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  • IRAN – USA : la grande parodie par Desanti Jean-Marc

    «  Le pouvoir n'existe plus que comme parodie  »

    (Jean Baudrillard )

     

    Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies «  une fois pour toutes  ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.

    Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflitIran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.

    D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient lesSandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.

    Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des moisl'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.

    Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.

    Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert deNassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.

    Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.

    Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …

    Mais il n'en est rien et pour cause.

    Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.

    Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.

    Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.

    Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?

    De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?

     

    Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.

    On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).

    Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.

    Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?

     

    Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ? 

    Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?

    Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ? 

     

    Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?

    Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.

    De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.

    Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?

     

    « Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation,la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs », a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK. 

    « Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».

    Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi

    « La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit  », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection  ».

    Comment comprendre de telles circonvolutions ?

    Il nous suffit de regarder une carte du «  grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.

    Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée «  états arabes chiites  », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les «  territoires intérieurs saoudiens indépendants  », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.

     Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.

    Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.

    N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.

    Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».

    Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.

    Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que la banque ne perd jamais.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

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                                          http://www.legaulois.info/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie-par-jean.html

     

                                          http://redekker.unblog.fr/2011/06/21/iran-usa-la-grande-parodie/

     

                                          http://ainsivalemonde-opinions.blogspot.com/2011/06/iran-usa-la-grande-parodie.html

     

                                          http://www.monjournal.ma/news/iran-usa-la-grande-parodie

     

     

     

     
  • ben Laden ou l'autodafé d'un roman hérétique

     

    « Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires. »

    Milan Kundera

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    Il y a les apparences et ce à quoi nous invite notre condition d'homme, la traversée des apparences,long voyage initiatique , the voyage out.

    L'opération « Géronimo » a donc été un grand succès. Opération, nous dit-on, menée par des phoques ( les seal de l'US Navy ) mais plus vraisemblablement par le JSOA , le service des opérations conjointes, comprenant les bérets verts de l'US army, le groupe d'action psychologique ( PSYOPS ), trois bataillons de rangers et diverses unités « fantômes » de l'US Air Force. Bref, les les Forces spéciales se sont entraînées quelque part entre San Diego, en Californie, Norfolk en Virginie et Fort Bragg en Caroline du Nord, le tout planifié par les logiciels de la NSA à Fort Meade dans le Maryland.

    Le scénario, cependant, laisse un peu à désirer : A quelques mois du dixième anniversaire du 11 septembre, l'ingénieur milliardaire saoudien Oussama ben Laden, qui venait de fêter ses 54 ans, vivant depuis 5 ou 6 ans dans sa retraite de luxe au Pakistan, à cent kilomètres d'Islamabad, près d'une académie militaire, est malheureusement tué en se protégeant avec sa nouvelle jeune épouse. Miracle de la science, son identité est attestée par des tests ADN en quelques minutes et on balance son corps dans la mer à plus de mille kilomètres du lieu de l'attaque. De plus, le directeur de la CIA indique que les Etats-Unis n'ont pas informé le Pakistan de l'opération car ce pays "aurait pu alerter" le chef d'Al-Qaïda de l'imminence du raid.

    Nous pourrions nous contenter de ces explications et des rebondissements spectaculaires à prévoir ne serait-ce que pour ne pas gâcher la joie bien compréhensible, quoique parfois puérile, de certains new yorkais. Cependant ce tintamarre médiatique peut aussi nous pousser à remettre en ordre les séquences d'une histoire que l'on cherche à nous simplifier jusqu'à la nausée.

     

    Alain Marsaud, président de la fédération UMP de la Haute-Vienne, Ancien magistrat, notamment ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris, a déclaré le 2 mai sur la chaine LCP :«  les américains racontent n'importe quoi et vous journalistes vous reprenez ces informations ».

    Et si nous essayions de sortir de ce « n'importe quoi » ?

    S'il n'est pas envisageable de minimiser dans l'épopée ben Laden, sa participation à la lutte, dans la fin du vingtième siècle, avec les USA contre « le communisme mondial », on ne saurait s'en contenter pour accéder à une compréhension contemporaine des mécanismes mis en place par la « nébuleuse » Al Qaida et qui , aujourd'hui encore, présentent un intérêt indéniable pour mieux saisir les coulisses de la marche du monde.

    Durant la guerre froide, les USA ont développé partout dans le monde une « contre idéologie » s'opposant au  « communisme athée ».

    C'était logique. Le capitalisme américain ne pouvait présenter une doctrine humaniste enthousiasmante seulement basée sur « la théorie de l'accumulation ». C'était idéologiquement pauvre, historiquement catastrophique et philosophiquement désespérant. Aussi, il investit le champ religieux. Tout d'abord avec GLADIO et CONDOR, il accorda diverses « aides » aux structures chrétiennes de droite jouant sur leurs positions politico-sociales communes.

    On le vit en France, en Italie, en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Amérique du Sud évidemment.

    Concernant le « monde arabo-musulman », il se contenta longtemps du double verrou : l'Iran du Shah et Israël. Mais il ne trouvait pas d'allié fiable dans le monde sunnite. Or en 1979 il se trouva confronté à un double séisme : la victoire de la révolution islamique à Téhéran et la prise de Kaboul par les soviétiques.

    Sa réaction fut autant surprenante qu'admirable, nous devons bien l'admettre, stratégiquement et tactiquement parlant. Là où beaucoup d'autres auraient considéré qu'il fallait négocier ou faire une pause dans la guerre, il y vit la meilleure occasion d'abattre l'empire soviétique.

    Le capitalisme et son complexe militaro-industriel , les USA n'avaient pas à chercher, pour une fois, des mercenaires ou à engager des troupes au sol pour atteindre leurs objectifs, car vinrent à eux les partisans du Djihad, non seulement les combattants mais aussi les capitaux.

    Au milieu des années 80, le mariage de convenance entre les USA et le fondamentalisme sunnite se mua en un pacs à trois : direction américaine, argent saoudien et gestion pakistanaise. Le Pentagone injectait de fortes sommes dans la guerre mais cela ne suffisait jamais. Alors il entérina, par l'intermédiaire de la CIA, un accord politique avec Oussama ben Laden, acceptant ainsi une totale « privatisation » du financement de la guerre soviéto-afghane gérée par les islamistes des services secrets pakistanais de l'Inter-Services Intelligence ( l' ISI ).

    Le Pakistan voyait tout l'avantage d'entrer dans cette alliance pour aider les tribus sœurs d'Afghanistan.

    Mais aussi, mais surtout, grâce aux généreux donateurs et volontaires islamistes, la miraculeuse possibilité de contrôler et de disposer, en toute quiétude, des immenses bénéfices financiers générés par le commerce de la production d’opium tiré du pavot, le trafic de la résine d’opium brute et des dérivés narcotiques plus forts, comme la morphine, la codéine et l’héroïne, devenus des facteurs clé de l’économie de guerre , le tout blanchi par les banques et les œuvres charitables, sous la haute main de ben Laden.

    L'ISI détourna ainsi une partie des ressources destinées à la guerre antisoviétique au profit du conflit séculaire opposant Inde et Pakistan au Cachemire et de la haine religieuse des islamistes contre l'hindouisme majoritaire en Inde.

    Plus encore, l'ISI se servit et se sert encore du Cachemire comme base arrière du terrorisme pour déstabiliser la société indienne.

    A Langley, au QG de la CIA, on se félicitait de cette réussite sur tous les plans, surtout qu'on ne faisait pas confiance au géant indien si indifférent et « non aligné » mais dangereusement proche des soviétiques. On invita même le fidèle allié israélien à apporter une contribution substantielle à l'armée islamique afghane. Le prix à payer fut lourd. Les nombreux combattants palestiniens anticommunistes, antisoviétiques donc anti-fatah devinrent plus tard les fondateurs du Hamas. C'est au Pakistan que ben Laden rencontra puis finança Abdallah Azzam l'inspirateur du Hamas, qui considérait l'OLP comme des laïques vendus au Satan soviétique. C'est aussi au Pakistan que ben Laden fit la connaissance, à la mosquée Binoori de Karachi, d'un jeune religieux blessé grièvement au combat dans les montagnes afghanes, qui deviendra le chef des Talibans : le mollah Omar et dont il épousera la fille.

    Bien que ben Laden fit un cours séjour dans une unité militaire islamiste où il fut blessé dans la vallée du Laghmân, il était essentiellement le grand organisateur de l'intendance, un technicien de grande qualité pour les montages financiers et un fédérateur des mouvements islamistes mondiaux. On pourrait revenir sur ses actions en Algérie, Égypte, Tunisie, aux Philippines avec son ami Abu Sayyaf ou au Yemen dont sa famille était originaire. Contrairement à l'idée légèrement méprisante qu'il ne fut qu'un simple symbole pour des musulmans intégristes, il fut, avant tout, le créateur d'une véritable internationale, comparable au Komintern, avec ses groupes dissidents, ses actions « ponctuelles », ses luttes de pouvoir.

    C'est précisément dans ce développement d'une organisation puissante, autonome et très structurée qu'il faut chercher le point de rupture apparent avec les USA.

