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  • Le Corsisme, un nouveau front Bolivarien

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    La Corse est à la France ce que Bolivar et Chavez sont aux Yankees. L’Amérique du Sud a toujours été l’arrière-cour de l’impérialisme. Après l’opération Condor et ses coups d’état, l’assassinat de responsables politiques et syndicaux, le sud de l’Amérique, aujourd’hui, donne ses latinos aux Marines pour la survie de l’empire US.

    La Corse, au XX° siècle a donné 20% des cadres de l’administration coloniale, 22% des soldats, 6% des officiers coloniaux et près de 30000 morts en 1914 1918. Elle a payé très cher le prix du sang des hommes et pire encore avec le sang de sa terre. Après l’exode et le sacrifice de ses fils au service de l’empire français, entre 1850 et 1930 les surfaces cultivées diminuèrent de plus de 50%. Même après le martyre de Fred Scamaroni et l’insurrection en 1958 de l’île en faveur de Charles De Gaulle, il y avait, à la fin des années 1950 plus de corses hors de l’île qu’à l’intérieur. Qu’on le veuille ou non, ce territoire et ses habitants ont subi un sort comparable aux latinos : la masse destinée au carnage militaire ou économique et quelques « idiots utiles » bachagas corrompus, jouant l’exotisme sous les ors d’une république, au fond méprisante. Ce constat, perçu comme une « des heures les plus sombres de notre Histoire » ne porte-t-il pas le levier même de la résurrection de la nation corse : le Corsisme.

    Le Corsisme comme le bolivarisme trouve sa justification dans l’injustice persistante. Les corses sont un peuple avec une langue et un territoire mais un peuple sans état alors que la France est un état sans peuple !

    Les comparaisons avec la Bretagne et le Pays Basque, qui ont beaucoup donné pour une patrie ingrate, sont pertinentes, cependant la position éminemment stratégique de la Corse place celle-ci dans une situation particulière. Elle est un enjeu au cœur d’un ouragan car, petite plateforme de l’Italie, porte des Balkans (vieille frontière entre Islam et Chrétienté), elle demeure le point de contrôle des relations Nord-Sud, osons le mot, des tensions entre l’Occident et l’Orient…

    En Corse, environ 10% de la population est d’origine maghrébine. L’histoire du travail est indissociable de l’histoire des migrations. Le capitalisme, c’est l’enrôlement de l’homme comme force de travail. C’est une réquisition avec son corollaire, la mobilisation : rendre mobile.

    Rendre mobile de façon inéluctable, interprétation économiste et utilitariste des comportements humains, alibi pour entériner les misères du tiers-monde et abandonner toute politique de coopération d’envergure, indifférence pour tous les hommes dont les destins ont été broyés par le déracinement et dont les corses gardent les cicatrices purulentes.

    Certains musulmans veulent rester eux-mêmes luttant avec ténacité contre les séductions superficielles d’un Occident déculturé et atomisant. On ne peut que leur rendre hommage. Mais à qui veut-on faire croire que si les corses sont dans la même démarche, ils ont pour visée un même objectif ?

    Veut-on transformer, tôt ou tard, le Monte Cinto en Massada où les derniers corses s’immoleront plutôt que de capituler devant les exigences de flux migratoires immaîtrisables par les fonctionnaires mondialistes irresponsables de Bruxelles ?

     La Corse est chaleureuse et accueillante Plus elle sera forte, moins elle sera violente.

    Le Corsisme c’est la volonté de doubler les 281000 habitants de l’île en instituant « une loi du retour » pour les corses de la diaspora : de doubler !

    La Sicile a plus de 5 millions d’habitants et Malte près de 400000 !

    Le Corsisme c’est la prise en compte que la patrie réelle est nécessairement complétée de la Corse rêvée par tous ceux qui, un jour, ont dû la quitter.

    « Demain à Sartène ou à Aullène, à Rogliano ou Bonifacio » est, au moins, autant légitime que le « demain à Jérusalem » des juifs en diaspora…

    Le Corsisme est un projet politique historique et humaniste qui propose aux insulaires et aux corses de la diaspora , réunis dans une même nationalité, de reconquérir l’île, de se réapproprier chaque village et chaque terrain, au-delà de l’image d’une économie touristique et agro-pastorale.

    Le Corsisme, c’est la Nation en armes, dans une Force de Défense capillaire implantée et disséminée dans le moindre recoin du « Macchia ».

    Le Corsisme c’est la prise de conscience que la Corse , cette montagne dans la mer, est une forteresse qui ne sera défendue que par des patriotes corses.

    Le corsisme c’est de ne plus tuer par l’oubli les paroles de Jean-Jacques Rousseau dans Le Contrat Social : « Il est encore un pays, en Europe, capable de législation; c’est l’île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté méritent bien que quelque homme sage lui apprit à la conserver ! ».

