clé de Brzezinski est de renforcer - au détriment de Moscou et de ses alliances eurasiennes, telles l’OCS et l’OTSC[iii] - le rôle régulateur de l’Otan en zone post-soviétique comme levier de l’avancée géopolitique américaine. Pour cette raison, il prône l’extension de l’Otan aux ex-républiques soviétiques, considérées comme les ‘’pivots géopolitiques’’ de sa stratégie du roll-back de la puissance russe – leur coopération ayant déjà été obtenue dans le cadre du ‘’Partenariat pour la paix’’ (PPP) et de manœuvres militaires provocantes aux portes de la Russie (dont les dernières en mai 2009, en Géorgie !)[iv]. Et surtout, selon Brzezinski (2004, p. 296), le champ d’action stratégique de l’Otan ‘’est appelé à s’élargir à l’espace eurasien’’. Cette extension de l’Otan - perçue par Moscou comme un vestige de la lutte anti-communiste, donc injustifiée - permettrait de poursuivre d’une part, le détachement des Etats post-soviétiques de l’emprise de la Russie et d’autre part, l’encerclement de cette dernière. En outre, cette volonté de détacher la zone post-soviétique de la domination russe est reprise par le Partenariat oriental mis en œuvre par l’Europe - levier de l’influence américaine - dans le voisinage partagé, depuis le 8 mai 2009. A terme, il s’agit de créer une forme de dépendance de la zone post-communiste à l’égard du leadership américain, dans le but de contrôler le cœur énergétique de la planète, à la fois par un contrôle politique des Etats clés (les ‘’pivots’’) et par un contournement de l’Etat russe – via des circuits alternatifs, comme l’attestent le projet Nabucco et la réalisation de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan). L’accès à l’énergie, considéré par Brzezinski (2008, p. 212) comme ‘’une source majeure de puissance politique’’, sera renforcé par le projet Nabucco : ‘’Nous devrions persister dans cette voie. A un certain moment, pas si lointain, des oléoducs et gazoducs allant de l’Asie centrale à l’océan Indien en passant par l’Afghanistan et le Pakistan deviendront réalisables. Voilà de bonnes choses à faire ( ! : jg).’’ (p. 199).
Or, le renforcement de l’influence américaine en Eurasie post-soviétique – via l’élargissement de l’Otan, la création d’alliances politico-militaires (du type GUAM[v]), la mise en oeuvre de politiques libérales et l’implantation de douteuses ONG – implique, de manière dialectique, la compression de la puissance russe. Cette ‘’compression’’ est d’ailleurs la condition permissive de la progression des bases américaines en zone post-communiste. Dans ce contexte, la fermeture de Manas va freiner cette stratégie offensive de Washington, qui s’inscrit dans une perceptive de long terme mais devra s’appuyer, dans un premier temps - pour la gestion de la crise afghane - sur les infrastructures russes. Ainsi, l’orientation structurelle de la ligne Brzezinski ne serait pas remise en cause, mais seulement retardée dans l’optique de s’assurer du soutien russe dans un espace géopolitique explosif et exposé aux crises nationalistes. Brzezinski (2008, p. 199) l’a reconnu sans ambages et souligné la nécessité de contenir toute velléité russe, en poursuivant le rapprochement avec les ex-républiques soviétiques de l’Asie centrale : ‘’Ce qui est vraiment important est de créer un contexte géopolitique tel que le désir nostalgique (de la Russie : jg) de redevenir une grande puissance impériale aura moins de chances de se réaliser (…)’’. Ce qui implique selon Brzezinski (2008, p. 199) ‘’d’instaurer des liens économiques plus nombreux et plus directs avec les pays d’Asie centrale en tant qu’exportateurs d’énergie (….)’’. D’autant plus que ce dernier est persuadé que ‘’la domination coloniale russe sur l’Asie centrale est une chose du passé’ (Brzezinski, 2004, p. 98). Réalisme implacable.
Ainsi, après la double perte américaine des bases militaires de Manas et de Karshi-Khanabad, la mise en cause des révolutions libérales (Géorgie, Ukraine et Kirghizstan) planifiées par Washington et enfin, l’évolution récente de la question énergétique (au profit de Moscou), la Russie tend à renforcer les bases politiques de son leadership dans l’espace post-soviétique. Cette orientation est d’ailleurs appuyée par la volonté du président Medvedev de faire de l’OTSC une organisation concurrente de l’Otan, en vue de rééquilibrer les rapports de force dans la région. En définitive, cette configuration permettra à terme, à la Russie, de renforcer son statut d’Etat majeur du nouvel ordre international et en cela, de s’opposer à une Amérique hégémone, auto-proclamée ‘’clé de voûte de la stabilité internationale’’ (Brzezinski, 2004, p. 35). Et, plus inquiétant, celle-ci reste convaincue de sa ‘’destinée manifeste’’ confiée par l’histoire en Eurasie car, selon l’étrange aveu de Brzezinski (2008, p. 284): ‘’nous (les américains : jg) sommes exceptionnels (…)’’.