    Vu depuis Langley, le « programme » suivait les principes classiques et rassurants de la CIA. Les forces spéciales américaines et « alliés » forment les formateurs. Dans ses écoles et ses camps l'ISI entraîne la masse des simples moudjahidin et les convoie au combat, ben Laden se chargeant du trafic, de la distribution des armes ainsi que du convoyage et des émoluments des agents ( recruteurs ou provocateurs ), la CIA supervisant l'ensemble.

    En réalité la Centrale s'aperçut qu'après une bonne dose de corruption, beaucoup d' armes remises à l'ISI se retrouvaient aux mains de groupes internationaux de fanatiques musulmans formés à la guérilla et au terrorisme urbain.

    Ben Laden et l'ISI s'étaient progressivement émancipés de la tutelle US pour poursuivre ses propres buts de guerre.

    D'ailleurs une fois l'URSS forcée à retirer ses troupes, il apparut que ben Laden et l'ISI voulait assoir leur pouvoir sur l'Afghanistan. Bien qu'une extension de pouvoirs sunnites prêts à en découdre avec un Iran chiite ne déplaisait pas, à priori, à Washington, il semble que les premiers sérieux craquements se firent entendre.

    Le nouvel ennemi était devenu la Chine mais paradoxalement l'ISI et ben Laden semblaient ne plus prendre en compte le caractère  « communiste-athée » du grand Dragon. Et pourquoi donc ?

    Parce que la Chine, en conflit de puissance régionale avec l'Inde avait rapidement entamé une guerre révolutionnaire larvée, qui ne cesse de s' étendre, en soutenant des groupes maoïstes dans les provinces indiennes de Jharkand, Chhattisgarh ainsi que dans le Bengale occidental.

    Les américains de leur côté, en lutte pour l'hégémonie sur la planète avec Pékin, s'étaient rapprochés de l'Inde et surtout avaient engagé toutes leurs forces pour l'asphyxie du géant chinois, par le contrôle total des ressources de gaz et d'hydrocarbures. Un nouveau siècle commençait, celui des guerres du pétrole et du pillage néo-colonial.

    Il y eut le 11 septembre et les USA désignèrent ben Laden et la conspiration mondiale islamiste. On sait aujourd'hui où cela nous conduisit. Des alliances s'écroulèrent, les amis d'hier devinrent des ennemis, on abandonna les dictateurs.

    Et si ce dernier point était la clé de la compréhension de la fin du chapitre Oussama ? Si les « révolutions arabes » , l'appel à la « démocratie » , au modèle universel et indépassable de l'économie libérale capitaliste anglo-saxonne marquaient le début d'une autre forme de combat ?

    Si pour gérer et marginaliser la Chine, il était préférable, et finalement suffisant, de parler de « liberté », de « démocratie » et surtout de « bien-être » ?

    Au fond, Al Qaida ne promettait-il pas que seul le véritable bonheur se trouvait dans l'Au-delà ? Le combat, la guerre, la mort et l'héroïsme, c'est par trop antique et hypothétique pour une jeunesse fut-elle « arabe » à qui on a fini par faire préférer plutôt « le vin d'ici … que l'Au-delà » ….

    D'un point de vue Marketing, nous dirions que ben Laden était mal positionné sur le marché géopolitique, trop en décalage avec les aspirations de sa « cible » jeune. Il fallait donc en finir avec ce produit d'un autre siècle, d'un autre millénaire. Oussama plus vendeur, trop coûteux pour de lourds investissements qui ne rapportaient plus. On a retiré le produit de la vente. De toute façon, il était en rupture de stock depuis plusieurs années. Et puis les publicitaires commençaient à manquer d'idées. Il faut savoir terminer une grève, une guerre ou une propagande.

    Il y aura encore des attentats car les frustrations et les injustices demeurent mais on pourra désormais aisément les qualifier de résidus d'un autre age. Et le temps passera. On s'apercevra, un jour, c'est certain mais trop tard, que ben Laden était un roman car le roman est l'art de créer un homme. On écriera alors, peut-être, une vraie biographie car la biographie est l'art de ressusciter.

    Mais si ce jour arrive, si l'on ose affronter l'impensable, l'inénarrable, l'inimaginable alors nous nous ferons peur. Car selon le mot d'Aragon ce personnage pour toujours insaisissable « est la clef des chambres interdites de notre maison ».

    Jean-Marc DESANTI

  • Blitzkrieg ou Game Over

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    La France se trouve engagée, au moins dans trois guerres ou « opérations militaires d’envergure », Afghanistan, Libye et Côte d’Ivoire.
    Il est bien « humaniste » que la position première soit de se prononcer contre ces guerres, et évidemment « contre toutes les guerres ». Soit.
    Je suis contre ces guerres, contre la faim dans le monde, contre le SIDA, contre la neige en été, contre le racisme et les calvities précoces. On me dit « Indignez-vous ! », alors je m’indigne et tempête. C’est fait.
    Maintenant, tentons d’installer une position moins « humaniste » mais plus tristement humaine.
    La politique, c’est moche et violent. Et, comme le rappelle Carl von Clausewitz : « La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens, On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, « une certaine forme » de paix ».
    C’est ainsi, encore plus moche et plus violent.
    Mais, hormis le fait de jouer les Robinson en une île paradisiaque, si nous refusons de nous préoccuper de la politique, la politique,elle, s’occupe de nous jusqu’à la mise en guerre.
    On nous abreuve d’images de soldats, professionnels ou rebelles, de colonnes de blindés, en mouvement ou en cendres, de morts civils ou militaires, d’incendies, de bombardements. C’est du « déjà-vu ». Un quotidien de cruauté dans les relations internationales avec de très courts répits qu’exprimait parfaitement Valéry « et l’on nomme paix cet effort de tous contre tous ! »
    Nous en prenons acte et laissons aux pasteurs de nos âmes le sublime courage de réconcilier « des hommes et des dieux ».
    La question centrale et déterminante pour l’avenir des citoyens de notre pays n’est pas d’ordre métaphysique mais politique, mais pas de cette politique des évidences consternantes : « les talibans sont des égorgeurs, Kadhafi est cruel, Gbagbo n’était pas un vrai démocrate ».
    Allons plutôt au fond des choses dérangeantes : «  Pourquoi bombarder tel camp et pas tel autre ? Pourquoi tuer ces enfants, ces femmes et ces vieillards et pas ceux d’en face ? Comment se fait-il que l’ami d’hier devienne l’ennemi d’aujourd’hui ? ».
    La réponse est immédiate :« la communauté internationale unanime ……. condamne ». Traduisez, nous faisons la politique de notre allié, plus exactement nous sommes une force supplétive de notre puissant allié.
    Et pourquoi pas ? Ami des USA ce n’est pas « en soi » choquant. Il est préférable de choisir la force contre la faiblesse, de préférer la victoire à la défaite. Encore faut-il ne pas se tromper de monture et de destination. C’est précisément là le cœur de l’erreur. Les États-Unis d’Amérique sont une puissance en déclin.
    Devant la Chine, l’Inde et le Brésil, elle se disperse et comme tous les empires déclinants, pris de panique, jette ses forces dernières dans des guerres de rapines. Les brigands courent au pillage et raclent les fonds de tiroir avant la banqueroute.
    Ça à l’air, disent les médias sondeurs, de recueillir l’assentiment des européens.
    Vraiment ? Ces enfantillages de cours de récréation ? Ces conflits de pendard ? Ces turpitudes de malandrins gagne-petit ?
    Voulons-nous vraiment sauver l’Occident ? L’Hémisphère Nord ? L’Europe ? Sommes-nous vraiment lassés de ce bordel innommable ?
    Oui ? Alors d’accord, accrochons-nous au mât , ça va tanguer.
    1. Union militaire d’urgence entre l’UE et ce qui reste des USA et de la Russie.
    2. Écrasement total de la caste dirigeante Chinoise par tous les moyens.
    3. Destruction totale des organisations fondamentalistes sunnites ( pas des sunnites ! ) , ces gauchistes verts internationalistes, fauteurs de terreur, y compris « les monarchies pétrolières arabes »
    4. Alliance politique et militaire avec l’Iran, les chiites et leur clergé nationaliste ( Charbonnier est maitre chez soi ).
    5. Rétablissement de la pax romana Christiana au Moyen-Orient par la remise au pouvoir des chrétiens, au Liban, et la destruction de toutes les milices et de leurs pourvoyeurs.
    6. Annexion définitive de Gaza et de la Cisjordanie par Israël en contrepartie d’un statut juridique de Jérusalem, comparable au Vatican et de la création d’une CEM ( communauté économique méditerranéenne ) reposant sur un partenariat Israélo-Libano-Egyptien, s’inspirant du couple franco-allemand de la CEE.
    7. Autonomie politique totale de l’Amérique du Sud, en échange au Nord d’un repeuplement démographique d’Européens « de souche », de l’Atlantique à l’Oural.
    8. Indépendance absolue de l’Afrique subsaharienne, en échange de l’établissement d’une entité, lointaine cousine Indo-européenne, par la refondation du royaume berbère d’Afrique du Nord.
    9. Exfiltration des tribus blanches d’Afrique noire contre le retour en Afrique des tribus noires de l’Europe blanche.
    10. Élaboration d’un projet de survie écologique mondial, d’inspiration « solidariste »
    Alors Français, européens et peuples de la planète, voulez-vous un nouveau type de guerre ou la continuation de la chienlit ? Voulez-vous ensemble et pour une fois, d’une manière originale et radicale remettre de l’ordre face à la violence ou accompagner la décadence et la mort de notre Histoire commune ?
    On vous a imposé la barbarie contre le socialisme « à visage humain », il ne vous reste comme choix que La blitzkrieg ou le Game Over.
    Par Jean-Marc DESANTI – JSSNews
  • La stratégie du déclin

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    On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

    Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

    Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

    Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

    Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

    Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

    Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

    La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

    Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

    Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

    Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

    Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

    Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

    DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

    « Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

    La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

    Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

    Jean-Marc DESANTI

  • Israël : Enfin vers l’Indépendance ?