    Le Corsisme c’est l’établissement d’un axe Moscou-Jerusalem-Caracas-Alger-Ajaccio contre cet Occident qui n’est plus qu’une immense machine à mettre en mouvement les hommes, les techniques et les capitaux en arasant différences et identités…. Et l’on verra si la Corse est incapable de se défendre militairement !

     Les chants polyphoniques ne sont pas des gémissements de folklore. Ce sont les voix des enfants de Sparte qui se mêlent avant l’assaut.

    Les corses sont différents, ils sont autres et veulent le rester car comme l’écrivait le normand Jean Mabire : « Jamais un Bouriate ne sera un Kalmouk ni un Blanc un Jaune. Et pourtant ils peuvent se battre côte à côte, justement pour faire régner dans le monde la différence nécessaire entre les peuples et entre les hommes. C’est cela le sens de mon combat : la revanche de l’individu. Je hais l’égalité. C’est le mensonge des prophètes. Pas un peuple ne ressemble à un autre peuple. Pas un homme à un autre homme. J’aime les étrangers justement parce que ce sont des étrangers. ».

    La seule bonne politique est la politique de sa géographie. Aujourd’hui, la base de la coexistence est le positionnement économique et éthique, le rapport entre économie globale et économie régionale, c’est-à-dire l’intérêt des peuples corse,italien,maghrébin,israélien, palestinien et libanais à un développement « écologique » harmonieux par une coopération économique, mutuellement équitable. Pour cela il est indispensable d’admettre une fois pour toute que l’Occident n’est pas la seule boussole. La Corse est la clé de dialogue de civilisation à civilisation de part et d’autre de la Méditerranée .
    La Corse c’est l’Europe en Orient.
    Laissons les américains se perdre, plaignons leurs soldats latinos qui meurent pour rien, ou plutôt pour le capitalisme sauvage, les pétroliers cyniques, les roitelets corrompus.
    La culture corse est un espoir de civilisation qui lève le voile sur ce que Péguy prévoyait: « la lutte mortelle entre le monde de l’argent d’une totale et absolue matérialité et tous les autres mondes ensembles ( le monde des philosophies et le monde des religions) qui sont de quelque spiritualité et dont les sorts sont liés, les fortunes conjointes »

    Jean-Marc DESANTI

     

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  • Chavez expulse et tente d’étêter l’hydre

    Vendredi dernier, pour « ingérence dans les affaires intérieures », le gouvernement d’Hugo CHAVEZ a expulsé 2 membres de Human Rignts Watch : le directeur exécutif de la division américaine, José Miguel VIVANCO, chilien, et le conseiller de cette même division Daniel WILKINSON.

    Hugo CHAVEZ, lors d’un rassemblement, a décrit VIVANCO : « Un de ces personnages qui vont dans le monde entier faire le sale boulot reçu des ordres de l’empire américain ».

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas MADURO a déclaré : « Nous n’allons pas tolérer la venue de tout étranger qui tenterait de salir la dignité ».

    L’Assemblée Nationale met en avant le fait que HRW fait partie du plan de déstabilisation visant à créer une mouture d’opinion favorable à un climat d’instabilité.

    HRW est accusée, sous couvert de préoccupations « humanitaires », d’avoir un lien avec la volonté d’impérialisme capitaliste et de favoriser les coups d’état.  En 2003, l’ONG HRW avait entamé une campagne contre la loi de Responsabilité sociale à la Radio et à la Télévision et avait même demandé au président CHAVEZ d’intervenir dans le législatif pour faire retirer la loi. Elle est également intervenue pour jeter le trouble quand CHAVEZ a consulté le peuple sur la Constitution.

    HRW ne dit rien, ne répond pas, au sujet des coups d’état. Par contre, elle s’oblige à préciser qu’elle ne reçoit aucune aide de gouvernement ! 

    HRW fut créé en 1978 comme instrument de propagande anti-soviétique et son influence pesa lourdement sur la partition de la Yougoslavie entre 1991 et 1995.

    HRW est financée en grande partie par Georges SOROS, le méga-spéculateur qui sait toujours renforcer ses positions capitalistiques à travers le monde, grand défenseur de la dépénalisation de la drogue, qui a su étendre ses tentacules de l’Afghanistan en Amérique Latine où, en avril dernier, il a financé directement la « Commission latino-américaine pour la drogue et la démocratie », présidée par Fernando CARDOSO, président du Brésil de 1995 à 2003. Cette commission part du fait que l’éradication des cultures ayant échoué, que le coût en est exorbitant, il est plus intéressant de décriminaliser (terme plus doux que légaliser) la drogue.

    CHAVEZ a aussi trouvé Georges SOROS sur un autre terrain : il a eu fort à faire avec le mouvement étudiant d’opposition qui a des liens avec l’organisation serbe CANVAS (ex-OTPOR) que SOROS avait financé pour faire tomber le dictateur serbe Slobodan MILOSEVIC en 2000.

    Et pendant ce temps, SOROS, avance ses pions sur l’échiquier du monde.

    JO