Au-delà d’un symbole géopolitique fort, Manas traduirait donc l’amorce d’un recul américain et, en ce sens, l’impasse de la stratégie post-communiste de Brzezinski sur le ‘’Grand échiquier’’ eurasien. Echec et mat.
Jean Geronimo
Docteur en Sciences économiques
Spécialiste de l’URSS et des questions russes
Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr
[1] La stratégie eurasienne de l’Amérique est décrite dans 3 ouvrages majeurs de Brzezinski. Voir donc Brzezinski Z. (2000) : ‘’Le grand échiquier – L'Amérique et le reste du monde’’, éd. Hachette (1° éd. : Bayard, 1997) ; ‘’Le Vrai Choix’’, éd. Odile Jacob (2004) ; ‘’L’Amérique face au monde’’, éd. Pearson (2008).
[1] Washington serait plus conciliante sur les questions de l’Iran, du bouclier anti-missiles, de la réduction des armements nucléaires, de la politique énergétique russe et de l’avenir du Caucase.
[1] ‘’Comment sortir intelligemment de cette folle guerre ?’’, Z. Brzezinski, Washington Post, 30/03/2008.
[1] On rappellera : OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et OCS (Organisation de coopération de Shanghai).
[1] www.fr.rian.ru, ‘’Exercices de l’Otan en Géorgie : une ‘provocation ouverte’ ‘’, A. Azimov, ambassadeur russe à l’OSCE, 08/05/2009.
[1] GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie).
12:11 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.05.2009
Barack Hussein Obama : Le pire des présidents de l’histoire des USA

Obama est le premier président des Etats-Unis essentiellement et fondamentalement hostile à Israël
Il est très difficile d’être premier ministre d’Israël. Particulièrement après les années où Ehoud Olmert a occupé ce poste et mené une politique erratique qui a laissé des traces. C’est tout spécialement difficile maintenant que Barack Obama est à la Maison Blanche.
J’avais, suivant en cela l’avis de plusieurs commentateurs américains, considéré jusque là que Jimmy Carter avait été le pire président de l’histoire des Etats-Unis. C’était exact jusqu’à une date récente : Obama a, en quatre mois, montré qu’on pouvait faire pire encore que Jimmy Carter.
En ce court laps, Obama a permis au régime des mollahs de réaliser qu’il lui était possible de poursuivre son avancée vers l’arme nucléaire sans le moindre risque ; poussé le gouvernement pakistanais à abandonner une région du pays aux talibans, avant de lui demander de faire machine arrière ; distendu les liens de partenariat avec l’Inde, noués sous George Bush ; montré au Japon que les Etats-Unis n’étaient pas prêts à le défendre face à la menace nord-coréenne ; fait savoir aux dirigeants de Pékin que l’administration américaine ne prêtait plus aucune attention à la situation des droits de l’homme en Chine, et déclaré, à plusieurs reprises, que les Américains avaient, humblement, beaucoup à apprendre de l’islam et du monde musulman. Je pourrais ajouter à la liste la promotion, en partenariat avec Hugo Chavez, d’un livre marxiste inepte d’Eduardo Galeano sur l’Amérique latine, un ensemble de décisions économiques engageant les Etats-Unis sur la voie d’un socialisme à l’européenne, ou l’invitation, comme oratrice au dîner annuel de la presse, d’une comédienne gauchiste, militante de la cause lesbienne, Wanda Sykes.
Cette dernière a beaucoup fait rire Barack et Michelle en souhaitant, en direct, la mort du commentateur conservateur Rush Limbaugh.
Mais je ne veux pas faire un catalogue exhaustif des facéties dangereuses du nouveau président. En ce qui concerne Israël, Obama procède à des glissements progressifs vers la trahison, et, si des présidents ont, auparavant, eu des attitudes assez nettement anti-israéliennes, Obama est le premier président des Etats-Unis essentiellement et fondamentalement hostile à Israël. Si l’on prend les propos tenus lors de la brève conférence de presse qui a suivi sa rencontre avec Benyamin Netanyahu, on peut noter, outre le ton général paternaliste utilisé par Obama, et au-delà de l’hypocrisie évidente de ce dernier, plusieurs messages nets, constitutifs d’une « doctrine Obama » en gestation.
Parmi ceux-ci, le refus de fixer des dates limites aux pourparlers avec la République Islamique d’Iran, le refus de dire que l’option militaire reste sur la table (les seules menaces évoquées par Obama sont des sanctions supplémentaires, ce qui a dû faire beaucoup rire Ahmedinejad). La condamnation des mesures de surveillance étroite et de sanctions mises en œuvre par Israël (accusé de ne laisser « aucun espoir aux Gazaouis ») ; les pressions pour que Netanyahu saisisse l’ « opportunité historique » présente et fasse des « gestes sérieux », non pas vers l’avancée du processus de paix, mais vers « la paix » tout court, donc vers la création rapide d’un Etat palestinien. Dès lors qu’Obama a fait savoir, de manière redondante, qu’il était favorable au plan de paix arabe proposé par l’Arabie Saoudite, il n’est pas du tout difficile de savoir ce que la « paix » en question signifierait.