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    Il semble qu’on ne peut, sans crouler sous les sarcasmes des « experts » , dissocier l’existence d’Israël de la bienveillance, du soutien, de « l’indéfectible amitié » américaine. On voudrait nous faire croire à une histoire d’amour idyllique. C’est oublier un peu vite la crise de Suez et la menace nucléaire (excusez du peu ! ), l’attaque monétaire contre la livre sterling et l’envoie de forces navales et aériennes pour interférer dans le dispositif franco-israélo-britannique de la part du conglomérat américano-soviétique

    C’est oublier, aussi, l’attitude de l’ami américain durant la « guerre des six jours » et la riposte israélienne : le 8 juin 1967 des jets israéliens attaquent le navire-espion américain USS Liberty : 34 morts, 171 blessés.
    Pour la classe politique israélienne, se souvenant des pressions américaines de 1956 , c’est le moyen de rappeler à Washington que l’État hébreux n’entend certes pas se contenter de jouer les Républiques bananières pour son compte, mais au contraire, de récupérer sa liberté d’action pleine et entière. Pour les Américains, empêtrés dans cette sombre histoire de navire-espion, ayant fort imprudemment prêté à Israël six RF-4C (version de reconnaissance du McDonnell Phantom II), appartenant à la 26ème escadre de reconnaissance tactique basée à Ramstein (Allemagne) et opérant sous cocardes israéliennes mais avec des pilotes américains (!), il importait de mettre fin, le plus rapidement et le plus discrètement possible, à une désastreuse erreur dans une guerre « non maîtrisée ». Washington ruminera son humiliation, bien décidée à rappeler qui était le maître à son encombrant protégé israélien.
    L’attente durerait six ans… 1973 : la NSA indiqua à son frère israélien qu’aucune perturbation ne troublerait ce beau jour de kippour. Pas sympa…. Mais pas fini.
    Jonathan Jay Pollard travaillait en 1985 en tant qu’officier de renseignement au Naval Anti-Terrorist Alert Center de Washington.
    Les États-Unis lui reprocheront en particulier d’avoir livré à Israël le manuel des codes d’accès et de cryptage des écoutes de la NSA dans le monde, manuel qui fut ensuite livré par Shamir aux soviétiques .Pas sympa du tout.

    Mais on s’arrangeait … Avoir un porte-avion, pendant la guerre froide, face aux alliés des russes était très utile et confortable pour Washington. Cela fournissait une armée supplétive, permettant, de fait, de ne pas engager directement des troupes US sur le terrain. Les conflits par procuration sont les meilleures des guerres pour les empires.

    Puis la fin de la « guerre froide », le rapprochement avec les pays arabes, l’installation, véritable occupation, des « Marines » à l’intérieur des pays musulmans, la « neutralisation » de l’Irak, rendit caduque, plus que la victoire d’Obama, la pseudo alliance indéfectible. Les rapports diplomatiques solidaires ont laissé place aux épreuves de force et aux diktats.

    Si les américains ont profité sans vergogne d’Israël, il est tout aussi évident que l’État israélien n’a jamais totalement souhaité une politique indépendante. En avait-il les moyens ? Il en avait en tout cas l’idéologie. Le Sionisme, héritier de l’humanisme religieux, a voulu concilier Spiritualité et Nation comme le prônait Yeshayahou Leibovitch.

    Son organisation sociale première s’inspirait plus des fermes collectives enracinées que des théories capitalistes vagabondes. Israël état socialiste non-aligné ? Le défi aurait pu être relevé et les crises économiques majeures se succédant, n’insultons pas l’avenir. Impossible n’est pas historique.

    L’existence d’un état est conditionné par la nature de ses alliances. Quelles alliances pour quelle politique ?

    Si nous répondons Indépendance, cela devient : Quelle politique pour quelles alliances ?

    Israël ne doit rien s’interdire, à priori. Un des premiers allié pourrait être le Liban débarrassé de l’influence néfaste du Hezbollah avec le retour aux affaires des Chrétiens à des postes de grande responsabilité ( souvenons-nous de L’armée du Liban libre du général Lahad, devenue ALS, regroupant non seulement des chrétiens maronites (majoritaires), mais aussi des musulmans).
    Deuxièmement, la Jordanie et L’Égypte peuvent présenter des caractères de sûreté certains, si la question palestinienne se règle définitivement et rapidement : Un État palestinien laïque. Concernant la Syrie, il convient de jouer sur son caractère « laïque-socialiste -arabe ». Cela demanderait aux israéliens, surtout à leurs dirigeants, à se penser comme un État libre, un État indépendant, et disons-le tout net, comme un État pleinement laïque, pilier d’une Union du Proche-Orient, un Commonwealth démocratique, comparable à L’UE. Toutes les parties y ont intérêt. Il suffit, et chacun a conscience des travaux herculéens, de « décrocher » des impérialismes destructeurs d’identités opposés aux « Droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

    On verra alors peut-être Israël ressembler plus au Venezuela et Netanyahou plus à Morales. Loin d’être un cauchemar, sauf pour les pilleurs de peuples, cela réalisera le rêve des premiers sionistes qui, comme Meir Dizengoff ( « Nous ne posséderons jamais des canons » ) pensaient que leur cause triompherait par la seule force morale…

    « Et les résidus islamistes ? » me direz-vous.

    Ils apparaîtront pour ce qu’ils sont : les collaborateurs empressés des impérialistes dans le vaste jeu de divisions et de massacres des peuples qu’est leur pratique nauséabonde du Monopoly mondial.


    Jean-Marc DESANTI

    Retrouvez aussi cet article sur :

    http://armees.com/Israel-Enfin-vers-l-Independance.html

    http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=49747&L=fr

    http://www.alterinfo.net/Israel-Enfin-vers-l-Independance_a35549.html

    http://www.resiliencetv.fr/?p=4708

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1104

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14471

  • Rapport CIA : "Global Trends 2025 - a Transformed World"

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    C'est déjà le livre de chevet de Barack Obama. Dans un rapport publié tous les quatre ans et intitulé "Global Trends 2025 - a Transformed World", le Conseil national du renseignement américain (National Intelligence Council, NIC) prend acte de la probable perte de puissance des Etats-Unis, qui ne pourront plus agir de manière unilatérale. De même, l'UE se transformera en géant incapable de transformer sa puissance économique en influence globale. Surtout, il redoute que "des armes nucléaires soient utilisées du fait de la prolifération de la technologie et de la possibilité de procéder à des frappes limitées".

    Les experts s'inquiètent particulièrement de la situation au Moyen-Orient, où plusieurs pays envisagent d'acquérir des technologies pouvant permettre de produire l'arme atomique. Certains pays ainsi que des mouvements terroristes risquent de se hasarder à des frappes nucléaires à l'horizon de 2025, selon un rapport publié jeudi par les services de renseignement américains.

    "Au cours des quinze à vingt ans qui viennent, plusieurs puissances régionales pourraient intensifier leurs efforts en ce sens et envisager activement de se procurer des armes nucléaires", s'alarme le rapport, qui compte 121 pages. L'équilibre de la terreur, qui prévalait dans le monde durant la guerre froide, ne se répèterait pas forcément dans ce contexte. Au contraire, l'arme nucléaire pourrait donner à ses détenteurs un sentiment de confiance qui risque de les amener à livrer des guerres classiques ou à commettre des actes de terrorisme.

    "Le risque de vol ou de détournement de technologie, de matériaux et d'armes nucléaires risque d'augmenter, de même que le potentiel d'utilisation illégale de l'atome", selon le rapport. Le terrorisme sera toujours une menace en 2025, même si le réseau Al-Qaida pourrait avoir disparu du fait de ses faiblesses : objectifs stratégiques irréalisables, incapacité de susciter un soutien populaire, actes d'autodestruction, estiment les experts américains. La stratégie antiterroriste devra s'attacher à comprendre comment et pourquoi une autre organisation pourrait prendre le relais d'Al-Qaida, selon eux.