Abba Eban avait parlé autrefois des frontières de 1967 comme des « frontières d’Auschwitz » : Obama est favorable aux frontières d’Auschwitz. Les Etats-Unis, par ailleurs, viennent de réintégrer le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies : oui, celui qui vient d’organiser la si remarquable conférence de Durban II à Genève. Ils entendent participer, dans le cadre de l’Onu, comme l’a confirmé récemment Susan Rice, dans la lignée de Rose Goettenmoeller, à un désarmement nucléaire et à une mise en œuvre stricte de la non prolifération, dans le cadre de laquelle Israël se verrait demander des comptes, ce qui rompt avec quarante années d’accords entre Israël et les Etats-Unis sur ce point.
Très significativement, lors de son voyage vers l’Europe et l’Egypte, où il va lire, au Caire, sur son téléprompteur, début juin, un discours que je n’ose imaginer à l’avance, Obama ne passera pas par Israël.
Lors de sa récente visite à Washington, Shimon Peres n’a, contrairement aux usages en vigueur et au minimum protocolaire, pas été invité à donner une conférence de presse en compagnie de son hôte, ce qui n’a pas été du tout une marque d’amitié : lui demandera-t-on passer par la porte de service la prochaine fois ?
Lors des entretiens que Peres a eu avec Obama, Hillary Clinton a, semble-t-il, été invitée à ne pas venir (parce qu’elle serait trop « pro-israélienne », dit-on à Washington : c’est dire ce que sont les positions des autres). Les discours tenus à Peres sur les implantations israéliennes ont été si durs et si blessants, qu’il s’est, lui, le modéré d’entre les modérés, légitimement mis en colère.
Ce qui rassure un peu est que le projet de deux Etats ne peut, au delà des formules verbales, avancer. En dehors des hurluberlus qui ont participé aux « accords de Genève » il y a quelques années, nul ne peut voir sérieusement comment Jérusalem pourrait être divisée : un immeuble pour le Hamas, celui d’à côté pour Israël, bien sûr… Je doute très fortement que la Jordanie, quoi que dise le roi Abdallah, ait l’ardent désir de voir se constituer un Etat contrôlé par le Hamas en Judée-Samarie. Et je pense que ni l’Egypte, ni l’Arabie Saoudite ne veulent voir la République Islamique d’Iran accroître son influence et son emprise dans leur jardin.
Dois-je l’ajouter : seuls les antisémites européens et les membres de l’administration Obama font semblant de croire que la Judée-Samarie, laissée aux mains de l’Autorité Palestinienne, ne serait pas très vite contrôlée par le Hamas.
Ce ne sont que des paroles, donc.
Néanmoins, l’administration Obama contribue à la délégitimation et à la diabolisation internationale d’Israël, qui gagne du terrain sur la planète, et cela est, en soi, un crime moral impardonnable. L’administration Obama permet à toutes les dictatures, et plus particulièrement à l’Iran, de se renforcer, ce qui est un crime concret tout aussi impardonnable. Ceux qui voudront prendre au mot les propos hypocrites, pourront retenir les mots d’ « amitié » prononcés par Obama. Dans la mafia, comme dans la diplomatie, on peut embrasser sa future victime juste avant de la poignarder : c’est ce que fait Obama.
Netanyahu a répondu en prenant au mot les propos hypocrites qui lui étaient tenus, faisant comme s’il n’avait pas entendu le reste. Sa position, je l’ai dit, est très difficile. Obama reste populaire et jouit du soutien de la majorité de la communauté juive américaine. En Israël, une bonne partie de la population rêve d’une solution reposant sur deux Etats pour deux peuples. Tôt ou tard, quelqu’un devra oser parler comme Menahem Begin en son temps, et dire que le peuple juif ne se laissera pas écraser une seconde fois, et qu’Israël n’est pas un Etat servile, soumis au bon vouloir pervers des antisémites et des antisionistes : il se trouvera des millions de gens en Amérique pour entendre ce discours.
Une vieille phrase de Benjamin Disraeli dit que l’ignorance et l’aveuglement ne sont jamais le bon moyen de résoudre un problème, et c’est exactement ce que je pense. L’aveuglement volontaire de millions de gens, qui se croient amis d’Israël ou qui se font encore des illusions sur Obama, ne contribuera pas à une avancée vers la résolution du problème, sauf si on veut penser que la résolution du problème serait une victoire accordée à l’islamisme et une nouvelle solution finale.
Rien ne doit être cédé à l’ignorance, et beaucoup trop lui a été accordé depuis les accords d’Oslo : la plupart des commentateurs ne savent rien de l’histoire de la région et de la généalogie de la renaissance d’Israël. Quasiment tous les commentateurs en viennent à croire qu’il existe un peuple palestinien qui a été spolié de ses terres. Benyamin Netanyahu, dit la presse, a fait un cadeau à Obama : Pleasure Excursion to the Holy Land, un extrait du livre de Mark Twain, The Innocents Abroad. C’est une excellente idée. Si Obama lit le récit de voyage de Twain, il verra que la Terre d’Israël, au dix-neuvième siècle, était peuplée de Juifs et de quelques Arabes, dont aucun ne se disait Palestinien.
Il verra que le territoire était, très largement, un désert. S’il lit quelques autres ouvrages que, j’en suis sûr, le premier ministre israélien sera prêt à lui recommander, il découvrira que c’est quand le foyer national juif s’est reconstitué que des Arabes sont arrivés en nombre. Il verra que les Juifs ont mis les terres en culture et que, très vite, les Arabes ont été imprégnés de dogmes haineux et racistes. Il pourra être conduit à se demander pourquoi tous les racismes sont condamnés sur la planète, sauf la haine anti-juive, qui imprègne assez largement le monde arabe, et les Palestiniens en particulier. Mais attendre d’Obama qu’il se pose des questions est attendre bien trop de sa part. Il n’a pas besoin des questions : il possède les réponses.
Il les a depuis qu’il a fréquenté Jeremiah Wright et Rachid Khalidi. Il les avait même avant, au temps où il se rendait au Pakistan pour des voyages d’études, au temps où il était musulman, il y a un peu plus de vingt ans et où, comme s’en souviennent ceux qui l’ont connu lorsqu’il était étudiant à l’Occidental College à Los Angeles, il priait vers La Mecque cinq fois par jour.
Guy Millière
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19.05.2009
Obama et Netanyahou : la guerre froide
C’est l’un des grands paradoxes de l’administration Obama, l’un des principaux arguments avancé par les détracteurs du président américain. Le démocrate paraît mieux s’entendre avec les ennemis historiques des Etats-Unis qu’avec certains de ses plus proches alliés. La Maison-Blanche surprend et séduit quand elle tend volontairement la main vers l’Iran ou Cuba. Elle étonne quand elle peine à parler avec Israël. Les relations entre l’Amérique et l’Etat hébreu ne sont pas encore glaciales mais, depuis la désignation de Benyamin Netanyahou comme premier ministre, l’ambiance s’avère tendue. Barack Obama et Benyamin Netanyahou semblent diamétralement opposés. Le premier se veut un symbole d’ouverture, résolu à orienter son pays sur la voie du progressisme. Le second est à la tête de l’un des gouvernements les plus conservateurs de l’histoire d’Israël.
Dans les faits, cela se traduit par de profonds désaccords géopolitiques : lundi, Obama a une nouvelle fois milité pour la création d’un Etat palestinien et l’arrêt des constructions de colonies juives en Cisjordanie. Netanyahou considère ces extensions comme « naturelles » et refuse d’endosser la responsabilité de la création d’un Etat qui serait contrôlé par le Hamas. L’actualité n’aura pas vraiment œuvré pour un apaisement des relations. Lundi, Israël confirmait l’extension de colonie juive de Maskiot ...
Isoler l’Iran
La rencontre organisée lundi n’aura rien changé. Devant les photographes, les dirigeants sourient et les mains se serrent. Mais les deux hommes n’ont pas modifié leur position d’un iota, que ce soit sur le Proche-Orient ou l’Iran, autre point de discorde entre Israël et les Etats-Unis. Benyamin Netanyahou s’inquiète toujours de l’attitude américaine envers Téhéran. Pour lui, la politique de la main tendue ne sert à rien sinon à donner du temps à l’Iran pour fabriquer sa bombe atomique. Obama, lui, se veut pragmatique et entend rallier les pays arabes à sa cause pour isoler l’Iran et contraindre Téhéran de stopper son programme nucléaire. Une politique qui implique la résolution du conflit israélo-palestinien. Le rapprochement entre Américains et Arabes sera donc poursuivi, dès la semaine prochaine, avec la réception du président égyptien Hosni Moubarak le 26 mai. Le 28, c’est le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas qui parcourra les couloirs de la Maison-Blanche.
Sylvain Chazot France-Soir
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08.05.2009
Obama ou le grand suicide

J’ai passé 2008 à fatiguer les oreilles des lecteurs en prédisant qu’Obama serait pour les Etats-Unis et pour le monde un désastre complet. Bon sang ! J’étais à cent lieues de m’imaginer à quel point. N’est pas Cassandre qui veut.
Obama demande pardon pour les faits et gestes de l’Amérique, son passé, son présent et le reste, il s’excuse de tout. Les relations dégradées avec la Russie, le manque de respect pour l’Islam, les mauvais rapports avec l’Iran, les bisbilles avec l’Europe, le manque d’adulation pour Fidel Castro, tout lui est bon pour battre la coulpe de l’Amérique.