    A propos des guerres où sont actuellement engagées les troupes américaines, le rapport prédit que le pouvoir en Irak comme en Afghanistan pourrait encore faire l'objet de luttes en 2025. A la surface du globe, "les écarts croissants dans les taux de natalité, entre les riches et les pauvres et l'impact inégal du changement climatique pourraient exacerber les tensions", prévoient les spécialistes du renseignement. La mafia pourrait s'emparer d'au moins un Etat d'Europe centrale, ajoutent-ils.

    Le rapport comporte cependant quelques bonnes nouvelles. En 2025, le pétrole pourrait déjà être remplacé ou en passe de l'être, plusieurs places financières pourraient faire office d'amortisseurs de crise et la péninsule coréenne devrait être réunifiée sous une forme ou une autre.
    ilioucha
    Pour lire le rapport : Rapport CIA.pdf

  • Les Etats-Unis fomentent une "révolution de velours" en Iran

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    TEHERAN, 20 janvier - RIA Novosti. Les Etats-Unis déploient d'intenses efforts afin de provoquer en Iran une "révolution de velours" censée renverser le régime islamique en place, a déclaré lundi le chef du Département du contre-espionnage du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, rapporte la TV locale.

    "Les Etats-Unis utilisent leurs services de renseignement dans différents pays de la région, y compris aux Emirats arabes unis, en Turquie, en Azerbaïdjan et au Koweït, afin de déclencher une "révolution de velours" en Iran", a indiqué le représentant des services spéciaux iraniens, commentant la récente arrestation de quatre citoyens iraniens.

    La semaine dernière, le porte-parole du pouvoir judiciaire de la République islamique, Alireza Djamchidi, a annoncé l'arrestation de quatre Iraniens soupçonnés de fomenter un coup d'Etat avec le soutien de l'administration américaine.

    "Ces quatre individus ont collaboré avec les services spéciaux des Etats-Unis, exécutant à la lettre toutes leurs indications", a indiqué le chef du Département du contre-espionnage, dont le nom n'est pas divulgué.

    Selon ce dernier, plusieurs dizaines de personnes figurent dans le dossier concernant le "réseau" chargé de renverser le régime iranien en place. L'administration américaine a dépensé près de 32 millions de dollars afin de financer ladite cellule.

    "Très prochainement, les médias iraniens rendront publiques les dépositions de certains agents arrêtés qui raconteront les plans des Etats-Unis",

  • un journaliste irakien lance une paire de chaussure sur George W. Bush

  • Naomi Klein : La Stratégie du Choc

  • مقاتلات أميركية تقصف معسكرات داخل سوريا لمجموعات مقاتلة تتحضر للانتقال إلى العراق

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    شنّت مقاتلات أميركية غارات عنيفة على مواقع في منطقة بوكمال السورية الواقعة على الحدود مع العراق أسفرت عن سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقالت وكالة الانباء السورية "سانا" ان أربع مروحيات اميركية شاركت في الغارة على مبنى مدني تحت الانشاء في منطقة البوكمال، وأطلقت النار على العمال داخل المبنى وقتلت ثمانية مواطنين من بينهم زوجة حارس البناء ، كما ذكر التلفزيون السوري ان جنودا اميركيين اقتحموا مبنى في المنطقة خلال الغارة، في وقت أكدت مصادر مطلعة لموقع "nowlebanon.com" أن العملية استهدفت معسكرات تدريبية تابعة لمجموعات مقاتلة تتحضر للإنتقال إلى العراق.

    وعلم موقع "nowlebanon.com" أيضاً ان العميد السوري جامع جامع، الذي تولّى مسؤوليات أمنية في لبنان إبّان فترة تواجد القوات السورية فيه، قد تولى بعد ترقيته منذ أشهر المسؤولية الأمنية في المنطقة المستهدفة الواقعة على عمق 8 كيلومترات داخل الأراضي السورية. 

    هذا واستدعت وزارة الخارجية السورية القائم بالاعمال في السفارة الاميركية في دمشق وابلغته "احتجاج وادانة سوريا للاعتداء الخطير" الذي حصل. وقالت "سانا" انه تم "تحميل الادارة الاميركية المسؤولية الكاملة عنه". كما تم استدعاء القائم بالاعمال العراقي الى وزارة الخارجية للغرض

    Raid américain en Syrie

    Alors que Damas a confirmé que le bombardement américain a visé des civils, en dévoilant leur identité, le site libanais "Now Lebanon" affirme que le raid américain a visé un camp où s’entraînaient des terroristes, avant de passer en Irak.

    Selon « Now Lebanon », l’opération héliportée de l’armée américaine en Syrie a eu lieu à huit kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, contre des cellules terroristes entraînées en Syrie avant de rejoindre le théâtre irakien.

    Selon la même source, le haut officier syrien Jameh Jameh, qui avait servi au Liban jusqu’au retrait syrien (avril 2005) consécutif à l’assassinat de Rafic Hariri (et qui avait été interrogé par la Commission d’enquête internationale pour son rôle dans cet assassinat), a été récemment promu et nommé responsable de la sécurité de la région visée par le raid américain (Deir Ez-Zor).

    Selon Zouhair Ibrahim, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Damas, souligne ce soir que Damas a reconnu l’attaque américaine, et affirme qu’elle a fait huit morts, tous des civils. Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué les chargés d’affaires américain et irakien, en poste à Damas, pour protester contre cette agression. La Syrie s’en prend violemment à l’administration américaine, responsable de cette attaque, et à Bagdad, puisque les appareils américains ont utilisé le territoire irakien pour mener leur opération.

    MediArabe.info

  • "Lettre ouverte au peuple américain"

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    Les scientifiques sont-ils vraiment plus nombreux à s’impliquer politiquement? Une « Lettre ouverte au peuple américain » signée par 61 Prix Nobel, en donne en tout cas l’impression : jamais autant de Nobel n’auront appuyé un candidat à la présidence américaine.

    Qualifiant de « désastreuse » la politique scientifique du président Bush, c’est vers Barack Obama que se tournent avec espoir ces scientifiques : « nous avons perdu un temps précieux, à un moment critique, pour le développement de nouvelles sources d’énergie, de nouvelles façons de traiter des maladies, de renverser les changements climatiques, de renforcer notre sécurité et d’améliorer notre économie ».

    La lettre a été rendue publique le 25 septembre par l’équipe Obama, en même temps qu’elle dévoilait sa propre politique scientifique. L’essentiel de cette politique avait déjà été dévoilé dans une réponse au questionnaire de l’organisme Science Debate 2008 (voir ce texte )

    Les signataires sont des récipiendaires du Nobel de médecine (25 d’entre eux), de physique (22) ou de chimie (14), étalés entre 1960 et 2007. Onze ont décroché leur prix dans les années 1960 et 1970, et dix-neuf dans les années 2000. Deux d’entre eux, Peter Agre (Chimie 2002), un ardent critique du gouvernement Bush et Harold Varmus (Médecine 1989) sont identifiés par Wired comme deux de ceux qui ont contribué à rédiger la politique scientifique du candidat démocrate.

    En plus de tracer un lien entre la prospérité économique des États-Unis et ses investissements passés en science et technologie, ces scientifiques dénoncent, comme d’autres avant eux, l’ingérence politique dans la recherche qui aurait été plus lourde que jamais au cours de la dernière décennie. En conférence de presse la semaine dernière, Robert Horvitz (Nobel de médecine 2002), du Massachussetts Institute of Technology, a notamment salué la promesse du clan Obama de mettre fin au moratoire sur l’usage de fonds publics dans la recherche sur les cellules-souches, en vigueur depuis août 2001.

    ASP
    La lettre des 61 Nobel

  • Des nouvelles de Jan

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    Après une mission délicate l'amie Jan, officier des Marines, en permission chez elle et chez S Palin, en Alaska ...

    http://leschevaliersnoirs.hautetfort.com/archive/2008/09/10/l-amie-jan.html

  • Joe Biden contre Sarah Palin

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    La politique spectacle n'est pas un vain mot aux États-Unis. Le débat des vice-présidents a beau avoir peu d'impact sur le scrutin, il n'en constitue pas moins une attraction majeure de la campagne. Plus encore cette année, où deux personnalités populaires et controversées se rencontrent pour la première fois.

    Ce soir, à l'Université Washington de Saint Louis, Joe Biden et Sarah Palin voleront la vedette aux deux candidats à la présidence. Leur unique face-à-face télévisé, retransmis dans tout le pays, suscite une curiosité considérable. Entre le sénateur de 65 ans et le gouverneur de l'Alaska de 21 ans sa cadette, le choc promet du théâtre, sinon de la substance. «Je suis curieuse de le connaître, j'entends parler de ses discours au Sénat depuis l'école primaire», dit perfidement Sarah Palin, qui avait 8 ans lorsque le président de la commission des affaires étrangères a été envoyé à Washington par le Delaware.

    LIRE LA SUITE : http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/10/02/01017-20081002ARTFIG00010-joe-biden-et-sarah-palin-sous-les-feux-de-la-rampe-.php

  • Mondialisation : Un choix entre la peste et le choléra ?