Plus encore, il célèbre la contribution (totalement inexistante) de l’Islam à l’essor de l’Amérique, et il se fend d’une révérence au sanglant et sectaire roi d’Arabie, l’Abdullah de la haine. Il annule la ceinture anti-missiles sise en Alaska et propose un désarmement nucléaire inutile. Que Poutine, le dictateur, ait ressuscité depuis dix ans la haine et l’agressivité russes envers l’Occident, en s’attaquant par le fait à ses voisins, et par tous les autres moyens aux Etats-Unis, n’en parlons pas. C’est, ça doit être, ça ne peut être que la faute de l’Oncle Sam. La faute de l’Amérique depuis 30 ans si les relations avec l’Islam sont dégradées, par manque de respect américain. Nasser, les dictateurs syriens, irakiens, l’influence soviétique, n’en parlons pas. Coupable par définition. L’insanité belliqueuse et la haine de l’Occident qui marquaient, depuis les années quarante, l’Ayatollah Khomeiny ? La conversion générale de l’intelligentsia iranienne à l’extrême-gauche anti-impérialiste ? Le sauvetage de millions de musulmans par l’Amérique aux quatre coins de l’espace de barbarie qu’est l’Islam ? Les génuflexions rhétoriques de Bush devant « l’Islam, religion de paix » ?
L’Europe, apeurée par son ombre, hésitante à s’armer ne serait-ce que d’un canif (dangereuse arme d’agression), celle qui manifestait par millions contre les « euromissiles » et Ronald Reagan, et même contre Clinton ? C’est encore, c’est toujours la faute à l’Amérique. « Nous ne parlons pas russe ! C’est votre faute ». Mais où Obama a-t-il donc appris ces inepties ? D’où vient cet amoncellement de mécomptes du monde, d’idées fausses et difformes? D’où provient ce prurit du je-vous-demande pardon ? On est habitué au Jimmycartérisme, qui se mettait à quatre pattes devant Khomeiny (« un saint »), l’URSS, Cuba, le tiers monde, le terrorisme musulman. D’où vient qu’Obama ait – dirigeant d’une république – courbé la tête devant le roi d’Arabie ? C’est là qu’il convient de se souvenir de l’homme qui fut son pasteur pendant vingt ans, ce qui est très long quand on n’en a pas encore cinquante : le pasteur Jeremy Wright, de l’Eglise de la Trinité à Chicago, dont Obama ne se sépara que contraint et forcé, pour cause de déclarations insupportablement anti-américaines et antioccidentales, délirantes et conspirationnistes, et qui « passaient mal» dans la campagne. Pendant 20 ans, Wright fut son mentor et son Nestor, celui qui l’introduisit dans les cercles de la Black Theology de Chicago, qui l’initia aux idées de cette version noire de la « théologie de la libération ». Et que dit-elle, que dit Wright ? « Not ‘God Bless America,’ but ‘God damn America’. » Que Dieu ne bénisse pas, mais qu’il accable l’Amérique ! Que l’Amérique, c’est l’esclavage, que le SIDA a été “inventé” par le gouvernement américain pour exterminer les Noirs, etc. Wright hait l’Amérique de tout son être, même s’il en empoche tous les dividendes imaginables… La théologie de la « libération » noire est l’équivalent américain des pires perversions castristes, guévaristes, fanonistes : l’Amérique est satanique, et tous les autres, victimes de l’Amérique, sont angéliques. Vingt ans, et on s’imprègne des sermons. C’est Wright qui fait du diplômé de Harvard qui est maintenant un agitateur local (community organizer), un politicien en vue à Chicago. N’oublions pas que la carrière politique locale d’Obama est lancée par les fanatiques de la haine de l’Amérique, les ultragauchistes terroristes des Weathermen, à Chicago, qui répètent et confirment la même antienne idéologique. Tous les aquariums où a nagé le têtard avaient la même eau.
Obama est la version manucurée de Wright : il est allé à Harvard. Il n’éructe pas, il ne bave pas, il ne montre pas le poing. Il n’émet pas de gros mots à jet continu comme le fait son gourou. Elégant, Il est tout miel – mais les dragées, même recouvertes de sucre, n’en sont pas moins au poivre. Le fond est identique. Wright insulte l’Amérique, Obama demande pardon : dans les deux cas, elle est coupable. Wright est pasteur, Obama est président. Plus encore, cette déplorable Amérique a semé le désordre et le mal partout dans le monde. Au lieu de collaborer multilatéralement avec tous, d’œuvrer au bien commun avec Poutine, Chavez, Ahmadinejad, Saddam Hussein, Bachir al-Assad, et Cie, l’insupportable Bush en a fait des ennemis.
Quelle honte ! Il faut réparer les torts commis. L’Amérique ne trouvera sa rédemption que dans le retrait, la pénitence, la contrition, et une forme de disparition. Submergée dans les organisations multilatérales et internationales, recouverte par les unanimités onusiennes, harmonisée avec l’Europe, abandonnant sa propre souveraineté au profit d’un « droit international », dont les juges ne s’embarrassent pas de démocratie et ne sont comptables devant personne - comme l’Union européenne, qui a abrogé la démocratie et l’a remplacée par le gouvernement des juristes et des commissaires. Jeremy Wright veut des apocalypses ; Obama veut tout changer en version soft, par l’avocasserie. C’est bien pourquoi son administration est bourrée de ces juristes qui regardent avec condescendance et mépris la Constitution américaine, les électeurs, les élus : leurs pairs sont le jet-set international des juristes multinationaux, des ONG juridiques, des juges des cours internationales. Ils veulent non tant l’Etat de droit et le droit international que le règne des juristes. Ils veulent placer un juriste derrière chaque soldat et mettre la guerre – qui est ultima ratio regis, l’ultime argument du roi, comme il était écrit sur les canons de Frédéric II – hors-la-loi. Ils sont les seuls à le faire, pendant que les gangs de tueurs parcourent les rues et les allées de la mégalopole. Ils examinent vétilleusement les moindres actes des soldats, des hommes du renseignement, du gouvernement, et les soumettent non seulement à la censure, mais aussi à la sanction, auto-désarmement par moyen d’utopie, pendant que les autres côtés, qui n’en ont cure, continuent leurs déprédations.
C’est ce que l’on apprend à L’Ecole de droit de Harvard, dont Obama est diplômé. Toute action doit être réglementée par la dictature des petits paragraphes et des porteurs-interprètes d’alinéas, les avocats. Il faut, à tout prix, trouver des terrains d’entente avec tous. Il faut aller loin, très loin, dans les concessions : l’autre côté finira bien par comprendre. Kim Jong-Il, Hugo Chavez, l’ayatollah Khamenei, Assad, le Hamas, on trouvera les compromis nécessaires à un deal avec les avocats des partie adverses.
Sans entente, on retombe dans les errements de l’Amérique honnie. L’Amérique, quelle horreur, se laisse aller à défendre ses alliés contre ses ennemis. On se bat au Vietnam et en Corée contre le communisme agresseur. On se bat contre le Communisme soviétique. Que croyez-vous que l’Obama de la campagne électorale ait signifié à Berlin, en disant, non sans délire, que le monde avait gagné la Guerre froide « en s’unissant » comme s’il n’y avait un qu’un seul camp dans cette guerre ! L’Amérique doit être réduite dans ses prétentions et dans sa puissance. Le monde doit être réduit à un seul camp, celui des faiseurs de paix, avec lesquels l’entente est toujours trouvable. Il n’y a pas d’ennemis, il n’y a que des malentendus. Il ne peut y avoir d’affrontements, seulement des clarifications. Vous n’êtes pas d’accord ? Taisez-vous ! C’est vous qui êtes la menace, le trublion, le danger public. Vous entendez vous défendre ? Qui êtes-vous donc pour défier la « communauté internationale » ? Le chœur des menteurs qui promeut la pseudo-réalité officielle flétrira votre voix et votre action. La claque des sycophantes est assourdissante. Tenez, hier, après l’opération des commandos de marine qui ont libéré le capitaine américain, otage des pirates somaliens, le Washington Post, écœurant sycophante, titrait en première page « Première victoire militaire pour Obama » - c’était la bataille de Lépante, celle du Jutland, Midway, on était dans l’épopée. Gonfler une minuscule opération de police pour en faire une victoire militaire, c’est évidemment s’abuser sur ce qu’est la guerre et sur ce que sont les moyens militaires. C’est que l’Obamisme s’en est fait une image si difforme, qu’il ne distingue plus le réel de la divagation. A confondre un raid de gendarmerie avec la guerre, on les mélange. Ce n’est pas grave en cas d’accident de la route, ça l’est en cas de vrai conflit. Si ce n’est pas trois lamentables vauriens de la côte somalienne qu’il faut neutraliser, mais la Corée du Nord de cette vermine de Kim Jong-Il, trois commandos de marine ne suffisent pas. Et le mega-voyou iranien ? Et Poutine ? Quand on ne distingue plus le blanc du noir, on ne voit plus rien. On s’abaisse devant le despote, on assure à l’Islam qu’on ne sera jamais en guerre avec lui (même si lui l’est avec nous). On promet un « nouveau départ » aux tyrans russes, déterminés à faire de l’Amérique un ennemi.
Bazar et confusion sont à leur comble. L’Obamaland est terre de cohue. Notons à propos que la mêlée des « réalistes » de la politique étrangère, qui préconise justement de se débarrasser des alliés afin de s’arranger avec les méchants, est aux anges, et participe à la mise en œuvre de l’obamisterie. Ah ! finalement, on ne s’embarrasse plus d’autre chose que la « stabilité » à court terme. Obama ne sépare ni le blanc du noir, ni l’ami de l’ennemi. Il a gratuitement offensé les Anglais en méprisant la « relation spéciale ». Il a offensé le Japon, en ne se souciant pas de lui ni du survol de son territoire par le missile nord-coréen. Il n’a pas eu un mot pour l’allié taïwanais. Il prépare avec acharnement une crise avec Israel. Il a montré à la Tchéquie et à la Pologne, sur l’affaire de la défense anti-missiles, qu’il ne faut pas compter sur Washington et qu’ils seront sacrifiés sur l’autel du « nouveau départ » avec Moscou.