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    La leçon n’est plus à faire sur les guerres de rapines nécessaires à la survie de ce que l’on nomme pudiquement l’économie de marché au moment même où le « marché » , malgré son cortège d’aventures militaires calculées, s’écroule dans une crise financière d’ampleur mondiale et quémande aux humbles, aux honnêtes gens, aux « non possédants » de se saigner encore plus pour combler ses déficits abyssaux.

    Cependant, ce qu’il faut bien mesurer, c’est la contradiction pas si claire à détecter , entre les apparences d’aujourd’hui et la réalité de demain.

    Certains commencent à expliquer ( et comment les en blâmer?) qu’à l’évidence, nous arrivons au « seuil d’incompétence » de la mondialisation; Les petites guerres ne suffisent plus pour huiler les vieux systèmes de production féodaux de Washington, les outils bancaires sont caduques, la vision archaïque de l’économie libérale s’estompe pour laisser la place au réalisme social: le capitalisme nationalise ! Après le national bolchevisme voici venir l’heure du bolcho capitalisme. Les lendemains chantent. Les affairistes de Wall Street déclinent le Dow Jones en lisant le Capital de Karl Marx ! Certes, la souffrance et la faim peuvent pousser les peuples à se mettre à espérer un « autre possible » et il est de l’intérêt de leurs dirigeants de les encourager à se gaver d’espoirs opiacés…Cependant, ce que nous démontrent les événements, c’est le déroulement logique et implacable de la nécessité pour le capitalisme d’un choc frontal de système à système contre les sociétés qui refusent la normalisation nécessaire à toute dictature de l’argent.

    Tout totalitarisme exige la capitulation sans condition des insoumis. La solution pour survivre aux tensions sociales et financières, n’est pas et n’a jamais été l’alimentation de petits foyers, mais bien le déclenchement d’une grande guerre mondiale sans laquelle précisément, la mondialisation périclitera.

    Parlons clair. Les banksters de New York ont réussi à établir les preuves de liaisons insupportables pour eux: l’axe Moscou-New Delhi-Pékin-Téhéran-Caracas (nouveau missile hypersonique indo-russe BrahMos-2, cap sur le Venezuela pour la Marine de guerre russe, construction de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran par la compagnie russe Atomstroyexport, augmentation du "fonds stratégique"pour le Venezuela créé il y a moins d'un an, doté de 4 milliards de dollars déposés par la Chine.)

    C’est le premier cercle de résistance. Il couvre un deuxième cercle immédiatement plus explosif et plus complexe: l’axe Islamabad- Kaboul- Bagdad.

    La guerre chaude y distribue son lot quotidien de cadavres déchiquetés. Cela se voit. Mais les humiliations et les frustrations accumulées font, qu’à l’intérieur même des appareils d’état, en apparence collaborateurs dociles de l’Oncle Sam , se sont développés des systèmes secrets, opaques, capillaires, qui contournent les politiques de coopération, infiltrent les armées nationales alliées de l’Empire, sabotent les opérations de pacification : échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, multiplication des pôles d’opposition à « l’Occident » au sein du parlement afghan ( progressistes post-communiste, centralistes royalistes, nationalistes pachtounes, islamistes conservateurs), document de La Mecque concernant l’Irak signé entre les chiites et les sunnites rappelant « la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale » .

    Ne nous y trompons pas, le Pentagone n’ignore rien de ces « trahisons » et de ces alliances, au final, funestes pour leurs objectifs. Ce n’est pas par hasard que les destroyers de l'US Navy venus "ravitailler" la Géorgie mouillent désormais à quelques encablures de la base navale russe de Gudauta.

    Ce n’est pas à une multiplication de guerres régionales qu’il faut s’attendre de la part des grands brigands impérialistes, mais bien à une marche à la guerre mondiale à cadence forcée.

    La mort héroïque de Malalaï Kakar, la Sophie Scholl afghane, musulmane qui dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar illustre tragiquement les futures limites d’un simple positionnement « humaniste » dans la défense du droit des identités et "du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" face à la politique d’agression menée par l’impérialisme US , outil du capitalisme trans-national. Ne nous restera-t-il que le choix entre l’obscurantisme religieux et la machinerie Mac Do Coca à décerveler les peuples? C’est le cadeau empoisonné de la mondialisation . Il est à craindre que cela soit notre sale héritage, notre traité de Versailles pour le XXI ème siècle .

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/3542/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://librafrique.com/index.php?option=com_alphacontent&section=1&cat=1&task=view&id=459&Itemid=99999999

    http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/30/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nationspresse.info/?p=9849

    http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-23267189.html

    http://www.marcfievet.com/article-23269122.html

    http://www.houmous.net/2008/10/02/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nation.be:80/web/article.php3?id_article=1813

    http://be.novopress.info/?p=4332

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2418&Itemid=116

    http://www.eric-dillies.fr/archive/2008/10/19/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera.html

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    Merci à F Galéa dont UN DES TABLEAUX SERA EXPOSE AU GRAND PALAIS à PARIS EN NOVEMBRE 2008....SALON DES ARTISTES FRANCAIS...
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  • Tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains : le chef d'état-major américain appelle au calme

    avi_ar_100207.jpgWASHINGTON - Le chef d'état-major américain, l'amiral Michael Mullen, a cherché vendredi à apaiser les tensions entre Washington et Islamabad après un incident entre leurs armées jeudi à la frontière afghano-pakistanaise, en appelant au "travail d'équipe" et au "calme".

    "Aujourd'hui plus que jamais est le temps du travail d'équipe, du calme" dans la lutte contre les talibans et Al-Qaïda, qui selon Washington et nombre d'experts ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

    Il a par ailleurs indiqué avoir "reçu des assurances de la part des dirigeants militaires pakistanais qu'il n'existe aucune intention ou projet de tirer sur les forces armées américaines", lors d'une rencontre la semaine dernière avec le chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, et a dit qu'il n'avait pas de raison de croire que ces relations avaient changé depuis.

    Ces propos interviennent au lendemain d'échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains. Les Etats-Unis assurent qu'ils étaient en territoire afghan et n'ont jamais franchi la frontière, Islamabad jure lui qu'ils étaient au Pakistan.

    "Personne ne peut tirer profit de malentendus entre nous, ou d'une rhétorique dure ou d'un conflit ouvert. Nous combattons tous le même ennemi", a insisté l'amiral Mullen.

    "Je reste persuadé que les chefs militaires pakistanais comprennent la nature du problème et travaillent dur pour l'éliminer", a souligné l'amiral Mullen, en saluant les récents efforts entrepris par l'armée pakistanaise pour déloger les insurgés de leur côté de la frontière.

    Les militaires ont affirmé vendredi avoir tué plus d'un millier de combattants islamistes, dont cinq de leurs chefs, depuis le lancement en août d'une grande offensive dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l'Afghanistan.

    L'amiral Mullen a rappelé que l'état-major avait entrepris "un examen de notre stratégie militaire dans la région frontalière, côté afghan mais aussi côté paksitanais, pour identifier les problèmes mais aussi trouver des solutions multilatérales".

    "Nous travaillons dur pour améliorer la coordination des deux côtés de la frontière", et "nous avons eu des réunions tripartites" entre Américains, Pakistanais et Afghans, a souligné le chef d'état-major américain.

    Il s'est dit "encouragé" par la proposition du minsitre afghan de la Défense d'établir une force conjointe afghano-pakistanaise pour patrouiller à la frontière. "C'est précisément le genre de coopération dont nous avons besoin", a-t-il dit.

    Il a toutefois affirmé que la solution n'était pas uniquement militaire, mais aussi économique, alors que le Pakistan est en difficultés.

    L'incident de jeudi a avivé les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant son allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme", ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de multiplier ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones) sur son territoire contre les talibans et des combattants d'Al-Qaïda, en violant sa souveraineté.

    ©AFP

  • Obama et McCain sont les figurants du roi Henry Paulson

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    À J - 43 de l'élection présidentielle, la crise financière qui continue de secouer les États-Unis, et qui a entraîné lundi la plus forte chute de la Bourse de New York en une seule journée (- 372.75 points) a déjà eu une conséquence pour le moins paradoxale. Depuis le week-end, un visiteur débarquant d'une autre planète pourrait être excusé de faire erreur sur la personne du principal dirigeant du pays. George W. Bush, président en titre, a pratiquement disparu de la circulation et son vice-président, Dick Cheney, est invisible. Les deux rivaux qui se disputent la place de Bush, Barack Obama et John McCain, ont l'air de figurants qui ne sont d'ailleurs pas très sûrs du rôle qui leur est dévolu dans le drame qui se joue. Leurs colistiers, Joe Biden et Sarah Palin, sont hors de vue. Celui que l'on voit et entend sur tous les écrans, dont le nom et les propos sont cités à tout propos, et qui est visiblement en charge du gouvernement dans la tempête qui fait rage, est l'homme dont le visage s'étale à la une de l'hebdomadaire Newsweek qui l'a couronné comme "le roi Henry", aussi connu sous le nom de Hank Paulson.