Pour tous, la leçon est brutale : à l’ère d’Obama, mieux vaut être un ennemi qu’un ami : ami, on vous jettera aux orties. Ennemi, on fera tout pour vous plaire. En géopolitique, le stratège chinois Sun Zi a parlé d’or : il faut éviter les points forts et se ruer sur les points faibles. Le « plein » est à éviter, le « vide » est à envahir. Obama crée du vide et évide les pleins.
Dans les années qui viennent, la ruée des méchants est prévisible, et le sacrifice des bons. Carter avait sacrifié le Chah d’Iran, qui n’était pas un ange, au profit du satanique ayatollah. C’est le modèle que suit Obama. J’ai vu dans un Western le duc anglais qui jette au visage de la brute du Far West : « Eh ! bien monsieur, nous allons nous battre ». Le temps qu’il enlève sa veste, l’autre lui a balancé plusieurs coups de pied là où il ne faut pas.
Par Laurent Murawiec à Washington
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14.04.2009
LE PLAN OBAMA : BIENTOT LE CHAOS
Les radios françaises ont annoncé que Barak OBAMA allait bientôt décider la régularisation de…12 MILLIONS d’IMMIGRES aux Etats Unis. Vous avez bien lu. Pas moins.
Les tentatives de régularisations de masses avaient précédemment échoué grâce à une coalition « trans-courants » de parlementaires républicains et démocrates majoritairement hostiles au plan identique de George BUSH à l’époque.
Mais cette fois-ci, le nouveau Président américain se dit déterminé à aller jusqu’au bout, comptant s’appuyer sur la frange hispanique de l’électorat démocrate (habituellement dévouée à Hillary CLINTON) pour naturaliser le plus énorme contingent de clandestins que les USA ont connu. Cette nouvelle est funeste et gravissime à plusieurs titres.
Le Parti populiste constate tout d’abord que cette initiative prochaine est en soi déjà un aveu d’échec du président OBAMA, fraichement élu pourtant. En effet, OBAMA avait été de ceux qui, en 2006 au Sénat, avaient voté la couteuse construction d’un mur de 1100 Kms de long le long du tiers de la frontière mexicaine (qui compte plus de 3000 Kms) pour justement endiguer l’immigration hispanique et sud américaine. Malgré ce mur et malgré l’arrestation et l’expulsion annuelles de 1 500 000 clandestins, 500 000 réussissent à passer aux USA.
80% de l’immigration clandestine américaine vient de cette zone.
Ensuite, beaucoup de ces hispaniques seront pris en charge par des réseaux, et souvent rejoindront aussi des gangs qui sèment la terreur et le trafic de drogue dans toutes les grandes villes américaines. La régularisation de nombreux délinquants entrainera la prise en charge de ceux-ci par la Justice américaine et leurs incarcérations épisodiques viendront faire exploser le système pénitentiaire américain déjà submergé (et gangrené par les mêmes gangs).
En 1980, il n’y avait encore que 6% d’hispaniques aux USA ; ils sont aujourd’hui plus de 14%. Avec cette régularisation massive, ils passeront d’un coup à plus de 18%.
A ceci s’ajoutent deux paramètres importants : les gangs hispaniques sont racistes et « négrophobes » comme ils disent. Autant dire qu’ils ne renverront pas l’ascenseur à OBAMA. Ensuite, il y a le taux de natalité et il est incontestablement plus fort chez les hispaniques que chez les « Caucasiens » ou les noirs au point de devenir bientôt une arme de conquête : linguistique, démographique et communautariste. Puis évidemment politique.
Chaque année, les immigrés transfèrent des USA 30 milliards de dollars vers leurs familles et pays d’origine. Une poule aux œufs d’or pour toute l’Amérique centrale.
Si la crise doit s’amplifier, ces populations perdront tout et risqueront alors de rejoindre massivement les gangs, les pillards et trafiquants, et la Garde nationale sera alors débordée.
Alors qu’il venait d’être élu, OBAMA avait reconnu l’échec de la guerre en Irak et l’impératif de mobiliser des renforts pour l’Afghanistan. Aujourd’hui, c’est sur le propre sol américain qu’il reconnaît un échec de taille avant même la fin des travaux du mur frontalier. Car en naturalisant 12 millions d’immigrés, il avoue l’impuissance américaine à rétablir l’ordre et la sécurité du Pays. Quelle incroyable déconfiture ! Quel projet anti-national !
Cela, à un moment où la crise frappe de plein fouet les Etats-Unis. Où le chômage va s’accroître considérablement, où la paupérisation de millions de salariés privés de leurs indemnités de chômage et de retraite va grossir les rangs des pauvres et des exclus. Où 23 grandes banques américaines ont déjà roulé dans la sciure de la faillite et où la dette des ménages américains atteint 9 trillions d’Euros (1 trillion = 1000 milliards d’euros ! ) et où la valeur des actifs immobiliers détenus par ces ménages a déjà baissé de près de 60% !!! Où l’industrie automobile vacille avec la mise en faillite prochaine de General Motors et tous les dégâts collatéraux que l’on imagine pour les PME, les ouvriers, les épargnants, les commerçants.
Il faut être devenu fou pour régulariser 12 millions d’immigrés en une telle période !
Au chaos économique risquait de s’ajouter le chaos social. Il faut désormais inclure le chaos identitaire dans le pronostic vital fortement compromis du monde américain.
Car cette régularisation massive sera l’un des éléments déclencheurs d’une probable guerre civile si la crise s’aggrave encore.
Curieux retour de bâton mais avec un fort danger contagieux.
Le Parti populiste estime que la politique irresponsable d’OBAMA risque malheureusement de faire des émules en Europe où des progressistes de tous poils, contrairement à Gordon BROWN, n’attendent que le feu vert américain pour régulariser à tour de bras. En nous prédisant que ce « sang neuf » sera une « chance pour l’Europe », pour la relance et un « new deal » pour re-doper la croissance. Foutaises, balivernes et desseins criminels !
Car, en Europe, ce ne seront pas des immigrés à 70% ou 80% chrétiens qui seront naturalisés.
Ce seront les amis turcs de Messieurs OBAMA et BARROSO, ou les amis maghrébins de Monsieur SARKOZY, encouragés par sa discrimination positive. Ou les amis africains de Madame ROYAL motivés par toutes les repentances exigibles. Et aussi les visas renégociés.
A l’heure où le Système rêve de gouvernance mondiale et maintenant de mixité planétaire, il faut que tous les patriotes et occidentaux se préparent et se mobilisent pour affronter un nouveau chapitre du Camp des Saints. Et il n’y aura pas de place parmi nous pour les tièdes.
FT

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28.03.2009
CIA, de Eichmann à Ben Laden
Engagé dans le parti nazi dès 1932, Adolf Eichmann à fait carrière chez les SS, obtenant le grade de colonel. Il servira au sein du Bureau des Affaires juives et fut en charge de la logistique de la « solution finale ». Capturé après la guerre, il s’évade miraculeusement des prisons américaines, se cache en Europe avant de s’évaporer en Argentine en 1950, avec un faux passeport allemand au nom de Ricardo Klement. Il sera enlevé par des agents du Mossad, les services secrets israéliens, en 1960, jugé l’année suivant et exécuté en 1962. Des sources du renseignement israélien indiquent clairement que la CIA connaissait la planque de Eichmann en Argentine depuis 1953, mais ils ne leur ont jamais communiqué ces informations. La CIA a en fait couvert un bon nombre de criminel nazi dès la fin de la deuxième guerre mondiale.
Si Eichmann a pu « échapper » des geôles américaines, c’est qu’il collaborait pleinement avec l’agence, tout comme Hans Globke, également attaché au Bureau des Affaires juives, et qui, dès 1946, sera le point central entre le gouvernement de Bonn, la CIA et l’OTAN, avant de devenir le conseiller spécial à la sécurité nationale du chancelier Konrad Adenauer. Après l’arrestation d’Adolf Eichmann, la CIA a refusé de collaborer avec la justice israélienne, car cela aurait mis en péril tout leur réseau d’ex-nazi recruté au sein de l’organisation Ghelen, l’ancêtre des services secrets de l’Allemagne de l’ouest (du nom de Reinhard Gehlen, ancien chef du renseignement nazi sur le front de l’Est), créé directement par la centrale américaine.
Les menaces changent, mais les méthodes restent les mêmes. En 1953, l’opération AJAX aura pour but de destituer le Chah d’Iran et de mettre en place les fondamentalistes islamistes. À partir de cette date, la politique de la CIA au Moyen-orient n’aura pour but que de déstabiliser les régimes laïques et indépendants, au profit d’organisations islamistes.
Depuis que Washington est parvenu à obtenir du Roi Ibn Séoud, le 29 mai 1933, la stratégie ” islamo-pétrolière ” des USA a été la suivante : “Nous vous laissons régner et appliquer la loi islamique en Arabie Saoudite et vous coopérez économiquement avec nous“.
Afin de comprendre l’islamisme radical moderne, il est nécéssaire de prendre en compte le choc pétrolier des années septante et la hausse du cours du brut provoquée par les pays arabes producteurs de pétrole et par les sociétés pétrolières américaines. Ceci aura pour conséquence l’enrichissement considérable de l’Arabie Saoudite – dont les revenus annuels sont passés, de 4,35 à 36 milliards de dollars entre 1973 et 1978 – qui investira une grande partie de ses bénéfices dans la promotion de l’islam wahhabite. L’introduction de l’islamisme radical saoudien au sein des législations des États musulmans sera la condition sine qua non de l’aide au développement. La quasi-totalité des réseaux islamistes implantés dans le monde musulman seront ainsi financés par l’État saoudien et par le biais des institutions islamiques internationales qu’il contrôle : l’Organisation de la Conférence Islamique, la Ligue islamique mondiale, et surtout les banques saoudiennes, tels Fayçal Islamic Bank, Fayçal Islamic Bank, Dellah el-Baraka, etc. Lire la suite >>
22:53 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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