    Le naufrage de Wall Street et la menace d'une Grande Dépression qui continue de peser sur la première économie de la planète (et par extension sur l'ensemble de l'économie mondialisée) a fait du 75e secrétaire au Trésor l'homme le plus puissant des États-Unis, et la face visible d'une dyarchie dont l'autre tête est Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale (la Fed). "Nous voilà entrés dans l'administration Paulson-Bernanke", remarquait dès dimanche l'éditorialiste conservateur du Washington Post , George Will.

    Le duo Paulson-Bernanke a pris le commandement de la plus vaste opération de nationalisation de l'histoire, et d'une véritable "révolution de septembre" qui a fait passer le pouvoir financier de New York à Washington, des marchés de Wall Street au gouvernement de Pennsylvania Avenue, l'axe central de la capitale américaine sur lequel donnent le département du Trésor et la Réserve fédérale, sis de part et d'autre de la Maison-Blanche. Paulson et Bernanke ont présenté samedi au Congrès un plan de sauvetage de l'économie en forme d'ultimatum. Les élus sont pressés de l'entériner d'ici vendredi, sous peine de voir l'Amérique sombrer dans la Dépression...
    LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/obama-et-mccain-sont-les-figurants-du-roi-henry-paulson/1447/0/276197

  • Bush comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of USA

    Pékin 2008 : George W. Bush, ivre, évacué de la tribune officielle

    Le président des États-Unis n’a pas immédiatement réagi à l’attaque surprise de l’Ossétie du Sud par la Géorgie pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin 2008. Ses « conseillers » n’avaient guère eu de difficultés à le neutraliser le temps voulu pour le placer en face du fait accompli.

    Sur ces photos d’Associated Press et de Getty Images, on voit George W. Bush, en état d’ébriété avancée, faire le pitre dans la tribune officielle. Ne parvenant plus à tenir debout, même appuyé à la rambarde, il est évacué par ses gardes du corps.

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  • Saakashvili comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of Georgia Saakashvili eats (Нэ выдэшь? я кушаю!.. и выпывайу нимножка)

  • Zeitgeist

     

  • AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

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    A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

    It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

    Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

    That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

    A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

    LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080919.wparatroopers20/BNStory/International/home?cid=al_gam_mostview

  • Quelle Europe ? Américaine, russe, européenne ?

    spieler-2.jpgLes récents événements de Géorgie ont le mérite de poser clairement la question : quelle Europe voulons-nous ?

     

    Les petites gesticulations de Sarkozy ont démontré la parfaite faiblesse d'une Europe qui singe la puissance, sans en avoir les moyens ni la volonté. Le caricaturiste de Libération a parfaitement résumé la situation en croquant Sarkozy sous les traits d'un petit écolier colérique à qui un Poutine, impérial, tourne le dos.

     

    Les Russes ont quasiment annexé l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Et alors ? Ces régions ont la volonté d'acquérir leur autonomie et de se rapprocher de la Russie, et non d'un Etat géorgien inféodé aux Américains et aux Israéliens, et qui rève d'intégrer l'OTAN. J'avoue une grande "Schadenfreude" (mot allemand qui signifie le plaisir de voir la souffrance de l'autre) quand je vois ceux qui ont permis la partition du Kossovo et le bombardement de la Serbie, au nom du droit des peuples à disposer de leur avenir, user aujourd'hui de l'argument de l'intégrité territoriale pour refuser aux Ingouches et aux Ossètes ce qu'ils avaient imposé aux Serbes.

     

    Russie, USA ?

     

    L'émergence de la nouvelle puissance russe ne manque pas d'inquiéter certains pays, tels les pays baltes et la Pologne qui ont eu à subir le joug communiste. D'aucuns évoquent aussi la dépendance énergétique de l'Europe vis à vis de la Russie. On imagine cependant mal la Russie envahir la Pologne, ou les pays baltes, dès lors que ceux-ci s'ancrent résolument dans la construction d'une Europe de la puissance, notamment sur le plan militaire. Cette construction passe forcément par le retrait des Européens de l'OTAN, inféodé aux intérêts américains qui ne sont pas toujours, loin s'en faut, ceux de l'Europe. Elle passe par le refus de voir s'installer des bases de missiles américains, en Pologne notamment, destinés soit-disant à contrer la très fantaisiste perspective d'une attaque iranienne, mais dirigés en réalité contre la Russie. La Pologne avait déjà manifesté le peu de cas qu'elle faisait des intérêts européens en achetant des avions militaires américains plutôt qu'européens, quelques jours après son adhésion à l'Union européenne, se liant ainsi pour 30 ans à la technologie américaine. La Pologne veut-elle être européenne ? A elle de répondre !

     

    Pour ce qui est de la dépendance énergétique, elle est une réalité. Aujourd'hui 32% du gaz européen est d'origine russe, et dans 30 ans nous en serons à 53% du fait du tarissement des réserves norvégiennes. La relation avec la Russie n'est cependant nullement déséquilibrée, celle-ci ayant un besoin vital de la technologie européenne. La dépendance de l'Europe est surtout une réalité par rapport aux Etats-Unis. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui ont bombardé la Serbie imposant la partition du Kosovo et créant ainsi une enclave musulmane et maffieuse en Europe. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui oeuvrent ouvertement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, dans le but de rendre impossible l'émergence de l'Europe de la puissance. Que je sache, l'impérialisme culturel et financier que subit l'Europe n'est pas davantage le fait des Russes.

     

    Il est parfaitement compréhensible que les Américains défendent leurs intérêts. Il me parait parfaitement souhaitable que nous défendions les nôtres.

     

    Afghanistan ?

     

    Certains de mes amis, que je respecte, arguent du fait que le combat contre les islamistes se joue en Afghanistan. Je ne partage pas cet avis. Outre le fait qu'il est impossible de contrôler cet immense pays montagneux et truffé de grottes, les Anglais l'ayant constaté à leur dépens au XIXème siècle et les Soviétiques au XXème, la véritable base islamiste se trouve dans les régions tribales de l'ouest pakistanais, à la frontière afghane. Ces régions, qui constituent le "hinterland" des islamistes afghans sont incontrôlées par l'armée pakistanaise qui y a subi récemment plusieurs revers. Sauf à envisager de raser ces territoires à coup de bombes atomiques, une victoire militaire est totalement impossible. Ajoutons à cela le fait que le problème majeur que pose aujourd'hui l'Afghanistan à l'Europe n'est pas tant l'islamisme que la production de pavot. Le paradoxe est que jamais cette production n'a été aussi massive que depuis la présence occidentale dans ce pays. Les Talibans avaient, quant à eux, commencé l'éradication de la production de drogue. Cherchez l'erreur...

     

    Alors, que faire ? Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution. Et quand un problème n'a pas de solution, mieux vaut s'en retirer.

     

    L'Europe que j'espère.

     

    L'Europe que j'espère doit être européenne. Certains se reconnaissent dans le concept d'Occident. Je ne partage pas leur avis. Les Etats-Unis et Israël font partie de l'Occident mais leurs intérêts peuvent diverger de ceux de l'Europe. Faudra-t-il demain, au nom de la solidarité occidentale participer aux bombardements de l'Iran, ou à une guerre contre la Syrie ? Certainement pas.

     

    La Russie est-elle européenne ? Non, pour des raisons historiques, culturelles et géopolitiques. Un partenariat renforcé, notamment sur le plan économique est en revanche souhaitable. La constitution d'un espace économique Europe / Russie protégé peut permettre de sortir de la logique libérale et mondialiste qui tue les emplois et les industries européennes. Pour faire simple : les Chinois n'acheteront plus d'Airbus au prétexte que leurs machines-outils (qu'ils ont copiées) seront soumises à de lourdes taxes ? Et alors ? Dès lors que le nouvel espace européen élargi achètera, devra acheter, Airbus et européen...

     

    Je ne défend évidemment pas un quelconque néo-collectivisme. Je suis attaché à la liberté d'entreprendre, je rejette le matraquage fiscal, mais pour autant j'exige que cette liberté ne soit pas en contradiction avec l'intérêt et la survie de nos peuples. Ainsi, les banquiers de la Banque de l'Union Européenne ont à se soumettre à la volonté des peuples, et non à imposer la leur.

     

    L'immigration est la conséquence du libéralisme, forcément égoiste et mondialiste. Dans les années 70, on est allé chercher dans les douars d'Afrique du Nord des "travailleurs" supposés être corvéables et malléables à merci. Alors que le Japon, confronté à la même problématique de production, choisissait, par refus de perdre son identité, la modernisation de son outil de production et la robotisation, le patronat français choisissait, dans un souci de profits à court terme, la pire des solutions, l'immigration, qui allait mettre en péril, avec la complicité des politiciens du système, la substance même de notre peuple. Il est tout à fait légitime qu'un chef d'entreprise recherche le profit. Il est tout aussi légitime que la société se protège des dérives, des excès et des conséquences de cette logique.

     

    Pour conclure, je ne suis pas naïf au point d'imaginer que le nécessaire renversement de valeurs et la création d'une Europe de la puissance sera chose facile. Il passe forcément dans un premier temps par la création d'une Europe à deux vitesses. D'une part ceux qui veulent de l'Europe de la puissance, forcément identitaire, de l'autre, ceux qui n'en veulent pas encore, mais qui ont vocation à la rejoindre plus tard. Partout en Europe des mouvements identitaires et patriotes émergent, avec maintes difficultés face à de puissants adversaires. C'est autour de ces mouvements que l'Europe libre peut et doit se construire, certes pas dans une relation de vassalisation envers quiconque. L'Europe sera européenne ou ne sera pas.

    Robert Spieler

  • Géorgie : le point de non retour ... Une déstabilisation programmée

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    Une fois de plus un grand merci Jean pour ton analyse et cette marque de confiance...
    La crise géorgienne est au cœur d’une lutte d’influence entre les puissances russe et américaine, les deux anciens ennemis de la guerre froide. Désormais, chaque acteur cherche à se repositionner sur le grand échiquier eurasien en vue de contrôler le cœur politico-économique du nouveau monde et d’y stabiliser une forme nouvelle de domination. La ‘’guerre tiède’’, que nous avions annoncée, il y a peu, est là…

    Mais cette crise est surtout un retour de bâton, s’appuyant sur le précédent du Kosovo. Le processus douteux de l’indépendance du Kosovo - en violation des principes onusiens - peut en effet, à lui seul, justifier l’indépendance autoproclamée des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. Avec une certaine légitimité - et dans le cadre des règles internationales - la Russie a profité de l’agression géorgienne pour renforcer ses positions, montrer sa capacité à défendre ses "nationaux" (ossètes et abkhazes) et surtout, empêcher un génocide programmé. V. Poutine a ainsi confirmé, le 8/09/2008, que la Russie s’est conduite au cours de cette crise ‘’de façon tout à fait morale, dans le cadre du droit international’’. En d’autres temps et d’autres lieux - en ex-Yougoslavie, lors de l’intervention meurtrière de l’Otan en 1999 - on aurait appelé cela le ‘’devoir d’ingérence humanitaire’’. Il s’agit donc d’éviter une lecture du droit international à géométrie variable, présentant la Russie comme un agresseur et digne héritier de l’axe (communiste) du mal.

    Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparaît comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques. Cette stratégie offensive a été théorisée par Zbigniew Brzezinski : ‘’L’extension de l’orbite euro-atlantique rend impérative l’inclusion des nouveaux États indépendants ex-soviétiques (…)’’. Longtemps marginalisée et blessée, l’orgueilleuse Russie est à la recherche d’une identité perdue et surtout, désireuse de revanche. La crise géorgienne, suite à l’attaque délibérée du 8 août 2008, en a été le catalyseur.

    Aujourd’hui, cet État post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde. Cela explique l’instrumentalisation politique de l’Otan comme vecteur d’influence, dans l’axe de la ligne Brzezinski focalisée contre les intérêts russes en Eurasie : ‘’le champ d’action stratégique de l’Alliance atlantique est appelé à s’élargir à l’ensemble eurasien’’. Sur ce point, Z. Brzezinski précise, en particulier, que ‘’la responsabilité de la stabilisation du Caucase’’ devrait échoir ‘’pour une part déterminante, à l’Otan’’ ( !). Le célèbre stratège n’hésite pas à prôner un ‘’pacte de stabilité pour le Caucase’’ - verrouillé par l’Otan - sur le ‘’modèle du pacte de stabilité dans les Balkans’’ ( !). Or l’histoire récente montre que de tels ‘’pactes’’ servent de levier à l’influence politique américaine. Dans ce schéma, on peut comprendre l’ingérence américaine en Géorgie, place stratégique du Caucase.

    La Géorgie apparaît véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du ‘’rôle back’’ (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski. En d’autres termes, elle est une pièce clé de l’échiquier eurasien. L’objectif implicite de Washington est de détacher la zone post-soviétique (CEI) de la domination russe, en vue d’y instaurer un ‘’pluralisme’’ politiquement orienté. Or cet objectif a été partiellement réalisé par la main mise de Washington sur le Caucase sud (principalement l’Azerbaïdjan et la Géorgie) et l’Ukraine, par le biais d’une triple ingérence politique, économique et militaire. De suspectes ‘’révolutions de couleur’’ (libérales) ont précipité ce basculement dans le camp occidental. En fait, ces révolutions politiques ont été ‘’encouragées’’ (et planifiées) par le vertueux État américain, porteur du ‘’flambeau de la liberté’’, au nom d’une mission libérale confiée par l’histoire et destinée à étendre la ‘’paix démocratique’’.

    Désormais, ces stratégies politiquement insidieuses, à visée manipulatrice, sont perçues par le discours stratégique russe comme des ‘’menaces principales’’. Cela est attesté par le général d’armée Makhmout Gareev, président de l’Académie des sciences militaires de Moscou, lors de sa présentation des grandes lignes de la nouvelle doctrine militaire russe, le 20 janvier 2007 : ‘’L’expérience de la désagrégation de l’URSS, de la Yougoslavie, des ’’révolutions colorées’’ en Géorgie, en Ukraine, en Kirghizie et dans d’autres régions du monde est là pour nous convaincre que les principales menaces sont mises à exécution moins par des moyens militaires que par des moyens détournés’’. Or, à terme, ces stratégies d’ingérence géopolitique ont fini par exacerber l’instabilité nationaliste des zones caucasienne et centre-asiatique. En quelque sorte, une déstabilisation programmée.

    Aujourd’hui, les crises nationalistes en zone post-soviétique tendent à être instrumentalisées par les deux super-puissances dans leur stratégie d’influence. L’État américain les a notamment utilisé pour déstabiliser l’autorité russe dans la région et se substituer à cette dernière. De son coté, en réaction, la Russie n’hésite pas à surfer sur ces instabilités pour accélérer son retour. Mais il s’agit là d’une réponse légitime à une politique américaine agressive menaçant ses intérêts nationaux et ses prérogatives historiques, dans l’optique finale d’éroder sa puissance. Ainsi Igor Chouvalov, vice-premier ministre de la Russie, a reconnu que ‘’certains tentent actuellement de freiner notre puissance’’. Il y a, pour Moscou, des lignes rouges à ne pas franchir. Car la Géorgie se trouve au cœur du glacis sécuritaire - l’actuelle CEI - que la Russie s’est efforcée de construire, tout au long des siècles, pour faire face aux menaces extérieures latentes.

    La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan - bras armé de l’Amérique - aux portes de la Russie. Cela est dénoncé, sans ambages, par l’ancien Premier ministre russe, E. Primakov : ‘’L’extension de l’Otan s’accompagne d’une rhétorique anti-russe ainsi que d’une politique offensive des Etats-Unis dans les ex-républiques soviétiques’’. Il s’agit donc d’une véritable provocation, au cœur même d’un espace post-communiste défini par Moscou comme partie intégrante de ses ‘’intérêts vitaux’’. Cela explique la ferme réaction du ministre russe des affaires étrangères, S. Lavrov : ‘’Nous ferons tout pour empêcher l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan et prévenir ainsi une inévitable dégradation de nos relations avec l’Alliance, ses principaux membres et nos voisins’’. Par ailleurs, cette intégration permettrait à la fois l’extension des bases militaires américaines et celle (éventuelle) du bouclier anti-missile ABM. Autrement dit, cela concrétiserait l’encerclement stratégique de la puissance russe, la conduisant à se sentir comme une cible potentielle. Un véritable cauchemar pour cette dernière, d’autant plus que la Géorgie est au centre des couloirs énergétiques contrôles par l’Amérique en vue de contourner et isoler Moscou.

    En soutenant l’indépendance (reconnue le 28 août) des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie, Moscou cherche à garder une présence politico-militaire dissuasive en Géorgie et à freiner l’expansion provocante de l’Otan à son Etranger proche (la CEI), perçue comme un réflexe de la guerre froide – et comme une violation des promesses occidentales. D’autant plus que l’Etranger proche, défini comme sa zone d’influence politique, reste la première priorité de sa politique extérieure et le vecteur de sa stratégie de puissance. Ce faisant, la Russie veut montrer à l’Occident ‘’qu’elle n’est pas la Serbie’’ et qu’elle est prête à défendre ses intérêts nationaux, jusqu’au bout. Ce durcissement de la politique russe est considéré par Washington comme une résurgence de l’impérialisme soviétique. ‘’Le but de la Russie est de retrouver l’influence du temps de l’URSS’’ a ainsi récemment affirmé le vice président américain, Dick Cheney. Avec une troublante certitude, Z. Brzezinski a confirmé que la Russie n’a pas ‘’entièrement rompu avec ses ambitions impériales’’. Se sentant trahie par l’Occident et estimant qu’elle a trop reculé depuis l’implosion de l’URSS, la Russie a retrouvé ses forces (économique et militaire) et sa fierté nationale. Et elle veut faire de la Géorgie une preuve éclatante de son retour sur la scène internationale. L’enjeu, sous-jacent, est de retrouver une certaine crédibilité géopolitique.

    En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère ‘’plus juste’’ et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

    Jean Géronimo , Docteur en Économie. ( Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr )

    mardi 16 septembre 2008

  • L'OSCAR DE LA COUARDISE

    32504vb.pngLe crime, c’est horrible, n’est-ce pas, même si, comme l’a fait remarquer Sacha Guitry : « Ça fait vivre tellement de gens ! »
    La théorie des complots, elle, est en général très politiquement incorrecte… et rapporte beaucoup de soucis !
    En ce jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, on compte désormais une victime collatérale de plus. Elle n’y a pas laissé sa vie, certes – le ridicule ne tue pas ! – mais il va être bien difficile à l’avenir pour Jean-Marie Bigard « de l’ouvrir » sans déclencher quelques bien humiliants quolibets.
    « Je pense qu’on nous ment sur énormément de choses » avait-il déclaré vendredi dernier lors d’une émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 à propos des attentats imputés à Al-Qaida, ajoutant : « On est absolument certain que les deux avions [celui qui s’est écrasé sur le Pentagone et le vol 93, écrasé en Pennsylvanie] n’existent pas ! Il n’y a jamais eu d’avion. C’est un mensonge absolument énorme. »
    Pourquoi pas ! D’Emmanuel Ratier, directeur de la lettre d’information Faits & Documents, à Thierry Meyssan, auteur d’un véritable best-seller L’Effroyable Imposture, en passant par le documentaire Loose Change, très diffusé sur Internet – réalisé par des Canadiens qui prétendent démontrer point par point la désinformation faite par le gouvernement américain autour de ces attentats – la remise en cause de l’obligatoire version américaine, documents à l’appui, est des plus troublante…
    Déjà, en début d’année, la comédienne Marion Cotillard, Césarisée en juste récompense de son talent pour sa magistrale interprétation d’Édith Piaf, avait elle-même mise en doute la version officielle des attentats, au nom de « la théorie du complot »… propos émis, heureusement pour elle… l’année précédente !
    « Si ses propos avaient été connus avant la remise des prix, elle aurait probablement perdu l’Oscar (...), c’est une étrangère qui est perçue comme prononçant des propos anti-américains » avait alors commenté Tom O’Neil, l’éditorialiste de The Envelope, supplément du Los Angeles Times.
    À ce jour, la talentueuse Marion ne semble pas avoir été à Canossa, malgré la menace, dixit la presse américaine, que « l’effet de la révélation de ses opinions pourrait avoir sur l’avenir de ses films américains. » À l’évidence, Marion Cotillard en a « une paire » selon une expression si coutumière à monsieur Bigard, sans doute très envieux. Lui s’est empressé, à peine quatre jours après avoir joué les matamores sur les plateaux de télévision, de « demander pardon à tout le monde pour les propos tenus vendredi dernier pendant l’émission de Laurent Ruquier sur Europe 1.»
    « Je ne parlerai plus jamais des événements du 11-Septembre, écrit-il, je n’émettrai plus jamais de doutes. J’ai été traité de révisionniste, ce que je ne suis évidemment pas », conclut-il.
    Défier la plus grande puissance militaire du Monde pour battre si piteusement en retraite afin de sauver quelques billets de spectacle… beurk ! En tout cas, avec de tels ennemis, l’Oncle Sam peut continuer de guerroyer en toute tranquillité.
    Quoiqu’une telle rétractation si précipitée ne peut que renforcer, de fait, certaines légitimes suspicions…
    Vulgaire pour beaucoup, stupide pour certains, désormais lâche pour tout le monde, poor lonesome Bigard… dont il n’est pas certain non plus qu’il ait forcément sauvé sa carrière pour autant. Qui a fauté une fois… Et s’il obtient jamais un Oscar, lui, ce ne pourra désormais être que celui de la couardise.

    © Philippe Randa

  • Закрытый показ. Премьера. Фильм Джульетто Кьезы "9/11. Расследование с нуля"

    На этот раз темой программы "Закрытый показ" станет документальный фильм, созданный по материалам расследования известного итальянского журналиста, политолога и общественного деятеля Джульетто Кьезы "9/11. Расследование с нуля".

    Фильм, подготовленный международной группой экспертов и документалистов под руководством депутата Европарламента Джульетто Кьезы, стал сенсацией 2007 года в Европе. Картина вызвала большой общественный резонанс во время показа в Европейском парламенте и на Римском кинофестивале.

    В фильме "9/11. Расследование с нуля" немало вопросов, на которые уже 7 лет нет ответа. Например, куда пропали обломки самолета, врезавшегося в здание Пентагона, где записи многочисленных камер видеонаблюдения, расположенных вокруг Пентагона, как могло случиться, что построенные из стали башни Всемирного торгового центра сложились аккуратно на свое основание, не повредив соседние здания?

    "Что произошло после 11 сентября? – говорит Джульетто Кьеза. – Началась война в Афганистане, потом была война в Ираке. На очереди Иран. Мир сегодня намного беспокойнее, чем тогда. Ситуация ухудшилась".

    В программе участвуют реальные очевидцы трагедии 11 сентября 2001 год в Нью-Йорке.
    А также эксперты, которые разделятся на сторонников и противников фильма

    Thierry Meyssan, Giulietto Chiesa et Leonid Ivashov conteste la vesrion bushienne du 11 septempre sur la première chaîne russe

    La première chaine de télévision russe diffusera le vendredi 12 septembre, en première partie de soirée, une émission exceptionnelle sur les attentats du 11 septembre 2001.

    Après la diffusion du documentaire “Zéro”, mettant en cause la version bushienne du complot islamique mondial, Giulietto Chiesa (député europeen), Leonid Ivashov (ancien chef d’état-major des armées russes) et Thierry Meyssan (président du Reseau Voltaire) seront confrontés à un panel de 10 experts et à diverses personnalités.

    Ceux qui comprennent le Russe pourront regarder l’émission à cette adresse (19h25 heure de Paris)

    Source : 1tv.ru

  • L'amie Jan

    Jan : femme, américaine, originaire d’Alaska, officier des Marines, grande sportive, païenne et patriote … De quoi nous réconcilier avec les USA à la veille du 11 septembre ?

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  • L’énigme russe

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    Que font les Russes en Géorgie? Ils se sont retirés, mais pas vraiment complètement puisqu’ils semblent devoir conserver une présence dans la zone du port de Poti, point stratégique naval (la Flotte de la Mer Noire y avait des droits d’escale jusqu’en 1998); l’on débat sur l’ampleur des diverses “zones de sécurité” ou autres. Il a semblé et continue à sembler, depuis les deux semaines qui nous séparent de l’acceptation du cessez-le-feu, que les Russes s’accommodent assez bien de provoquer des réactions hostiles du côté occidental (Europe et USA), voire même qu’ils n’hésitent pas une seconde à les susciter. Poursuivent-ils un but local ou régional, en assurant des positions stratégiques? C’est possible et, de toutes les façons, cela n’empêche pas d’autres objectifs et d'autres explications.

    D’autres récents développements, dans un domaine stratégique plus large, montrent que les Russes ne rechignent certainement pas à élargir la crise, à l’aggraver. Aucun signe de compromis chez eux, plutôt une poussée massive d’affirmation, non seulement conceptuellement (“la puissance russe est de retour”) mais de façon très concrète, alimentant la tension de la crise. Citons deux cas du jour, parmi d’autres.

    • Les Russes élargissent la crise à l’Afghanistan, en activant leur position menaçante de la rupture de la voie de renforcement des forces de l’OTAN en Afghanistan par la Russie. C’est plus qu’une mesure de rétorsion, c’est une mesure offensive d’élargissement de la crise.

    • Le Parlement russe demande, à l’unanimité, la reconnaissance de l’indépendance des territoires de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Certains ont pondéré aussitôt cette décision. Le Guardian cite un expert russe: «One analyst said it was unlikely that the Kremlin would unilaterally recognise South Ossetian and Abkhazian independence. “This would be more troublesome and problematic for Russia,” said Fyodor Lukyanov, the editor-in-chief of the journal Russia in Global Affairs. […] “My guess is that this vote is a means to achieve better conditions for international negotiations,” he added.» Las, les choses furent aussitôt mises au point par la signature du président Medvedev, reconnaissant effectivement l'indépendance des deux régions. L'émotion est générale dans nos vertueuses capitales.

    Les Russes ont partout durci le ton et l’on peut presque parler, pour qualifier leur attitude dans certains domaines, d’une réelle intransigeance nullement dénuée de provocation. D’une certaine façon, on pourrait considérer cette attitude comme une surprise, tant les Russes nous ont habitués à manœuvrer et à adoucir les affirmations volontaires par les nuances prudentes des positions politiques. L’attitude générale d’intransigeance des Russes, même nuancée de certaines manœuvres, constitue un facteur important de la crise. On pourrait même considérer la chose comme une énigme si l’on s’en tenait au jugement que ce comportement est abrupt et trop peu nuancée. On observera aussitôt que l’absence de nuance et une certaine brutalité peuvent dans certains cas constituer la poursuite de l’habileté politique par d’autres moyens.

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